Cent soixante neuf

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Houppach

C’est quand je donne un rapide coup d’œil au cardio que je prends conscience de mon inconscience.

Stop!

Deux cyclos devant moi qui grimpaient le Schirm.

C’est dans mes gènes, je m’accroche derrière.

Au dernier kilomètre, j’ai levé le pied.

Trop fort pour moi.

Bon, je me tâte de partout, je suis toujours en vie.

C’est la peur rétrospective.

Je rétrograde. Je me suis toujours demandé comment ça fait, l’accident cardiaque.

On doit tomber part terre brutalement dans un sourd cliquetis de ferraille.

J’y pense et puis j’oublie.

Le col est là et je me laisse descendre à Bourbach.

Des cohortes de cyclos font la pause au carrefour.

Je grimpe le Hundsruck en douceur.

J’emprunte le beau tapis neuf jusqu’à Bitschwiller.

Pas de marquage.

Pour un peu, on se laisserait entraîner par dessus  la rambarde dans les virages serrés faute de ligne blanche annonciatrice de la courbure.

Je stoppe tout net avant d’atteindre la vallée.

La dame prend son compagnon en photo sur fond de coteau, chacun de part et d’autre de la chaussée.

Ils sont confus de cet excès de zèle.

Mais c’est tellement beau de voir des cyclos amoureux de la montagne.

Aujourd’hui, ils étaient nombreux à découvrir le beau bitume neuf.

169 pulsations, c’est évidemment trop pour moi.

Je déraisonne.

C’est pour ça que je porte ma ceinture, pour faire stop avant.

Suer le burnous

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Guevenatten dormait encore

L’expression est coloniale.

Elle signifie « prélever des indigènes ».

Elle n’a donc nullement vocation à expliquer qu’on transpire sous la canicule.

Je ne l’emploierai plus.

Je grimpe la côte de Soppe jusqu’à la Belle Escale et je traverse la RN.

Les deux petits chevreuils sont au bord de la route, hésitants.

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image de médiocre qualité, les deux petits chevreuils sont dans l’ombre à gauche

Finalement, ils préfèrent retourner au bois plutôt que dans le champ de maïs en face.

Je les en ai dissuadé.

Puis à Guevenatten je m’arrête.

Je traverse pour avoir un angle de prise de vue de la chapelle.

Le village dort encore.

Non, la dame dans son jardin me regarde, étonnée de voir un cycliste prendre une photo de la rue. Elle me dit bonjour. Moi aussi.

Puis je rejoins l’EVR6.

C’est la matinée des cyclistes.

Pas dizaines.

Des sacochards un peu perdus à Wolfersdorf; ils cherchent la piste de la Largue.

C’est mal signalé mainfestement.

Le café n’ouvre qu’à 10 heures. Dommage.

A Zillisheim, je prends derrière le lycée la direction de Didenheim.

La haute tour hertzienne de Morschwiller impressionne.

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77 m de haut. liste des émetteurs

Quand j’aborde Schweighouse, les bataillons mulhousiens rejoignent le bercail à grandes pédalées.

A onze heures, mon thermomètre dépassait déjà les trente degrés et j’étais à la maison.

Balade erratique

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Moutons, cône alluvionnaire de la Thur

D’abord je m’arrête devant les moutons.

Je les observe comme un anthropologue car je ne sais rien des moutons.

Sauf qu’on leur tond la laine sur le dos.

Ce sont d’infatigables nettoyeurs…et mangeurs.

Puis ils se pressent à la tonne à eau en désordre.

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Plan d’eau Reiningue

J’arrive au plan d’eau de Reiningue. Temps couvert et vent suffisant pour sortir les dériveurs.

Une sono débite du reggae.

La zone de baignade est surveillée.

Trois baigneurs, trois maitre-nageurs sauveteurs.

Impossible de se noyer!

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Plan d’eau Reiningue

Puis je pars aux étangs de Cernay.

Le calme contraste avec le plan d’eau de Reiningue.

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Etangs de Cernay
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Trop d’interdits n’est-il pas contre-productif?

Ce panneau est un roman.

Même les drones sont interdits.

Au bout de « respectez les lieux », le texte gommé « utilisez les poubelles ».

Résultat, on trouve des ordures partout.

Comme un air de vacances

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Gommersdorf

L’EuroVéloRoute (EVR6) a comme un air de vacances.

Il suffit de s’y rendre pour y voir les touristes de passage.

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Ceux qui passent à bord des pénichettes et ceux qui cyclo-campent.

Arnachés de grosses sacoches, ils ne semblent pas harassés.

Leur allure est bucolique.

Les communes riveraines s’ingénient à dévier les visiteurs.

Hagenbach a construit un sentier de découverte et marqué son intersection avec l’EVR6 avec le tocsin de l’écologie.

Je ne sais pas ce que ça signifie…

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 Peut-on se taper la cloche à Hagenbach?
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Sentier menant à Hagenbach

Finalement, j’ai pris l’habitude de faire une pause au port de Gommersdorf, confluence de bateliers et de cyclistes.

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Prendre plaisir à regarder les voyageurs passer

Puis je rentre.

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Burnhaupt-le-Bas est opposée et tient à le faire savoir. Toutes ces communes sont déboutées les unes après les autres par le tribunal administratif. Mais elles persistent.

 

 

 

La sournoiserie cycliste

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Le chimilibilic est-il vert? mais non il est rouge. Simone un autre candidat…

Faut qu’je vous dise tout.

Sur mon vélo, je suis sournois.

Une réminiscence du comportement reptilien de l’homme qui perd toute urbanité dès lors qu’il enfourche le vélo?

Je me définis comme un besogneux renfrogné du guidon.

Je m’impose des sets, comme des défis.

Dans le temps passé, il y avait ceux qui se disaient « pas cap de faire x fois le Bannstein »…et il grimpaient  dix ou vingt fois le Bannstein dans les deux sens.

Moi je n’en suis pas là, pas encore…et je crois que même que, l’âge aidant, je ne me lancerai jamais un tel défi.

Non moi, mon truc, c’est la sournoiserie.

Je mets le compteur sur horloge et je pédale.

Puis je joue à la devinette, combien de kilomètres depuis le départ?

Beaucoup? pas beaucoup?…

Allez va pour 40 kilomètres! en espérant avoir plus…

Puis je passe le compteur sur distance…38 km!

Déception. Il va falloir rallonger car ce n’est pas digne de rentrer à moins de 50 km.

Pourquoi 50?

Parce que!

En « routier du dimanche », il existe des codes.

Des codes d’intolérance. A moins de 50, interdiction de rentrer.

C’est comme le pêcheur bredouille…il doit passer chez le poissonnier.

Y’en a des…oui y’en a des qui font tourner la roue à vide au bas de l’immeuble pour faire un compte rond.

Y’a un peu plus…j’vous l’mets quand même?

Ben oui, faut pas refuser, on ne va quand même pas reculer!

J’ai pourtant tout ce qu’il faut, des jambes, du souffle, du beau temps…rien n’y fait, sur la route je trouve le temps long.

Pour tout dire, trivialement, je m’emmerde.

J’ai zigué et zagué (vient de zig-zag) dans le Sundgau en surveillant le compas, un peu de sud, un peu d’ouest, puis plein nord.

Bon aujourd’hui, j’ai fait 56 et l’honneur est sauf.

En matière de sournoiserie, mon vélo n’est pas mal non plus.

Voila des semaines qu’il me fait des « clac-clac » et des « clic-clic ».

Pour le « clac-clac », je lui ai déjà donné des claques un peu partout.

Rien à y faire.

Aujourd’hui j’ai profité de la ligne de partage des eaux de Saint-Cosme pour lui lancer un ultimatum, si le « clac-clac » ne cesse pas, je balance tout coté Méditerranée.

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Pompe, bidon, boite à outils, j’ai tout mis sur le mur du cimetière et je suis parti. Saint-Cosme

« Clac-clac », « clac-clac ».

Je deviens fou, je saute en marche. Je secoue la bécane comme un prunier… »clac-clac »

Le feu rouge sous la selle.

Mon Cubrider II model RL700 était donc le coupable.

Au moins vingt ans d’âge. Comme le temps passe vite!

Je retourne reprendre pompe et bidon, le feu rouge dans ma poche.

Reste le « clic-clic ».

Celui-là, je l’ai à l’œil.

C’est un « clic-clic » pédale droite basse.

Mon expérience me dit que je suis bon pour une consultation chez le docteur vélo.

Je pense au roulement de pédalier.

Abruti de Maxou: c’est le capteur de tour pédalier qui frotte sur la manivelle.

Je classe en catégorie « humour », non mais sans blague!

 

Zones à défendre

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A Joncherey, Territoire de Belfort, demi-tour et cap sur Thann. Vous avez vu tous ces plans d’eau?

Mon voyage du jour prend la route.

J’ai mis un fil à plomb devant la carte et j’ai pris le sud.

J’ai stoppé à Réchésy.

J’ai fait une branche ouest pour ne prendre le même chemin au retour.

A Joncherey (Guntscherach en allemand), demi-tour et cap sur Thann.

Mes itinéraires vélo ressemblent à la navigation maritime.

Mais elle est sur terre.

Mon titre s’intitule « zones à défendre » tellement j’ai rencontré de sépultures et de stèles de toutes sortes des deux guerres.

Notre terre est marquée à jamais par notre histoire proche.

Images…

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On en mangerait. Nénuphars à Mertzen
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Habitat traditionnel d’Alsace
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La commune s’est ingéniée à construire un moulin au centre du village (Uebertrass)
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Unsere liebe Frau von Grünenwald est sur le ban de Ueberstrass mais dépend de Friesen. Dégommée en 14 et reconstruite dans les années 30. Lieu de pélerinage. Joli cadre de verdure
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Unsere liebe Frau von Grünenwald, les commodités sont dans l’esprit architectural des lieux. Decaux n’aurait pas fait mieux. Vespasien non plus.
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Là c’est le carrefour de Réchésy…et le monument dédié aux ambulanciers de la guerre
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Mon attention est attirée par Florimont à droite de mon parcours. J’y file. L’église a été construite en 1863 pour remplacer l’ancienne église dont il ne subsiste que le clocher. Majestueux édifice pour une population qui ne comptait pas 500 ouailles à l’époque!
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Je grimpe au cimetière qui surplombe le village. Subsiste l’ancien clocher de l’église détruite et mentionnée en 1275
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Avec mes pneus fins, je ne monterai pas à la tour de Florimont qui est située au-dessus du cimetière. Ruine subsistante du château fort . En 1583, un incendie détruit le château qui est reconstruit. Pendant la guerre de Trente Ans, vers 1632, les troupes suédoises, qui ravageaient les campagnes autour de Belfort, pillèrent la ville et le château qui ne se releva pas de ses ruines.
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Joncherey. Stèle à la mémoire du caporal Jules André Peugeot tué cinq heures avant la déclaration des hostilités de 1914. Pas de parenté mentionnée avec les automobiles Peugeot. Lire l’histoire sur Wiki
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Ce char est exposé dans un haut de côte dangereux. Prudence si vous vous arrêtez. Le 5 novembre 1944, des chars Sherman se dirigent vers Magny…lire la suite ici

A Chavannes-les-Grands, il existe un petit cimetière sur le GR5 direction Montreux Jeune avec les sépultures d’un lieutenant et de ses soldats tous tués en 1914.

Modeste mais émouvant. lire ici

 

 

 

 

 

Aïeux

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Les petits cygnes font leur footing matinal sur le grand canal de Niffer .

Si nos aïeux revenaient.

Je me suis souvent demandé, si nos aïeux revenaient, ce qu’ils trouveraient changé.

Les villages qui se sont agrandis, les voies élargies, le trafic routier envahissant…et un cortège d’échoppes fermées et de champs abandonnés remplacés par de laides zones commerciales.

Il me suffit de revenir dans mon ancien terroir au bout de quelques mois pour voir de tels changements.

Et aussi la même complexité pour le cycliste en milieu urbain.

Sur ce plan, je n’ai pas vu d’amélioration, toutes les chausse-trappes d’antan sont toujours là dès qu’il faut traverser l’agglomération mulhousienne.

Des giratoires à foison où le cycliste est drossé sur les trottoirs, des feux pédagogiques systématiquement au rouge à votre arrivée,…bref, la vie cycliste n’y est pas plus belle qu’avant.

Alors j’ai repris mes routes de campagne.

Contourné la ville et plongé dans la forêt de la Hardt, jusqu’à Grunhutte et au pont du Bouc. Le canon du Bouc pointe toujours son nez sur les visiteurs allemands. Charmant accueil européen!

Le canon de 115 Howitzer M1 identique à celui du Pont du Bouc

 

Raconter sa vie cycliste

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Bourbach-le-Haut vous accueille avec des fleurs

Pourquoi raconter sa vie cycliste?

C’est vrai, ça!

A quoi ça sert?

A rien, c’est pour faire avancer le schimili, le schimili, le….

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Le panneau de col est devenu un exutoire de l’exaltation cycliste

Simone, une autre candidat.

Déjà pédaler, c’est suffisant. Si en plus faut tout dire, on n’est pas sorti de l’auberge.

Aujourd’hui, j’ai pris conscience que de nouveaux usagers étaient là.

Les cyclistes à VAE.

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Gare de Masevaux déclassée le 26 juillet 1973

Faut-il les appeler cyclistes d’abord?

Moi ça ne me dérange pas.

On aurait pu les appeler cyclomotoristes puisqu’ils ont un moteur.

En 1949, on avait les Derny

Des cyclistes, eux aussi avec un moteur.

En Alsace, le phénomène VAE prend toute son ampleur pendant l’été.

Au lac de Kruth, on voit de fiers septuagénaires s’attaquer à la montée du Markstein sur des VAE loués au lac.

Pourquoi pas!

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Masevaux, le cheval c’est son dada

J’en croise parfois qui montent le Schirm et je les retrouve en bas de Bourbach « frais comme des gardons ».

Le VAE est devenu le nouvel auxiliaire de vos artères.

 

 

Histoire ordinaire à VTT

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Je commence par les champs à deux pas de chez moi.

La nature est ordonnée, les surfaces délimitées au cordeau, les coupes réglées et les bottes de paille dispersées avec méthode.

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Un étang et sa quiétude

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Mais ce qui est détestable non loin de là, c’est un dépôt sauvage qui a surgi.

Mon VTT en profite pour piquer un roupillon.

 

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le pollueur a abandonné son tapis de Sandero, mais pas la Sandero

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Etang de Cernay, ça ne s’arrange pas.

Je m’interroge toujours sur la sociologie de ces individus.

Sont-ils à ce point désocialisés pour passer un bon moment au milieu de leurs prores ordures?

Je ramasse tout ce que je peux et je dépose au bord de la nationale.

Le gérant de l’étang de pêche me dit que parfois la ville de Cernay procède à des ramassages.

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Même les petites cuillères et le briquet sont restés en place
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Dans le pack de bières, une canette restante

Ces types là reprennent-ils la route ensuite?

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J’adore. Vous savez où c’est ?

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Cette tour me donne le vertige.

L’hiver dernier, un arbre est tombé sur la palissade.

Rien n’a été réparé.

Les ouvrages sont ouverts à tous…et on trouve sur les chemin des étiquettes SFR d’identification des câblages!

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C’est la France poubelle en péril.

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Même les cygnes font l’autruche pour ne pas voir ça.

La vie en Vosges

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Kohlschlag s’est refait une jeunesse

Les Vosges disposent d’un capital sympathie dès que les beaux jours reviennent.

Je parle des touristes qui reviennent chaque année.

Les Vosgiens d’ici la pratiquent par tous temps.

Ce sont les inconditionnels de la montagne ballonnée.

J’étais depuis hier soir à la recherche de je ne sais quel parcours tortueux à faire aujourd’hui en route ou en VTT.

Puis je suis parti me coucher sans savoir où j’irai.

Ce matin, pas de temps à perdre car je souhaite éviter l’après-midi qui s’annonce chaude.

J’ai donc fait simple.

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Les chèvres de Kohlschlag se baladent le long de la route

Amic-Hundsrück.

On pourrait dire un format classique qui tient en trois heures.

Des dizaines de cyclos, certains venus de l’extérieur.

Le signe qui ne trompe pas, c’est le petit sac à dos qui témoigne qu’ils sont en voyage.

Des adeptes de la montagne déterminés pas fâchés d’en découdre avec les pentes vosgiennes.

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Les Vosges à Goldbach

Christian est déjà là à l’espace repos du col Amic.

Un rencontre fortuite.

Échange de nouvelles, évocation des belles années, on se quitte.

Deux cyclotes LRV qui abordent la montée de Goldbach.

Bon courage!

Quelques bucoliques qui daignent s’arrêter pour photographier Bitschwiller et son écrin de verdure.

Un autre qui déclare forfait peu avant la fourmi et s’assoit sur la glissière.

  • J’en peux plusc’est encore loin le sommet?
  • Trois cents mètres…

J’ai un peu minoré pour l’encourager à remonter en selle.

La jeune gazelle qui me dépasse est polie, elle me dit bonjour et enroule un bon braquet sans souffle court. Elle, au moins, n’a pas besoin de savoir si le sommet est encore loin, elle file rejoindre ses copains déjà en haut.

Bon, j’ai accompli mon exercice du jour sans raté.

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Ces deux-là descendront le Hundsrück en quatrième vitesse. Des pros, à n’en pas douter.

En descendant le Bourbach, un couple devant qui mouline fort.

Impossible de s’en approcher.

Je croise les Audax qui montent.

Les cyclos sont une grande famille.

Sentheim, Guewenheim, Michelbach.

J’en ai assez.

Il fait déjà 31° au compteur.

 

Windsurf

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Finie la planche BIC.

Les planches à voile sont racées.

Tous les plans d’eau d’Alsace accueillaient les windsurfers grâce au vent d’est puissant qui dure depuis plusieurs jours.

Je suis parti me réfugier dans les bois comme m’y invitait le Thur Tour

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Les automobilistes sont prévenus:

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Décodé, ça donne « route sans séparateur central 80 km/h au 01/07 »

C’est curieux, à l’œil nu le message est lisible mais pris en photo, il manque des caractères. Je dois aller trop vite…

 

Les balles du Ballon

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Les balles de foin de la ferme-auberge du Ballon

En descendant le Grand Ballon, j’imaginais qu’une balle de foin pouvait traverser la route.

Gagné!

Il y a en a une qui a abouti de l’autre coté.

Mieux vaut ne pas être là.

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Kruth en montant la route du Markstein

Alain, rencontré au Grand Ballon, me l’a dit: monter le Markstein par Kruth, c’est long.

Quinze kilomètres et 600 mètres de dénivelée…et une heure vingt de 14h35 à 15h55.

Pas de quoi pavoiser!

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Ferme du Treh. Ne boudons pas notre plaisir.

C’est difficile au début et à la fin vers le Treh mais entre les deux, je traîne.

C’est parfois désespérant.

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Au Grand Ballon, la plaine d’Alsace
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Freundstein depuis la ferme du Ballon

Se méprendre

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Masevaux et sa splendeur d’antan

Se méprendre et même se surprendre.

A vélo, le psychotage joue à fond.

C’est quand tout va mal qu’on songe à un mauvais sort, à une fatigue insidieuse.

Bref aujourd’hui, les jambes en coton!

On pourrait invoquer les dieux.

Le dieu du vent, Eole, nous scotche à la route

D’autres implorent le ciel, « c’est pas possible de ramer comme ça aujourd’hui », une mauvaise nuit, une fatigue récurrente,….

Alors l’œil rivé sur le compteur, j’échafaude un plan sournois pour raccourcir la peine.

Au km 54, je suis à la maison.

C’est que le vélo est pour moi un antidote au « rien faire ».

C’est pas tout d’y dire faut y faire dit mon confrère Régis.

Il a tout à fait raison. Je suis de ceux-là.

Comme je suis un grand bavard de l’écriture, je me dois de compenser l’exercice verbal par l’exercice physique.

J’ai tout de même grimpé dans ma peine le Hundsrück par le Steinby avec son petit 9% avant la première courbe et son 12/13 après le plan Diebold.

La route n’est pas insidieuse, elle ne nous prend pas en traître; j’en connais les difficultés comme ma poche, ses imperfections, ses rapiéçages, ses granulats roulants, pas roulants…et j’ai l’œil rivé sur le cardio comme le machiniste sur le manomètre de sa chaudière à vapeur.

Puis à la sortie de Houppach, je m’arrête.

Et je contemple la vallée.

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Je suis un contemplatif, ça ne vous échappe pas.

Les lavandières de Guewenheim m’interpellent.

Tant qu’y’aura du ling’ à laver
On boira de la manzanilla
Tant qu’yaura du ling’ à laver.
Des homm’s on pourra se passer
Et tape et tape et tape avec ton battoir
Et tape et tape tu dormiras mieux ce soir.

(Luis Mariano)

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Ceux qui ont connu la chanson feront la relation avec ces figurines de femmes au lavoir.

Voici une iconographie qui met la femme au turbin et qui contraste avec les figurines sexistes de Dannemarie.

Mais les féministes ne vont-elles pas, là-aussi, se plaindre qu’on les mette en scène dans un lavoir?

voir aussi lavoir du Dich

 

 

Spannplatz à VTT

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Le VTT, après tout, c’est un sport idéal pour faire semblant.

Faire semblant de faire du vélo.

Je pars furtivement en rasant le trottoir, puis je fais les bordures. Continuer à lire … « Spannplatz à VTT »

Les raidards

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En montant le Boenlesgrab. Fontaine mise en valeur. Dommage qu’on hésite à y boire!…

Aujourd’hui, Boenlesgrab.

Adossé au Petit-Ballon, j’ai croisé une dizaine de voitures qui redescendaient, ce qui témoigne de l’attraction pour les lieux.

J’avais en souvenir la distance avec cette route qui serpente lentement.

Je suis monté « à ma main » comme on dit en jargon cycliste.

Sans trop peiner, délesté de mon surpoids endémique.

J’ai regardé, raidard existe dans la littérature cycliste.

Raidard : raidillon, passage raide.
Ex. « Fais gaffe, après y’a un raidard à 15%. »(source)

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L’auberge du Boenlesgrab a fière allure depuis sa rénovation. 5 km d’ascension et 428m de dénivelée. Je poursuivrai par le chemin jusqu’au Firtsplan et je rentrerai par le Bannstein. Un beau parcours de 77 km et une dénivelée honorable.

En matière de raidard, les cyclos routiers du Haut-Rhin ont le choix.

Je les cite de mémoire…

  • Glasshütte et ses vaches
  • Hilsen
boenlesgrab
  • Les Buissonnets
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  • Le Schlumpf
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  • …..
  • Neuenweg (celui-là, je crois me souvenir que j’ai fini à pied!) exact, Jacques a retrouvé la photo, je crois me souvenir qu’il a été le seul de l’équipe à finir la grimpée sur son vélo

Montée de Neuenweg au col « Auf der Eck » sur la L131 qui nous ramenait à Badenweiler par le Sirnitz. 

Je laisse de la place pour mes lecteurs sagaces…

  • Efringen Kirchen

Tout est relatif. A VTT, on a aussi nos raidards, mais ils sont moins connus et célèbres.

Ces raidards cités plus haut sont d’aimables côtelettes pour les compétiteurs.

Pour le cyclotouriste que je suis, il y a de quoi se faire plaisir et tester ses capacités d’une année à l’autre.

Nocturne

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Clin d’œil à ce rendez-vous planétaire  du ballon rond qui débute demain. Depuis que la violence a envahi les stades, les administrateurs nous supplient en entrant de ne pas casser la gueule à l’arbitre…ni de lui cracher dessus. Salaud d’arbitre!

Occupé par ailleurs, je ne délaisse pas le vélo pour autant.

J’en promène au moins un le soir, comme on promène son chien.

Mais le mien ne crotte pas.

Après le diner, la balade digestive.

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La haut-fourneau ne s’essouffle jamais. Le passé minier de la vallée est loin derrière nous.

J’explore des quartiers inconnus sur mon vélo.

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La dernière friche industrielle, lieu de rencontre amoureuse, est presque devenue romantique. La jeune fille attend son galant.

A l’écart des chemins de grande randonnée.

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lavage du minerai de fer

Et je tombe sur d’improbables ruelles peuplées de ruines, de friches en jachère.

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Le soleil se couche derrière le Rossberg. J’enfile mon gilet jaune et je rentre.

 

Singulier et pluriel

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Les arrosoirs (n.m.)

Bon sang, mais c’est bien sûr!…

C’est un arrosoir qu’il nous faut.

J’ai arpenté la campagne et je n’ai vu que des cours encombrées de tuyaux, de Kärcher et de tapis qui séchaient au soleil.

Les orages sont locaux, puissants et insidieux car ils font douter les bâtisseurs qu’ils ont fait le bon choix avec des sous-sols semi-enterrés, devenus réceptacles des fossés défaillants.

Le panneau (n.m.)

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Chemin vicinal ordinaire.

La panneau est d’origine sans aucun doute.

A cette époque là, on arrêtait le cheval pour lire les distances.

Qui saura nous dire où il se trouve?

Inondations du Sundgau

Pourquoi l’A36 a été envahie par la boue à Burnhaupt?

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Ici le ruisseau qui longe les champs au lieu-dit Niedermecken passe sous l’A36

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mais quand le débit est trop important, ça déborde et ça donne ça sur l’autoroute

Les champs de maïs sont-ils responsables de ces coulées de boue?

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champ de maïs à Burnhaupt-le-Bas, l’eau s’écoule du champ sur la route en contrebas entraînant la boue.

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champ de maïs route de Gildwiller à Burnhaupt. L’eau se déverse du champ directement dans le fossé, puis traverse la route

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Rien à voir avec les inondations. Gildwiller a posé des bornes plastique pour protéger les piétons et met les cyclistes en danger, sans le savoir.

Diefmatten a été envahi par la boue à 80% selon le maire…

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l’eau est venue des champs qui bordent le village, elle a traversé la route et atteint les habitations

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l’eau a traversé la route

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puis l’eau a gagné les potagers

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l’eau s’est propagée dans les cours puis les garages en sous-sol

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entrée haute de Diefmatten, les émissaires ont été incapables d’absorber le flux

Bretten

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A Bretten , les travaux d’enfouissement des réseaux ont été ravagés.Tout est à refaire

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champ de maïs à la sortie de Bretten

 

Montagne

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Des panneaux pour cyclistes comme au Grand Ballon

La dame passe en tirant un braquet énorme.

Sans un mot.

Le sexe faible se distingue sans difficulté vis à vis de Maxou qui renâcle dans la pente. Continuer à lire … « Montagne »

Meerbaechel

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Huit heures, salle polyvalente de Vieux-Thann.

Je suis reçu par le club Etoile 78.

Quarante ans pour le club cyclo de Vieux-Thann. Continuer à lire … « Meerbaechel »

Hauteur de vue

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Riche va inaugurer sa supérette toute neuve au Grand Ballon

Où sont les caddies?

L’homme au chapeau de paille hésite…

Dans sa nouvelle supérette toute neuve, l’apiculteur Riche donne les dernières instructions.

Son commerce de détail a pris de la taille.

L’architecture des garages du Conseil Départemental n’est plus qu’un souvenir.

La remorque foraine aussi.

Cette fois le Grand Ballon va permettre à Riche de faire son miel à grande échelle.

Tandis que les motards se groupent pour la photo souvenir, je me penche pour voir le Haag.

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Les vététistes m’ont doublé à grande vitesse dans la montée. Ils n’ont plus qu’à redescendre.

La table d’orientation toute neuve est une réussite.

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Le Grand Ballon s’embellit

Puis je redescends.

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Monter le Grand Ballon avec un sac à dos, un exercice difficile

 

Entre deux orages

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La brume a encore du mal à se détacher du massif (Bourbach le Haut)

Entre deux orages, je saute sur le vélo.

Avec le VTT, on se contente souvent de peu.

Une fois au Hundsrück, je redescends par les sentiers à Rammersmatt, puis à Roderen.

C’est tout pour aujourd’hui.

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Cet abri du Steinby n’est plus entretenu. Il est vrai qu’aux portes de la ville, il ne présente plus d’intérêt vu que les randonneurs montent en voiture jusque là.

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Au monument du Hundsrück, un campement alors que l’accès aux véhicules est interdit…Ils sont encore à peine réveillés.

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La vue est toujours belle depuis le Hochburg, y compris avec de la brume

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Rammersmatt

Même pas peur!

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Ce matin ce joli petit animal a failli perdre la vie.

Je montais le chemin bétonné au bout de la rue des Vignes à Cernay.

A peine plus longue qu’un ver de terre, cette jeune couleuvre à collier se faisait dorer la pilule en plein milieu du chemin.

Pensant qu’elle était morte, je me suis approché…alors elle a consenti à se réfugier dans le roncier.

trace GPS

Incognito

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Celui-ci, si je le rencontre, il prendra une tarte de ma part. Qu’on se le dise! En plus avec le casque, il aura même pas mal. (image d’illustration)

Faire son vélo et c’est tout.

C’est le propre de nous.

Ou presque. Continuer à lire … « Incognito »

L’apéro de MBF

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Après l’effort, le réconfort

Moutain Bikes Foundation recevait ses amis ce soir à Michelbach sous l’impulsion de Jean-Luc, le représentant de l’association pour l’antenne vosgienne.

L’occasion de faire un parcours autour du village avant les réjouissances.

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Le tour du lac pour terminer

Voir le parcours de 7km

 

 

 

Parcours flou

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Sujet sensible et d’actualité, comment sont élevés les animaux? Elles ont chaud les poulettes

C’est aussi attrayant de ne pas savoir.

Ne pas savoir où on va.

On se fait une surprise.

C’est le parcours au jugé, le parcours à la logique floue. Continuer à lire … « Parcours flou »

Je ne m’en lasse pas

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Avantage à l’eau

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Avantage à l’air

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Je ne m’en lasse pas.

Je viens tôt quand le soleil est dans mon dos et qu’il n’écrase pas encore le relief.

On pourrait dire que le paysage est complètement factice, vu que les hommes l’ont façonné en construisant devant le village une retenue d’eau qui alimente Mulhouse depuis la Doller.

Parfois c’est gâché.

Mais là, reconnaissons que l’ensemble est harmonieux.

Vous aurez reconnu Michelbach qui jouit d’un privilège de notoriété pas toujours au goût des habitants qui doivent endurer le va-et-vient des automobiles qui se rendent au parking du lac.

Avec mon VTT, je me fais discret.

 

Gentils coquelicots

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Bernwiller

J’ n’en avais pas cueilli trois brins
Qu’un rossignol vint sur ma main
Il me dit trois mots en latin
Que les homm’s ne valent rien
Et les garçons encor bien moins !
Des dames, il ne me dit rien 
Mais des d’moisell’ beaucoup de bien.
Je n’ai jamais entendu un rossignol tenir une telle conversation.

 

Epinal-Thann

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Les gorges de la Moselle à Archettes, très jolies. Je quitte Epinal et l’humidité d’hier m’a entamé le moral et le physique, mes vêtements sont encore humides. Vaude va me donner combien pour la pub?

Je suis rentré.

Mon dernier parcours s’est effectué sans pluie.

Tant mieux!

Mais le temps n’était pas agréable avec seulement 13°C et cette humidité persistante de la veille qui ajoutait à l’impression de froid.

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Le paysage est bucolique dès la sortie d’Epinal

A la sortie d’Epinal, j’ai sagement pris la route d’Arches et de Pouxeux qui longe la Moselle.

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Cette D42 est vraiment sympa et peu empruntée à cette heure matinale

Une route dégagée du trafic routier puisque la 4 voies parallèle la libère des encombrements.

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Au lavoir d’Archettes, je prends quelques notes

J’avais parfois des boulevards pour moi tout seul.

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Est-ce la loco qui montait à Bussang? je ne sais pas

A Remiremont, je tenais à prendre la Voie Verte de la Moselle (ancienne voie ferrée) sans me tromper, sans prendre celle de la Moselotte qui m’aurait fait rentrer par Ventron.

Je ne voulais pas.

Je voulais rentrer au plus vite.

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ça y est je suis sur la voie verte et ses innombrables chicanes, très roulante pourtant sur le plan revêtement. Pente de 1% moyenne jusqu’à Bussang

Au giratoire cyclable de Dommartin, je n’ai plus qu’a remonter les trente kilomètres de voie cyclable jusqu’à Bussang.

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La Moselle à Rupt sur M….Photo piégeuse, pour la prendre, j’ai parcouru une passerelle glissante

 

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Je me demande si j’aurai de la pluie à Bussang

 

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Belle signalétique. La voie Charlemagne, celle que j’ai parcourue de Metz à Thionville. On peut voir le détail ici

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Je ne sais pas si les habitants de Saint-Maurice s’entendent bien avec leurs voisins de Bussang. lire la suite ici

A Bussang, la rue des Sources.

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La source Marie à Bussang

Avec le petit raidillon à 9% qui me propulsera au col.

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Retour en Alsace, je prends l’itinéraire cyclable à Urbès. Quel contraste avec la Voie Verte vosgienne! On est secoués mon bagage et moi jusqu’à Thann. Drôle d’accueil pour les cyclistes de passage! Franchement de ce coté çi de l’Alsace on est en retard d’un wagon ou d’un métro si vous préférez

Je me laisse couler jusqu’à Thann.

Mon vélo est couvert de boue depuis hier.

Il sera le premier à passer au shampooing.

89 km / 580 m

Repos!

 

 

 

Retour en Alsace

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Y’a comme un défaut…

Non, pas de défaut.

C’est Collioure.

J’avais vu des cartes postales dans le passé et tous les peintres se ruent sur Collioure pour se faire la main avec ce paysage de rêve. Continuer à lire … « Retour en Alsace »