
Faire pipi à vélo

















Finalement après une semaine de toux, je me suis résolu à tout de même sortir.
J’ai fait cinq kilomètres de course à pied. Sans avoir le temps de tousser. Je ne vais pas m’étendre outre-mesure sur cette rhino-pharyngite qui traîne. Il faut faire avec. D’autres sont beaucoup plus à plaindre.


Une semaine à tousser. C’est pénible. J’ai attendu avant de consulter. Trop. Ce matin j’ai réussi à me glisser dans le tableau de rendez-vous de mon généraliste. On a parlé de nos vacances à vélo. Puis j’ai couru à l’autre bout de la bourgade remplir mon sac de guidon de médicaments allopathiques. Au laboratoire on m’a fait le test covid. A la maison le message m’attendait: j’étais négatif.
Je connais mes fragilités ; avec l’âge elles se renforcent naturellement. En prendre soin n’est pas facile.
Le plus pénible dans cette tousserie sans fin, c’est de ne pouvoir dormir. Finalement je prévois de revenir au sport en fin de semaine. J’ai le projet à la rentrée d’apprendre le crawl. Cela me permettra de conjuguer nage, vélo et course à pied. Sans aucune ambition compétitive.

Face au collège de Thann un chantier de réfection. Macadam arraché et ne subsiste à la place qu’une allée pavée et de part et d’autre de la terre à revégétaliser.

Si l’achat d’un vélo électrique neuf vous tente, c’est le moment d’en profiter car l’Etat augmente ses aides à l’achat.
Pour obtenir l’aide www/primealaconversion.gouv.fr

Et si mon vélo n’est pas électrique?
Magnanime, l’Etat vous offre 150 euros.
L’argument principal des détracteurs:


Les chaussures FiveFingers ont été créées par Vibram en 2006. Elles proposent un emplacement pour chaque orteil, ce qui procure des sensations proches du pied nu bien différentes des autres marques minimalistes.
Ces chaussures Five Fingers sont étonnantes. Mais je cherche où est le plus. En fait, il n’y a pas de plus, il n’y a que des moins, à savoir aucun amorti. Mes petits doigts de pied ne vont-ils pas se sentir seuls? et puis je vais devoir découper mes chaussettes…ou mettre des gants aux pieds?
J’ai tout faux, les chaussettes cinq doigts existent


A la faveur du temps orageux, j’ai pu réintégrer mon atelier de peinture sous les combles. Depuis bientôt deux mois, il était invivable du fait de la chaleur. Et pas question de se résigner à mettre une clim.
Avec 26°, je me suis mis à découper mon carton de pizza achetée chez Jeremy à la Cabane à Pizzas de Vieux-Thann.
Je vous recommande sa Collioure que je trouve excellente.
Une fois la pizza mangée, je récupère la boite et je contrecolle le fond et le dessus ensemble pour obtenir un carton rigide.
Une couche de Gesso et j’obtiens une belle surface à peindre de33 x 33cm.
Le Pouldu (Finistère), c’est un port breton en-dessous de Concarneau, non loin de Quimperlé.
Venir faire du vélo en train à Thann, c’est possible.
Prendre le TER ou le tram-train à Mulhouse et en 30 minutes vous êtes à Thann.

A Thann, un beau panneau informatif à la sortie de la gare vous propose trois parcours vélo

Les marcheurs sont aussi les bienvenus
J’essaie un support vidéo sur le guidon.

J’ai déjà essayé la vidéo dans le passé sans jamais aboutir à des résultats convaincants. La vidéo demande du matériel et du travail pour être intéressante.
Devenir youtubeur ce n’est pas mon truc. Je reste blogueur.
Ces essais ci-dessous ne sont donc pas destinés à être pérennisés.
D’autant que ce bazar installé sur le guidon est éminemment fragile et encombrant.
Passons à mes clips de ce soir bruts de décoffrage filmés avec un Iphone 11
Si vous avez eu la patience d’aller au bout, merci. On voit clairement les limites de l’exercice. Fixer un iphone sur le guidon peut convenir tant qu’on roule sur route, sur un chemin c’est inexploitable. Il faut du matériel qui compense les vibrations.
L’exercice s’arrêtera là. Je n’ai perdu que neuf euros avec ce support.


Changer la chaîne de son vélo est une nécessité lorsqu’elle celle-ci devient trop usée.
Car une chaîne s’use, hélas! Elle s’use d’autant plus vite si :
Un grand rouleur va changer sa chaîne 3, 4, voire 5 fois par an.
Comment savoir si la chaîne est à changer?
Un chaîne usée s’allonge et son pas ne correspond donc plus au pas des pignons. Si vous persistez, la chaîne va ronger les pignons un à un…et continuer à s’user elle-même évidemment.
Avant même qu’elle dérape sur les pignons, car dans ce cas le mal est profond et il sera trop tard, il faudra changer toute la transmission (cassette et chaîne, voire plateaux).

Mais à titre conservatoire, on disposera d’une jauge mesurant l’allongement de la chaîne qui est la traduction de l’usure. L’autre méthode beaucoup plus empirique est de tirer un maillon de la chaîne sur le plateau et d’apprécier l’allongement. On dit que la hauteur d’une demi-dent est critique.
A présent, changeons la chaîne. Sur un vélo routier, vous pouvez garder une chaine entre 3500 et 5000 km selon usage. Sur un VTT, à 1500 km. Je ne parle pas des VTTAE, chut! c’est un beau budget.
Vous avez deux possibilités:

Combien de temps pour changer ma chaîne?
J’ai commencé à 9h et terminé à 9h30 en précisant que je ne suis pas un professionnel qui mettra moitié moins de temps que moi.
Est-ce difficile de changer sa chaîne?
Oui et non.
Il existe des pièges à connaître. D’abord la taille de la chaîne.
Plus il y a de pignons (ou de vitesses) sur la roue, plus la chaîne est étroite et donc il faut se munir d’une chaîne mentionnée 10 vitesses si vous avez un vélo 10 vitesses car une chaîne 8 vitesses ne peut se monter sur un vélo 10 vitesses. Idem si vous avec un vélo 12 vitesses, une chaîne 10 vitesses ne convient pas. En outre sur chaque maillon de chaîne figure l’inscription x8, x10, x11,…on ne peut donc se tromper. la largeur au niveau des goupilles de raccord est donnée à 7,1 mm pour les chaînes 6/7/8 vitesses, 6,5 mm pour les chaînes 9 vitesses et 5,85 mm pour les chaînes 10 vitesses.
Vous l’avez compris, plus vous avez de vitesses sur votre vélo, plus la chaîne est fine et vulnérable puisque les goupilles sont plus courtes.
Ensuite il existe des chaînes avec attache-rapide et des chaînes avec goupilles auto-cassantes (Shimano). Vous pouvez utiliser l’une ou l’autre quelle que soit la chaîne déjà en place.
Il faut aussi ajuster la longueur de votre chaîne à celle existant en retirant des maillons sur les 113 ou 116 maillons de la chaîne vendue.
Sur un tandem ou un vélo couché, vous aurez besoin de trois ou quatre chaines à la fois mises bout à bout…
Il est impératif de bien monter la chaîne neuve et suivant le cheminement des poulies du dérailleur (poulie de traction et poulie guide)
Nous allons voir le montage d’une chaîne avec attache rapide.
1 Préparer son plan de travail

2 démonter la chaîne usée

3 nettoyage des poulies

à quoi servent les poulies du dérailleur?
4 ajuster la chaine neuve à la bonne longueur



autre méthode: comment ajuster la longueur de la chaîne?
5 monter la chaîne neuve


6 pose de l’attache rapide



7 il est inutile de lubrifier les chaînes neuves au premier usage
8 lors des essais, si vous constatez que la chaîne croque, n’insistez-pas, vous devez changer la cassette (l’ensemble des pignons). Je ne vous le souhaite pas.
Noter qu’avoir une attache-rapide avec soi lors de vos randonnées est recommandé, ainsi que le dérive chaîne.

Avec sa grande capacité de chargement, ce Vélocargo Longtail électrique est conçu pour transporter votre vie à vélo, en ville et sur route.
Si vous cherchez une très grosse capacité de chargement sur votre vélo, le VELOCARGO LONGTAIL R500Elec vous permettra de transporter 2 enfants et 1 adulte ou 170kg de chargement hors poids du vélo.
Il ne reste plus qu’à en connaître le prix: 2800 euros (payable en 4 fois).

Là où il y a de la chaîne…
Leclerc Sport ne vend pas de chaîne à moins de 25 euros et le vendeur semblait surpris qu’on puisse trouver moins cher ailleurs.
Surveiller sa chaîne de temps à autre est une nécessité. Ce matin, j’étais surpris, j’avais atteint la cote d’alerte à la jauge. Sur mon carnet d’entretien elle a été changée le 1 février 2021 soit 4500 km. Rien à redire! Comme le temps passe vite.

C’est fou ce que le prix des chaînes s’envolent. La SHIMANO CN-HG54 Deore Chaîne 10 Vitesses coutait 12.99 en 2016 et maintenant on la trouve à ….67.69 chez Amazon. Complètemenr délirant!
Mais chez Décathlon, elle est seulement à 21 euros.
Conclusion: se méfier avant d’acheter sur le net.

Finalement je suis ressorti de chez Décathlon avec une chaîne à 15 euros.

C’est toujours un peu émouvant lorsqu’on découvre la pente à la sortie de Rimbach-près-Guebwiller.
Openrunner va jusqu’à indiquer des passages à 18%. Non, c’est abuser à mon avis.
Mais on s’y fait.

51km et 800m de D+ en passant par les Violettes au retour.
Mon dernier passage à la Glasshütte remonte à 2018. J’étais à VTT


Trop tard!
Si vous avez prévu de grimper le Hilsen à vélo demain samedi, c’est devenu impossible car la fin du monde est pour demain.
J’ai déjà dit au revoir à mes vélos, incrédules.
Nous sommes très peu à le savoir. Dont moi. Pas d’ésotérisme là-dedans, non, une simple déduction au vu des dérives climatiques qui s’affichent en live devant notre porte. Je ne vais pas vous rejouer le film de l’été: vous connaissez tous les atermoiements de nos gouvernants face à cette mini-canicule qui met en émoi tous les corps constitués comme si couper le wifi était à la hauteur de l’enjeu. Franchement, reconnaissons-le, on est loin de disposer des forces nécessaires pour affronter le désordre planétaire, à commencer par notre incapacité culturelle et politique pour renoncer au modèle de consommation qui arrive à son aboutissement, c’est à dire à la fin du monde.

En novembre 2020, je passais en revue les écrits sérieux en lien avec Mes lectures contagieuses
Camus et La Peste, Giono et le Hussard sur le toit, Déon Meyer et son Année du Lion.
Mais le coronavirus n’est pas encore venu à bout de l’humanité.
Il patine un peu notre Corona. Les Chinois ont encore la pétoche en enfermant tout le monde dès qu’on croise un crachat douteux sur le trottoir. Je ne devrais pas plaisanter: hier matin encore, une queue devant la pharmacie de Flore à Vieux-Thann.

Mais avec la fin du monde, voila un nouveau cataclysme qui pourrait cette fois faire mouche et détruire la planète entière. Mieux qu’une bombinette nucléaire à la Poutine, la destruction par le feu et la disparition de l’eau pourraient constituer un cocktail miracle pour dézinguer la planète.
Dès lors, il nous reste deux attitudes d’ici demain
Notre Déluge est là. Il s’expose devant nous. Celui-là n’est pas sous forme de pluies torrentielles, il est un déluge de feu.
Pluies ou feux pour finir le monde? C’est vous qui voyez!

C’est décidé, je pars camper à vélo.
Très bonne décision qui va vous permettre de découvrir la planète à bas bruit et à moindre consommation. Le problème, c’est qu’on décide parfois de partir la veille pour le lendemain sans s’être préparé et sans avoir choisi le matériel.
J’ai une petite expérience dans le domaine et j’ai aussi l’avantage d’y réfléchir depuis plusieurs années et pour autant je n’ai pas de solutions toutes faites et éprouvées comme ces grands baroudeurs partis faire le tour de la planète.
D’abord restons zen! Partons pour quelques jours seulement avant d’attaquer les neiges du Kilimandjaro.
J’ai le souvenir ancien d’un cyclotouriste qui pour fêter sa retraite a dit « demain, je pars ». Il s’est acheté une remorque et il est parti. Au bout de deux cents kilomètres, il est rentré chez lui, vaincu pas la fatigue. La remorque n’était pas en cause, il ne s’était pas préparé à rouler des heures durant au guidon de son vélo avec un tel attelage et l’idée de faire le tour de France a tourné court.

Plus exactement, commencez par découvrir votre région. Si vous vous êtes trompés, vous aurez peu de chemin à faire pour le retour. Sinon les véloroutes nombreuses qui sillonnent le territoire sont tentantes car elles vous assurent une relative sécurité si vous craignez de côtoyer la circulation automobile.
Je n’ai pas l’expérience du train+vélo ou avion+vélo mais c’est aussi un bon compromis si vous voulez « zapper » une partie du voyage.
le B.A. BA pour commencer
Il existe plusieurs types de vélo répondant à vos besoins pourvu qu’ils possèdent une capacité d’embarquement.
Un sac à dos peut suffire si vous partez deux jours et si vous dormez à la belle étoile avec un matelas roulé. Dans ce cas, votre vélo de « tous les jours » conviendra. Attention aux conditions d’hygiène réduite cependant!

En revanche au-delà de deux jours de voyage, mieux vaut disposer de porte-bagages et de sacoches et donc d’un vélo pouvant recevoir ces accessoires.
Eviter un sac à dos en plus des sacoches est plus confortable pour votre dos et en cas de fortes chaleurs estivales.
En revanche un petit sac à dos pliable en nylon vous servira pour faire des balades courtes autour de votre camping ou pour les courses en ville.
Mais le vélo de camping pour aller loin doit vous donner confiance et être facilement réparable. Mieux vaut s’entraîner avant de partir surtout si vous ne faites pas de vélo habituellement. Vérifier les réglages, la hauteur de selle, la longueur de la potence de guidon et évidemment à l’achat la taille du cadre qui doit correspondre à votre morphologie.
Ne pas chercher à ressembler à un coureur cycliste ni à Monsieur Hulot droit comme un i sur votre monture.
Essayer aussi votre vélo avec le chargement et en côte de préférence pour vous rendre compte de la difficulté et de l’incidence des masses sur votre équilibre. Mettez des bouteilles d’eau dans les sacoches pour simuler la charge que vous allez devoir transporter pendant plusieurs heures.
Je résume, il vous faut un vélo:
Ne pas oublier que chaque kilo ajouté va vous ralentir dans les montées et que la manœuvrabilité va en diminuant.
Il faut bien étudier ce qu’on emporte, peser les éléments et identifier l’indispensable et le superflu. Faire une liste avant de partir. Ce qui doit être en double et ce qui n’est pas obligatoire. Faut-il un pneu de rechange? combien de chambres à air? que dois-je savoir réparer et régler moi-même? quels outils? comment s’en servir?
J’ai déjà équipé mes vélos de sport utilisés tout au long de l’année, un VTT et un vélo routier. L’un et l’autre peuvent convenir en les équipant mais le résultat sera affaire de compromis.

Pourquoi pas un gravel?
oui le vélo pour gravier dénommé gravel fait la une des gazettes vélo actuellement du fait d’un marketing agressif. Il conviendra d’y ajouter le nécessaire de voyage. Le slooping du cadre est intéressant pour enjamber la machine.

Pour le VTT, le voyage concerne des itinéraires de chemins.
Pour le routier, c’est juste suffisant pour faire des raids avec le minimum de bagages de façon à garder une bonne motricité (par exemple 160 km dans la journée)
Pour voyager de camping à camping ou même en autarcie totale, mieux vaut un vélo spécialement étudié et qui pourra servir pour la ville le reste du temps.
Si vous vous sentez une âme de baroudeur, il y a ceci. Entraînement recommandé
Vous l’avez remarqué, je ne parle pas de selle. Pourquoi? parce que je ne sais pas en parler. Pourtant il est indispensable de vous habituer à votre selle des heures durant plutôt que d’incriminer spontanément le vendeur si vous ressentez des douleurs
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avant de remettre en selle: l’ABC du vélo

C’est un tour de mercredi, inhabituel pour moi.
C’est le jour où je coupe la semaine en deux. Un tour qui vient remplacer ceux du mardi et du jeudi.
Ce temps là me rend la vie impossible. Au lieu de profiter d’août, j’en souffre. C’est la marque des vieux, indéniablement. Ils souffrent davantage de la chaleur.
Pédaler avec 28 au compteur, non! Surtout que j’ai déjà donné en juillet.
Alors à onze heures, je suis at home-misé
J’ai finassé pour éviter de grimper un truc dur. D’abord, j’ai mal aux genoux, alors je dois me calmer.
Au Gros Chêne de la route du col Amic, j’ai pris les Violettes. Puis je me suis traîné jusqu’au Petit Prince et demi-tour.
Presque un tour de retraité-fonctionnaire du vélo!



La course à pied (CAP), idéale pour être lessivé en une heure.
De quoi faire hurler le syndicat des cardiologues!
C’est vrai que le sport des vieux pose problème. Dans le journal de ce matin un confrère de 72 ans s’est effondré sur son vélo en rentrant chez lui. Crise cardiaque foudroyante.
Je ne sais pas si chacun connait son état cardio-vasculaire, si chacun connait ses limites, et pire! si un bon état physiologique, un bon suivi, ne cache pas en fait une pathologie non détectée.
Mon cardiologue me l’a dit « ton test d’effort tu le fais tous les jours sur ton vélo », une façon détournée de botter en touche. La science ne résout pas tout.
Avant d’atteindre le candélabre
J’avoue que je choisis parfois la CAP pour être libéré plus vite le dimanche matin. Mais maintenant, je marche les cent premiers mètres pour me préparer mentalement, pour dire à mon corps « à partir du prochain candélabre devant toi, tu vas te mettre à courir ». C’est déjà l’épreuve mentale qui commence avant la course. J’imagine que certains se disent « et puis non, je renonce, je retourne à la maison avant d’atteindre le candélabre ». Je n’ose jamais le faire car j’ai une fierté intérieure qui me l’interdit. Je l’interprète comme ça en me disant que c’est puéril. C’est seulement après les deux cents premiers mètres de course que je suis gagné par le doute et la difficulté. Bouger sa carcasse à faible vitesse me semble incongru. Il me faut tout de suite fixer des étapes. Le premier kilomètre sera un encouragement, le droit de boire par exemple et de faire un « stop and go », et de reprendre. A mi-course, je me considère déjà gagnant et aussi gagné par la fatigue. Je sais que je vais traîner les pieds davantage comme un vieux déambulant dans le couloir de l’Ehpad Korian. C’est pour ça qu’aujourd’hui j’ai ordonné l’itinéraire en choisissant le sentier « cailloux-racines » à l’aller et la piste cyclable goudronnée au retour où je risque moins de m’étaler.
Les trottoirs sournois
Le trail urbain a ses avantages et ses inconvénients. Je n’en abuse pas pour éviter tous les gaz d’échappement tout en appréciant les sols plats. Ma hantise, c’est de me tordre la cheville car le cycliste n’a pas de chevilles rompues aux efforts latéraux.
Quand j’arrive en ville, les trottoirs sont sournois avec les pentes des bateaux, les aspérités, les regards disjoints, les traversées de rue anxiogènes, les virages en table de bistrot qui sollicitent l’inclinaison latérale des chevilles. Vivement la fin!

J’ai fait 100 bornes hier sur le vélo et 10 en course ce matin. Incomparable débauche d’énergie. Après une demi-heure, je ruisselle encore et j’ai perdu 800 grammes en transpiration.
Garmin ne s’y trompe pas: il enregistre les 4 heures de vélo à 882 calories et l’heure de CAP à 750 calories.
En plus en faisant le plein de ma gourde à Cernay, je n’ai pas redémarré le chrono et je me suis volé 300 mètres. J’ai donc rallongé à la fin pour faire un compte rond.
Complètement barjo le Maxou!
Age, taille, poids

Le triptyque âge, taille, poids est là pour servir de juge de paix. Tous les types demi-gros comme moi sont portés par le vélo et donc « sustentés ». Rejoindre un standard, 1.70m et 70 kg, impensable pour moi. il est normal que je paie « plein tarif » à pied.

Conséquence de la sécheresse, la fermeture d’un certain nombre de sites forestiers habituellement lieux de balades à pied ou à vélo.
Motif invoqué par les préfets: un risque très sévère d’incendie.
C’est le cas notamment pour
Les massifs de l’Esterel et de Tanneron dans les Alpes Maritimes
Les forêts de 287 communes de la Côte d’Or!
et aussi dans le Morbihan, en Loire Atlantique, dans le Maine-et-Loire, en Ille-et-Vilaine,…
On imagine que le massif vosgien ne pas résister encore longtemps à cette vague d’interdits.
Ce qu’on ne sait pas si on va remettre en place la surveillance en hélicoptère ou avec des motos légères de gendarmerie comme du temps de la Covid.
Pour l’heure le Grand Est n’est pas concerné par ces interdits mais l’ONF communique
« Il est recommandé dans toutes les forêts publiques de la région Grand Est de limiter la pénétration des véhicules motorisés en forêt et respecter les barrières fermées (certains accès sont interdits aux véhicules, ndlr), d’éviter les activités liées à la récolte de bois (récolte, transport), et observer de manière générale la plus grande prudence et une vigilance accrue. »

Le Sundgau recèle des bosses redoutables pour les cyclistes. Prière de prendre son élan. La masse orageuse s’éloigne vers la Forêt Noire.
Il va falloir s’habituer à de nouveaux néologismes liés au climat.
Ma commune arrache du macadam là où elle peut pour le remplacer par du pavage béton. But de la manip: désimperméabilisation des sols qui empêchent l’eau de pluie de s’écouler sous terre.
Moi ce matin, j’ai inventé décaniculation. C’est à dire assister à la fin de la canicule. Ou décaniller, si vous préférez. Dix-sept degrés au départ, je n’ai pas hésité depuis que j’étais terré chez moi, somnolent, ruisselant à ne rien faire. On dit que les pluies ne reviendront qu’après le 15 août.
J’ai filé jusqu’à Altkirch avec un vent de travers du nord-est. Le Sundgau était encore mouillé par endroits en témoignage d’une averse récente.

Puis j’ai refait les bosses d’antan jusqu’à Landser.
A Schlierbach, j’ai cherché l’accès à la piste forestière de la Hardt pour commencer le retour.



Jean. Oui, dans cette grande ligne droite isolée, je croise Jean. On va bavarder de tout et de rien.
Puis je m’inquiète de l’heure et de la traversée de Mulhouse que j’aborde de biais. Un peu comme les Sioux à la nage. On perd beaucoup de temps à s’inventer un itinéraire qui n’existe que mentalement et qui soit le plus direct.


Curieuse ligne droite Thann-Heimsbrunn. Compteur arrêté, Garmin trace un segment de droite….et commence à compter à Heimsbrunn.
Je n’aime pas ça, j’ai le sentiment d’être volé de mes efforts.
Si je trace mon départ avec Openrunner, il me manque 15 km.
C’est puéril, je sais.


Parmi toutes les conséquences de la sécheresse, celle de l’interdiction de circuler sur les chemins forestiers. Notamment à vélo, comme ici en Gironde.
La dame s’est excusée croyant que l’interdit ne frappait que les véhicules à moteur. Mais le garde l’a assurée qu’elle risquait, elle aussi, 135 euros d’amende.
On en est donc là: jeter des interdits qui ressemblent fort à ceux de 2020 où l’on interdisait aux piétons de circuler à plus d’un kilomètre de chez eux par crainte qu’ils ne propagent la contamination du Covid.
Un métier qui va prendre de l’ampleur à l’avenir, c’est celui de pompier. Pompier tout court. Pas pyromane. L’Assemblée parle des défraiements du pompier, autour de 9 euros de l’heure. Pas bezef!
Autour du pompier de base vient se greffer toute une technostructure intéressée aux développements des incendies. A commencer par les fabricants de matériels toujours plus sophistiqués qu’ils soient terrestres ou aériens.
L’industrie du réchauffement
Poutine est un enfant de cœur du réchauffement. Ses missiles hypersoniques ne feront pas illusion, ni ses bombes sur les écoles, les hôpitaux ou les champs de blés ukrainiens. Là où il va y avoir du grain à moudre, c’est autour d’un phénomène qui s’installe durablement:
D’abord les images vues à la télé cet été et qui frappent les bonnes consciences, les feux de forêts et les campings dévastés. Mais aussi tous les cours d’eau à sec qui privent les paysans d’eau pour irriguer les cultures.

Songeons qu’à force de chercher de l’eau pour assurer la fin de l’humanité en bonne compagnie plutôt qu’en mourant de soif, nos nouvelles générations commencent à se mobiliser pour faire des économies. D’abord boire l’eau des stations d’épuration en la réinjectant dans le réseau d’eau potable plutôt qu’en la rejetant à la rivière. Elémentaire mon cher Watson! Véolia se frotte les mains.
Ensuite des Géotrouvetout ingénieux vont réhabiliter le double réseau d’eau domestique en séparant eau potable et eau de pluie grâce à des réservoirs de récupération dédiés sous chaque maison et immeuble.
En attendant Borne
On accuse Macron de ne rien faire depuis cent jours, depuis sa réélection. Mais Borne veille. La polytechnicienne en chef de la France cogite à la quadrature du cercle: comment faire rouler les bagnoles et les trottinettes électriques avec un nucléaire en berne? Les écolos ont les lèvres gercées, ils ne peuvent plus rigoler. Je propose qu’on les embauche tous pour souffler sur les éoliennes les jours sans vent.
Ne nous affolons pas: les Allemands font l’expérience de la disette énergétique avant nous. A commencer par les brasseurs de bière qui, outre l’eau, ont besoin de gaz pour le maltage, le brassage et le houblonnage de leur breuvage fétiche. Sans parler des verriers gros consommateurs eux-aussi de gaz venu de Russie.
Bien sûr, je vis dans une utopie car je sais que nos lendemains seront encore pires vu que personne n’est prêt à remettre en cause son mode de vie, son mode de consommation et sa liberté d’aller et venir à bas coûts. Au diable l’avarice!

Je ne veux pas ici échafauder d’obscurs lendemains pour le monde des loisirs, de la marche, de la course à pied, du VTT, mais il apparait que si des restrictions devaient être prises dans le massif vosgien à cause de la sécheresse, on pensera en premier lieu à nous les consommateurs de bien-être.
Le feu au lac

Les effets de la sécheresse se font sentir de façon inattendue. C’est le cas à Gérardmer qui n’arrive pas à faire face à ses besoins en eaux potables en pleine saison touristique…et alors même que le site est au cœur du massif vosgien.
On va donc pomper dans le lac pour subvenir aux besoins…et malgré la baisse du niveau d’eau qui fait défaut pour les pédalos et les baigneurs.
Anniemek Van Vleuten

Anniemek Van Vleuten n’a pas volé son Tour de France dans le quart nord-est.
Songez qu’elle s’entraîne fort pour en arriver là, selon cyclisme et dopage:
1.200 heures par an, 33.000 kilomètres, 430.000 mètres de dénivelé, souvent en altitude en montagne où elle multiplie des stages en dépensant l’équivalent de 700.000 Kcal à pédaler (source)
Antoine Vayer qui a entrainé des équipes cyclistes dans le passé ose toutefois un parallèle avec Jeannie Longo « C’est une méticuleuse, elle aussi. Van Vleuten n’a pas tout à fait son palmarès. Quoique. Elle n’a pas de mari qui a commandé de l’EPO par Internet, quoiqu’il faudrait vérifier. Elle n’a pas encore de casseroles et de contrôle dopage positif. Une sacrée carrière non ternie : elle pourrait devenir ministre«

Juillet est réputé pour les vacances en tous genres. Je me suis tenu à l’écart du grand chassé-croisé estival, préférant laisser la place aux familles. Mais j’ai tenté tout de même le cyclo-camping pendant quelques jours. La surchauffe climatique n’est pas spécialement ce que je préfère. On dit qu’il va falloir s’y habituer et que le réchauffement de la planète va durer…plusieurs générations.
Fait notable pour les cyclistes, les maires ferment leurs fontaines publiques (comme à Bourbach-le-Haut) lorsqu’elles desservent de l’eau potable. On n’a plus qu’à se rabattre sur l’eau des cimetières. Arroser les fleurs tombales, oui…mais de l’eau pour les cyclistes, non! Cette discrimination n’est pas du meilleur aloi.
A pied 28 km

A VTT 44 km

En route 1035 km





On a pris la route de Rammersmatt, Daniel et moi. Et comme ça allait bien, on a poursuivi jusqu’à Bourbach-le-Haut. Attention à Bourbach, la fontaine est fermée!
Après Bourbach, le Schirm est une formalité. Masevaux arrive vite.
Puis on prend la Seigneurie et un café. Merci Max! Les grosses carpes se dorent la pilule.
On rentre en longeant le Soultzbach jusqu’à Soppe-le-Bas. La grimpée de Soppe est casse-patte. Puis Michelbach, Cernay et Wattwiller pour finir. ça fait 700m quand même pour nos petites jambes.

A Wattwiller, la fontaine est ouverte.


J’ai fait « mon vélo » en soirée.
Hier soir, j’ai pris mon routier pour rejoindre la capitale mulhousienne.
A 19 heures, il fait bon. Je file même bon train le long de la Thur avant de bifurquer sur Wittelsheim et de rejoindre Pfastatt.
Après tout est question de flair. Je défie à quiconque de me dire quel est le meilleur chemin pour rejoindre à vélo la rue du Sauvage au centre de Mulhouse. Dans le passé j’ai révisé ce parcours avec mes amis du CADReS.
Il faut donc atteindre le fameux pont de Bourtzwiller qui enjambe l’A36 et qui fait tant causer les cyclistes…et ensuite se faufiler.
Une fois passé le pont de l’Ill, regardez où je passe…

J’emprunte un itinéraire fléché « centre historique ».
C’est tout simple et tout droit, c’est vite dit. Il faut compter avec les nombreuses intersections, une quinzaine (!), où vous risquez à tout moment la collision. ..et un chapeau de gendarme rue de l’Economie où l’on circule parmi les travaux. Donc avancer avec prudence.
Pour le retour de nuit, il faut être équipé en conséquence.
Lampes et gilet de sécurité. Avancer lentement pour quitter la ville car les jeunes riverains occupent souvent les rues. J’ai commis une erreur en prenant un sens interdit non autorisé aux vélos, la rue du Colombier et la voiture en face a été surprise…

Une fois hors l’agglo, tout va bien. La piste de la Thur est fraîche et déserte sauf sur la passerelle occupée par les jeunes du voisinage. Seules les pompes à maïs achèvent d’assécher la rivière et au passage je me prends une giboulée impromptue.
Il est indispensable d’avoir un bon phare qui éclaire toutes les aspérités du sol…et aussi les noctambules.
Cette piste de la Thur a mauvaise réputation la nuit, à tort ou à raison. Elle est pourtant indispensable en tant qu’itinéraire vélo.
Rouler de nuit implique la limitation d’éléments sensoriels indispensables à vélo comme la vue, on a moins de perspective et le ressenti de l’équilibre peut-être faussé par les aspérités du sol, le surgissement d’ombres parasites. Toujours se méfier du surgissement d’animaux sauvages.
A vingt-trois heures, je suis arrivé.
Houlala, qu’est-ce que j’ai inventé ce matin pour démolir le Tour!
Mais non on se trompe, je ne démolis rien. Au contraire je suis un libre penseur, c’est à dire un partisan du laisser-faire. Bref, un vrai démocrate comme on les aime en France!
On n’a plus de courant à la rentrée? pas grave, éteignons la lumière
On n’a plus de pétrole? pas grave roulons à vélo
On n’a plus de moutarde? mais on a du vinaigre
On n’a plus de serveurs? mais on a des selfs
En France, on n’a plus de pétrole, mais on a toujours des idées
On a même des politiciens d’un imprévoyance totale et on se demande comment on va réagir si Poutine nous balance un missile perdu.
Donc dans ce Tour du Quart de France , que voit-on? des chutes en cascade de femmes à vélo parfaitement filmées depuis des hélicoptères et des motos. On en arrive à se demander si ces cascades à vélos ne sont pas programmées pour amuser la galerie. Notez bien que des cascades de chutes chez les hommes, il y en a aussi. Donc n’incriminons pas le sexe faible.
Chef, chef, y’a un problème!
Chacun y va de sa petite explication:
Sans doute un peu de tout à la fois.
Mais ce qui est spectaculaire, terme convenant parfaitement, c’est de voir cet enchevêtrement de jolies petites coureuses à vélo qui peinent à se relever empêtrées dans un amas de vélos rutilants. Manifestement ces chutes sont douloureuses, comme on l’imagine vu la vitesse à laquelle elles se produisent.
Sûr que le niveau d’audience de France Télévision doit grimper au fil des jours jusqu’à demain avec la fameuse Planche-des-Belles-Filles.
Sur les réseaux asociaux, l’heure est au dénigrement.
Cependant dans cet océan de critiques souvent injustes pointe une mise en cause plus sournoise
Effectivement ce Tour des femmes ressemble à un match individuel sans stratégie d’équipe. Dès qu’une côte survient, on se tire une bonne bourre, puis une fois en haut on se regroupe pour faire amie-amie comme si on allait parler tricot ou prendre le thé.
Je suis acerbe.
Notez bien que moi je m’en fous de la stratégie de la course, ce que je vois en revanche, c’est ce grand n’importe quoi auquel on est arrivés en prolongeant le Tour de France d’une semaine pour amuser la galerie avec des jeunes femmes nullement préparées à cette clownerie à vélo.
Le vélo va t-il en sortir grandi?
Certainement pas. Au contraire, après avoir privatisé des routes entières au nom du vélo, là où l’on nous laisse à peine des bordures étroites et rapiécées le reste de l’année, les parents qui regardent ce cirque médiatique à la télé vont donc en déduire que, oui, le vélo est définitivement dangereux pour la vie de leurs enfants et qu’il ne faut surtout pas les envoyer au collège sur leur vélo.
Aujourd’hui étape Bar-le-Duc/ Saint-Dié-des-Vosges

Classement général

Avant de parler, faire du vélo!
C’est le journaliste de France Info qui s’insurge qu’on puisse railler les femmes du Tour sur la toile. Bon alors je me tais.



Samedi étape Sélestat-Le Markstein

voir les horaires de passage de l’étape
Où sera t-on le mieux pour voir passer l’étape?
J’avais imaginé aller au Markstein, mais on ne verra rien, c’est plat. A mon avis, depuis Thann, le mieux sera l’auberge du Ballon dans la montée du Grand Ballon. Il y a de la place…et l’auberge pour boire un coup. La caravane passe à 16 heures, il faut donc y être avant.
Attention la circulation sera interdite dès 8 heures à Goldbach
Pourra t-on passer à vélo à Goldbach? je ne sais pas

– Fermeture de la RD 431 dans les deux sens de circulation à partir de 13h00 jusqu’à 18h30 entre son intersection avec la RD 430 au Markstein et le Grand Ballon au PR 7+056,

Finalement, on fait tout pour nous décourager. Je vais peut-être rester devant la télé.
Pour les amateurs de VTT, comment aller à l’auberge du Ballon sans prendre la route…

Pour éviter la chaleur, partir tôt. L’inconvénient de partir tôt, c’est qu’on rencontre le flux des actifs qui partent travailler. Bien garder la bordure!
EGLISE NOTRE DAME DE GILDWILLER
Ce site de pèlerinage remonte au début du christianisme. D’après une légende, les communautés de Gildwiller et Falkwiller avaient d’abord voulu construire leur église dans le vallon, entre les deux villages. Les ouvriers qui travaillaient à la construction ont eu la surprise un matin de ne plus retrouver leurs outils: ceux-ci se trouvaient sur le Mont de Gildwiller. La deuxième nuit, le même déplacement nocturne a eu lieu. La troisième nuit, les villageois firent dormir des gardes sur place: ils se réveillèrent avec les outils… sur le Mont ! C’était un signe la vierge voulait que l’on construise l’église à cet emplacement.

C’est cloche, alors…
Après un incendie en 1915, quatre nouvelles cloches ont été inaugurées en 1927. Elles pèsent respectivement 330, 275, 115 et 55 kilos. Richement ornées d’angelots et de frises, ces cloches ne sont malheureusement pas d’une grande justesse musicale. Il n’en reste pas moins que cette sonnerie est la plus grosse du canton de Dannemarie après celle de Balschwiller.


A 10 heures, j’ai éteint la télé.
Raoul Taburin ne m’a pas convaincu. Poolvoerde nous a habitué à mieux avec Le vélo de Ghislain Lambert en 2001.
Imaginez un scénario qui tient en sept mots « je ne sais pas faire de vélo ». C’est avec ça qu’on veut nous tenir en haleine pendant tout le film. C’est une fable à laquelle je n’ai pas cru.
Certes le moment marrant, c’est quand Tabourin fait un plongeon dans le lac avec son vélo à la sortie scolaire, obligeant la maîtresse à plonger toute habillée pour récupérer son élève.
Mais un type qui toute sa vie n’arrive pas à faire du vélo, non. Pour moi c’est de la contre-culture qui démolit l’image de la petite reine.
Je dois avoir les lèvres gercées.
Et en plus, on nous dit, hors écran, que Poolvoerde s’est viandé avec le single speed qui trône dans l’atelier et qui lui a valu une terrible triade du coude ainsi que 17 points de suture.
Tout au plus appréciera t-on la mise en scène années 50.

Salut à ce collègue qui au Vieil Armand m’a dit « salut Maxouvélo ».
C’est la montée que je n’aime pas, celle du Vieil Armand. Dès Uffholtz, ça grimpe. Il me faut une heure pour effectuer les 10 bornes avec un cardio qui oscille entre 140 et 150. Je ne peux donc faire mieux. Ce qui est « angoissant » c’est de voir des athlètes vous doubler, souvent des quadras qui me laissent admiratif. Ils filent. Je manque de peu le cul d’une bouteille de Smirnoff. Je descends, je retire tous les débris. Et puis sur les 10 kilomètres de montée, l’inévitable ce sont les motos. Je ne mens pas, au moins cinquante motos dont beaucoup de Britanniques aujourd’hui. J’ai mis mon feu rouge clignotant. Si ça peut servir à quelque chose…
Devant moi un cyclo qui débouche au carrefour de Wattwiller; un cyclo « à ma main ». Je veux dire qu’il grimpe comme moi et je resterai trente mètres derrière jusqu’au petit pont en bas de la dernière ligne droite. Je suis dans sa roue et il me dit qu’il cherche un dernier pignon. J’aime les gars humbles qui se laissent surprendre dans la dernière bosse par un petit coup de moins bien.
Il s’arrête à l’ossuaire.
Et il me dit la semaine dernière j’ai fait le tour de la vallée de la Thur à pied (100km).


Le Tour de France féminin (organisation ASO) commence demain 24 juillet à Paris, c’est à dire le jour de l’arrivée du Tour de France hommes.
Il y a des étapes de plaine pour les sprinteuses et les baroudeuses, et d’autres pour les grimpeuses déclare sur France Infos la directrice Marion Rousse, cycliste elle aussi et chroniqueuse à France TV.

Un Tour de France qui en fait se cantonne à une semaine dans le quart nord-est du pays avec une arrivée à La Planche-des-Belles-Filles (bien nommée) après Bar-le-Duc, Saint-Dié, Sélestat, le Markstein.
La favorite sera Annemiek van Vleuten.