Enquête sur les pratiques

Jamais un cycliste du dimanche ne viendra se risquer dans ce genre de situation

Un sujet olé olé?

Perdu!

Il s’agit en fait de nos pratiques cyclistes sur lesquelles se penche le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire.

Si ça existe comme Ministère. Mais en ce moment ça se vend mal.

C’est un peu long à retenir par cœur…surtout le solidaire à la fin.

On vient d’en avoir une belle démonstration avec la hausse des carburants qui frappent en priorité ceux qui se déplacent en bagnole.

Passons!

Donc l’enquête en question vise à savoir si les cyclistes sont poreux entre-eux.

C’est à dire si un mariage est possible entre vélo des rues et vélo des routes ou si ces mondes s’ignorent.

Je me marre car je connais la réponse d’avance.

Jamais un cyclo bodybuildé en lycra, les poils rasés, ne viendra se compromettre avec une cyclote sur une bécane avachie par un panier de courses rempli à l’Aldi.

La fameuse porosité (tant rêvée par les tenants du tout vélo) entre les pratiques cyclistes n’existe pas en France.

Oui, on trouvera toujours un ou deux hurluberlus comme vélomaxou pour tâter de la route, de la ville, du VTT et du cyclo-camping; mais ils ne font pas florès.

Et encore! si j’en suis là, c’est grâce à la retraite. Toute ma vie professionnelle a reposé sur l’usage de la voiture par obligation.

La cassure est franche dans les bataillons de cyclo-sportifs; moins chez les cyclotouristes dont les contours sont plus flous.

Chez le vélotafeur ? je ne sais pas.

Chez l’urbain, j’en connais qui détestent les sportifs à vélo comme la peste.

Y va y avoir du boulot avant de tenir congrès!

Je ne vais pas faire un long discours mais les pratiques et les objectifs sont tellement distendus qu’il est impossible que ces mondes cohabitent un jour.

Rien que pour les infrastructures, personne n’est d’accord, alors c’est facile pour les pouvoirs publics de ne rien entreprendre.

Le problème majeur est celui d’un conflit d’usage des pratiques cyclistes entre cyclistes et aussi de l’image qu’on se fait du vélo dès lors qu’on observe le phénomène de l’extérieur.

Il y a donc une incapacité culturelle à coopérer dans les différentes sphères du mouvement cycliste.

Alors si l’envie vous prend quand même de répondre à la fameuse enquête, c’est ici

Et maintenant?

La grande surface Leclerc le 17 novembre jour de l’occupation du rond-point de Cernay. Ce type de commerce est-il appelé à disparaître avec l’évolution de nos modes de consommation?

Et maintenant?

Que vais-je fai-ai-ai-re? disait l’autre

Maintenant chacun, chacune, va pouvoir reprendre son lot quotidien d’emplettes tout en s’acheminant vers 2019.

Comme avant.

Car l’évolution de nos modes de vie est lente.

Hier, plus un seul Gilet jaune sur la grande couronne de la Croisière de Cernay (Haut-Rhin).

Face à Leclerc.

L’allégresse du 17 novembre est loin…

Le parking géant a retrouvé sa clientèle chérie et les automobiles se croisaient au pas dans les allées dans l’espoir de trouver une place libre plutôt pas trop loin de l’entrée de la grande surface.

On manquait de chariots.

Le cours Caddie va reprendre de la vigueur et le consumérisme va pouvoir retrouver sa plénitude.

Nos emplettes sont nos emplois disait-on en 1995.

Et maintenant?

Pas si sûr!

https://player.ina.fr/player/embed/PUB412485015/1/1b0bd203fbcd702f9bc9b10ac3d0fc21/wide/1

L’automobile omniprésente n’a jamais autant eu le vent en poupe d’un point de vue culturel et les démocraties libérales n’ont nullement l’intention de peser sur les choix économiques (Olivier Schneider FUB)

Le navettage quotidien ville-campagne qui s’est instauré dans nombre de régions françaises va mettre plusieurs générations à s’arrêter.

Et ce n’est pas le vélo à lui-seul qui va résoudre la question.

D’ailleurs le vélo dans l’imaginaire moderne du français moyen, c’est une solution ringarde et rétrograde. Il faut savoir rester modeste.

Combien de générations?

Autant qu’il faudra pour que la ville rejoigne la campagne!… ou que la campagne rejoigne la ville.

Ou alors recréer des emplois sédentarisés et des unités de travail atomisées.

Vaste sujet.

Ce n’est pas un noir dessein, c’est une réalité humaine à laquelle nous allons devoir nous habituer.

Et tout la question de nos mobilités reste intacte et non résolue dès lors que vont peser de plus en plus les contraintes environnementales.

 

 

 

Les potins du lundi

IMG_4486Noël approche.

Je redoute tous les ans cette perspective des fêtes de fin d’année qui sont un prétexte à toutes sortes de joies programmées et de débordements divers comme les poubelles et voitures brûlées.

Pourtant, vous le savez, le 2 janvier de l’an nouveau, tout redeviendra pareil qu’avant.

Alors Noël, parlons-en.

Figurez-vous que quatre-vingt dix pour cent des jouets de Noël achetés en occident proviennent de…Chine.

L’occident mérite bien son nom: l’objet qui tombe.

La Chine, un continent à  lui-seul, qui pendant des millénaires est resté pétri de culture extrême-orientale très éloignée de la Révélation Divine chrétienne.

Le tour de magie industrielle des Chinois provient de la formidable épopée menée au pas de charge par la dictature communiste qui depuis quelques décennies s’est drapée du dogme capitaliste.

Les petits Chinois auront-ils des jouets à Noël? je ne le sais pas.

C’est peu vraisemblable vu que leurs parents qui triment sur les chaînes de fabrication des usines gagnent à peine 500 euros, un demi-smic quand même.

Coluche victime de son succès

330px-Coluche_(cropped)J’ai postulé.

Il faut bien que les bataillons d’improductifs se rendent utiles à quelque chose.

La société moderne est ainsi faite, une fois l’entreprise quittée, vous n’êtes plus rien.

J’ai donc postulé en ligne aux Restos du Cœur comme on le ferait pour une entreprise.

C’est des pros aux Restos.

Normal, leurs cadres marketing sortent tout droit des mêmes écoles qui forment ceux des grands groupes.

Tout est dans le questionnaire.

Nom, prénom, âge, adresse, téléphone, permis de conduire, caces, saisie informatisée de vos disponibilités heure par heure, compétences, motivations,…

Vient l’heure où on vous appelle.

Présentez-vous au responsable de Thann entre 9h et 11h le mardi ou le jeudi.

Une fois dans la cour des Restos, un attroupement de bonshommes tous dans la soixantaine, soixante-dizaine, et plus si affinités,…ils attendent un camion de surplus alimentaire à décharger.

Mon entretien fut bref.

On est complet, on n’a besoin de personne.

Manifestement, on n’est pas attendu.

Ça rappelle un peu les quais maritimes et les manouvriers journaliers.

C’est à peine si on m’a dit merci de ma sollicitude.

Je ne postulerai plus dans le caritatif, j’ai compris que ceux qui tiennent la place ne voient pas arriver d’un très bon œil les nouveaux postulants.

Finalement l’humanitaire obéit aux mêmes règles que le reste de l’économie; les demandes d’emploi y sont surabondantes. C’est du boulot gratis et malgré tout pas facile à obtenir.

En cette fin 2018, la plupart des associations constatent une baisse des dons, même en Alsace, championne de la générosité. En cause : la fin de l’impôt sur la fortune, l’approche du prélèvement à la source, sans oublier les manifestations des gilets jaunes (journal l’Alsace 16 décembre 2018)

Il y a dix ans, les dons représentaient 1.7 milliard d’euros et les principaux collecteurs étaient le Secours catholique, les restos du cour, médecins du monde, médecins sans frontières, Emmaüs, ou encore Action contre la faim.

Cette année le Téléthon a souffert des Gilets jaunes, dit-on. Mais n’oublions pas une autre raison de la baisse des dons: celle des riches qui bénéficient à présent de la suppression de l’ISF et qui n’ont plus besoin de niches fiscales pour défiscaliser leur pognon.

300 à 400 millions en moins!

Gilets jaunes et ISF, même combat!

Même ce cynisme là, j’en suis capable.

Si vous exécrez comme moi les fêtes de fin d’année, voici de la lecture en attendant que ça passe…

https://velomaxou.com/2011/12/19/je-deteste-noel/

https://velomaxou.com/2013/12/25/pere-noel-donnez-nous-notre-pain-quotidien/

https://velomaxou.com/2015/12/24/dr-wiehnachtsbauim/

Un dernier potin pour revenir sur cet extravagant feuilleton des « Gilets jaunes » qui me tient à cœur après avoir observé de près leurs pratiques sur les ronds-points du coin

Autrefois, on prenait la Bastille, aujourd’hui des ronds-points.

Précision: le rond-point a été inventé pour les bagnoles afin de rendre les intersections plus fluides et moins accidentogènes.

Vu du cycliste, le rond-point est devenu beaucoup plus problèmatique puisqu’il équivaut à mettre le cycliste en danger. Passons.

Les Gj se déclarent apolitiques et tiennent à le rester

Il est pourtant facile dans ce salmigondis d’y voir l’empreinte d’un populisme inavoué.

Si la fin des Gj se termine en jus de boudin, on en tirera cependant quelques enseignements. Mais je me trompe peut-être puisque eux-mêmes affirment continuer leur action le temps qu’il faudra.

A force de faire les ronds-points comme d’autres les Carrefours, les Gj nous donnent le tournis et le pouvoir d’en face, requinqué par la relative baisse des manifestants, commence à s’insurger de cette occupation non patentée du domaine public depuis un mois.

Macron va t-il pousser le luxe jusqu’à percevoir une redevance d’occupation de ses giratoires par les Gilets jaunes?

IMG_0257
les Gilets jaunes ont porté sur la place publique des sujets d’ampleur planétaire comme la taxe carbone

Certains usagers perdent de plus en plus patience et ont tendance à rouler un peu trop facilement sur les pieds des protestataires qui comptent déjà six morts.

Revenons sur le mouvement.

C’est celui d’une classe devenue invisible, un magma protéiforme sans aucune consistance politique (la conscience politique est pourtant clé de l’émancipation des peuples dont les Gj se disent être les représentants). Une classe invisible qui s’est habillée en jaune pour qu’on la reconnaisse, et qui a été capable de secouer un pouvoir arrogant imbu de ses certitudes néolibérales.

En matière d’apolitisme, moi qui suis un peu au fait de notre histoire ouvrière, j’ai rarement vu une génération aussi crasse que celle des Gilets jaunes sur des sujets majeurs que sont l’histoire contemporaine, la géographie humaine et l’économie qu’elle soit libérale ou marxiste. Nos vieux staliniens de l’après-guerre doivent se retourner dans leur tombe. Eux, au moins, savaient faire la différence entre un oppresseur et un opprimé. Ce qui n’est pas le cas des Gj qui ne revendiquent aucunement de prendre le pouvoir d’en face qui les asservit.

Je suis stupéfait par les niaiseries colportées par les Gilets jaunes devant les micros qu’on leur tend complaisamment. Les journalistes, friands de sensationnel, devront plus tard se demander s’ils n’ont pas surjoué les Gilets jaunes au nom de l’audimat…

En même temps, reconnaissons-le, les Gilets jaunes ont porté sur la place publique des sujets d’ampleur planétaire comme la taxe carbone, mais aussi mis l’accent sur l’incroyable niveau des prélèvements obligatoires de la France en regard de services publics de plus en plus imparfaits (école, santé, retraites, transports, infrastructures).

De qui les Gilets jaunes sont-ils les héritiers?

Ils sont les héritiers des Trente Glorieuses, c’est à dire d’une classe moyenne en déclin où l’ascenseur social s’est arrêté.

Subitement.

Il sont devenus de parfaits petits soldats d’un consumérisme avilissant, sans autre idéal social que voiture, maison, boulot, sans aucun repère politique.

Dans le bréviaire revendicatif glané sur les ronds-points, tout y passe; la baisse des taxes sur les carburants, l’interdiction des classes de plus de 25 élèves et aussi « que des emplois soient créés pour les chômeurs ».

Autrement dit, réinstaurons la dictature du prolétariat!

Je me rappelle le PCF appelant à interdire les licenciements dans les années 70 lors de la disparition de l’industrie lourde du Pays.

Finalement, le Gilet jaune d’aujourd’hui, c’est Gérard Nicoud dans la peau de Georges Marchais.

On est loin de 1789!

Si vous voulez vous rendre compte de l’étendue de ce catalogue à la Prévert des Gilets jaunes, c’est ici

Tout le monde devrait y trouver chaussure à son pied!

Derrière cet emballement de propositions s’exprime cependant une crainte légitime,  celle d’être réduit socialement au rang des Chinois, déjà maîtres du monde, parqués dans des cages à lapins au-dessus de leurs usines.

Les Gilets jaunes l’ont compris, leurs boulots sont promis à disparaître dans la société 3.0 qu’on leur destine. Ils ne serviront plus à rien dans l’économie mondialisée puisqu’il n’y aura plus d’emplois intermédiaires et subalternes à occuper.

Plus besoin de bagnoles diesel ou électriques pour aller bosser!

La politique d’En Marche, le mouvement élitiste (le fameux premier de cordée) d’Emmanuel Macron, c’est justement celle-là, celle qui est chargée de passer par pertes et profits quelques millions de nos concitoyens.

Sans le dire.

En ce sens, les Gilets jaunes préfigurent le futur lumpenprolétariat de demain.

Pas de conscience de classe, incapacité à s’organiser, manque d’éducation, violence larvée.

Les Gj refusent même le principe élémentaire d’une coordination qui aurait pu préfigurer l’ébauche d’une organisation représentative comme a su le faire En Marche.

Tant pis pour eux!

Et peut-être tant mieux pour nous…

La démocratie Facebook!

Maintenant, on peut s’attendre à voir prospérer dans les urnes un populisme bien franchouillard aux prochaines élections, un populisme comparable à celui de nos voisins.

Les Gilets jaunes iront-ils voter en masse?

Rien n’est moins sûr, car ils sont plutôt adeptes d’une démocratie directe et expéditive le smartphone à la main, ce que nous pourrions appeler la démocratie Facebook.

Le bulletin de vote du Gj, c’est le like

En attendant, il reste un os à ronger pour les Gilets jaunes: le RIC, le Référendum d’Initiative Citoyenne sorti d’on ne sait (z)où, un machin qui ne verra jamais le jour autrement que sous une forme édulcorée.

Un cadeau empoisonné que Macron a refilé aux maires pour Noël.

On en reparle l’année prochaine après la trêve des confiseurs.

 

 

 

 

Zoubeida apprend le vélo

velo-tunisie-1.jpg
image Marie-Claire

A Mulhouse, on a tenté quelques temps cet apprentissage du vélo en direction d’adultes.

Le CADRes mettait ses vélos à disposition.

Puis l’on a abandonné faute de moyens, l’association qui fédérait les bonnes volontés à Drouot s’est retirée du jeu.

La population féminine originaire du Maghreb est particulièrement rétive au vélo à cause de freins culturels qui empêchent les femmes de pratiquer.

Apprendre le vélo lorsqu’on est adulte est plus difficile.

On tombe de plus haut et ça fait plus mal.

D’ailleurs les moniteurs ne se pressent pas pour éduquer les adultes au vélo car ils craignent d’être tenus responsables en cas d’accidents.

Il y a des personnes qui trouvent tout de suite leur équilibre sur une draisienne, et d’autres pas.

C’est comme ça.

Puis viennent ensuite les pédales.

Les deviner sans les regarder, savoir tourner dans le bon sens, et contrôler sa direction.

Ce qui est étrange, c’est que l’appui des jambes sur les pédales neutralisent parfois la rotation!

Mes lecteurs doivent rigoler.

Mais c’est pourtant ça apprendre le vélo à un adulte.

Lire l’article dans Marie-Claire où des femmes tunisiennes apprennent le vélo

« Moi, mes parents avaient peur que je déchire mon hymen en faisant du vélo, et que je ne sois plus « vierge » pour le mariage », confie discrètement une jeune femme, sans vouloir dévoiler son nom.

Liberté, égalité, fraternité

48266291_1075132769337632_371560618664132608_oLiberté, égalité, fraternité.

C’est la devise de notre République.

On s’en pare parfois comme pour mieux revendiquer notre vivre-ensemble.

Un vivre-ensemble chaque jour un peu plus malmené.

Ma liberté, dit-on, s’arrête là où commence celle des autres.

Vaste sujet bien difficile à démontrer lorsqu’on ampute un à un nos droits individuels comme par exemple quand le pouvoir vous défie de manifester ou vous prive de cette liberté d’aller et venir là où bon vous semble. Je pense en particulier à cette razzia opérée samedi dernier sur les Champs en contradiction avec le droit.

L’égalité est aussi chaque jour menacée puisque nos contentieux ne cessent d’invoquer ce manque de justice entre les puissants et les pauvres comme cette fameuse ISF qui focalise les rancœurs sur les ronds-points.

Enfin la fraternité.

Celle que nous avons rêvé est malheureusement mise à mal par cette société de plus en plus fractionnée et peuplée de gens devenus hermétiques à toute générosité humaine. Des indésirables « fabriqués » justement par notre République!

Vous avez dit « vivre-ensemble »?

Gilets jaunes, jusqu’où aller?

img_0252
L’apprentissage de la lutte

Après les propositions du président de la République hier soir, je suis retourné voir les gilets jaunes à Pont d’Aspach.

Rien ne filtre.

Les femmes s’appliquent à confectionner des panneaux revendicatifs.

Sans fautes.

Une mini société s’est installée autour du grand giratoire avec ses codes.

IMG_0253

Faut démonter le campement coté Belfort demain, la gendarmerie nous a prévenu du passage d’un convoi exceptionnel…et libérer la place centrale où sont stockés les fourgons roumains et polonais.

La rigueur de la filtration des véhicules est toujours présente.

Les campements sont consolidés après la bourrasque de vent.

Les cheminements piétons sont améliorés à l’aide de moquettes et les pentes reçoivent des escaliers de bois.

J’ai des nouvelles du syndicat dit l’un qui s’engouffre au fond d’une tente…

L’équipe qui contrôle les arrivées de l’A36 venant de Mulhouse fait ranger les camions sur la file de droite. Ils sont bloqués à l’aide de poutres de bois.

Les voitures sur la file de gauche.

On ne rigole pas.

Il n’y a pas de chef ici me dit un retraité particulièrement vindicatif.

Les routiers et les paysans sont des pourris, on devrait bloquer les camions plus longtemps.

En face, on déverse un camion de palettes destinées à alimenter les braseros.img_0257

Il ne faut pas aller à Paris. A Paris ils nous coincent. Ici on est chez nous. Personne ne peut nous déloger.

Les sapins de Noël sont déjà plantés.

Manifestement, on ne sait pas sortir du conflit. C’est le statu quo.

L’acte V est déjà dans toutes les têtes.

Je repars sur mon vélo.

Dubitatif.

Les potins du lundi

logoffv.jpg
Le nouveau logo

La FFVélo a tenu son AG annuelle les 1 et 2 décembre derniers.

Ses conclusions filtrent doucement dans les régions…et ici

Après les soubresauts internes entraînés par la divulgation subite de son changement de nom, la FFCT a réglé ses comptes en famille car beaucoup d’adhérents n’ont pas compris pourquoi il fallait changer FFCT en FFVélo.

Pour ne pas fâcher les anciens attachés à la tradition, on leur a dit que la FFCT reste comme avant mais que le sigle FFVélo c’est pour attirer du monde. Ce double langage n’est pas de très bon aloi. Comment expliquer cette duplicité aux nouveaux venus?

Les explications filtrent une à une dans les régions car le site de la fédé affiche toujours être en maintenance

L’intranet est fermé pour maintenance jusqu’à courant décembre.

Merci de votre compréhension.

Pour le COREG Centre-Val de Loire, l’information a été perçue comme une révolution: le séisme de l’annonce de la FFvélo. Il faut dire que la communication au niveau fédéral a surtout été mal maîtrisée (restons gentils).

En attendant on aura droit à un compte-rendu « soft » de l’AG dans Cyclomag…

On s’attendait à des débats sur les sujets « chauds » : nouvelle identité visuelle, numérisation… Ils ont eu lieu. On attendait des nouveautés, des propositions. On les a eues, avec en particulier le projet en direction des jeunes visant à faire évoluer le modèle existant, pour le rendre plus lisible à l’extérieur et susciter l’envie et le besoin de venir dans un club « FFVélo ».

Le gravel fait son apparition parmi nos activités avec les brevets « Graveline ». Le souci d’accueillir la jeune génération, les familles, les femmes qui ne demandent qu’à nous rejoindre mais n’osent pas se lancer, a été présent tout au long du week-end.
La participation de deux jeunes présidents de clubs venus nous faire partager leur expérience a été « une bouffée rafraîchissante » selon les mots d’un congressiste.

Bref la FFVélo tente de reconquérir un jeune public en s’ouvrant davantage sur le monde du vélo.

N’est-il pas déjà trop tard?

Mulhouse territoire vélo

Mulhouse nouveau bassin Hector- Renato Montanaro

On apprend dans Cyclomag que Mulhouse vient de renouveler son label avec la FFVélo.

Mulhouse est une des villes clés de ce territoire, au croisement de plusieurs Eurovéloroutes. Elle a d’ailleurs été labellisée « Ville Vélotouristique » pour la première fois en 2012. Renouvelée au niveau de l’intercommunalité en 2015, Mulhouse Alsace Agglomération redemande ce label en cette fin d’année 2018 !

J’avais consacré un billet en 2012 quand Mulhouse avait adhéré au label de la FFCT.

Je vous laisse découvrir tous les atouts qui valorisent Mulhouse et le vélo dans Cyclomag.

Les cyclistes locaux apprécieront.

De Vélomaxou à Jardimaxou

Si j’ai les pieds verts, mes mains ne le sont pas encore.

Remarquez que savoir faire du vélo en prévision de la disette pétrolière qui s’annonce, c’est un atout considérable.

le vélo, valeur en hausse? velo-clodo même combat à lire ici

Vélomaxou va t-il se convertir à la culture des fruits et légumes?…et devenir Jardimaxou?…

Les évènements qui se déroulent actuellement dans le Pays ne doivent pas nous faire prendre panique.

Sauf si nous sommes des modérés effrayés par la perspective d’un soulèvement social.

Je ne suis pas un modéré, personne n’en doute. J’ai par exemple un profond mépris pour cette classe dirigeante néolibérale méprisante qui n’a de cesse de détruire notre modèle social.

Mais je sais que d’une manière ou d’une autre, nous allons manger du pain noir pendant quelques années quelle que soit l’option politique choisie, à savoir:

  • soit accepter les mesures de casse sociale de Macron et son corollaire l’asphyxie fiscale et l’explosion de la pauvreté et des précarités
  • soit accepter la faillite de l’État sous les coups de la révolte qui nous fera sortir de l’euro et reprendre notre monnaie dévaluée de 30 à 40%

Ironie du sort, en 2012 j’imaginais que pour nous prémunir de tous ces chocs de compétitivité, les cyclistes battent leur propre monnaie, le bicycle. (lire mon billet ici)

C’est trop tard!

Donc, préparez-vous à cultiver vos légumes pour manger car vous ne pourrez plus vous les payer.

Pas de panique: bien organisé et bien conduit, un potager de 100 m² en moyenne permet de récolter une bonne partie de l’année des légumes frais pour une famille de 4 personnes.

Il est parano le Maxou.

Vous croyez?

Quelle surface de jardin pour se nourrir toute l’année? c’est ici…

 

Matthias est EHS

En 2014, Télé Doller l’avait rencontré.

Au début, j’ai cru à un clochard vivant dans sa voiture.

Non, au milieu d’une capharnaüm, Matthias Moser, 42 ans.

img_02071

Il se présente fort bien avec un léger accent allemand.

Enveloppé dans son sac de couchage, il se déclare électrosensible (EHS), c’est à dire qu’il fuit tous les champs électromagnétiques qui le font souffrir. Des champs électro, la planète en est entourée!

Même mon téléphone le dérange.

img_0206

Pas de chance, sa voiture est en carafe là, à Aspach Gare, panne de radiateur.

Il espère trouver des pièces pour réparer.

Il vit isolé, à l’écart des habitations.

Qu’est-ce que je peux faire pour lui?

Il aimerait trouver un vieux tracteur et une remorque en bois dans laquelle habiter…et aussi disposer d’un site internet où il pourra expliquer son handicap.

La résolution n° 0216/2009 du parlement EU article 28 reconnait la maladie.

Normalement ces malades doivent être protégés dans des zones à zéro irradiation.

Manifestement, en découvrant ce reportage de Télé Doller, quatre années se sont écoulées et je ne sais pas quel a été son itinéraire au cours de ce laps de temps…

 

Allo bobo cyclo!…

le cycliste en ville doit-il reculer face aux gilets jaunes?

Silence radio chez les cyclos urbains.

Ils s’étaient arc-boutés sur le Plan Climat, la taxe carbone, la hausse des carburants.

Tout allait dans leur sens avec la Macronie.

Ils se sentaient pousser des ailes sur leur vélo.

Patatras!

Voilà que tout ce merveilleux plan s’effondre à cause de ces enfoirés de gilets jaunes qui puent le gasoil.

Ils ne comprennent pas cet entêtement des bagnoleux de province à continuer à rouler en voiture.

Avec Macron, beaucoup de cyclistes-ayatollahs imaginaient qu’enfin on allait faire la peau au diesel qui irrite les bronches.

Coûte que coûte.

C’était un peu prématuré, nos jeunes têtes d’œufs de Bercy se sont plantés; ils ont tout simplement oublié que les dindons de la farce seraient les besogneux qui peinent à boucler les fins de mois.

Il est vrai que pour un cycliste en ville, les choses sont simples.

On fait des pistes cyclables partout et roulez jeunesse!

C’est évidemment réducteur, c’est oublier que le vélo en ville, c’est à peine 3% de la part modale et beaucoup moins dès lors que vous devez faire dix bornes pour rejoindre votre taf.

Macron et ses cyclos bobos vont devoir encore attendre un peu.

 

Belfort-Delémont: train gratuit samedi

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Fontaine du lion à Delémont (Suisse), un but de balade sympa.

Le 8 décembre, les circulations seront gratuites en France comme en Suisse sur la portion de ligne entre Belfort-Delle-Delémont, en exclusivité pour vous ! Les trains suisses seront gratuits de 8h à 19h. En France, des trains sont affrétés spécialement pour les portes ouvertes ! Pour découvrir les horaires des trains (avec et sans animations)

Programme des festivités ici

Je pense faire un aller-retour à vélo jusqu’à Delle. Cela dépendra du temps.

Peut-être que Charles sera là?…

article en relation avec la réouverture de la ligne 

Visiter la vallée de Delémont à vélo

Visite de nuit à Thann

Les potins du lundi

logojpgJe sais que ce billet, comme d’autres, ne satisfera pas l’appétit de mes lecteurs plus attachés à l’actualité du vélo qu’aux faits-divers qui jonchent notre quotidien.

Pourtant ce fait-divers là devrait intéresser plus que d’autres dans la mesure où il représente à mon sens une virgule, un point-virgule(?), de notre histoire contemporaine.

Qui sont les Gilets jaunes?

J’avoue avoir eu du mal en stationnant sur les ronds-points avec mon vélo à comprendre l’origine et le parcours des gens rencontrés, même si je ne suis pas dénué, je pense, d’acuité pour comprendre l’autre, celui qui adopte un comportement inhabituel dans la rue et qui brandit en étendard quelques slogans vindicatifs qui devaient sourdre dans les esprits au fil des derniers mois passés.

L’IFOP y répond…

« Sociologiquement, il s’agit prioritairement d’employés,
d’ouvriers, d’indépendants résidant en zone rurale ou péri-urbaine. Politiquement, ils se recrutent préférentiellement dans les rangs des électeurs de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon mais aussi des abstentionnistes.
Nous sommes donc en présence d’un noyau actif de quelques dizaines de milliers de gilets jaunes qui se relaient sur les barrages routiers depuis plus de deux semaines. Autour de ce noyau militant gravite un halo, objectivement assez large de 20% de la population qui s’identifie à ce mouvement (et qui peut par exemple manifester son appartenance à la cause en mettant en évidence son gilet de sécurité fluorescent sur le tableau de bord). Enfin, à ce halo jaune, viennent s’agréger près de 50% des Français qui soutiennent et ont de la sympathie pour le mouvement. »

La démocratie représentative est en danger

Telle qu’elle est pratiquée dans nos vieilles institutions, on est en droit de s’interroger sur la pertinence de notre démocratie.

Dans un Pays comme la France où la prééminence du pouvoir exécutif écrase le législatif, le citoyen lambda a de quoi se sentir démuni avec ces échéances de consultations périodiques et ponctuelles qui consistent à donner un blanc-seing à des gens qu’on estime être capables de gérer pour nous les affaires courantes de l’état…et de prévoir souvent l’imprévisible.

Mais le handicap est de taille pour nos gouvernants: la souveraineté de la nation est fortement sous contrôle de Bruxelles où siègent les grands lobbys économiques et financiers de la planète décidant là-bas ce qui est bon et moins bon pour nous ici.

Curieusement les Gilets jaunes ne revendiquent pas plus de démocratie représentaive, au contraire ils veulent juste reporter l’échéance présidentielle à sept ans au lieu de cinq!

Ce qu’ils veulent les Gilets jaunes, c’est le départ de cette caste nouvelle et condescendante à leur égard et du pognon, pour le dire trivialement.

Le problème, c’est qu’on n’est sûr de rien et que le remède pourrait être pire que le mal.

Dès lors que l’État n’a plus d’argent et qu’il ne peut plus comme du temps de Pinay faire fonctionner la planche à billets avec l’Euro, les marges de manœuvre sont inexistantes.

Notre représentation politique est largement discréditée

Il y aurait beaucoup à dire sur ce président monarque, celui-là et les précédents, auquel on confie peut-être trop imprudemment les clés de la maison France sans un amortisseur constitutionnel clairvoyant.

Aussitôt élu, on allait voir ce qu’on allait voir!

« Je suis votre chef » dit-il aux armées aussitôt élu, comme pour s’en convaincre face au général De Villiers.

Voila qui était de mauvais augure pour la suite.

Après le Sarkozy bling-bling du Fouquet’s, Jupiter sur son Olympe!

N’oublions pas que la représentativité de Macron repose sur une fragilité démocratique, un scrutin à deux tours où la légitimité de l’élu pose problème quand les choses se passent mal, c’est à dire lorsqu’on est mal élu.

C’est le cas avec l’ex-candidat Macron.

Moins de 24% des suffrages exprimés au premier tour. A peine 2% de plus que Marine Le Pen!

Il faut s’en souvenir pour comprendre la fragilité du pouvoir en place.

Et au second tour?

Emmanuel Macron a été élu par seulement 43,6% des électeurs inscrits, alors que le total de l’abstention et des votes blancs et nuls a atteint 34%.

Du coté des élus de la République, on se retrouve avec une pléthore de jeunes députés sans expériences de terrain profitant de la vague de dégagisme impulsée par Macron, souvent issus des beaux quartiers, et plutôt surdiplômés.

Et maintenant?

Et maintenant que tous les « gagne-petits » de la France laborieuse sont descendus dans la rue, qu’est-ce qu’on fait?

Les chaînes d’infos en continu déroulent leurs images insurrectionnelles et, étrangement, aucun homme ou femme politique n’est là pour commenter. Ni de droite, ni de gauche.

C’est la fuite de nos politiques.

Ni Mélenchon, ni Le Pen ne veulent prendre part aux débats.

Comme on les comprend!

C’est donc la rue qui gouverne, ou presque.

Au point que notre ministre Castaner songe à l’état d’urgence!

Du coté des maires, c’est la grogne

Contestés dans leurs pouvoirs par les regroupements territoriaux, malmenés par Macron, assaillis par les citoyens, ils n’ont plus qu’un choix, battre en retraite.

Du coté des syndicats de travailleurs, le mépris de classe affiché par le pouvoir est patent. Le désaveu du monde du travail à l’égard de ceux censés les représenter achèvent de les plonger dans le discrédit.

Que reste-il face à ces élections fragiles qui confisquent tous les pouvoirs?

La rue!

Et c’est cet incroyable magma protéiforme impénétrable constitué par ce qu’il est convenu d’appeler « mouvement gilets jaunes » qui prône une sorte de démocratie directe et horizontale sans l’aide d’aucun relais qui prend le leadership.

C’est ce que nous appelons une prise de pouvoir 3.0 le smartphone à la main.

« Macron démission », c’est le slogan insistant entendu.

Il reste à attendre la réponse du pouvoir…

Ça ne va pas être chose facile à quelques enjambées de 2019 avec son lot de mauvaises nouvelles, encore une hausse des carburants et le fameux prélèvement à la source. Une source qui se tarit.

 

Belfort-Delle, le train revient

img_3642
Un train suisse à Delle (Territoire de Belfort)

Belfort-Delle va ouvrir sa ligne ferroviaire le 9 décembre bouclant ainsi son trait d’union avec la Suisse toute proche. (voir mon billet de 2017)

22km de voies neuves.

Il y aura 16 allers-retours quotidiens entre la France et la Suisse

Il faut dire que la Suisse avait déjà anticipé la manœuvre puisque ses trains desservaient déjà Delle depuis vendredi 8 décembre 2006.

2006-2018, douze ans pour ce dernier maillon manquant!

La réouverture de la ligne Belfort-Delle aura coûté 110,5 millions d’euros. Premier contributeur, la Région Bourgogne Franche-Comté, avec 30,9 M€. Vient ensuite l’État français avec 30,5 M€. La Confédération helvétique participe à hauteur de 24,7 M€, le Département du Territoire de Belfort donne 5,1 M€, SNCF Réseau 4 M€, la République et Canton du Jura 3,2 M€, la communauté d’agglomération du Grand Belfort 2,3 M€ et la communauté de communes du sud Territoire (CCST) 0,5 M€. (Est Républicain 16/11/2017)

A lire dans la Tribune de Genève

Tourner en rond à Burnhaupt

Le cycliste qui passe par là ne manque pas de sang-froid, il doit affronter un grand giratoire dénommé rond-point d’Aspach.

C’est devenu un rond-point stratégique, confluence de grands axes pour rejoindre Belfort ou la vallée de la Doller.

Depuis que des turbines exceptionnelles y passent, on a créé une voie centrale pour éviter au porteur d’emprunter le grand rond.

Stratégique aussi pour les Gilets jaunes.

Actuellement, le grand rond est occupé par une exposition de camions et d’engins de travaux publics. C’est la convergence des forces dans la lutte, je présume.

img_0105
le petit fourgon à toile bleue est prié de stationner pendant une heure. On le ravitaille en tartiflette.

Je n’ai pas les clés de décodage de cette revendication protéiforme qui va du pouvoir d’acheter, à la démission de Macron, voire au retour du septennat!

Difficile pour un syndicat de faire un catalogue revendicatif.

Aujourd’hui la voie centrale sert surtout à stocker les fourgons venus de Roumanie ou de Pologne. (lire mon article Dumping social sur nos routes)

Ceux-là sont systématiquement priés d’attendre une heure avant de repartir.

Ces travailleurs profitent de la directive Bolkenstein. Alors ils sont punis doublement par le GJ.

Ils font ce qu’on appelle du cabotage, c’est à dire qu’ils habitent au-dessus de la cabine de pilotage pendant trois mois et transportent les colis d’Amazon.

Ils gagnent 1800 euros pour les trois mois et ils repartent chez eux pendant un mois me glisse un Gilet jaune.

C’est vrai qu’avec le mouvement GJ, on tourne en rond.

img_0139
Je traverse à pied et je me fonds parmi les Gilets jaunes

Je discute au bord de la route avec les uns et les autres tandis qu’une dame ordonne le passage des véhicules, un à un, à la condition de montrer son gilet et de klaxonner.

Une autre tient un bristol sur lequel il est écrit « un klaxon=un soutien »

Moi, j’aurais plutôt écrit « un euro= un soutien » dans ma logique « j’veux des tunes ».

Alors les usagers se prêtent de plus ou moins bonne grâce à ce rituel.

J’avoue avoir du mal à comprendre cette équation.

Pendant ce temps là, un cortège de camions tournent en rond.

Il me rappelle le sketch de Raymond Devos.

 

Je vous quitte avec la Sophie

bm_33921_1599168.jpg
Patrick O’brian a fini ses jours à Collioures. Il est mort le 2 janvier 2000 à 86 ans

Je vous quitte.

J’ai pris la mer avec Jack Aubrey, le maître à bord.

Vous n’êtes pas prêts de me revoir, le bouquin fait 1300 pages.

Bon débarras!

Je n’ai pas le pied marin, alors je n’en prends qu’une dose de 30 minutes chaque soir.

Le brick « Sophie » est maniable. Il fait à mon avis 25 mètres de long avec cinquante types à bord , dont beaucoup de « terriens » comme moi, serrés comme des harengs.

Quand les Corsaires attaquent, je me réfugie dans la cale avec les rats.

Le docteur Maturin est un prodige de l’amputation avec sa scie égoïne…mais ça ne me rassure pas.

Un livre d’aventures prélevé dans une boite à livres. Rien de tel pour passer l’hiver en bonne compagnie. Penser à réapprovisionner les lieux. Un bon polar fera l’affaire

vous aimerez peut-être aussi

Diesel, auto de la ruralité

diesel-sale-en-france-750x410.jpg

En s’attaquant au prix du gasoil, le gouvernement s’est d’abord attaqué à notre pouvoir d’achat…masqué derrière un objectif de santé publique.

Mon enquête tente à le démontrer.

Comme par hasard en écho au mouvement des Gilets jaunes, une étude est publiée sur Le Monde (qu’on peut lire ici) pour annoncer que la pollution automobile coûte 60 milliards d’euros par an en Europe.

60 milliards de frais de santé!

Après les 48000 morts prématurées dues à la pollution en France, voila du grain à moudre pour les détracteurs du mouvement Gilets jaunes.

Une étude qui sort à point…et que la plupart des anti-bagnoles s’empressent d’agiter comme des épouvantails.

La FUB est la première à twitter, c’est de bonne guerre, et vient au secours du gouvernement qui ne sait plus comment se dépêtrer des gilets fluos.

Revenons sur l’étude commandée par l’Alliance européenne pour la santé publique (EPHA), ONG qui regroupe une centaine d’associations et de professionnels de la santé. (Étude commandée à qui? on ne le saura pas.)

Je suis allé voir ce qui est dit sur le site de cette fameuse alliance européenne pour la santé…

Les dernières données montrent un fossé de qualité de l’air sérieux entre l’Europe de l’Est et de l’Ouest, des inégalités de santé croissantes.

Une des raisons pour cela le fossé aiguisé est la hausse (l’ascension) croissante des importations des exportations de voitures diesel d’occasion aux Pays de l’Europe de l’Est et Centraux, comme des conducteurs en Europe occidentale les abandonne en réponse à la hausse(l’ascension) d’interdictions de la ville, des zones d’émissions basses et des préoccupations(entreprises) de santé conduites par le scandale Dieselgate. En conséquence, la qualité de l’air empire en Europe de l’Est. Des pays occidentaux exportent le problème, plutôt que le résoudre et approfondir le fossé de qualité de l’air Est-Ouest. [3] les déjà hauts coûts sociaux et économiques liés avec la pollution atmosphérique approfondiront seulement aussi l’écart(le trou) de santé entre l’est et l’ouest.(traducteur automatique)

Donc si les Bulgares toussent, c’est parce qu’ils rachètent nos vieux diesels

Ci-dessous le graphe des années de vie perdues dues à la pollution d’air ambiant pour cent habitants

lost-years-of-air-pollution-per-hundred-inhabitants.png
Ce qui saute aux yeux, c’est que la France se situe « en bonne position », si l’on peut dire, en matière de décès prématurés dus à la pollution devant l’Allemagne, l’Italie et les Pays de l’Est européen en contradiction avec notre parc de véhicules diesels.
Comprenne qui pourra!

Le diesel instrument de la ruralité

Continuer d’appauvrir la ruralité, le gouvernement s’y emploie en alourdissant la fiscalité du diesel comme le démontre cette carte de la diesélisation du pays.repartition-diesel-france.gif

L’Argus relève une corrélation entre pauvreté et possession de diesel en établissant un graphe des départements les plus dieselisés avec les ménages les moins imposés sur le revenu…

17577306lpw-17577311-embed-libre-jpg_5736055.jpg

 

Ils étaient trois

J’ai voulu voir si le grand giratoire de Cernay, à la Croisière, était toujours occupé.

Vous le savez, je suis un passionné par notre temps.

Je m’y suis donc rendu dans le cadre de mes exercices nocturnes à vélo.

Revêtu de mon gilet jaune, cela va de soi.

J’avoue avoir été déçu, ils n’étaient que trois.

Mais ils étaient chauffés à blanc.

L’un d’eux saute de joie en voyant un cycliste approcher, il vient au-devant de moi et m’invite à rejoindre le rond avec mon vélo.

Je ne peux que m’exécuter.

J’accède aux infrastructures du camp de base…des palettes judicieusement disposées en canapé, des vieux pneus,…et les restes d’un feu de camp.

Un grand drapeau tricolore pour caresser les autos en prenant de grands risques et entendre le concert de klaxons.

Moi je suis d’Épinal,

A Épinal, c’est mieux…

Mais je bosse ici, je prends à trois heures (du matin)

Moi, je viens seulement de Thann

!!!

Hé les gars, le Monsieur il vient de Thann en vélo!…

Un autre plus timoré évite d’empiéter sur la chaussée, tandis que le troisième s’est drapé dans un drapeau tricolore qu’il tient d’une main autour du cou, une canette de bière dans l’autre main.

Une petite FIAT Panda équipée d’une sirène fait le tour du giratoire et déclenche les hourras.

Un gros bahut de 38 tonnes « Transports du Perthois » remonte la vallée, un coup de klaxon et un geste amical de la main.

Entre deux flots de circulation, je quitte le giratoire et je rentre à Thann.

gilets-jaunes
Thann-Cernay la nuit à vélo. Évitons les grands axes!

La bruine reprend à Saint-André, alors je visse ma capuche sur ma visière et j’ajuste ma vue entre les lunettes et mon bord de casquette.

Mon phare éclaire la noirceur des lieux et mes jambes tournent comme les aiguilles d’une horloge.

Sans faire tic-tac.

Les potins du lundi

2bfdba67cfa54adda706bbe5a0f149e6.png
L’avant-garde n’est pas toujours à notre goût

Faut s’méfier!

L’artisan se laisse parfois gagner par les méthodes du grand commerce.

Ton vélo en pneus de 26 ne vaut plus rien! combien? 200? 300 euros?

Ce n’est pas qu’une affaire de pneu, c’est une affaire générationnelle.

Nos commerçants en cycles préfèrent vendre du neuf quitte à mécontenter les moins jeunes attachés à leur machine.

Que Machin se débrouille avec sa machine! c’est un peu dans l’air du temps.

Enfant des années 50, notre taille moyenne est de 1.70m et le vélo de 26 pouces nous convient parfaitement. C’est une affaire de proportion, pas de marketing.

Mais les standards américains sont passés par là.

Les jeunes hommes d’aujourd’hui sont plus grands de 4 à 8 cm en moyenne et acceptent mieux les vélos de 27.5 pouces.

Tout le monde aura un 27.5 sinon rien

Je proteste, évidemment.

C’est comme pour les bagnoles.

Au prétexte qu’elles n’ont pas le dernier gadget à la mode, elles décotent.

Surtout celles au gasoil.

A partir de là, deux attitudes: soit je vends vite fait, à vil prix, soit je garde…

En vendant, on entre dans le circuit infernal de ceux qui changent pour changer.

Vous allez alors devenir un roi de l’actif circulant et vous contemplerez votre beau vélo neuf au pied du lit chaque matin.

Eh vous là, qu’est-ce que vous faites?

Moi je fais circuler mon actif, mon vélo tout neuf. Celui que je revendrai vite fait l’année prochaine.

A quand les vélos en crédit-bail?

En gardant, on devient gardiste comme ceux qui collectionnent les bons vins.

Remarquez gardiste, je l’étais déjà avant, puisque chacun sait que les cyclistes sont des avant-gardistes qui s’ignorent.

Le gardiste collectionne parfois des tas de ferraille. Comme moi. Une nouvelle sagesse qui consiste à mettre en avant tout ce qu’on a laissé derrière.

Je pourrais terminer ce billet du lundi avec l’insignifiance du type qui raconte sa vie sur un vélo…et qui ne sait faire que ça.

Je ne le ferai pas.

Il me faut revenir sur cet épisode de contestation des Gilets Jaunes.

Beaucoup préfèreraient griller les étapes; j’en connais parmi mon entourage qui aimeraient voir se dissoudre en silence ce phénomène qui entrave la bonne marche de leur idéal climatique.

Le Plan Climat et ses promoteurs veulent continuer sur leur lancée comme si rien ne devait enrayer le rythme immuable des réformes vers un univers décarboné.

Ni Trump, ni la Chine, la France toute seule est sûre de sa vérité.

Le grain de sable, hélas, est venu des Gilets Jaunes.

On ne sait pas encore si la société qu’on dit aujourd’hui libérale pour ne pas dire capitaliste (ce gros mot), va abandonner quelques lambeaux de pouvoir d’achat aux travailleurs.

Pour le pouvoir en place, le désaveu est patent.

Il n’a que ce qu’il mérite après tant d’humiliations et de régressions subies par le monde du travail.

La France profonde est devenue une sorte de tiers état où personne ne la représente dans aucune institution et qu’on peut taxer à volonté.

La faute à qui?

Ne soyons donc pas étonnés si la rue devient un nouveau théâtre de revendications et de protestations.

Pour l’heure, cette révolution qui ne dit pas son nom effraie le beau monde des ministères et les élites médiatiques , mais ce n’est rien à coté d’une vraie révolution comme celle de 1789 où les ingrédients sont pourtant identiques:

  • des caisses vides
  • une contestation large
  • une élite discréditée
  • un président, roi des riches

 

La fin en vue

41RKXsmk3AL._SX312_BO1,204,203,200_Énigmatique titre.

C’est pour mieux attirer les regards.

C’est la fin de l’année qui est en vue; les challengers voient arriver le terme de leurs exploits à vélo et d’autres la confirmation de leur déclin irrémédiable.

L’âge aidant, je m’en fous un peu.

J’écoutais hier à la radio le généticien Axel Kahn parler de sa passion pour la marche.

Il s’enflammait de ses exploits passés et des sommets atteints.

Puis un jour qu’il ambitionnait de grimper 2000 mètres, il déclara forfait à 1300 mètres.

Plus de jus!

Depuis, il s’est rabattu sur les îles, des chemins plus à plat.

Il publie « Chemins » chez Stock sur les traces du marcheur Jacques Lacarrière qui avait publié « Chemin faisant »

 

Je sais que ces comptes d’apothicaire déplaisent à quelques-uns de mes lecteurs, alors je ne vais pas fanfaronner.

img_0001
Mes carnets de balades, illustration d’une pathologie énigmatique et chronique depuis les calendes grecques

Je garderai donc pour moi ma fierté d’avoir visité de beaux paysages et d’en avoir témoigné ici et en même temps, comme dirait l’autre, réalisé un score honorable sur mes compteurs kilométriques.

Tout ce que je grignote à présent sur le vélo d’ici le 31 décembre, c’est du bonus.

Isabelle dézingue l’électrique


Isabelle et le vélo tire à boulet vert sur la bagnole électrique. Elle le fait beaucoup mieux que moi.

Surtout que Carlos Tavarès, le peudeugeu de PSA en a dit tout le mal qu’il pensait.

Ce gars là mériterait d’aller en prison comme Carlos. Ses actionnaires vont-ils le déboulonner pour avoir dénoncé la supercherie de la bagnole électrique?

Ne cédons pas aux sirènes de la voiture électrique même si les Verts (de rage) en font la promo.

aller lire Isabelle et le vélo

Mais comment font-ils?

Je sais c’est facile de dire que c’est mieux chez le voisin.

Ici c’est Schloss Burgeln en Allemagne à quelques kilomètres de la frontière rhénane.

Un château bien entretenu qui démontre que l’Allemagne possède de l’argent.

Alors comment font-ils, ces Allemands, pour mieux réussir que nous?

Les impôts sont-ils plus élevés?

Non, l’Allemagne prélève 10 points de moins que nous.

 

 

Sécheresse persistante

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Les écolos rigolent jaune

Parmi ceux qui se félicitent de cette mésaventure qui frappe « les gilets jaunes »: les écologistes.

Ceux de la première heure qui n’ont jamais cessé de vilipender les premiers responsables de la pollution, à savoir les automobilistes.

Invoquer les tankers, les avions de ligne, oui ils le font aussi.

Mais les automobilistes, et les camionneurs!, ce sont des proies faciles.

D’autant que les retombées polluantes dans les villes sont « à portée de mains », oxydes de carbone, oxyde d’azote, microparticules et autres composés chimiques tous néfastes pour la santé et la planète.

Autant le dire tout de suite, j’ai toujours eu une méfiance relative à l’égard des écologistes de salon toujours prompts à nous donner des leçons de bien vivre sans toujours démontrer et éprouver concrètement leurs préceptes.

Des écolos à vélo, j’en connais peu.

L’affaire des gilets jaunes pourrait bien se retourner contre ceux qui ont allumé le feu de la discorde.

A commencer par le sieur Hulot et avant lui la dame Royal.

Vouloir mettre la France rurale à pied à marche forcée, sinon à vélo, est un vœu pieux dans lequel le gouvernement s’est fourvoyé en cumulant hausse des prix pétroliers et fiscalité.

Il est à craindre que notre France en Marche et ses jeunes thuriféraires au pouvoir s’y cassent les dents car il n’existe actuellement aucune alternative crédible au tout voiture dès lors qu’on exige des Français mobilité et flexibilité au travail. Ce ne sont pas les mesurettes prises dans l’urgence qui vont mettre un terme au mécontentement. Pendant quarante ans, on a gentrifié les villes, exilé les forces populaires dans le péri-urbain toujours plus loin sans développer les infrastructures collectives de transport ad hoc et à présent on s’étonne des dégâts de la route et des retombées carbonées.

On va mettre du temps à sortir du dilemme. Surtout que le peuple est chauffé à blanc!



Voyage à la capitale

img_8387
Mon vélo ondulait dans les courbes de l’accordéon reliant les wagons du tram-train.

Cette manière de laisser croire qu’on a reçu une France en loques et qu’elle mériterait davantage que les aménagements intelligents et modérés d’un pragmatisme non idéologique est dévastatrice car elle laisse l’ensemble des électeurs macroniens et de leurs représentants dans un état de saisissement indigné. (Philippe Bilger, ancien avocat général)

Même les soutiens éclairés de la droite française s’interrogent.

Macron n’en fait-il pas trop?

Il n’est pas tendre Bilger qui poursuit:

Quoi, ces Français ne sont pas contents de l’avenir radieux qu’on leur prépare mais préfèrent leur imparfait présent, quoi, ces citoyens sont plus attentifs à leur pouvoir d’achat et à leur manière d’aller au travail qu’à l’écologie et à son triomphe ou non quand ils seront tous morts !

C’est déjà la lutte finale chez Macron. Voila un président qui s’est consumé plus vite que les autres.

Un vieux stalinien n’aurait pas su si bien dire.

Il faut se plonger dans le tram-train pour comprendre l’autre

tram-train à la porte haute

Mon vélo s’abandonnait.

Il ondulait dans les courbes de l’accordéon reliant les wagons du tram-train.

Ensemble, nous songions à cette jeunesse enjouée qui se pressait dans la grande chenille.

Un train de paroles dont nous ne comprenions pas tout.

Saccadées, empruntes d’un mélange de cultures, les phrases des jeunes ados détonnaient; mon univers grammatical prenait subitement des rides.

Il faut se plonger dans le tram-train pour comprendre.

J’avais échafaudé un plan ou plutôt deux pour rejoindre la capitale sans jouer au chat et à la souris.

Plan A: vélo

Plan B: vélo plus tram-train

L’appellation tram-train est-elle propre à l’Alsace? je ne sais pas. C’est Jean-Marie Bockel qui a eu l’idée de construire un gros tram pour rejoindre Thann depuis Mulhouse.

Son inauguration le 11 décembre 2010 a fait l’objet d’une manifestation de mécontents (déjà!) (voir mon billet )

J’ai pris le B pour aller à mon électrocardiogramme annuel.

Avec le plan B, j’arrive pas en cycliste chez le cardio.

cycliste adepte de l’anarchie joyeuse

J’en profite pour faire un tour au centre-ville.

La grande roue place de la Réunion est déjà en action.

Le passage des Cuveliers est l’astuce cycliste qu’il faut connaître puisque l’avenue du Président Kennedy est partiellement interdite.

Pour tout vous dire, mes déplacements au centre-ville sont erratiques; je suis un cycliste adepte de l’anarchie joyeuse comme Pierre Sansot.

Mulhouse-Rixheim de jour, ça va.

J’en profite pour réviser les changements apportés à la ville.

Le long du quai d’Alger, la population des « gros hamsters » progresse.

Ils sont installés tous les cent mètres sur le gazon et cassent la croûte.

Rejoindre la rue de Bâle

Comment traverser cette jungle de circulation dans les circonvolutions de trois giratoires inextricables!

J’accède à pied à notre passerelle menant à la rue de Bâle en priant.

Puis je dois à nouveau traverser la D66 et me faufiler dans un étroit goulet aménagé pour les vélos, je suis dans la rue de Bâle, ouf!

Rue de Mulhouse à Rixheim, rien de neuf, le cycliste est drossé contre les platanes.

Pour le retour en pleine nuit, ça craint.

Le secrétariat d’un médecin est un va-et-vient générationnel.

Comment va madame votre épouse?

Mais elle est partie l’année dernière…

Ô je suis navrée, toutes mes condoléances!

Mon laisser-passer cardiologique sur le porte-bagage, je saute sur ma bécane souhaitant encore rester un peu chez les bien-portants.

Je quitte Rixheim

Mieux vaut être équipé de son… gilet jaune.

Un fois dans mon tram, 40 minutes et je suis at home.

Le VTT, un loisir ruineux?

Non, je ne vais pas vous parler encore une fois des gilets jaunes.

C’est l’heure de faire l’état des lieux de notre vélo. D’autant que les réparateurs nous attendent les bras ouverts alors que l’activité du vélo-loisir se met en sommeil hivernal.

Serge me l’a dit, jauge à la main, « ta chaîne est usée ».

Et d’ajouter pour me convaincre « t’es à 80%!…. »

Chez moi, j’ai vérifié avec ma jauge VAR…

Oui, c’est vrai le coté +0.075mm de  la jauge entre dans les maillons.

Qu’est-ce que ça veut dire?

Cela signifie que l’allongement d’un maillon du à l’usure dépasse 0,075 mm (7mm pour 100 maillons), allongement jugé excessif selon l’expérience.

Si on insiste, on risque d’user prématurément la cassette de pignons et les plateaux.

Mieux vaut donc ne pas insister, d’autant qu’une chaîne usée admet moins facilement les changements de braquet.

Ayez un petit de livret d’entretien près de vous

Grâce à lui vous pourrez vérifier la périodicité de votre entretien et aussi noter les coûts consacrés à votre vélo.

Combien ça coûte?

Pour mon VTT (qui est réputé plus cher à l’entretien qu’un vélo de route ou de ville), j’ai fait une grande visite en février dernier

  1.  deux pneus
  2. une cassette de pignons
  3. une chaîne
  4. plaquettes avant et arrière

le tout pour 228 euros!

En mars, pas de chance, retour chez le meccano…

  1. remplacement manette dérailleur
  2. deux poignées
  3. roulement direction

le tout pour 142 euros!

En juin, révision amortisseur arrière et changement pédales

  1. révision RP23 160 euros
  2. pédales SPD 40 euros

le tout pour 200 euros!

A venir ce mois, changement de chaîne…

Pour l’heure j’en suis à 570 euros d’entretien pour 2000 km parcourus soit 30 centimes le kilomètre.

Et je ne suis pas un « massacreur de matériel! »

autres articles en relation….

VTT: haut les mains!

coût d’utilisation d’un vélo de ville

 

Les potins du lundi

Si l’actualité cycliste observe un relatif sommeil avec les premiers froids, en revanche l’agitation sociale prend de l’ampleur à une période inhabituelle de l’année.

A deux mois du prélèvement à la source tant redouté par le gouvernement, à six mois des Européennes, le mouvement dit « des gilets jaunes » interroge.

Une France en recherche de vérité. Si le message du gouvernement est faiblement audible quant à sa politique fiscale, celui des « gilets jaunes » est encore moins convaincant sur un plan au moins: il n’a pas fait céder le pouvoir après deux jours de barrages filtrants aux abords des centres urbains.

J’ai compris le message délivré par le gouvernement pendant ces derniers jours.

En substance celui-ci:

Si le carburant augmente c’est pour limiter notre empreinte écologique, et donc nous devons continuer à augmenter la taxe carbone là où nos prédécesseurs n’ont pas fait assez.

Voila de quoi satisfaire du coté du mouvement écologique qui étrangement se fait très discret dans les médias.

Hulot serait-il parti trop tôt?

Pour ces Français qui manifestent, l’écologie est bien punitive, eux à qui l’on a dit « vivez à l’air pur de la campagne et travaillez à la ville ».

Il reste cependant la seconde partie du plan gouvernemental à développer…

Ce que le gouvernement se garde de dire, c’est qu’il n’a pas encore su résoudre la deuxième partie de l’équation écologique, à savoir comment les Français péri-urbains vont devoir se déplacer pour aller bosser là où il n’y a que la voiture.

Inévitablement, on pouvait donc s’attendre à une réplique des usagers, pour la plupart des péri-urbains appartenant, dit-on, à la classe moyenne-basse ( c’est à dire gagnant entre 1500 et 2000 euros par mois) qui peinent à boucler les fins de mois, aidés en seconde ligne pourrait-on dire par les possesseurs de gros diesel 4×4 survitaminés.

D’autant qu’on laisse entendre que les hausses ne sont pas terminées…

Force est de le reconnaître, la réponse gouvernementale relève de l’imprécation, en substance « débrouillez-vous! »

On nous dit pêle-mêle qu’il faut se séparer de sa vieille voiture, monter des boitiers électroniques pour rouler à l’éthanol, acheter des voitures roulant au GPL, passer à l’électrique,…or toutes ces mesures coûtent de l’argent et sont loin de résoudre notre dépendance.

s-l1600.jpg
Tickets de rationnement gaz-oil de mai 1949. Le gouvernement va t-il délivrer des bons d’essence aux automobilistes qui ne peuvent s’en passer?

Sauf l’éthanol si on cultive des milliers d’hectares de champs produisant du colza.

Sauf l’électricité à condition d’en accepter les contraintes: des batteries au lithium rare et cher produites en Chine et de l’électricité d’origine nucléaire.

Rien de très enthousiasmant en somme!

Le mouvement cycliste, de son coté, ne peut pas grand-chose dans cette foire d’empoigne entre les tenants du tout-voiture et les pouvoirs publics.

Cependant, j’ai de la sympathie pour l’association « Vélo utile » de Saint-Brieuc  et pour sa porte-parole Priscilla Janot dont le slogan est « Essence trop chère ? Changez de pompe ! »

à lire ici

La France émet 0.9% du CO2 mondial (2014)

La France entend donc faire démonstration de sa politique vertueuse en matière de réduction du CO2 de la planète sur le dos des plus pauvres de nos concitoyens quand  la Chine et les États-Unis en sont les premiers contributeurs.

emissions-mondiales-co2-par-pays_zoom

 

La France ne cesse d’être encore plus divisée sur le plan social

De gauche à droite, du haut en bas, les vieux, les jeunes,…

Comme des lots de buchettes assemblés avec des élastiques pour apprendre à compter.

De quelle catégorie relevez-vous?

Pas facile à dire depuis que notre pouvoir macronien a décidé de saucissonner les Français selon leur statut, d’un coté les actifs, de l’autre les retraités et toute cette myriade d’assistés plongés dans la précarité et relevant d’allocations diverses.

Mais cette distinction est encore plus insidieuse dès lors qu’elle organise notre espace en territoires.

Ainsi en France, on a coutume à présent d’opposer ceux du monde rural et ceux de la ville.

Quand je parle de la ville, je parle de ceux qui ont tout sous la main et qui par voie de conséquence se plient aux dogmes du libéralisme sans difficultés.

Tout sous la main?

Oui! emploi, écoles, hôpitaux, services sociaux, commerces, police, salles de spectacles et…transports en commun.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
A Thann, la maternité va fermer. Encore un service public en moins!

Et ceux de la France dite périphérique, ceux qui restent dépendant d’un modèle de consommation où la voiture est le vecteur de mobilité d’un espace à l’autre.

Pour un peu, on reprocherait presque à leurs habitants de coûter trop cher aux finances de l’Etat.

Alors on ferme.

Tout ce qui est possible d’être fermé.

D’abord on s’empresse d’achever les derniers filons industriels devenus improductifs, puis on s’attaque aux services.

Hôpitaux, maternités, écoles, ligne ferroviaire et on nous dit « débrouillez-vous! ».

Vu sous ce prisme, on comprend l’aigreur des propos à l’endroit de notre classe dirigeante.

L’affaire du diesel n’est qu’un épiphénomène d’un ras-le-bol généralisé de la France profonde vis à vis d’un modèle qui ne cesse de l’appauvrir.

Tout le monde en est à présent convaincu mais très peu sont capables de l’intellectualiser en dénonçant l’ordolibéralisme qui nous gouverne.

Cet appauvrissement de la conscience politique laisse encore de beaux jours à ceux qui entendent nous gouverner sauf…sauf si ce mouvement de mécontentement venu de nulle part se cristallise pour former un nouveau parti protestataire…

Facebook et la cybermanif

Maintenant c’est l’heure des bilans.

Combien étaient-ils? on a du mal à le dire (selon le syndicat France Police, ils étaient un million)…Là où les gilets jaunes ont marqué un point, bluffant tous les commentateurs et les organisateurs patentés de manifs de République à Bastille, c’est en inventant une cybermanif à l’échelle nationale sans l’aide de personne d’autre que Facebook.

Les partis d’opposition font grise mine, eux qui n’arrivent pas à mobiliser contre le pouvoir en place.

Déclarer sa manif à la préfecture comme y invitait le ministre de l’intérieur pouvait dès lors sembler dérisoire quand tous les ministères numérisent leurs services.

Les gilets jaunes seront-ils capables de rebondir en se structurant ou au contraire ne sont-ils appelés qu’à des actions sporadiques ça et là pour marquer leur mécontentement au fil du temps?

Un parti politique peut-il en émerger? un parti que beaucoup assimileraient au poujadisme des années 50?

On serait tentés de penser que leur force est à la fois leur faiblesse: pour le pouvoir en place, ne pas avoir à qui parler est fort embarrassant.

Dans la sphère économique, on commence à compter les dégâts d’une journée comme celle du 17 novembre. A l’approche des achats de fin d’année, il ne faudrait pas que les gilets jaunes campent trop longtemps sur les giratoires et paralysent des centaines de zones commerciales.

Comme le dit Laurent Bodin dans l’éditorial du journal l’Alsace de ce matin l’exécutif est décidément bien loin de la compréhension et de la considération qu’Emmanuel Macron lui-même appelait de ses vœux mercredi dernier.

On va donc voir dans les prochains jours comment les positions des uns et des autres évoluent.

Aux dernières nouvelles, selon LCI, les gilets jaunes évoquent une grande manifestation à Paris le 24 novembre…

Les giratoires de la contestation

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Les giratoires sont devenus des points stratégiques.

A l’origine, ils sont conçus pour limiter les accidents…puis petit à petit, on les multiplie pour faciliter les accès aux commerces avec sa voiture au détriment du petit commerce en ville.

Construits aux abords de grandes zones commerciales, les giratoires se sont révélés être d’excellents bastions de contestation.

Quand Carrefour finançait lui-même ses giratoires…

Selon les DNA (25/09/2013), l’opération (de Carrefour Mulhouse de l’Ile Napoléon) – estimée à 2.1 millions d’euros HT – est financée par la société immobilière Carrefour (1.1 M €), la société Sogemo (177 000 €) et le conseil général (458 000 €) (source)

Les gilets jaunes l’ont compris, ils ont installé leur PC au centre des ronds.

Point de convergence de nombreux axes, il est très facile de les neutraliser et d’empêcher l’accès aux commerces.

Certaines enseignes chiffrent déjà leur pertes du 17 novembre à 70%.

 

Les gilets jaunes manifestent

 

Ambiance bon enfant ce matin 17 novembre au rond-point de Cernay face à Leclerc.

Un cycliste sympathisant s’est joint à la manifestation.

Si les automobilistes étaient patients et compréhensifs dans leur ensemble, l’un d’eux a quand même voulu marquer son mécontentement en klaxonnant.

Peine perdue, aussitôt un groupe s’est formé devant son véhicule pour le bloquer.

Finalement l’automobiliste a changé d’itinéraire et s’est éclipsé en faisant un doigt d’honneur aux gilets jaunes.

Mon avis:

Je n’ai pas de complaisance particulière à l’égard du mouvement gilets jaunes. Ce sont des gens comme vous et moi qui manifestent. Ils illustrent notre temps. Mais j’observe qu’ils n’ont dans leur démarche qu’une vision consumériste de la société dans laquelle ils vivent. Quand tout tourne autour de la bagnole, fatalement on en dépend fortement. Pour aller au travail, pour aller faire ses courses, pour mener les enfants à l’école, à la danse, aux sports…et pour aller en vacances s’il reste de l’argent. Ce qui est regrettable c’est de voir que l’affadissement du monde politique a définitivement tué notre conscience politique des choses. La seule solution est donc de refonder, de rebâtir notre contrat social autour d’un autre modèle.

Reportage en images de vélomaxou…

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
La RN66 déserte ce matin à l’entrée de Vieux-Thann

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
La grande surface Leclrec de Cernay est quasiment vide. Perte sèche pour les commerces

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
au giratoire de la Croisière de Cernay, les gilets jaunes ont organisé des barrages filtrants pour les quelques usagers de passage

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
le mouvement gilets jaunes n’a pas oublié de marquer ses revendication avec des banderoles

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
les forces de l’ordre se font discrètes, j’ai compté sur le grand giratoire environ 200 manifestants et 4 à 5 gendarmes

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
au petit rond-point de Leclerc Cernay, les ambulances bénéficient d’un passage prioritaire

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
un cycliste républicain

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
la voiture rouge qui klaxonnait a été bloquée pendant que les autres passent…

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
voila qui est clair

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
ce grumier s’est joint aux manifestants avec son camion

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Comme la RN66 est vide, j’en profite avec mon vélo. Merci les gilets jaunes. C’est beaucoup plus confortable que le chemin caillouteux parallèle. Si nos élus avaient la bonne idée de faire une piste cyclable ici, on y verrait davantage de cyclistes

Je pars à Bitschwiller…

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Dans la traversée de Thann, une curieuse exposition de grenouillères en réaction à la fermeture annoncée de la maternité.  Encore une mauvaise nouvelle pour la France rurale!

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
A l’entrée de Bitschwiller, on a fait du feu. Les slogans sont explicites

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
gardons le sourire!

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
au marché de Thann, les commerçants ambulants ne sont pas venus, la place est presque déserte

17 novembre, la guerre des territoires

Le 17 novembre, les automobilistes veulent se faire voir en jaune. Seront-ils entendus?

Je ne me pose pas la question de savoir si je porterai un gilet jaune samedi 17 novembre, jour de manifestations diverses contre la hausse des coûts des carburants.

Ce n’est pas après tant et tant d’années militantes pour la défense de causes respectueuses de l’environnement que je vais me mettre à emboîter le pas des manifestants qui veulent que rien ne change, de l’essence pas chère, toujours plus de bagnoles et plus aucun radar sur nos routes meurtrières.

Je l’ai déjà dit, et je l’ai même mis modestement en pratique, nos modes de déplacement, nos modes de vie pèsent sur l’avenir de la planète.

Beaucoup feignent à présent de découvrir cette nouvelle donne, l’énergie est rare et chère.

Elle le sera de plus en plus.

Pas seulement pour se déplacer mais aussi pour se chauffer.

Ce constat posé, il reste la grande responsabilité des hommes politiques.

Eux qui n’ont pas vu venir cette exaspération, eux qui encouragent un modèle de consommation mondialisé, des voyages planétaires de toutes sortes et un étalement à marche forcée de l’urbanisation qui éloigne toujours plus les lieux d’habitat des lieux de travail.

Cette révolution jaune qui s’annonce est celle non seulement des territoires, par opposition aux villes, mais aussi celle d’une population en fracture avec le monde qui gouverne et qui se veut à l’écart des dogmes politiques.

[Un mouvement qui] s’inscrit sur fond d’effondrement des idéologies politiques, et de radicalisation des débats sur les réseaux sociaux. (Francis Brochet, journaliste)

Cette défiance du monde politique par le Français de base est problèmatique car elle s’affranchit de toutes les hiérarchies, obéit aux slogans douteux et haineux véhiculés par le net, nous expose aux pires manœuvres fascisantes.

On ne sait pas vraiment si ce mouvement protestataire va faire « pschitt » ou s’il va trouver de nouveaux souffles dans sa contestation.

Ce 17 novembre, prenez donc votre vélo!