Par temps de pluie

Par temps de pluie, je reprends ma pointe de Pen -Hir…
…puis je passe à cet extravagant empilement de roches de la pointe de Pontusval

Municipales, Maxou y met les pieds

liste conduite par Gilbert Stoeckel, premier adjoint de la municipalité sortante

C’est parti. Avec les Municipales qui se dessinent, les candidats se révèlent l’un après l’autre. Dans nos boites à lettres. Et pour faire « fun » sur les réseaux sociaux.

Ainsi dans ma commune à Thann, la liste Thann demain. Ne ratons pas l’opportunité de parler vélo. Cela n’arrive que tous les …six ans; moins souvent que les Présidentielles.

Parlons donc vélo à ceux qui briguent nos suffrages car pendant six ans, on ne nous entendra plus.

traverser Thann à vélo, l’horreur cycliste! (lire mon article)

Dans ma boite un flyers qui proclame une sincère démocratie participative. Comme on aimerait le croire! Je ne sais plus qui disait les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Mais pas de mauvais procès d’intention. Admettons! D’autant que dans le domaine des mobilités urbaines, Thann privilégie à fond la voiture et n’a pas de culture affichée en matière de mobilités douces.

Alors la liste Thann demain, si j’ai bien compris n’est autre que la liste sortante de la précédente mandature amputée de son maire. Menée par le premier adjoint Gilbert Stoeckel, la liste Thann Demain joue la transparence, elle nous invite à venir échanger physiquement lors de cinq rendez-vous thématiques autour de thèmes choisis.

  • culture, sports et loisirs
  • citoyenneté et démocratie participative
  • santé et services à la population
  • environnement et développement durable
  • redynamisons la ville

J’ai déjà une opinion sur divers sujets concernant l’administration de la ville. Notamment sur l’état de délabrement de la voirie, le laisser-aller dans les parcs municipaux qui servent de squats à de jeunes désœuvrés pendant les inter-cours et les affreux ralentisseurs qui secouent le squelette des cyclistes en ville. Mais cela est tout personnel.

J’hésite… Où se trouvent les mobilités douces dans ce vaste programme de réunion avec les citoyens? Je penche pour environnement et développement durable. Le développement durable, ne l’oublions-pas, c’est une tartufferie inventée par les lobbys industriels en 1987 pour nous faire croire à la croissance vertueuse et bienveillante pour l’environnement. C’est un concept qui a fait « pschitt ». Il suffit de voir comment les véhicules SUV sont montrés du doigt aujourd’hui.

Je n’ai aucune crainte, ni illusion, pour les mobilités douces, tout reste à faire. Voila trois ans que j’habite ici et je n’y ai vu aucune illustration d’une quelconque volonté de promouvoir la marche et le vélo. Pire, Thann a même réglementé en 2014 les itinéraires accessibles aux VTT

Rue Jean Flory devant le collège de Thann, des pièges à cyclistes qu’on distingue avec peine à la nuit tombante

Thann est d’abord une ville du tout bagnole aggravé par une thrombose permanente avec la nationale 66 qui la traverse et son trafic pendulaire. Est-ce une raison suffisante pour y encourager encore plus le trafic automobile intra-muros? …et alors même qu’on y dispose d’un tram-train performant handicapé par le prix de son billet. 10 euros aller-retour pour aller à Mulhouse, c’est trop peu dissuasif pour ne pas prendre sa voiture.

En revanche des parkings à voitures partout. Des parkings parfois gigantesques.

  • parc Jacquot
  • parc 7 août
  • parc De Gaulle
  • parc Bungert
  • parc Match
  • parc Tassigny
  • parc Kessner 1 et 2

Et pour le vélo?

Pour le vélo, aucun programme. Tout est à l’abandon. Pas d’itinéraires prioritaires jalonnés et protégés. Absence de voies dédiées et matérialisées. Voie Verte de la Thur en jachère dans la traversée de la ville et recouverte de revêtements rapiécés. Même la rue de la Paix désignée « colonne vertébrale » est-ouest du vélo, est parsemée d’embûches avec des intersections multiples non protégées et des circulations sur trottoir non conformes aux recommandations du CERTU.

Les ancrages vélo?

J’avais été consulté il y a quelques temps en janvier 2018 sur la rénovation des ancrages qui permettent de garer son vélo en ville sans risquer de se le faire voler. Depuis plus rien!

Pour se convaincre du peu d’effort de la municipalité sortante en direction du vélo, un signe ne trompe pas: la quasi absence de vélos dans les parcs à vélo du collège et du lycée. Ce qui est bien la preuve que la jeune population se détourne de ce moyen de déplacement par absence de promotion et d’engagement de la puissance publique locale.

Vous aimerez peut-être aussi…

Thann la nuit

Le dos du chien à VTT…

J’ai attendu que le nuage de pluie passe au-dessus de la montagne. J’ai fait un tour de plat dans la plaine puis je suis revenu au pied de Leimbach
A Rammersmatt, j’ai calé dans la rue Bellevue
J’ai fait des efforts pour rester sur le vélo Mais en vain, trop dur pour moi (13% dit Openrunner, j’ai un doute)
A Spannplatz, ça redevient difficile
Le Kohlhuttenweg est beau avec son tapis de feuilles, mais il se poursuit par un dédale de cailloux à 15%, alors je pousse.
J’hallucine, le champignon a opportunément choisi de pousser le long du piquetage topographique
Au Hochburg, pas d’aubergiste. La bière attendra.
Au monument du bataillon de choc, je m’offre une vue du paysage. Le drapeau flotte fièrement.
A Bitschwiller-lès-Thann, le monsieur me dit ne pas connaître l’origine de cette jolie tour. Elle est entre les mains d’un particulier qui l’entretient. Peut-être les vestiges d’un ancien site industriel.
Rutilante Mustang (Thann autos)
Un beau pickup Chevrolet que j’estime être du début des années 50. Moteur 6 cyclindres qui devrait pouvoir grimper le Hundsrück en quatrième vitesse (valeur estimée 30.000 euros). Genre Petite Maison dans la Prairie
J’aime moins ce Ford, ça fait un peu cow-boy parvenu

Et si vous voulez voir mon parcours semi-poussé, semi roulé, c’est là…

https://www.openrunner.com/r/10624373

Pen-Hir

C’est pas beau, mais je publie quand même. Je n’ai rien fait depuis plusieurs mois et ce genre de texture bretonne est délicate. La côte rocheuse, le grès armoricain du coté de Camaret, est recouverte de végétaux aux coloris changeant et faire de l’écume à l’aquarelle n’est pas facile non plus. Vous avez les données du problème.

Ouf!

TDF 2020.On y échappe. De peu.

Recycler l’air rapporte gros

Eolienne de Schönwald en Forêt Noire (vélomaxou)

Recycler l’air, des petits malins savent faire. J’ai vu cette semaine des champs éoliens à perte de vue qui se dressaient dans la plaine céréalière de la Marne entre Chalons et Sézanne. Plus près de nous, il existe ceux du Barrois entre Void et Ligny-en-Barrois.

On est loin des vertueuses solutions de nos écolos verts lorsqu’on apprend que tous ces énormes mâts qui surgissent dans nos campagnes ne sont que le fait de financiers étrangers venus pomper la manne des subventions accordées par l’Etat à ces aimables investisseurs.

En fait si les éoliennes se répandent ça et là, c’est tout simplement parce que le gâteau vient d’EDF qui ponctionnent ses abonnés sur les factures d’énergie…pour le redonner ensuite aux fonds de pension qui émargent dans les sociétés de l’éolien.

A propos du gâteau d’EDF, il est temps d’en profiter car cette boite née en 46 est en quasi-faillite comme beaucoup d’autres fleurons français. Bruxelles est passé par là car dézinguer une boite publique qui produit du courant peu cher, ça arrange la concurrence.

C’est ce qu’on entend dire.

Du coté des communes et des agriculteurs, l’intéressement n’est pas moindre. On parle ainsi de 30.000 euros de loyer par an pour un seule éolienne! Pour une paysannerie en jachère, le calcul est vite fait, à la place des veaux, mieux vaut élever des éoliennes.

Reste un hic: au bout de vingt ans l’éolienne est morte et le démantèlement reste à charge du propriétaire des lieux… sans parler des 200 tonnes de béton enfouis dans le sous-sol et de tous les câbles souterrains destinés à évacuer l’énergie.

Ces aimables joujoux qui produisent un mégawatt les jours de vent (20% du temps) n’ont rien à voir avec les deux tranches nucléaires de Fessenheim (1800 mégawatts/80% du temps, la moitié de la production alsacienne) qu’EDF vient d’abandonner sous les hourras écolos (500 millions de manque à gagner que l’Etat (donc nous) s’engage à verser à EDF)

Si j’ai faux dans ce minuscule billet, les verts pourront me corriger et j’en serai rouge de honte.

Facultatif, le code du cycliste

Avec le Code du Cycliste qui vient de paraître, je vous le dis tout net, ça ne donne pas envie de faire du vélo. (3 euros en version numérique et après avoir ramé avec le serveur de Dalloz modèle 1.0). D’ailleurs la France n’est plus un pays de vélo depuis longtemps et elle en paie le prix aujourd’hui dans ses espaces urbains. Sortir un code du cycliste parait donc un peu contre-productif.

Puisant au tréfonds du droit écrit de circuler à vélo, l’auteur, Ludovic Duprey rassemble les textes fondateurs de nos interdits à vélo comme pour nous menacer par avance de toutes nos incartades quotidiennes. Pourtant je le sens sympa Ludovic et un peu gêné aux entournures d’avoir commis cet ouvrage. Normal, c’est son job, le droit.

On y trouve notamment de nombreux textes en relation avec l’usage d’une remorque qui rappelle bougrement le Front Populaire et les congés payés qui témoignent d’un total décalage entre le droit cycliste et la modernité. Par exemple apprendre qu’une remorque excédant 1.30m de largeur doit comporter non pas un mais deux feux de position ou qu’il est interdit de rouler de front avec une remorque. Il est vrai que deux types qui discutent à vélo en tirant une remorque sur la nationale, c’est très fréquent.

A titre anecdotique, on apprendra aussi qu’au lieu de la sonnette, on peut disposer d’un grelot! Tiens, je vais m’en procurer un pour faire le buzz en ville…ou qu’il est interdit de se faire remorquer par un véhicule (on se souvient que, môme, on aimait s’accrocher aux remorques tirées par les chevaux) ou de faire de la publicité lumineuse sur son vélo (là je ne vois pas…)

Viennent ensuite quelques nouveautés de la dernière décennie comme le « tournez à droite » aux carrefours à feux ou le fameux « double sens cyclable » que les municipalités renâclent à généraliser…ou encore le gilet haute visibilité.

Au chapitre des peines contraventionnelles, amis cyclistes méfiez-vous de la 5eme classe qui peut atteindre 3000 euros et une suspension du permis de conduire d’un an et aussi …

  • l’interdiction d’émettre des chèques et de se servir de sa carte bancaire
  • le retrait du permis de chasse!
  • la confiscation des armes dont le condamné serait propriétaire!
  • la confiscation de la chose (le vélo) qui a servi à commettre l’infraction

Dans un long avant-propos de 18 pages, Ludovic Duprey le confesse comme à regret dans sa conclusion: j’espère que les années à venir justifieront de nombreuses mises à jour. Comme on l’aimerait aussi.

C’est dommage, des pans entiers de notre droit à pouvoir rouler sont absents de ce code du cycliste comme celui du droit de rouler à VTT sous le régime forestier et comment lutter contre toutes ces interdictions et ces panneaux dissuasifs plus ou moins abracadabrantesques que génèrent les communes pour nous dissuader d’aller là où bon nous semble avec notre bécane.

Mais la France, on le sait, est orfèvre en interdictions diverses. C’est en tous cas dans l’air du temps.

Pour vous remettre de ce pensum, je vous conseille Pierre Sansot dans « Chemin aux vents » (Payot). Il ne se sent pas concerné par les associations des deux-roues avec poussettes, badges et pancartes…Il ne satisfait pas de la segmentation des flux et des espaces (à chaque véhicule sa bande, son parcours)…il préfère inventer au coup par coup (ses) règles, (ses) itinéraires, « faire l’indien ».

Les potins du lundi

Et sans vélo, c’est comment?

Je me suis offert dix jours sans vélo et j’ai marché. Cinquante kilomètres, petit à petit. La marche, c’est bien aussi, je l’ai toujours dit. La marche c’est un succédané au vélo, sans doute. Marcheur à vélo, je le suis déjà un peu dans les passages difficiles de mes parcours à VTT.

J’ai rencontré un marcheur du Club Vosgien à Roderen. Il m’a observé…et arrivé à sa hauteur je me suis arrêté. Étonné, oui, il l’était. D’habitude, il faut s’écarter vite fait, me dit-il. Ils ne sont pas méchants, mes chiens, quand l’un d’eux est venu renifler l’intrus à vélo. Quand un chien est affable, je peux répondre d’une caresse amicale sur la tête. Je suis membre du club de Masevaux ajoute t-il…je lui rappelle que les marcheurs de là-bas ne sont pas tendres avec le VTT…oui on a manifesté avec une banderole et menacé de démissionner du bureau lorsqu’un vététiste a traversé notre chantier en ligne droite dans la pente, après nous avoir dit de nous écarter!…il portait un casque intégral et d’un coup d’épaule notre président l’a déséquilibré dans sa course!…

Manif des marcheurs de Masevaux contre le VTT (3 avril 2018 journal l’Alsace)

Conflits d’usage, incivilités, devenus classiques comme dans nombre d’activités de la vie en communauté. Je ne peux pas cautionner ces comportements de cyclistes qui ternissent notre image, cela va de soi.

Sur la route que j’évite le plus possible, il est effrayant de constater notre vulnérabilité grandissante. Une vulnérabilité accrue par nos propres bêtises: rouler sans lumière, habillé en noir, à plusieurs de front,…

Leçon de fake news médiatique

Le plantage généralisé de la presse française, un bel exemple d’amateurisme

J’ai rencontré Nanard. Il jouait aux boules avec ses copains derrière le terrain de foot. Nanard, je le sais, n’est autre que Xavier Dupont de Ligonnès. Je ne vais pas le dénoncer, c’est mon p’tit doigt qui me l’a dit. Je le laisse jouer aux boules, paisiblement. Il ne sait peut-être pas lui-même qui il est en réalité, ni de quoi on l’accuse. Avoir assassiné sa femme et ses quatre enfants il y a plusieurs années. Comme on peine à retrouver le dénommé Xavier de Ligonnès, alors ce sera Nanard le coupable. Le brave Nanard en est tout tourneboulé. Comme ses boules.

Les médias si prompts à dénoncer les fausses nouvelles qui pullulent sur les réseaux sociaux viennent de nous donner une leçon magistrale de leur incompétence crasse en annonçant en cœur l’arrestation de Xavier Dupont de Ligonnès sans retenue. On allait voir ce qu’on allait voir…Tous les spécialistes « police-justice » étaient rappelés au front. Sur ce coup là, les chaines d’infos en continu si avides de news allaient trouver de quoi alimenter un nouveau feuilleton, après l’incendie Lubrizol de Rouen, après le carnage de la préfecture de police. Le Kurdistan pourra attendre encore un peu qu’Erdogan achève le sale boulot.

Las, au bout de 24 heures d’agitation intense dans les rédactions et sur les plateaux de télé, il a fallu se rendre à l’évidence, même avec de la chirurgie esthétique, le docteur Jekyll n’avait pu réussi à transformer Xavier Dupont de Ligonnès en un modeste retraité de la Régie Renault.

Est-ce grave docteur? Oui, c’est très grave que dans un pays démocratique tous les médias se trompent ensemble et colportent une fausse information avec le concours d’informateurs policiers. Que des journaux puissent se compromettre ainsi est pour le moins inquiétant. Il convient se se méfier de cette collusion entre la presse et la police qui fait qu’aujourd’hui sur les plateaux de télé on ne sait plus qui est le policier et qui est le journaliste.

Aujourd’hui polices et médias se renvoient la balle de cette bévue. Il faudrait que la police trop bavarde se ressaisisse et que la presse caméléon prenne davantage de précautions avant de dupliquer sans nuance ses infos sur celles du voisin.

Se méfier de l’autre?

C’est un signe des temps. Ton voisin de bureau peut subitement t’égorger sans même prévenir. Dès lors que faire? On avait déjà des précédents. Le type qui sur la route sort un flingue, celui qui canarde une foule au spectacle, …

Alors on nous propose la société de vigilance, celle du soupçon. Le corps social est ainsi mis à l’épreuve tandis que l’Etat se débarrasse de la patate chaude en oubliant ses devoirs de protection. Je me souviens qu’en Angleterre, on propose dans les villages de dénoncer tout suspect parmi le type qui passe. En France on a de plus en plus de communes qui arborent le sigle « voisins vigilants ».

Suspecter son voisin. Triste perspective.

L’assistance? bof…

On va me dire que j’en fais une fixation. Mais pourtant sans que cela paraisse, le phénomène de l’assistance électrique sur nos vélos poursuit son chemin. Ce faisant, le champ des pratiquants s’est considérablement élargi. J’en rencontre partout. Surtout « des grands commençants » qui viennent grossir les rangs du VTT le dimanche. Ils s’attardent au bas du chemin, nous regardent passer, puis nous dépassent avec allégresse. Un véritable phénomène de jouvence pour ces nouveaux venus au vélo. Ce qui ne manque pas de faire réagir les inconditionnels du gros mollet, « le cyclotouriste assisté aura t-il seulement l’illusion d’être plus jeune, beau et bien portant? » s’interroge un lecteur de Cyclotourisme 694 d’octobre… puis il ajoute, perfide, « je ressens du plaisir à renoncer à consommer des métaux et des terres rares, de l’électricité qui, quoi qu’on en dise, est tout sauf propre. »

Voila donc les assistés du vélo habillés pour l’hiver. A la fédé, on doit être embêté de voir se dessiner un schisme entre les pros et les anti assistance alors même que ses adhérents se précipitent en masse pour s’équiper du fameux vélo « qui vous booste  » dans les côtes.

Je ne me fais pas trop d’illusion. Avec la montée en puissance du VAE dans tous les registres du vélo, mon champ de lecteurs va s’étioler assez vite…sauf si je m’équipe à mon tour. Pour comprendre l’étendue du problème, il faut se rendre compte que là où vous proposez des circuits de 25km à VTT lors d’une sortie dominicale, les pratiquants du VAE peuvent sans difficultés en avaler plus du double sur le massif vosgien. Serge Mannheim, mon voisin vélociste, me le confirme; entre midi et 14 heures, il grimpe sur son VTT au Thannerhubel, redescend dans la vallée, grimpe à Freundstein, puis après le col Amic rentre chez lui par la route. Les connaisseurs apprécieront. Entre VTT et VTTAE, on ne joue pas dans la même cour.

Mais pas trop, avec Jeremy

Quand on part avec un compagnon qui souhaite rejoindre le club, mieux vaut connaître son parcours, ses difficultés pour paraître digne de confiance.Ne pas décourager le nouveau-venu.

Ce matin le club Etoile 78 de Vieux-Thann reçoit un p’tit nouveau, Jeremy. Ce sera du veuteuteu.

Alors on prend un itinéraire à la fois concret et …substantiel, mais pas trop. C’est tout un art d’accueillir un nouveau venu. Donner le sentiment qu’on n’est pas un bleu…mais pas trop. Évidemment, certains postulants cavalent devant dès la première bosse…et je rentre « sur les ridelles ».

Avec Jeremy, non.

Il s’est comporté bien sage dans ma roue…mais pas trop. On a accumulé toute de suite des bosses bien grasses où l’on devait à la fois presser sur les pédales…mais pas trop, pour ne pas perdre la crête du chemin et sombrer dans les ornières marécageuses.

Tu vois la côte en face de nous…il faut mettre tous ses pignons et pédaler le plus haut qu’on pourra…à vélo, s’assigner toujours un objectif de progrès.

Oui, je sais. Jeremy, bon prince a même proposé de rentrer « plus court » lorsqu’il a vu le travail à fournir et constaté qu’il devait aller puiser des ressources inhabituelles au fond de lui-même. Alors je lui laissé entendre que oui, on allait rentrer ensemble « plus court »…mais pas trop. J’ai menti… mais…..

La dernière côte sera de grimper par à Michelbach la route de Guewenheim. Je lui ai dit à Jeremy, ça monte encore un peu…mais pas trop. Alors il a fait contre mauvaise fortune bon cœur Jeremy, et il a gravi la dernière montée « à sa main ». Chaque début d’année je vois des routiers s’étonner de faire du sur-place dans ce passage à la sortie de Michelbach.

Puis alors qu’on se laissait couler dans le chemin, il s’est enquis de savoir si je roulais beaucoup et combien. Oui, lui ai-je répondu, beaucoup… mais pas trop. Il a semblé rassuré. Je lui expliqué que dans la discipline, il existe des boules de muscles capables de plier les manivelles et d’autres, comme moi, qui font du mieux qu’ils peuvent en intégrant le fil du temps qui passe…mais pas trop. Puis le reste n’était plus que du cheminement à plat et on s’est arrêtés pour discuter avec les uns et les autres promeneurs rencontrés. Des aérostiers attendant leur remorque, des pêcheurs amorçant leur poisson, un marcheur et ses deux chiens éblouis par notre attention à l’égard du single, c’est la première fois que je vois ça, des vététistes aussi prévenants.

A la revoyure? Marché conclu!

https://www.openrunner.com/r/10611427

Je suis donc revenu à mon terroir après une absence d’une dizaine de jours. Le temps de rompre un peu avec le rythme quasi-circadien qui occupe mon univers cyclopédique. Mes lecteurs fidèles peuvent donc être rassurés. Ils m’ont manqué.

Vélomaxou est en vacances

Ce blog est en vacances.

Si vous vous sentez une âme de rédacteur, si vous avez envie d’écrire, de dire des choses en relation avec nos mobilités, envoyez-les moi. Je les publierai.

velomaxouleclub@gmail.com

Dimanche, la Commanderie

VVT et route.

Dimanche, les Randonnées de la Commanderie organisées par Loisirs Rixheim Vélos.

Une valeur sûre que je vous recommande.

Tout est décrit ici

Cernay, bonnet d’âne

Cernay est anti-vélos. Je le suppute. Je ne sais pas de quand datent ces panneaux mais force est d’admettre que le fonctionnaire qui a imaginé ça va à l’encontre de l’air du temps.

Obliger les cyclistes sur une Voie Verte à mettre pieds à terre est une hérésie. Personne évidemment parmi les cyclistes ne respectera cette obligation.

Alors pourquoi nous l’imposer?

Je vais vous le dire.

Tout simplement pour atténuer la responsabilité de l’automobiliste qui renversera un vélo.

Encore une fois nous assistons à une réglementation qui privilégie la voiture au détriment du cycliste. Le bon sens voudrait qu’on protège cette traversée pour les piétons ET pour les cyclistes. Or c’est justement l’inverse qu’on fait.

Pour la petite histoire, souvenons-nous que le pont Gustave Eiffel a entrainé l’interruption de la voie cyclable lors de sa construction.

En 2006, on a clairement sacrifié la Voie Verte.

Ajout de parcours

Au départ beau temps

Quand je me penche sur ma feuille blanche à l’écran, il y est écrit « ajout de titre »…alors aujourd’hui, j’écris « ajout de parcours »

Oui, je pars sans trop savoir où, ni combien, comme beaucoup d’entre nous. Je ne sais pas si les coureurs à pied ont aussi une part d’inconnu dans leur trajet.

Ce qui est bien à vélo, c’est de pouvoir compter sur des variantes. Personnellement je pars sans grand enthousiasme avec le besoin de me tester. J’ai mes prérequis…et mes faiblesses. Commencer par le plus facile? oui, c’est tentant, on se laisse glisser dans le vent sans même pédaler. Et après?…Aller jusqu’à Colmar, vent portant, c’est à la portée de tout le monde. Mais il faut revenir. Alors quand le vent est trop reposant, je biaise. Je veux dire, je prends le vent de 3/4 avant, puis de travers et je savoure déjà le temps où le vent va passer arrière. Je suis une sorte de resquilleur sans le vouloir puisque je retourne par définition à mon point de départ. Le facteur vent est décisif à vélo.

Roublard avec moi-même. J’utilise une autre astuce. Je n’affiche que l’heure à l’écran et je joue les devins. Combien de kilomètres? Il existe un seuil bas en-deça duquel je m’interdis de rentrer. Ma fierté serait altérée.

Des petites choses insignifiantes et vaniteuses.

Je le confesse.

Je rentre juste à temps

https://www.openrunner.com/r/10571911

Baïkal

Le luxe? C’est le déploiement devers moi de vingt-quatre heures, offertes chaque jour à mon seul désir. Les heures sont de grandes filles blanches dressées dans le soleil pour me servir.

Je pêche un omble de trois kilos. Je lis Bachelard près de mon feu.

Je viens de terminer la lecture de « Dans les forêts de Sibérie » de Sylvain Tesson. Sylvain Tesson, c’est lui qui raconte sa chute de 10 mètres en escaladant une façade à Chamonix, celle de la maison de son ami Jean-Christophe Rufin. Il dit être « toiturophile« 

Sauvé, Sylvain Tesson conserve les stigmates de cet accident avec une paralysie de la face qui me donne un air de lieutenant prussien de 1870 dit-il.

C’est un grand voyageur, un wandere(u)r.

Vivre six mois en ermite au bord du lac Baïkal, c’est là qu’il a choisi de nous emmener.

Il emporte avec lui plusieurs dizaines d’ouvrages à lire sans oublier une quantité impressionnante de vodka et de cigares et se nourrit presque exclusivement d’ombles qu’il pêche dans le lac gelé après y avoir fait des trous.

Méfiance avec les ours: on ne sort pas sans une fusée éclairante sur soi pour faire fuir l’animal!

C’est une belle expérience de vie pleine de philosophie. Et c’est très bien écrit.

Sylvain Tesson est le fils de Philippe Tesson qui a fondé le Quotidien du Médecin et de Marie-Claude Tesson-Millet, docteur en médecine

Les potins du lundi

On l’oublie parfois, Thann est aussi une ville à risques SEVESO

Un incendie gigantesque?… où ça?…

A Rouen! C’est pas moins pire que Notre Dame. Et pourtant…

Il aura donc fallu attendre 48 heures pour qu’enfin les médias osent se pencher sur cette catastrophe gigantesque d’une usine classée Seveso à Rouen. La faute à qui?

La faute a une information de la plus haute importance, le décès de Jacques Chirac, celui que la rue bon enfant appelait « Chichi » mais qui au fond de moi-même ne me laisse aucun souvenir d’une disposition-phare pour la Nation. Chirac était ce qu’on nomme un radsoc bon teint qui faisait mine de s’inquiéter de sujets graves avec de bons mots comme « notre maison brûle… », mais qui ne faisait rien de concret. Mourir alors qu’une usine Seveso prend feu, c’est pas de chance. Je ne vais rien ajouter à ce concert de louanges qui ressemble à celui des républiques bananières lorsqu’elles perdent leur leader maximo.

Cette France là ne m’intéresse pas. Je la laisse à ses funérailles.

Je ne suis pas adepte des commémorations, on l’aura compris. Mais les œuvres humanitaires, oui. Sans en être militant d’une cause plutôt que d’une autre. C’est ainsi qu’il y a quelques mois, j’avais tenté d’apporter ma contribution aux Restos du Cœur. Nous sommes au grand complet, m’avait-on répondu. Bon de ce coté là, je n’ai pas insisté. Je sais que les bataillons de retraités se disputent les places. Tant mieux pour les Restos si ils ont du cœur à l’ouvrage et autant d’atouts à faire valoir. Comme notre pauvritude est appelée à prospérer, Coluche ne chômera pas.

Hier, je me suis indirectement intéressé aux Virades de l’espoir en participant à l’élaboration d’un parcours familial à VTT avec mon club local. Personne n’est venu. Alors nous sommes partis seuls.

Qu’en conclure? ce que j’en conclus, c’est que les gens ne veulent pas se faire suer le burnous pour une cause humanitaire. En revanche pour le repas de midi, toutes les places étaient retenues. Qu’en conclure encore? Bouffer oui, se décarcasser non!

Daniel est déçu. Qui ne le serait pas. Lui qui tente de recomposer un club vélo peine à réunir du sang neuf. Où sont-ils les gens? comme dit Mélenchon. Les clubs? ils s’en foutent, ils roulent avec le voisin du quartier, ou la voisine. Daniel croit encore aux traditions, au bénévolat, à la convivialité.

Que nenni! Les clubs ont vécu. Chez les marcheurs (à pied, pas ceux de Macron) ce n’est guère mieux. Cette corporation n’est plus composée que d’alertes retraités qui frôlent le quatrième âge.

Alors foutons-nous z’en en commun. Faites vos marches et votre vélo sans vous soucier de personne.

C’est le maître-mot du jour: chacun pour soi dans une France qui dévisse un peu partout sur ses libertés, sur ses fraternités. Une réflexion qui n’arrêtera pas les premiers de cordée. Pour sûr! Je vois chaque soir dans la lucarne un monde étrange, celui de nos jeunes marcheurs de LRM fraîchement élus dans le sillage de Macron. Je ne me reconnais dans aucun d’eux. Vous ne serez pas étonnés.

Rien dans leur allure, leurs certitudes, leur argumentation de bazar, leur arrogance à l’égard du vieux monde ne me séduit.

Pourtant j’ai cru être adepte de modernisme dans mes attitudes, mon mode de vie, mais non, rien à faire, les éléments de langage de la Macronie débités par cœur ne passent pas. Ce marketing politique aura du mal à convaincre dès lors qu’il s’attaque à des sujets de fond comme la PMA.

« Voila ma maman et voici ma maman » Belle perspective humaine!

Il va falloir que je fasse des efforts. Beaucoup d’efforts pour admettre la fin du patriarcat au nom d’un féminisme libéré.

Pour les retraites, on a déjà compris: faire retourner nos vieux à la retraite des vieux d’antan, c’est à dire à l’indigence. Au nom d’une France qui recule d’année en année après ses Trente Glorieuses.

Mon Garmin a pris l’eau

Mon GPS, un truc fabuleux dont je ne saurais me passer

C’est bien fait si ton Garmin a pris l’eau. Tu n’as plus qu’à en racheter un.

Bon, sans mon GPS, je suis mal. C’est comme si on enlevait un jouet à son môme. Donc il a pris l’eau mardi quand j’ai roulé sous la pluie. Inutilisable puisque quand je l’allume un brouillard se forme derrière la vitre. Et le prix d’un joujou comme celui-ci tourne autour de 350 euros.

Il a quelques années de maltraitance, je l’avoue. La dernière fois, il s’est détaché du guidon et est entré entre la roue et le garde-boue du VTT et l’opération d’abrasion a été redoutable.

Alors, c’est décidé, j’opère. A vif. Après avoir ôté les batteries, j’ouvre. Des micro-vis à tête Torx. Et après, j’expertise. Oui, il y a de la flotte. Le sèche-cheveux est là pour évacuer l’eau. Et après avec un monocle d’horloger, j’observe le circuit imprimé…des points de corrosion sont apparents.

Je prends un pulvérisateur, je remouille et le balaie avec un pinceau…la corrosion s’en va. Puis je sèche à nouveau. Ensuite, la boue qui s’est propagée au fil du temps par les joints. Même opération. Avec de l’eau pulvérisée, j’évacue la boue au pinceau et je sèche.

C’est propre.

Je remonte délicatement, je monte les batteries…ça marche.

Ça m’embête presque, je croyais pouvoir justifier l’achat d’un GPS neuf en version 64 Sx avec Bluetooth intégré. Il va falloir attendre.

Chez Monsieur Garmin, comme dit Charles, la protection est IPX7 sur ce modèle, mais il faut vérifier que le cache-prise à l’arrière est correctement fermé, ainsi que le couvercle à batteries

IPX7 qui disent chez Garmin…quand c’est neuf
ça marche à nouveau

Il n’y a aucune raison de changer un produit qui donne satisfaction. Juste le ménager à l’avenir lorsqu’il pleut.

Tout ce que vous voulez savoir sur mon GPS

Virades de l’espoir

Deux vététistes à Vieux-Thann pour la Virade de l’Espoir

Aujourd’hui Virade de l’Espoir pour vaincre la mucovicidose, cette maladie qui affecte les bronches et empêche de bien respirer de jeunes enfants.

J’y ai participé avec mon club Etoile 78 de Vieux-Thann. On a construit deux parcours VTT pour accueillir les participants, on a planté des panneaux directeurs la veille qu’il faudra retourner déposer ce soir. Sauf un qu’on nous « barboté » autour du lac.

Deux participants!

Le Président et moi-même. Il faut avoir la foi chevillée au corps pour renouveler d’année en année ces animations humanitaires. On a donc fait nos parcours à l’envers, histoire de ne pas refaire la même chose que la veille.

Du coté de la Moto-Virade à Cernay, une participation exceptionnelle avec forces de gendarmerie pour protéger le cortège aux carrefours et énormes pétarades sur la route de Michelbach à Guewenheim.

Tous les espoirs de la Virade ne sont donc pas perdus.

Amsterdam et son art de vivre

Amsterdam, la gare

Ce matin, un très beau texte de Gabriel Anctil dans le journal « Le Devoir » (Canada).

De pédaler quotidiennement aux côtés de milliers de ses concitoyens insuffle une puissante impression d’appartenir à une collectivité à visage humain, où chacun doit considérer les actions et les mouvements des autres pour le bien-être de la multitude.

Je vous invite à le lire en ce jour d’automne pluvieux.

L’APIC veut piquer nos vélos

nos vélos vont-ils être obligatoirement marqués?

Carte grise en projet pour nos vélos. Le projet est dans les tuyaux.

La FUB et l’Union sport et cycles s’unissent pour fonder l’APIC dans le cadre de la campagne de lutte contre le vol de vélos. Cette nouvelle association cycliste souhaite se démarquer comme candidate à la gestion du futur Fichier National Unique des Cycles Identifiés.

A lire ici

Le Bicycode, qu’est-ce que c’est?

Carte grise vélo en projet

Le recyclage des vélos volés

Le danger de l’immatriculation

Essai pour voir

J’arrive à Saint-Nicolas un peu mouillé

J’ai voulu tester un parcours pour accueillir des randonneurs l’été prochain. J’ai bien préparé une trace à suivre du coté de Lamadeleine-Val-des-Anges et retour par Anjoutey. Jusque là tout va bien. (mon article de ce matin)

Sauf que quand j’allume mon GPS à Guewenheim, endroit projeté du départ, je m’aperçois que je n’ai pas chargé le bon parcours. Une erreur de « bleu » quand on part dans la précipitation!

Donc jusqu’à Lamadeleine, je connaissais les lieux.

La Chapelle à Lamadeleine-Val-des-Anges.La montée avec ses deux lacets à la fin est… « sélective »

Mais après j’ai navigué au pif, et je n’ai pas trouvé le chemin.

A Eloie, je n’ai pas trouvé la route bleue menant au fort de Roppe. Il est vraisemblable que c’est terrain militaire.J’ai donc fait un détour route rouge jusqu’à Roppe (le village) et ensuite je me suis embarqué sur la D83 très fréquentée. J’ai rejoint Anjoutey par les Errues.
Entre Etuffont et Eloie, la route est jalonnée de nombreux étangs.

A Eloie, je n’ai pas le choix, je dois aller à Offemont, c’est à dire la banlieue de Belfort. Je trouve une piste cyclable propre qui me conduit à Roppe. Mais c’est la sortie des écoles avec de nombreux enfants sur le chemin. Prudence!

A Offemont, une piste cyclable « espace partagé avec les piétons ». Je la prends

90km/1000m, ça me fait des kilomètres mais ce n’était pas une partie de plaisir à cause du temps médiocre. Comme disent les cyclos dans ces cas là, il faut avoir « la niaque ».

https://www.openrunner.com/r/10555324

Musique maestro!

Je commence comme ça ce matin. Je ne dérange personne. Pas de bureau partagé dans mon home, pas d’Openspace. De la musique à volonté.

Et puis après, je me pose. Qu’est-ce que je pourrais bien entreprendre de constructif avec moi-même?

Participant : moi-même

Moi-même, c’est mon ego ou mon autre. Mais je ne suis pas toujours d’accord avec lui. Des crispations, des mésententes surviennent sur la marche à suivre. La marche à suivre? Mon confrère et ami Pierre Brunner me surprend toujours lorsqu’une fois de retour de sa marche, il raconte sa balade avec lui-même sur son blog LTD RANDO 68.

Participant: lui-même, écrit-il. Comme pour se prouver qu’il était là et que ce n’était pas son double qui a accompli ce périple souvent exigeant. En somme, une sorte de confirmation s’il venait à douter en découvrant ses belles images du jour. Non, ce n’était pas un rêve, il était bien là.

Alors, aujourd’hui?

J’ai ce vague projet d’organiser une rencontre régionale à destination de Amis du Randonneur ( des gens à vélo). J’ai du temps devant moi car il faudra au préalable passer sous les fourches caudines de l’administration du Randonneur pour caser une date.

Alors voila, je vais tenter de construire un parcours n’excédant pas quatre-vingt kilomètres de vélo entre Masevaux et Belfort au pied de nos collines sous-vosgiennes.

la vallée de Saint-Nicolas

Au menu touristique, il y aurait donc Masevaux, Rougemont, ses arrosoirs, Saint-Nicolas, Lamadeleine-Val-des-Anges, puis une incursion dans cette zone des étangs autour d’Eloie, le fort de Roppe au cœur de la forêt, la Seigneurie, la gare de Sentheim, le train Thur-Doller,…

Autour d’Eloie

La fiabilité de nos bécanes

Je me demande parfois si nos militants de la cause vélo ne font pas fausse route avec des messages d’encouragement comme celui-ci:

Vous n’avez pas eu le temps de régler cette histoire de roue voilée ? Avant de sauter dans votre RER, venez déposer votre vélo devant la gare. Vous le récupérerez réparé à votre retour, à la fin de votre journée de travail. (source)

Une roue voilée? comment ça peut-être possible? elle est en chewing-gum cette roue? évidemment sur un vélo à 150 euros ne pas s’attendre à un miracle de la part du mécanicien.

Alléguer qu’un vélo puisse être défaillant tous les trois jours, non! Si le vélo est aussi peu sûr et solide, alors pourquoi abandonner sa voiture qui roule depuis longtemps sans qu’on sache où se trouve le levier du capot pendant au moins 30.000 kilomètres?

Un vélo de ville comme le mien. Un dégraissage de chaîne de temps à autre et rien d’autre.

Acheter un vélo et c’est tout. Il ne doit pas y avoir de programme de réparation hormis le remplacement de la chaine et des pneus tous les 10.000 km au moins…c’est à dire pas avant plusieurs années pour celui qui parcourt 15 kilomètres par jour.

articles en relation

le coût d’entretien d’un VTT

VTT grande visite

Avant la pluie

la récolte de betteraves, rare dans nos contrées

Elle était annoncée. Alors je suis parti en début d’après-midi. Deux heures de VTT suffiront.

Chêne de Schweighouse, trois fois centenaire
il nous enterrera peut-être…
Après les incendies du Sundgau, la palissade du relais de Schweighouse est en réparation. Une pure coïncidence?

https://www.openrunner.com/r/10547295

Pourquoi s’en prendre aux antennes-relais?

antenne de Schweighouse. Les vététistes sont nombreux à passer au pied pour rejoindre le lac de Michelbach

Vous l’avez vu dans la presse, quatre antennes relais hertziennes de téléphonie ont été vandalisées par des incendies dans le Sundgau. La dernière en date est celle en haut de la côte de Traubach que les cyclistes connaissent car la montée est sévère et l’on a le temps de voir le paysage.

Mais enfin, pourquoi détruire ces antennes que les zones rurales ont attendu parfois longtemps afin de ne pas être dans une zone blanche sans réseau?

Peut-être le fait d’électrosensibles qui ne supportent pas les champs électromagnétiques? Notez que c’est idiot de détruire les relais puisque vos téléphones vont émettre à pleine puissance pour tenter de joindre un relais plus éloigné.

Quoi qu’il en soit les exploitants ne font pas beaucoup d’efforts pour surveiller leurs installations. J’en veux pour preuve que le relais de Schweighouse/Thann est en péril.

Antenne de Schweighouse, la palissade n’a pas survécu depuis la chute d’un arbre. Depuis le vandalisme a fait son œuvre. On y entre comme dans un moulin (image 1 juillet 2018)

Plus de palissades depuis longtemps. On a l’impression que cet ouvrage est abandonné. Dès lors ne pas s’étonner si des vandales viennent achever le travail!

le dépeçage a déjà commencé (image 1 juillet 2018)

Les potins du lundi

Mine de lignite à ciel ouvert en Allemagne

Fin du mois, fin du monde

Qui pourrait croire que ces deux slogans découverts sur les pancartes de ceux qui manifestent pour le climat ont un quelconque rapport entre eux?

Prenons le cas du cycliste lambda qui fait son tour le dimanche, puis qui reprend sa bagnole le lundi pour aller bosser. En quoi pourrait-il être sensible à son environnement dégradé le long des routes dès lors qu’il doit assurer sa fin de mois pour faire manger sa famille.

Nous en sommes tous là.

Assurer notre lendemain proche avant le lointain. Pourtant le lointain devient proche si l’en en croit les experts. Les premiers à le découvrir sont les Américains, les premiers pollueurs de la planète, les plus riches aussi, doivent en effet faire face à des cataclysmes de plus en plus fréquents et violents avec les tornades qui dévastent leurs Etats.

Voici donc venue, l’heure où les conflits de revendications syndicales et ceux de préservation du climat se confrontent.

L’écologie à la base, ce sont des sciences naturelles où l’humain occupe une petite place

Aujourd’hui l’écologie tente de ramener à elle tous les tenants d’un retour à l’ordre des choses, un ordre qui peut sembler suspect à beaucoup. L’exemple allemand en est l’illustration. Après avoir fermé ses centrales nucléaires sous la pression écologique, l’Allemagne exploite d’immenses champs de lignite à ciel ouvert: des tonnes de CO2 et polluants envoyés dans l’atmosphère!

Pourtant samedi dernier, les écologistes étaient vingt mille à défiler pour le climat dans les rues de Freiburg im Breisgau, dans le Bade-Wurtemberg…et seulement mille à Strasbourg, la capitale européenne toute proche.

Cet étrange paradoxe des peuples en dit long sur nos incohérences actuelles et à venir.

Si la France est plutôt bien placée dans le peloton de tête des Etats vertueux en terme de réchauffement climatique, c’est aussi grâce à ses centrales nucléaires qui ne concourent pas à l’effet de serre. Cette vérité là, très peu sont prêts à l’entendre.

Les jeunes générations prennent le taureau par le cornes, elles ne veulent pas être les victimes de la fin du monde. Comme on les comprend! La jeune Greta Thunberg brandie en étendard suffira t-elle à réveiller les consciences?

Les compteurs du crédit de la dette environnementale tournent à grande vitesse et nous sommes nombreux à nous demander comment les arrêter. Des zozos à vélo continuent de penser qu’abandonner la bagnole pourrait suffire. Pas si simple! Ce sont des pans entiers de notre économie, de notre mode de vie, de notre organisation sociale et politique qu’il faudrait revoir. On n’attendra rien des libéraux qui nous gouvernent. Empêtrés dans un salmigondis de mesures illusoires, corsetés par l’Europe de Bruxelles, nous allons droit à notre perte.

François Schmitt

Une pensée pour François Schmitt, vigneron à Orschwihr. Chaque année, il accueillait les cyclistes de la région pour fêter le Vin Nouveau dans la cour de son Établissement.

2 octobre 2010, le Vin Nouveau aux caves Schmitt

Frein à disque

Je vais surprendre tous ceux qui ne jurent que pour les freins à disque rapportés sur le moyeu de leur bécane. A vélo les freins à disque vous les avez depuis des lustres. Sans le savoir. Je vous montre à quoi ça ressemble…

Le frein à disque pour vélo existe depuis la nuit des temps. Bien plus efficace que les freins à tambour sur les bagnoles le frein à disque vélo exige une faible pression sur le disque de grand diamètre représenté par la jante. En plus la jante sert à fixer le pneu. D’un pierre deux coups! Elle est pas belle la vie?

Alors chers amis cyclistes traditionalistes, ne rougissez-pas, vous avez été modernes sans le savoir. Avant tout le monde. Et ne cédez pas aux sirènes mercantiles qui vous font prendre des vessies pour des lanternes rien que pour vous vendre un vélo.

Journée du patrimoine à Thann

Le terroir viticole, un patrimoine chéri en Alsace (Le Rangen Thann)

J’ai hésité. La Collégiale, le cimetière juif, le musée, le château d’Engelbourg…Finalement ce sera les vignes du Rangen et pour finir « l’Aubiergiste ».

J’ai attaché mon cheval à la balustrade le long de la piste cyclable et j’ai emboîté le pas à Eugène Schnebelen qui cultive quelques arpents de vignes au-dessus de Thann sur la pente du Rangen. (Ils sont huit vignerons à Thann se partageant 20 hectares)

Le journal DNA lui a consacré un article récemment.

Nous saurons tout ou presque des secrets de la vigne, de sa fragilité et des moyens de l’entretenir. Riesling, guewurstraminer, pinot, les vins d’Alsace portent le nom des cépages.

mesure de l’indice d’alcool au réfractomètre. l’indice de réfraction d’une substance permet de mesurer la densité.

La particularité du Rangen c’est sa pente qui atteint jusqu’à 50° et sa roche provenant de l’effondrement rhénan. Le pied de vigne doit donc s’insinuer entre les failles de schiste pour puiser l’humidité et les sels minéraux.

Quand la vendange a lieu, la terre et les pierres s’amassent vers le bas de la pente sous l’effet du passages des vendangeurs. Il convient donc de les remonter chaque année. UUn travail de forçat.

Pendant son exposé Eugène Schnebelen mesure l’indice d’alcool des raisins avec son réfractomètre. Entre 10 et 15°. On attend encore pour vendanger car la vigne est haute ici (Thann est à 328m) et mûrit moins vite que vers Colmar.

La crainte de la sécheresse avec ces canicules répétées est là. Pas question d’arroser. C’est interdit.

Eugène Schnebelen est intarissable sur sa vigne. Il est fier de son abri tout neuf exécuté par un charpentier des Vosges. Les 2000 tuiles émaillées sont fragiles, surtout les vertes qui s’écaillent rapidement.

Les distributeurs de phéromones sont posés pour tromper la reproduction des insectes. La drosophile, les mouches sont redoutables. Quand une odeur de vinaigre est détectée, c’est qu’il est trop tard: des bestioles ont percé le raisin.Le grain est pourri et contrairement à la pourriture noble, il n’est plus récoltable.

Les rosiers en bout de parcelle ne sont pas là pour faire beau mais pour avertir d’un attaque d’oïdium.

Et les usines chimiques de Thann? Aucun risque nous dit Eugène Schnebelen. Il n’y a plus de nuages de mercure au-dessus de la ville!

j’ai rejoint la piste par l’escalier sans compter les marches

Bon j’ai redescendu les escaliers du vignoble quatre à quatre, j’ai sauté sur mon cheval qui s’impatientait et je suis parti boire…une bière à l’ortie/ sureau chez « l’aubiergiste » de Thann

Visite chez l’aubièrgiste de Thann, rue de la 1ère Armée
je suis d’accord
.Du houblon, d’accord, du malt, d’accord et de l’eau. J’ai très soif, la démo est passionnante mais j’ai hâte de goûter au nectar
Pour moi ce sera cette bière ortie/sureau, un vrai régal par ce temps orageux

Voyage à la case prison

La prison de Mulhouse est en bonne voie

Après la case prison, je tente de m’évader le long de la RN66. Mais je suis vite rattrapé par les broussailles qui me font perdre un temps précieux. J’entends déjà les chiens aboyer derrière moi. Dans un ultime sursaut, je jette mon vélo devant moi pour aménager un passage dans le roncier. C’est gagné, je me hisse sur les berges de l’étang et je me transforme en humble cycliste parmi les promeneurs. La liberté retrouvée, ouf!

J’avance sous la ligne vers le mirador, puis j’oblique à droite vers l’étang de Reiningue
Me voici sur la rive de l’étang de Reiningue
le parcours du jour.km 18.8 après la prison, beaucoup de broussailles

Auparavant, j’ai fait une pause à l’étang de Cernay et j’assiste à une belle prise.

Elle s’est bien battue, elle aura la vie sauve. Elle disparait dans les profondeurs de la gravière, un peu stone…

https://www.openrunner.com/r/10536492

Le Randonneur dans le désert

Cette image a un attribut alt vide ; son nom de fichier est le-randonneur-001-e1568964789856.jpg

Le Randonneur N°71 de septembre 2019 est là.

Je ne sais pas pourquoi ce mois ci, le rédac. chef s’ingénie à nous mettre une couverture de Une avec un type qui pédale dans le désert, des chameaux d’Arabie face à lui.

Est-ce une façon de préfigurer l’Europe qui nous attend avec le réchauffement climatique?

Alors oui, je distingue au fond dans la brume matinale les contreforts des collines sous-vosgiennes, puis plus loin nos ballons ronds. Le chemin caillouteux? Oui, je l’imagine aussi. La nationale 66 Mulhouse-Epinal, une fois débarrassée de ses encombrements routiers, faute de pétrole est revenue à l’état de piste romaine puisque l’enrobé bitumineux ne sera plus qu’un souvenir.

Trêve de plaisanterie, je ne m’imagine pas visiter à vélo des contrées exotiques . Le Randonneur cherche toujours des rédacteurs pour sa rubrique « le p’tit coin méconnu ». J’en connais des p’tit coins, mais ils sont connus par la plupart d’entre-nous, alors j’évite l’exercice. Surtout que le comité de lecture ne rassure pas les postulants en « s’attardant sur chaque mot ». S’attarder sur mes mots? jamais! Maxou reste Maxou et je refuse de me plier à un censeur. Je reste chez moi avec ma prose vérolée.

Cela dit j’invite les cyclistes-cycliques, c’est à dire ceux qui prennent le temps de descendre du vélo de temps à autre à lire le Randonneur. Lire, c’est notre gymnastique du cerveau chaque matin. Ne le décevons-pas!

En plus le Randonneur vient de comprendre, un peu tard, que payer avec la monétique Paypal son abonnement à 24 euros c’est moins chiant que de faire un chèque qui reste sur le frigo pendant des semaines.

Une bonne nouvelle: les nouveaux abonnés appartiennent plus souvent à la tranche 30/39 ans.

Le site du Randonneur est là

Fin mai 2019, les randonneurs se sont retrouvés à Montpazier (Dordogne). J’y étais.

https://velomaxou.com/2019/06/03/quatre-jours-de-voyages-1-4/

https://velomaxou.com/2019/06/04/quatre-jours-de-voyages-2-4/

https://velomaxou.com/2019/06/05/quatre-jours-de-voyages-3-4/

https://velomaxou.com/2019/06/06/quatre-jours-de-voyages-4-4/

J’ai parcouru tous les itinéraires. Force est de constater qu’un certain nombre parmi nous n’ont plus la force due à l’âge de les réaliser en entier. Il conviendrait de tracer des parcours plus adaptés.

L’eau, l’énergie, allons-nous vers un conflit mondial?

Colline du Bollenberg. Préfiguration du climat méditerranéen étendu à toute l’Alsace?

Doit-on s’inquiéter des pénuries à venir? la pénurie d’eau? la pénurie d’essence?…et corrélativement la pénurie de courant électrique d’origine nucléaire, hydraulique et…solaire (car le solaire a ce défaut d’être moins bon en période de canicule).

Pour l’heure, on fait comme si. Comme si la canicule n’était que passagère. Or voici plusieurs années que le phénomène se reproduit: une baisse de la pluviométrie, un asséchement des cours d’eau, une baisse des nappes phréatiques.

Combine te temps encore le monde agricole va t-il pouvoir disposer d’eau à profusion pour la compétitivité de ses cultures?

Ne plaisantons pas! les conséquences sont là: des communes ravitaillées en eau, des centrales nucléaires qui doivent réduire leur production à cause du réchauffement de l’eau, des bétails qui manquent de pâtures, la faune piscicole qui meurt, les cultures agricoles qui pompent de l’eau là où elles peuvent et notamment dans des rivières déjà exsangues…la forêt vosgienne qui dépérit (100.000 m3 de sapins morts dans le sud vosgien).

Dès lors, que faut-il attendre de ces pénuries?

  • des restrictions tous azimuts
  • des rationnements
  • des coûts de marchés qui vont exploser

Est-ce un scénario catastrophe? je ne le crois pas. Le problème, c’est que les pouvoirs tardent à prendre des mesures de crainte d’affoler les populations…on le voit notamment avec le laxisme lié à la pollution automobile aux abords des agglomérations.

Nos anciens savent ce que veut dire rationnement. Pendant et après la guerre, il y avait les tickets de rationnement. Aujourd’hui sommes-nous prêts à être rationnés? avoir de l’eau ou du courant quelques heures par jour?

Vingt litres de gas-oil par semaine. Et débrouillez-vous avec ça.

Le scénario du pire aurait de graves retentissements sur l’humain, des conflits possibles sur les droits d’usage et aussi des pathologies cognitives probables chez les individus incapables de s’adapter. Nos congénères habitués à la profusion de tout seront-ils capables d’accepter cette nouvelle donne en lien avec le réchauffement de la planète? Il est vraisemblable qu’aucun État démocratique ne sera en mesure de prendre les mesures qui s’imposent pour inverser la tendance. D’ailleurs, seul, quel État pourrait entraîner le reste de la planète et les climatosceptiques comme Trump ou Bolsonaro?

On peut donc s’attendre à un conflit mondial généralisé entre les impérialismes qui vont s’entre-choquer pour conserver leur leadership face aux enjeux climatiques.

C’est pessimiste, je sais. Mais avons-nous des raisons de croire que la tendance du monde peut s’inverser?

Thann-Rammersmatt à VTT

J’ai déjà du faire ce parcours plusieurs fois. Avec quelques variantes. Aujourd’hui fort vent d’est froid. Je me protège en forêt. Dans la plaine, même les parcours vent de travers sont pénibles.

Les sapins au-dessus de Roderen ont été coupés. Reste juste de quoi baliser le chemin

Ce que j’apprécie dans ce parcours , c’est d’avoir de beaux points de vue depuis Rammersmatt et surtout qu’après avoir atteint ce point haut, il n’y a plus que de la descente.

Le bois est là, transformé en buchettes

https://www.openrunner.com/r/10529950