Une guerre qui change tout

Avec l’agression de l’Ukraine par la Russie, la donne climatique est en train de changer.

Mais dans quel sens?

On peut se le demander. Certes, il faudra d’abord chiffrer les dégâts sur la population, les morts, mais aussi l’incommensurable étendue des démolitions, des pertes d’un grand pays comme l’Ukraine. Toutes ces pertes ne sont pas gratuites pour le climat. Il y a l’emploi des engins destructeurs, camions, aéronefs, missiles, armes,…et il y aura ensuite une nécessaire reconstruction mobilisant matières premières et énergies et donc des atteintes environnementales évidentes.

L’autre donnée de la guerre, ce sont les conséquences mondiales d’un conflit qui crispe les relations internationales en attisant les défiances et les méfiances, en s’affranchissant des retenues en faveur de choix technologiques favorisant l’environnement.

L’exemple qu’on cite en premier dans nos démocraties occidentales est celui de l’Allemagne. L’Allemagne pourtant en tête pour sa réussite économique et reconnue pour son pragmatisme politique.

Les coalitions allemandes ont toujours été attentives au mouvement écologique, et pourtant l’Allemagne n’a cessé de se tromper.

D’abord en se lançant dans une aventure anti-nucléaire irréfléchie, puis dans l’exploitation du lignite pour faire tourner ses centrales, enfin dans une autre impasse la liant au gaz russe.

40% du gaz allemand vient de Russie.

Dès lors on ne sait pas si le mondialisme économique de la planète va continuer sur sa lancée ou si chacun ne va pas tendre vers une autosuffisance de ses besoins qui puisse le mettre à l’abri du contre-modèle énergétique allemand.

La France est plutôt bien placée sur le plan énergétique, elle n’a pas bradé ses centrales nucléaires si utiles pour suppléer les énergies intermittentes qu’on ne cesse de nous présenter comme l’alpha et l’omega de la vertu énergétique. Mais la France ne produit plus grand chose. Sauf des voitures et des avions. Et de façon marginale car elle préfère filialiser ses activités ailleurs.

Peugeot est embarrassé car il manque de pièces sur ses lignes de fabrication. Elémentaire elles venaient…d’Ukraine, les pièces. Comme le blé.

Alors le monde écolo de demain qu’on ne cesse d’encenser aux bas des paraphes de bonnes intentions est-il réellement pour bientôt?

J’ai des doutes.

A deux semaines de la Présidentielle, on sait déjà que tout va changer, c’est à dire qu’on va faire comme avant.

L’essence à deux euros va précipiter dans le marasme tous ceux qui ne peuvent pas travailler sans y avoir recours et notre dépendance aux énergies fossiles va continuer à nous lier à des pays peu regardants sur l’avenir de la planète.

Mais nous, si on n’a pas de pétrole, on a des idées. Alors on va booster la bagnole électrique pour faire passer la pilule du pétrole cher.

Elle est pas belle la vie?

Isabelle part en guerre contre le VAE

Pour un peu on s’y laisserait prendre. C’est lorsqu’il vous dépasse qu’on reconnait l’électrique

Isabelle et le vélo a décidé de frapper encore un coup sur le VAE.

En 2021, Isabelle avait déjà engagé la polémique sur son blog

…et moi en 2020, je me demandais si le VAE n’était pas plutôt un cyclomoteur

Selon elle, derrière le sigle VAE (qui signifie Vélo à Assistance Electrique) se cache en fait un genre de hold-up qui consiste à assimiler le VAE à un vélo alors qu’il n’en est pas vraiment un.

Comment faudrait-il l’appeler alors?

Moi je propose tout simplement vélomoteur et on n’en parlera plus.

Le problème avec le VAE c’est qu’on est obligé de pédaler pour qu’il avance alors que sur un vélomoteur les pédales sont des repose-pieds tout au plus destinées à démarrer.

La confusion est certes fâcheuse pour ceux qui militent pour le vélo, le vélo tout court, et qui y voient une sorte de détournement des pratiques en même temps qu’un envahissement des ouvrages dédiés au vélo.

Viennent s’engouffrer dans la brèche les marchands ( de tous poils) qui n’hésitent pas à exploiter la confusion en bradant des machines bas de gamme comme il en existe aussi pour le vélo…et aussi en vendant du haut de gamme autrement plus profitable qu’un vélo « sec ».

Encore aujourd’hui, j’ai pu constater avec effarement la place grandissante que prend le VTTAE dans les organisations sportives. Les associations y trouvent leur compte puisque pas moins de 20% sont à présent des possesseurs de machines électriques. On imagine le bazar ainsi créé dans les single étroits où les électriciens piaffent d’impatience pour être devant.

Mon club est tolérant face au sujet. Des jeunes ont les deux, « muscu » et VAE. Mais il va de soi que si la confusion s’installe dans les sorties, je vais battre en retraite car à plus de 70 ans je n’ai pas envie d’en découdre avec des types qui fatalement seront toujours en train de m’attendre dans les côtes. La FFCT avait relégué les VAE en queue de peloton au début. Aujourd’hui, je ne sais pas…j’imagine que devant le succès du phénomène VAE, des sections spéciales vont advenir.

Pour le taf, je ne dis rien. Il y a sûrement une logique de décroissance intéressante. Chut!

Isabelle a fermé ses commentaires, envahie par les critiques diverses tantôt modératrices, tantôt agressives.

Moi je bats en retraite.

Face au mercantilisme, le phénomène ne peut que s’amplifier. Le combat est devenu d’arrière-garde.

N’en parlons plus!

Aller sur le blog d’Isabelle et le vélo

Course au CO2

CO2 produit sur 25 km par personne selon le mode

Le diagramme parle de lui-même.

Adopter un comportement vertueux n’est pas facile, surtout pour ceux qui ont de contraintes familiales journalières.

Mais il faut tendre vers un usage plus respectueux de l’environnement.

France-Info livre un article intéressant sur le sujet

Mon salon de peinture rénové

Le matin en me levant, j’ai devant moi Barville où je suis né et son église. Enfants, nous grimpions dans les pommiers. Depuis, les arbres sont morts et le verger a été renaturé.

Ce n’est pas un secret. Outre le vélo loisir, je peins. Modestement, sans titre ni gloire autre que ma fierté personnelle.

J’ai refait mon atelier qui était envahi de tableaux disséminés au sol, un capharnaüm où je ne pouvais plus circuler sans manquer de m’affaler.

J’ai construit deux racks de rangement comme celui-ci et je gagne de la place.

Le matin en me levant, j’ai devant moi mon église de Barville où je suis né. C’est un enchantement pour moi de me lever en étant là et là-bas au soleil levant.

J’ai replacé ma galerie au fond faite d’aquarelles de paysages d’Alsace…et j’ai mis au sol des essais de mer à l’acrylique dont je suis assez satisfait.

Des essais à l’acrylique qui me plaisent

Il faut apprendre à aimer ce que l’on fait, ce que l’on peint. Ce n’est pas simple car il faut des prédispositions conjuguées: l’envie, le goût pour le sujet, une sorte d’attachement qui vous exonère du réel et un savoir-faire jamais au top pour satisfaire son exigence.

C’est tout le contraire du professionnel, sûr de lui, de ses succès; l’amateur que je suis, nage dans une sorte d’inconnu qu’il peine à maîtriser. Je vais à hue et à dia où bon l’attirance me conduit, parfois dans des impasses.

En 2015, j’ai tenté une plage bretonne et deux barques puis je les ai abandonnées dans « leur jus ».

Les « reprendre », c’est leur donner une seconde vie, une seconde chance

Ainsi va la vie.

J’ai tenté de vendre une partie de mes peintures au profit de l’Ukraine, mais je n’ai pas abouti dans l’entreprise. Il me faudrait un tiers de confiance qui prendrait en charge les échanges financiers et me mette à l’abri des déconvenues.

Sous forme d’expo, je n’ai pas de salle publique pour m’accueillir.

Alors je stocke.

EELV m’écrit…

Fermer Fessenheim, c’est fait. Et maintenant qu’est-ce qu’on fait? On attend que Poutine nous livre du gaz.

EELV, ce sont les écologistes d’Europe Ecologie Les Verts.

Je n’en suis pas membre. Je pourrais sympathiser avec s’ils ne se fourvoyaient pas en permanence face à l’évidence du moment. Par exemple l’énergie.

Jacques Muller, ancien maire de Wattwiller et ancien sénateur m’écrit pour me dire que les DNA font un sondage d’opinion « pour ou contre le nucléaire » …et pour me rappeler la chose suivante…

Non à la relance du nucléaire

parce que c’est dangereux : la guerre d’Ukraine montre que çà peut poser de graves problèmes en termes de sécurité (idem en termes d’attentat terroriste ?), 

à cause des déchets ingérables que nous laissons aux générations futures (aspect moral), 

parce çà ne répond en rien au défi climatique vu les délais (construction et mise en route qui exige deux voire trois décennies alors que la fenêtre pour éviter le crash climatique est de quelques années : nous avons entre 5 et 10 ans grand maximum selon les experts du GIEC, pour stopper la catastrophe climatique), 

à cause du coûts des investissements absolument pas maîtrisé (cf. l’EPR de Flamanville et en Finlande…),

le courant nucléaire coûte plus cher que le renouvelable, et le fossé va se creuser.

Bon je m’empresse de répondre au sondage des DNA pour dire que , bien sûr, il faut défendre le nucléaire et ne pas écouter EELV. Sauf à être dans la merde comme les Allemands qui sous la pression des Verts ont fermé leurs centrales atomiques et sont conduits à présent à utiliser du lignite, à importer du gaz russe et à construire sur la Baltique un océan d’éoliennes incapables d’alimenter les usines de la Ruhr.

Le sondage des DNA/L’Alsace est là

Actuellement le sondage donne 72% de oui (au nucléaire) et 28% de non (sur 1000 votes)

Digérer les digesteurs

A grand renfort de pub dans le canard, voici les agriculteurs qui tentent de verdir leur image en produisant du gaz de fumier.

Les digesteurs de bactéries commencent à proliférer dans la campagne haut-rhinoise. Comme à Traubach-le-Bas où ces énormes bulles ressemblent à des soucoupes volantes. Ca tombe bien, comme on est en froid avec la Russie, on va pouvoir montrer notre savoir-faire énergétique.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Imaginons 30 exploitations qui portent leurs déjections agricoles dans le méthanisateur…bonjour la campagne!

Tout cela pour produire…3% du gaz consommé en Alsace avec 14 méthanisateurs.

Loin de moi l’idée de dire que c’est négligeable. Mais il faut tout compter pour juger de la pertinence économique du projet.

  • l’investissement à amortir avec 15% de subventions publiques: 15 millions!
  • l’extension du réseau gaz en rase campagne pour capter le gaz et ensuite le mélange de ce gaz pauvre avec du gaz normé à 11 kWh/m3 (PCS).
  • il faut aussi évacuer le CO2 qui représente à lui seul 30 à 40% du gaz produit.
  • le va et vient de tracteurs devant alimenter le digesteur et les dégâts collatéraux que sont la pollution des engins, l’entretien des routes et les odeurs.
  • l’élevage de 3000 vaches en stabulation forcée (soit 100 vaches par exploitations)
  • prévoir de chauffer les cuves par grands froids pour maintenir la réaction anaérobie à 30°C…avec un chauffage au gaz!

On n’a plus qu’à digérer la facture car comme le disent les exploitants de GRDF dans les DNA du 15 mars 2022 il faudra attendre une année pour évaluer les quantités injectées dans le réseau.

D’ailleurs les chiffres mentionnés dans les DNA sont plutôt optimistes à mon sens: 170m3 de gaz par heure, soit environ 34 000 Mégawatt-heure par an (sic). Raisonnons un peu 34000 MWh par an divisé par 8760 heures (une année) donne 3900 kWh soit 22 kWh/Nm3.

Sachant que le gaz produit a un pouvoir calorifique compris entre 5 à 7 kWh/Nm3, cherchez l’erreur…

Municipales, deux ans d’inaction!

En 2018, Thann m’avait convié à une visite destinée à programmer des ancrages vélo dans différents quartiers.
Pendant la visite, un coup de vent, tous nos vélos se sont renversés. Depuis quatre ans, aucun poteau d’ancrage n’a été installé. Preuve que la ville se moque du monde.
Quand on vous demande vos idées, c’est louche et on sait très bien que ça débouche sur un blanc-seing pour faire n’importe quoi, voire rien du tout.

Il y a deux ans déjà, les Municipales.

A Thann, ma ville, un maire LDVC a succédé à un maire LDVC à la suite d’un combat fratricide. Pour ceux qui ne savent pas LDVC ça veut dire Liste Divers Centre. Autrement dit des gens assis entre deux chaises et qui tentent de ratisser large. A propos de vélo, mon nouveau maire ne s’était pas engagé outre-mesure: on suivra le schéma vélo Thur-Doller avait-il dit et écrit.

Le fameux schéma Thur-Doller a chiffré les investissements de Thann-Cernay dédiés aux mobilités douces à 15 millions d’euros globalement répartis sur 15 ans.

Qu’en est-il?

Le plan vélo Thur-Doller a disparu dans les limbes des intercommunalités et Thann n’a rien fait du tout pour le vélo depuis deux ans. Je peux en attester car je sillonne la ville à vélo chaque semaine.

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Faut-il interdire le vélo en ville?

Panneau B9b

J’exhume ce billet de mes brouillons. Il n’est qu’une réflexion sur les controverses que je voie poindre sur nos mobilités prochaines entre les inévitables conflits d’intérêt entre l’usage de la voiture électrique et du vélo en ville

La question arrivera un jour.

Avec la hausse continue du prix de l’essence, la raréfaction des matières premières et l’inévitable renchérissement du coût de l’électricité, rouler en voiture va devenir un luxe.

L’avenir de la voiture électrique, un mode de déplacement légitimé

Quand tout va être résolu, la voiture électrique devrait être séduisante. Ce que l’on sait de ses handicaps sera en passe d’être amélioré: au rang des freins à l’achat d’abord son coût, ensuite la faible autonomie des batteries, le manque de bornes de recharge, les temps d’attente pour faire le plein d’énergie,…la clim énergivore l’été dans les bouchons,…

Mais certains savants geotrouvetout s’aventurent à imaginer des solutions transitoires ou des solutions de remplacement au pétrole. Commelors de la dernière guerre mondiale avec le gazo.

Comme le bioéthanol issu de nos plaines betteravières. Car les paysans qui ont fait fortune dans la betterave lorgnent dorénavant vers le maïs et le colza pour faire tourner leurs distilleries et produire du carburant. Argument de poids, le bioéthanol consomme autant de CO2 lors de la pousse des plantes qu’il n’en produit lors de la combustion. Le bilan carbone est donc neutre.

Mais il y a un problème: la culture du carburant bio prive la planète de millions d’hectares de terres nourricières. Et il faut compter aussi sur la mise à disposition des produits dans les stations, la coût de la transformation des véhicules, l’inconnue de l’évolution du prix de vente et de la fiscalité.

Laissons l’électrique de coté pour le présent. Ceux qui s’y hasardent exploitent des niches de comportement bien connu: des navetteurs quotidiens sur de courtes distances capables de profiter de montages financiers favorables et transitoires. Font-ils fausse route? nous le saurons plus tard quand le tarif et la fiscalité des véhicules électriques seront définitivement établis. Reste la question d’un usage de masse du véhicule électrique…c’est à dire la mise à disposition de postes de recharge rapides, l’accès aux terres rares de fabrication des batteries, le recyclage des matériaux,…et l’inévitable montée en puissance des centrales nucléaires capables de faire face à la demande d’énergie électrique décarbonée.

Actuellement, les Etats s’en tiennent au statu quo et poussent les feux pour le tout-voiture électrique, seul sésame à un mode de vie confortable et renouvelé de la France périphérique: des bagnoles partout et pour tout faire, notamment pour vivre à la campagne et travailler à la ville. Ainsi notre gouvernement préfère cacher la vérité aux automobilistes de demain et admettre que la voiture électrique va entraîner de nouvelles contraintes environnementales qu’on dissimule provisoirement sous le tapis afin de maintenir l’emploi dans l’industrie automobile et de ne pas raviver la crise de ceux qui n’ont pas d’autres choix que d’utiliser leur voiture.

Mais voila poindre la solution vélo sur de courts déplacements urbains.

Le vélo en ville tente de surnager dans cette euphorie de la voiture électrique qui rend toute autre solution ringarde. Le vélo? vous n’y songez pas, comment faire ses courses et emmener les enfants à l’école? Les associations militantes sont à la peine surtout face aux bombardements de spots vantant les mérites de la voiture électrique.

Continuer de se rendre en voiture en ville, de construire des places de stationnement dans les centres urbains, d’assurer la pérennité des grandes surfaces, la voiture électrique sera là pour ça puisqu’elle aura gagné de nouvelles lettres de noblesse au cœur des cités du fait de leur absence de gaz d’échappement.

Le vélo?… et pourquoi pas la trottinette!

La solution vélo agace. On le voit dans certaines agglomérations où les élus freinent son développement. Manque d’espaces dédiés, absence de contrôles des véhicules garés sur les bandes cyclables, réticences à développer les zones 20 et les zones piétonnes, installations urbaines dissuasives pour les cyclistes comme l’inflation de mobilier urbain qui pénalise le développement du vélo en sécurité. Manque d’itinéraires directs et fléchés,…la liste est longue de ces municipalités qui n’investissent pas dans les mobilités douces.

Alors on s’interroge, ne va t-on pas débarrasser à terme les centres urbains des vélos et de ces réglementations jugées absurdes qui compromettent le tout-voiture partout? augmenter les contraintes diverses pour dissuader les cyclistes? arrêter les facilités accordées au déplacement du vélo? imposer l’obligation du casque? de l’immatriculation? de la vignette? du permis vélo?

Ici et là, d’habiles édiles tentent déjà une inflexion réglementaire en déposant des propositions de lois visant à restreindre l’usage du vélo.

On sait ce qui les anime. Faire la place nette aux bagnoles de demain.

Vélo de guerre

Ils ont près de quatre-vingts ans nos derniers combattants de la guerre d’Algérie.

Il ne reste plus parmi les plus jeunes à avoir combattu que les troupes de métier engagées sur les théâtres d’opérations extérieures.

Comme au Mali.

C’est dire que la guerre, c’est loin. Plus si loin puisque le dénommé Poutine vient nous rappeler que l’Europe pourtant si peu belliqueuse est capable demain de devoir affronter une nouvelle guerre qu’elle n’a pas demandée.

Pas une guerre froide, une guerre tout court. Avec des armes sophistiquées et un arsenal nucléaire sans commune mesure avec Nagasaki.

Nos diplomaties font de leur mieux pour enrayer un cataclysme dont on voit les effets en Ukraine, un peuple qui croyait pouvoir rejoindre notre modèle occidental, nos démocraties et qui déplait à Poutine.

Voici donc Macron promu chef de guerre

Inutile dans ces conditions de tenter d’inscrire une campagne présidentielle sereine et équitable dans l’histoire du moment. Macron, chef de guerre, ne peut qu’être réélu. Qui d’autre parmi les postulants, non aguerris, serait capable de prendre en charge une telle perspective visant à conduire une guerre. Certes Macron a déjà fait montre de son expérience dans le domaine civil en coupant quelques mains et en éborgnant des Gilets jaunes avec sa police. Et il a su amputer largement nos libertés publiques avec la pandémie. Il a donc quelques références pas très glorieuses.

La campagne est donc jouée d’avance. N’en parlons plus.

La guerre est-elle inéluctable?

C’est toute la question face au dictateur Poutine. Poutine va ravir l’Ukraine sans grande difficulté puisque personne n’ira se fourvoyer dans ce bourbier face à un arsenal russe colossal.

Nous sommes donc condamnés à attendre…mais attendre quoi?

Poutine pourrait être encouragé à poursuivre ses conquêtes si la mise au ban des nations de la Russie ne suffit pas.

Face à un agresseur, il n’y a pas d’autre alternative que de se protéger. Construire des digues ne suffira pas. Il faudra aussi réarmer nos démocraties trop peu préparées à affronter un ennemi à sa porte.

L’Europe communautaire n’a pas d’autre choix que de compter sur elle-même en améliorant sa défense commune et aussi en révisant son indépendance énergétique.

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se défendre à vélo

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Je suis à Kiev

Finalement je me relève, assommé par l’insomnie qui perdure.

Je suis à Kiev. Cette guerre, dont on ne sait rien d’autre que ce que les correspondants de presse mêlés à la population nous rapportent, ne traduit en rien la réalité des combats.

Certes on voit de carcasses de chars, on entend des détonations au loin. Mais rien de probant pour dire que Poutine mène pas à pas son agression.

Alors je suis quand même à Kiev. Par la pensée.

Avec Laitier de nuit d’Andreï Kourkov (ed Points), je vis à travers cette fable qui ressemble à un polar dans l’ambiance ukrainienne de cette ancienne république soviétique.

Ironie du sort, Andreï Kourkov vit à Kiev…et il est Russe.

Avez-vous déjà entendu parler de « l’antifrousse » ? Ce breuvage made in Ukraine qui permet de vaincre sa timidité, de triompher de ses ennemis, de surmonter toutes les épreuves. Un remède pour lequel on tuerait père et mère, n’est-ce pas ? Mais là, c’est son inventeur, un estimable pharmacien de Kiev, qui est assassiné. Ensuite ?`Ensuite tout se complique. Dans cette fable échevelée, les chats ressuscitent, un somnambules se fait suivre la nuit, un député ambitieux exige un lait très spécial, une organisation secrète manipule les braves gens… Trafics et tentatives de corruption s’enchaînent aussi aussi vite que les énigmes (et les rasades de gnôle à l’ortie!) pour tisser peu à peu la trame, non seulement d’un roman savoureux, mais d’un pays tout entier.

Babelio

Ecouter Andreï Kourkov en 2010 dans Un livre, un jour

Février 2022

un havre de paix tout près de chez moi qui ne déplairait pas à Edouard Philippe? sauriez-vous le reconnaître?

Les mois semblent passer plus vite cette année. Faut-il freiner?

J’ai à peine le temps de me retourner que déjà février est terminé. Pas franchement d’hiver, de grands froids, de neige. Mais des tempêtes de vent que je peine à accepter au fil des ans. Cette transformation de la météo est purement une fable diront les experts. Je n’ai donc que ma modeste sensation en guise d’authentification que quelque chose cloche.

Alors pratiquement, rien ne justifie qu’on arrête le sport comme les clubs de vélos d’antan savaient le faire entre septembre et mars. Il y avait dans la pratique du vélo cette sorte de jachère qui mettait les organismes au repos. C’est terminé, on roule tout le temps. Au détriment du corps? des machines? je ne saurais pas le dire. Les pathologies liées à l’âge sont-elles moindres? ou plus chroniques? je ne le sais pas non plus.

Mon mois de février en jogging, une vingtaine de kilomètres…

…et à VTT, cinq sorties aussi

…la route est modeste en ce début d’année

Le vélo utilitaire

Ma supérette attire encore peu de cyclistes. Notre petit coin de stationnement ne comporte que 5 ancrages

Deux mondes souvent qui s’ignorent, celui du vélo loisir et celui du vélo dit utilitaire. Symbolisé par le postier à vélo, l’utilitaire progresse lentement dans nos modes de vie. Mais le VAE l’aide à progresser dans nos villes pour se déplacer simplement sans bruit et sans polluer. La crise énergétique devrait nous aider encore à faire des progrès.

Les bons et le méchant

Le trafic aérien évite soigneusement l’Ukraine ce matin (24/02/2022)

Difficile de se faire une opinion ce matin avec cette guerre contre l’Ukraine déclenchée par le dictateur Poutine.

Le plus facile c’est de se raccrocher à nos valeurs.

Celles de la démocratie et de la paix.

Mais avec Poutine, rien n’est simple car il prend justement le contre-pied de nos valeurs. Il préfère l’agression d’un voisin pourtant reconnu souverain par la communauté des nations simplement pour assouvir sa soif de grandeur et sa mégalomanie guerrière.

Évidemment comme on peut s’y attendre notre Europe communautaire n’est pas prête à une guerre. Le pourrait-elle seulement face à l’armée russe dotée d’armes redoutables?

Nous sommes donc vulnérables nous aussi puisque nos gesticulations n’aboutiront à rien. Sauf à nous priver de gaz et de pétrole et à faire monter les prix des matières premières.

L’Ukraine est donc appelée à être annexée sans coup férir.

A quand le tour des anciennes républiques soviétiques?

La collégiale a son histoire

Un fois rentré à la maison, je regarde mes images. Contemporains, nous vivons dans une immédiateté qui laisse parfois peu de place à la réflexion.

Devant la collégiale de Thann, je médite. Il y a de quoi avec tant d’allégories que je suis incapable de traduire concrètement. Alors je me prête à des conjectures sans avoir les base historique et religieuse suffisantes.

D’abord pourquoi la collégiale s’appelle collégiale?

une collégiale, c’est comme une cathédrale sauf qu’il n’y a pas d’évêque et donc pas de cathèdre. Restent les chanoines, qui se réunissent en collège, d’où le nom.

façade ouest

La collégiale de Thann est une œuvre majeure de l’art gothique flamboyant le long du Rhin supérieur.

la Collégiale trône au centre-ville de Thann

Sa construction s’échelonne du XIVe siècle à la fin du XIXe.

Aujourd’hui on l’entretient, c’est à dire qu’elle est en permanence entourée d’échafaudages destinés à restaurer les pierres et les sculptures abîmées par le temps et les acides de la pollution atmosphérique.

Ringard

la cravate Jeff Tuche est vendue 5.90€

Je reviens

Plus ringard que jamais. Puisqu’il faut l’accepter, avec l’âge on nous dit qu’on devient con. J’assume.

Pris par des obligations domestiques, j’ai mis entre parenthèses le sport pendant quelques jours.

En même temps, je me suis dit qu’il fallait songer à réduire la voilure. Je suis moins ardent pour affronter le mauvais temps à vélo. Et quand le whatsapp du club affiche les dénivelées du lendemain à venir, je renâcle…

2022 va t-il nous aider à sortir de la pandémie et des quiproquos? Faire en sorte qu’on puisse reprendre nos habitudes? les bonnes plutôt.

A bientôt sur Facebook

Au club je suis le vieux de service malgré moi. La sénilité peut faire de moi une gloire de l’exception. Il n’y en a pas d’autre à encore pédaler. Mais je ne suis pas un séducteur parmi la gent âgée, personne ne vient me rejoindre. Je souffre un peu en entendant décliner toutes les solutions avancées pour faire venir du monde dans le club, le sang neuf qui fait défaut. Nos jeunes ne savent pas que la formule club ne recrute plus parmi les familles. Un club de familles à vélo, en voit-on encore? En a t-on jamais vu un seul? Les formules qui marchent sont désormais les sorties cyclo-sportives, comme par le passé, et les groupes VTT informels formés sur la toile. Bref l’avenir du vélo de groupe repose sur les groupes Facebook.

Voulez-vous faire Président?

Je suis d’accord pour dire qu’un candidat pro-animaliste fera le bonheur de nos vaches vosgiennes, mais cela suffit-il à faire une politique?

On peut ruminer, s’insurger contre les 500 signatures, mais on doit constater que la formule écarte nombre de zozos anti-ceci ou pro-cela. Pourtant là où le système dérape c’est que les élus de terrain bloquent des gens par principe à gauche ou à droite et ce n’est plus qu’un mauvais jeu anti-démocratique qui prive l’électeur de base de pouvoir voter pour son candidat.

La France est unique mais elle est divisible en une infinité de chapelles comme on le voit actuellement dans les sondages de campagne présidentielle.

Ceux de la ville, ceux des champs qui se subdivisent entre rurbains et pro-chasseurs, pro-vaccins et antivax, convoyeurs de libertés et adeptes de mobilités douces, anti-genres en tous genres, pro-mariage pour tous, parent 1 et parent 2, smic à 10.000 euros, retraite à 82 ans, Cochonou bien à nous, Français de souches et Français de papier, hijab au foot,…

Tout ça me donne le vertige, je suis largué.

Accrochez-vous! la dénaturation de nos traditions, cette acculturation qu’on voudrait instaurer parmi nous porte les germes d’une discorde profonde. Sous le terme de wokisme, on cherche à nous faire prendre les vessies pour des lanternes. Celui-là n’en est pas un, c’en est une!…il ou elle devient donc iel. Une façon de noyer le poisson.

Et maintenant on veut jouer au foot dans la tenue qui me convient, pas celle du règlement.

On devrait décréter la présidence tournante.

Chacun aurait droit à ses vertiges. D’autant qu’il vaut mieux ne pas le répéter: heureusement, quel que soit l’élu de notre cœur ou de notre rancœur, il y a peu de marges de manœuvre pour diriger la République. La moitié de nos richesses, le fameux PIB, est englouti par l’Etat qui redistribue à gogo et nous produisons de moins en moins. Le calcul est donc vite fait, il va falloir se serrer la ceinture de plus en plus pour les prochaines décennies. Haro sur les 35 heures, sur la retraite à 60 ans, tout est bon pour tailler en pièce notre modèle social du temps glorieux. Si on perd des parts de marché c’est parce qu’on travaille moins. A force on va finir par le croire.

La bagnole électrique

Elle perce la voiture électrique. Forcément les contraintes environnementales l’aide à progresser et en plus l’explosion du coût des carburants fossiles n’arrange rien pour ceux qui possèdent encore le fameux moteur à explosion.

Le gouvernement attend. Il renfloue l’EDF et le fameux tarif Recharge va pouvoir sortir. Avant d’acheter un véhicule électrique, il faut d’abord aller lire les petites lignes de son contrat de fourniture électrique: le tarif relève des seuls usages domestiques, lumière, cuisson, eau chaude, chauffage…mais pas la recharge de la voiture.

37 milliards pour l’État!

L’usage recharge de la voiture va devenir une annexe du contrat avec un compteur distinct et la fiscalité qui va avec, c’est à dire la fameuse taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE).

L’Etat aurait tort d’abandonner une recette de cette ampleur en encourageant les véhicules électriques à prospérer…d’autant que les centrales EPR en projet vont coûter bonbon à financer.

Je vous le répète, il y a peu de marges de manœuvre pour diriger la République tant les contraintes sont incontournables dans les nations sophistiquées.

Vous avez aimé la Covid?

C’est épidémique ce machin là. Pour un peu on feindrait presque de le découvrir. Surtout avec ceux qui poussent à la roue, les anti-tout, « le convoi de la liberté« ,… pour qu’on abandonne encore plus vite toute protection contre la contamination.

Bientôt on n’en parlera plus du tout car la campagne présidentielle prend peu à peu le dessus de l’actualité et forcément une campagne avec restrictions sanitaires ça ferait désordre dans le champ des libertés.

La Covid serait devenue banale pour la plupart. Sauf pour ceux qui n’ont pas de chances, les non vaccinés et les gens fragiles sur le plan immunitaire qui peuvent être terrassés en quelques heures.

Pourtant du coté des hôpitaux, seulement 3300 malades en soins critiques! Soit un niveau haut qui décroît peu.

Mais le pouvoir politique en a décidé autrement, il compte prochainement ouvrir les vannes en grand. On peut donc rouler. Tout va bien comme dirait l’autre.

Guevenatten me fait de l’écho

Ils sont sympas à Guevenatten; ils parlent de moi dans le journal local.

J’avais deux aquarelles du village. Le maire, monsieur Schittly, me les a achetées et en a fait paraître une dans le bulletin du village qui s’appelle « l’écho du hérisson ».

Le puits fontaine de Guevenatten(illustration du bulletin municipal ci-dessous) a longtemps servi aux villageois et au bétail. C’est une source qui affleure le sol et protégée par une arche ressemblant à un fournil de boulanger
Prosper qui connait les lieux a dit: C’est à Guevenatten que l’on découvre aussi une curiosité sans doute unique dans le Sundgau : un puits couvert. D’une profondeur de 19 mètres, le puits est surmonté d’un abri à quatre pans couvert de Biberschwantz. L’ouvrage renferme un mécanisme de remontée d’eau. A voir, à la sortie du village vers Bretten.

mon autre aquarelle est ici…

Décathlon, méfiance avec click and collect

un modeste achat de 10 euros

L’histoire…

C’était le 15 décembre 2021. Je la résume mais on peut la retrouver ici

Je commande un liquide préventif (pour les pneus VTT sans chambre) à Décathlon Wittenheim par click and collect, histoire d’être sûr de l’avoir quand je vais y aller avec mon vélo, soit 40 km aller et retour.

Manque de chance, arrivé sur place je constate que je n’ai pas ma carte d’identité sur moi, juste ma commande sur iphone.

La dame refuse de me le remettre ce qui en toute logique est normal puisque la procédure convenue est de présenter une pièce d’identité. Entre-nous soit-dit ce n’est pas très recommandé de se balader à vélo sans document.

J’achète donc dans le rayon un second produit que je paie avec mon Apple Pay et je m’en vais…et je laisse filer le délai de mise à disposition, assuré que mon bidon va retourner dans le rayon et mon compte être crédité.

Le 5 février 2022

A cette date mon compte n’est toujours pas recrédité du produit acheté, payé mais non retiré. J’appelle « le capitaine » du magasin, c’est comme ça qu’il se nomme, et on me dit « vous avez retiré le produit, cette affaire est close« .

Donc j’en déduis que lorsqu’on achète en click and collect à Décathlon on peut très bien délivrer son article à quelqu’un autre (et donc sans vérifier votre identité) ou alors le remettre en rayon sans vous recréditer la somme payée.

Quelle est ma conclusion?

Ne pas tourner autour du pot: il faut être binaire avec le click and collect, soit on possède son achat soit on ne l’a pas. Or avec Décathlon, il existe une zone floue, un doute puisque ni vous ni Décathlon ne peut prouver que vous êtes bien en possession du produit acheté.

En attendant, ne jamais acheter d’objet de valeur à Décathlon en click and collect, c’est ce que j’en déduis…contrairement à Amazon où votre produit est livré en Hub Locker qui s’ouvre avec une lecture de votre code-barre et un mail immédiat de livraison dès que vous retirez le colis.

Le traçage de l’application Décathlon comporte donc une faille. Je l’ai fait remarquer à la capitaine Décathlon qui semble t-il n’a pas mesurée toute la subtilité du problème et du quiproquo qui en découle.

Epilogue

J’achète souvent chez Décathlon et je suis un client fidèle

En guise de conclusion, lorsque j’ai commencé à parler de vol (et non pas d’arnaque), on m’a dit qu’on allait vérifier le niveau de stock magasin (c’est à dire pour les puristes, compter les entrées et les sorties de produit et le comparer au niveau constant du stock).

Une demi-heure après, on me rappelle et je suis crédité de la somme de 10 euros.Le stock comportait bien un produit en trop.

Notez bien que s’assurer de l’état de l’inventaire n’est nullement sécurisant pour le client. Dans mon cas l’inventaire s’est avéré faux, c’est à dire qu’il y avait un produit en plus sur stock physique par rapport à l’état comptable et donc un employé a remis le bidon en rayon sans mouvementer mon compte client. Je ne suis pas dupe: un niveau de stock pas à jour le 5 février par rapport à un achat du 15 décembre, pour moi c’est pipeau.

Rien ne prouve d’ailleurs que c’était mon bidon en trop dans le rayon.

Et si le niveau comptable avait été en conformité avec l’état physique? alors j’en déduis qu’on ne m’aurait rien remboursé du tout…et donc qu’un tiers (?) s’était emparé de mon bidon à bon compte.

Avec moi, vous êtes sûr de toujours avoir affaire à un pinailleur.

Moralité

La moralité de tout ça, c’est que l’application click and collect de Décathlon n’est pas au point et que la faille qui existe à la livraison doit être corrigée en y ajoutant un verrou de sécurité à la livraison.

Le grand âge

Le grand âge est en question dans l’actualité avec le groupe Orpéa montré du doigt pour ses pratiques de gestion jugées peu humaines.

On n’échappe pas à la catégorisation du grand âge: Le nombre de personnes âgées de plus de 85 ans s’élève aujourd’hui à 1.4 million. L’espérance de vie augmentant chaque année, en 2060, ils seront 5 millions.

Nos vieux, nos vieilles pourrait-on dire car elles sont plus résistantes au temps, sont un vrai problème des sociétés dites modernes. On ne sait plus comment s’en occuper autrement qu’en les confinant (un terme à la mode) dans des espaces dédiés et souvent barricadés où l’on ne sait pas trop ce qui s’y passe.

Moi je sais un peu.

L’Ehpad, quel vilain acronyme!, désigne ce qu’on appelait autrefois la maison de retraite. La dépendance a toujours existé chez les personnes de grand âge, plus ou moins. Mais la dépendance, on aimerait la taire et la cacher car ce n’est pas beau pour celui qui est libre de ses moyens intellectuels et physiques de découvrir qu’un jour il sera peut-être atteint lui aussi et entre les mains de tiers.

Entre les mains, c’est la bonne expression pour dire que de jour comme de nuit il faudra peut-être une aide pour tout. Et dans pour tout il y a évidemment et surtout le plus intime de la personne.

Les personnels des Ehpad craquent à tour de rôle car le grand âge exige savoir et savoir-faire tout en maintenant une humanité naturelle et bienveillante à l’égard de celui ou de celle qui petit à petit perd le sens de la vie.

Cette perspective d’être pensionnaire à deux pas de chez moi à l’Ehpad des Trois Sapins du groupe Korian (l’autre grand nom du marché des vieux) m’effraie car j’y ai mené une animation pendant quelques mois qui m’a permis d’en connaître une part du quotidien.

La déchéance profonde y côtoie une certaine autonomie. Être plongé dans cet univers n’aboutit-il pas in fine à précipiter les « encore valides » vers l’abîme?

Ce qui est encore plus effrayant, c’est de voir ces personnels exploités à marche forcée accomplir des actes qui perdent leur humanité lorsqu’ils sont bâclés.

Des grabataires qui restent des heures sans change, avec des escarres qui prospèrent scandaleusement, des pensionnaires en salle commune qui s’endorment devant leur petit-déjeuner et qu’un infirmier de passage tente de réveiller pour lui enfourner une cuillère à soupe médicamenteuse, …

Notre société est-elle prête à repenser le sort de nos aînés? à y apporter l’humanité indispensable? à renforcer l’aptitude et le nombre des personnels et leurs rétributions? à contrôler étroitement ceux qui financiarisent la filière? Le montant du prix de l’hébergement est fixé par le conseil départemental pour les établissements habilités à l’aide sociale et par le gestionnaire pour les EHPAD privés (25% du secteur).

Il y avait un Président qui aimait désigner les premiers de cordée jusqu’au jour où il s’est aperçu que c’était les seconds, voire les troisièmes…et même les derniers qui faisaient tourner « la machine » lorsque la France s’est mise à trébucher avec la Covid.

La France rurale ne disposait pas de toute cette organisation autour du grand-âge. On mourrait chez soi ou chez son fils ou chez sa fille. Lorsqu’on n’avait plus la force de contribuer à la vie de la ferme, on restait devant le feu à l’âtre à surveiller la soupe ou le lait…et parfois, en remettant une bûche, on sombrait dans le bûcher.

La vie de vieux est une épreuve. Souvent la dernière.

En relation…

Janvier 2022

2022, on attend encore la neige…

Un mois incertain, on pourrait même dire une année incertaine tant les données épidémiques continuent de contrarier les uns et les autres.

Surtout les autres en proie à la défiance catégorique. Le vaccin? une arnaque, le pass? une atteinte intolérable aux libertés publiques et individuelles. Continuons donc comme ça!

De mon coté, je fais le dos rond, pourvu que je passe entre les gouttes, je veux dire le goutte à goutte! Mon année 2022 commence donc en douceur sans trop d’encombre puisque mon mode de vie, mon statut d’inactif me permettent de ne pas être confronté aux grandes problématiques de la vie en société. Je ne vais donc pas aller m’exposer par forfanterie à je ne sais quelle expérience capable de me mettre en difficulté.

Alors en ce début 2022, je l’ai déjà dit aucun programme de rencontres. Il faut apprendre à vivre dans l’expectative, l’attente prudente. Je ne sais d’ailleurs pas si je reverrai un jour se desserrer cette chape de restrictions diverses car les pandémies sont à vie longue si l’on se réfère à l’histoire.

Peinture:

J’ai carrément franchi le pas en allant vers l’acrylique plutôt que vers l’aquarelle. L’aquarelle, c’est plus tendre, il y faut une fragilité, une dévotion pour y entrer. Je n’ai rien à présenter. Mes derniers travaux sont ceux 2021 lorsqu’on aborde la neige. La neige nous fait encore défaut; il faut monter sur le massif mais je deviens douillet et les sports de glisse ne me séduisent pas. Les raquettes sont trop en investissment. Alors j’attends que la neige descende jusqu’à nous dans la vallée…

L’acrylique est plus dans mon tempérament du moment. J’en profite pour revisiter la mer que j’aime tant depuis les rivages.

la mer qui frappe les falaises

Le vélo

Y’a pas photo: le VTT est en pole position en ce début d’année. Par temps froids, c’est encore ce que je préfère avec ces semaines où le thermomètre peine à décoller au-dessus de zéro. La sensation de froid à vélo est plus marquée qu’à pied et le vent, sa force, son orientation sont des facteurs de poids.

Huit sorties VTT

Garmin Connect fait le boulot, il ne me reste plus qu’à extraire le bilan sur tableur. J’ai essayé LibreOffice en remplacement de ma suite bureautique Microsoft qui commence à dater. Sur le plan cardio-vasculaire, le VTT est sans doute plus impactant et c’est pour ça qu’il faut se modérer. Je saute plus facilement de la selle dès que les pentes deviennent critiques. Il n’y a pas de honte à marcher.

Type d’activitéDateTitreDistanceDuréeFréquence cardiaque moyenneFréquence cardiaque maximaleAscension totale
VTT2022-01-30 08:52:01Roderen -Cernay27,402:41:14105151267
VTT2022-01-25 13:35:03Heimsbrunn41,4804:23:50106136199
VTT2022-01-20 14:13:03Roderen-Michelbach20,9901:57:02115160257
VTT2022-01-16 08:39:03Cernay-Aspach14,701:23:179914535
VTT2022-01-12 13:47:21Roche Albert15,6502:08:57129157494
VTT2022-01-10 13:42:27Bitschwiller17,5302:13:50123153437
VTT2022-01-05 13:49:33Etangs Cernay20,6301:27:1110714157
VTT2022-01-01 13:53:18Michelbach-Bourbach22,9201:47:24118154222
181,31968
Mon VTT de janvier

Deux sorties routières

Evidemment, l’âge venant, on est moins véloce sur un vélo de route. J’admire ceux qui bouclent 60 km en deux heures. Il me faut bien davantage. S’exposer sur la route lorsqu’il fait froid ne me séduit plus d’autant que les opportunités de s’arrêter en route pour un p’tit café sont rares.

Type d’activitéDateTitreDistanceCaloriesDuréeFréquence cardiaque moyenneFréquence cardiaque maximaleVitesse moyenneAscension totale
Cyclisme sur route2022-01-22 13:36:59Dannemarie-Lauw67,2684502:48:4912315823,9408
Cyclisme sur route2022-01-08 13:28:16Richwiller42,956701:58:5011514721,7138
110,16546
mon vélo de route

Le jogging

Quel vilain terme! Je m’y suis donc mis sur le tard à la faveur des restrictions sanitaires qui ont marqué durablement notre mémoire.

Le fameux rond de un kilomètre a été un enfermement pour les cyclistes que nous ne sommes pas prêts d’oublier. J’ai donc couru à la place. J’en ai pris de l’estime même si je sais que je ne rejoindrai aucun des caciques vétérans de la discipline. Tourner mes cinq bornes à pinces, je m’en contente. Je fais gaffe car ce genre d’exercice est cardiovore.

6 sorties, 33 km

Type d’activitéDateTitreDistanceCaloriesDuréeFréquence cardiaque moyenneFréquence cardiaque maximale
Course à pied2022-01-29 10:07:23Thann Course à pied7,0161500:51:36168195
Course à pied2022-01-24 16:11:55Thann Course à pied6,0144700:42:10140161
Course à pied2022-01-21 15:57:00Thann Course à pied5,0738400:36:14142182
Course à pied2022-01-17 16:45:29Thann Course à pied5,243300:39:30144156
Course à pied2022-01-07 15:05:46Thann Course à pied5,5750900:41:47153169
Course à pied2022-01-02 10:16:00Aspach-Michelbach Course à pied1,9515100:13:59137146
Course à pied2022-01-02 09:55:25Thann Course à pied2,4317500:17:45128141
33,24
ma course à pied, attention au cardio!

What else? comme dit l’autre

C’est fou comme ces anglicismes nous pénètrent presque malgré nous.

Sinon, fatalement dirais-je, je revisite un peu tout de la vie passée. Parfois l’envie me prend d’en écrire un fascicule, mais j’hésite. Il faut découper des tranches de vie et les formater. et y consacrer des heures et de heures pour un résultat purement autobiographique sans grand intérêt.

Il me reste la lecture des autres, les auteurs, les vrais. Je vais arrêter avec Elena Ferrante et son « amie prodigieuse ». Vous savez qu’à force de la traquer, un journaliste l’aurait démasquée? Elle s’appellerait en fait Anita Raja…Le lectorat est partagé entre curiosité12 et indignation en réaction à ce qu’il considère comme une investigation intrusive (Wiki). Des écrivains qui préfèrent changer de nom, il en existe. Le plus célèbre est Romain Gary qui a signé plusieurs romans Émile Ajar (La Vie devant soi, Gros câlin,…).

Mes lectures sont éclectiques. Je note des titres pour m’en souvenir. Puis j’achète quand j’en ai envie…Acheté, c’est barré.

Un dernier mot

Je suis présent sur les réseaux sociaux. Facebook, Twitter, Instagram, Tiktok.

Comment ne pas y être! je suis à l’affût de tout et pourtant c’est souvent affligeant de médiocrités et de mauvais goût. Les réseaux sociaux nous renvoient une image d’une société en pleine déliquescence qui me pose question. Je me demande chaque jour quand aura t-on touché le fond de la vulgarité, de la bassesse, des compromissions intolérables comme celle de l’acceptation d’une inculture crasse, d’un illettrisme outrageant.

Mais il faut y être pour comprendre ce populisme, ces rancœurs, ces aigreurs, ces propos trashs, cette fachosphère réac qui s’emparent des réseaux qu’on dit sociaux.

La mort aux trousses

J’ai choisi le vélo.

Un jour.

Comme ça, sans savoir pourquoi. Il n’y avait pas de cycliste dans la famille. Le vélo n’avait plus la cote dans les années soixante. La Mobylette raflait la mise. Se débarrasser de ces tas de ferraille nommés Peugeot, Mercier, Motobécane était une réussite sociale.

Trente glorieuses obligent!

J’ai pourtant choisi le vélo. Un peu comme un accompagnement de la vie quotidienne avec des hauts et des bas usages. Ceux de la vie professionnelle étaient plutôt des bas. Inconvenant le vélo. L’entreprise était celle du tout-voiture et du tout-camion. Soit!

Alors j’ai gardé mon vélo au garage longtemps, ne le sortant que les beaux jours. La sortie dominicale, c’était un peu comme aller à la messe, une corvée du corps quand d’autres s’infligent la corvée de l’âme.

J’ai choisi le vélo.

Parce que, me disais-je, ça ne peut pas faire de mal. Si ça ne fait pas de bien. D’autres choisissent, les cartes, le jardinage, le bistrot, la chasse, le foot,…que sais-je?

Et d’autres n’ont rien choisi du tout.

D’ailleurs l’ai-je réellement choisi le vélo? je n’en sais rien. J’étais rentré des vacances à la plage où l’on faisait le lézard pendant des heures. Je m’étais emmerdé grave comme disent les jeunes de maintenant. Le lendemain, je suis rentré dans le magasin de cycles Peugeot face à la Poste et j’en suis ressorti avec un tas de ferraille en 52×14 et boyaux fins.

Cycliste du dimanche matin

J’ai donc choisi le vélo par hasard. Sans aucun esprit de compétition sachant mon aversion pour la défaite. Et bon an, mal an, j’ai accompli mon devoir cycliste et dominical. Culturellement, le vélo n’était voué à aucune mission utilitaire, la bagnole s’en chargeait. Le vélo, c’était pour le dimanche. J’étais devenu un cycliste du dimanche matin. L’après-midi, c’était pour récupérer.

Cinquante ans plus tard, je suis embarrassé. Voici les chroniques nécro qui s’allongent dans les gazettes internet de clubs. Le cycliste est aussi mortel. Comment gérer une telle révélation? On n’entend plus parler d’untel ou d’un autre…on apprend qu’il est mort. Apprendre que son copain cyclo est parti est une grande peine car c’est un peu de nous qui part au firmament. On ne sait trop quoi dire en pareille situation, on se raccroche aux bons souvenirs, à la bonne bière au café des Bons Amis. Bref on s’accroche aux généralités du terroir pour se dire qu’on aimait bien le vélo en commun. On vivait une cause commune.

Et pourtant, j’imagine qu’ailleurs aussi, on arrive à disparaître corps et âme. Même si l’on fuit du plus vite qu’on peut au guidon de notre machine, on a la mort aux trousses.

J’ai choisi le vélo.

Je gère mes insomnies comme je peux. Au clavier à 3h12, il est 3h59. Et j’ai le sentiment de ne pas avoir perdu mon temps de réveil puisqu’il me semblait être réveillé comme en plein jour. (27/01/2022)

Pour qui vais-je voter?

Courir dans la zone industrielle me change de la ville

Des usines à la campagne, il en faut. A force d’avoir tout refilé aux Chinois, on n’a plus rien à fabriquer. Ceux qui nous ont vendu la France des Services nous ont trompés…et le résultat, on le connait, on importe tout même notre bouffe! Peugeot et Renault fricotent avec les Chinois. Si j’étais au pouvoir je poursuivrais les dirigeants pour intelligence avec l’ennemi. Mais je ne suis pas au pouvoir, vous pouvez donc dormir sur vos deux oreilles. Même les sourds! C’est pour ça que le programme du candidat communiste Fabien Roussel me convient car avec lui on pourrait rétablir la dictature du prolétariat qui nous fait tant défaut. La France au monde du travail, pas à la finance! Vous le voyez, j’entre modestement dans la campagne. Mais avec fracas.

Pour qui vais-je voter?

C’est embarrassant de voter pour un Président dont découlera tout notre avenir politique, social et économique pendant cinq ans. Surtout si ce n’est pas le bon, c’est à dire le sien! C’est l’inconvénient de la Veme République construite sur mesure pour De Gaulle et ses députés godillots du RPR. Notre République continuera donc d’être monarchique avec son prélat de droit divin à sa tête et ses députés recrutés sur dossier. Mélenchon est tenté par la Sixième, mai s’il était élu, ce qui est peu probable, démissionnerait-il?

A ce sujet, ôtons un doute: je n’ai jamais caché mon engagement politique, je suis pour une gauche radicale et la gauche ne peut être qu’en rupture avec le capitalisme.

On ne peut donc m’accuser d’être un cryptocommuniste.

Ça semble primaire comme résumé. Cependant, je suis toujours stupéfait de voir comment les jeunes générations adhérent à des « valeurs formatées et en kit » sans aucune attache ni en cohérence avec l’histoire politique. Il ne me reste donc sur l’échiquier de la Présidentielle que le choix de Mélenchon, de Roussel et de Poutou. Vivre avec ses utopies, ça ne me dérange aucunement...c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je n’irai pas voter au deuxième tour, sûr que mon tiercé sera loin derrière la meute.

Mélenchon depuis qu’il s’est engagé à réduire le nucléaire n’a plus la cote avec moi. Je suis pour la défense des monopoles et la renationalisation de tout le secteur public industriel ( énergies, télécommunications, transport ferroviaire et voies autoroutières)

J’ai un extrême méfiance envers les écolos car ils ne sont pas en rupture avec le capitalisme. C’est un signe inquiétant.

ZI d’Aspach-Michelbach, c’est une mini-zone qui n’a rien à voir avec les grands centres industriels

Les joggeurs y sont à l’aise avec un grand trottoir d’au moins trois mètres de large sans personne et dont la fine couche de macadam disparait au fil du temps. Dans vingt ans, vous pourrez revenir, les trottoirs seront des friches car en France on ne finance que le premier investissement. Il n’existe pas de budget d’entretien rien que pour des joggeurs. Pas davantage de camions, les usines sont paisibles, sans fumées et sans bruits. On doit y travailler de la feutrine.

Pour le retour, j’opte pour le chemin rural qui longe l’Ochsenfeld

L’Ochsenfeld (champ aux boeufs) est un lieu-dit qui abrite une immense zone de retraitement des terres polluées de l’usine Seveso de Thann (La pollution au chlorure de la nappe phréatique de l’Ochsenfeld en est un des aspects préoccupants.)

Le lieu n’a donc plus rien à voir avec les paysans venus vendre leurs bœufs aux citadins et maquignons.

j’ai tellement galéré avec ce Mont Saint Michel que je me suis promis d’en peindre un autre

Au total, j’ai fait six kilomètres. Bien assez pour ma carcasse et pour me sentir bien dans ma peau et …dans ma tête. Il est vrai qu’à seize heures au moment de faire le bilan de mon emploi du temps, je suis parfois pris d’une honte secrète et indicible générée par mon oisiveté. Lorsque j’étais encore en activité, ma journée était rythmée par des post-it, la liste était préparée la veille et je biffais au fur et mesure mes opérations. Puis quand l’informatique est arrivée, j’ai eu le Palm III-C un agenda offert par la direction mais pas encore connecté. De la rigueur avant toute chose!

Avec l’âge venant, je me demande parfois quelle saleté pourra ternir mon quotidien. On pense tout de suite à la Covid par les temps qui courent. Mais je crains aussi parfois un délabrement mental insidieux. La perte des mots parfois m’inquiète et je me rends compte du grand désarroi de ceux qui ont la conscience défaillante.

J’écoutais l’autre jour à la TV Luc Ferry, l’ancien ministre et philosophe, dire que ses anniversaires lui signifiaient encore une année de moins à vivre et qu’il était plus facile d’entamer un compte à rebours à partir d’un certain âge sans trop en faire état. Comme il a raison. Surtout qu’à la fin je n’aurai pas de rédemption; ma valeur de reprise n’attirera pas grand monde dans l’au-delà.

Trottinons!

le seul reproche qu’on peut faire à ce pilote, c’est qu’il est peu visible des autres usagers et donc vulnérable vis à vis des voitures et camions

La trottinette électrique est excellente sur le plan de la motricité et sur le plan pratique.

Moi qui utilise parfois une trottinette sans moteur, je sais comment réagit l’Engin de Déplacement Personnel (EDP). Il demande de l’adresse dans les encombrements urbains et surtout de la prudence…d’autant qu’on est inactif à bord contrairement au VAE où l’on pédale.

Passer du trottoir à la route, un jeu d’enfant! Et pourtant, c’est là qu’on rencontre des acteurs qui font n’importe quoi comme par exemple prendre la route inopinément sans regarder derrière.

Regarder derrière avec une trottinette, ce n’est pas facile car on perd souvent pendant cette fraction de seconde le contrôle de la trajectoire et le mouvement de roulis induit sur la plate-forme peut vous déséquilibrer, contrairement au vélo où l’on assure plus facilement la verticalité de l’ensemble vélo/conducteur.

Ducati 800 euros (autonomie 50km-17kg)

Indéniablement, cet EDP fonce à 20 km/h sans difficulté. On pourrait dire que c’est la meilleure solution de déplacement en ville sur le plan de la « vitesse commerciale ». Non seulement en ville mais aussi dans les bourgades comme la mienne où il n’existe pas de transports collectifs.

Je sens que je vais casser l’ambiance en ajoutant que non, une silhouette longiligne droite comme un I à contre-jour, l’automobiliste ne la voit pas. Je suis pour l’obligation du port d’une chasuble rétro-fléchissante de jour comme de nuit.

Et pour les cyclistes aussi.

Cela dit le succès de la trottinette électrique est mérité. Elle est facile à mettre en œuvre, à garer chez soi, peu encombrante, une alternative à la voiture en ville, intermodale. Mais sa charge d’embarquement est limitée. Elle séduit surtout les jeunes générations car son prix d’accès est attractif, moins de 200 euros pour le modèle OXELO Klick 500 de Décathlon

OXELO Klick 500 (autonomie 10km)

En voiture, à cheval, à vélo

Cambrieu 2011

Je change d’avis.

Tout le monde change d’avis parfois sans s’en rendre compte, parfois sans le dire, parfois sans oser le dire.

Le vélo, son écologie du voyage, n’ayons pas peur des mots :la poésie du voyage est franchement écornée par des artifices qu’on aimerait taire.

Par exemple celui des cols franchis à vélo. Noble entreprise!

J’en suis encore un adepte puisque j’appartiens à la Confrérie des Cent Cols qui en a fait sa raison d’être: grimper des cols et les « collectionner ». Le problème je le connais, c’est que cette louable entreprise s’accompagne d’une débauche de kilomètres parcourus en voiture voire en avion, en bateau, pour glaner des cols à mille lieues de chez soi.

Bonjour l’empreinte carbone!

N’en faisons cependant pas un drame, car quelle discipline sportive ne fait pas appel à la voiture ou à l’avion pour se rendre sur place?

Dans notre quête vertueuse en direction d’un monde décarboné, on pourra disserter longtemps encore sur le sujet.

Quel est le coût d’un col?

Taubira, Taubira pas?

Faudra regonfler les pneus avant de regonfler la gôche, madame Taubira

On ne tire pas sur une ambulance. Encore moins sur une cycliste.

Retenez moi sinon je fais un malheur. Christiane Taubira voue un attachement biblique à la gauche. Elle n’a pas pu se retenir de s’aligner sur les rangs des candidats, persuadée qu’elle va fédérer tout le monde en deux coups de cuillère à pot.

Or, je le confesse, Christiane Taubira n’incarne rien pour moi et n’est porteuse d’aucune valeur programmatique. Je me souviens juste qu’elle a sévi dans des registres pas forcément glorieux avec « le mariage pour tous », dans la défense des délinquants, pour l’indépendance de la Guyane et récemment par son mutisme en faveur de la vaccination des Guyanais.

Le problème de la gauche aujourd’hui est simple: il comporte une aile social-démocrate et écologiste incompatible avec les véritables valeurs d’une gauche unifiée.

Pour le reste, circulez! Il n’y a plus qu’à attendre la raclée méritée.

Encore le casque!

Un jour on va y avoir droit!

Une nouvelle fois, la tentative d’imposer le casque à vélo trébuche. Le sénateur François Bonneau (DVD) vient de retirer sa proposition de loi (lire ci-dessous). Les cyclistes dans leur ensemble sont partagés entre obligation ou pas du port du casque.

Pour bien comprendre la position des uns et des autres utilisateurs, il faut savoir que le monde cycliste est multiple.

On y trouve des cyclistes appartenant au monde du loisir et de la compétition, des voyageurs,…et des « utilitaires », c’est à dire des cyclistes pour qui le vélo est un moyen de transport urbain ou interurbain. J’appartiens à l’un et l’autre de ces deux mondes, on pourrait presque dire que je suis une exception tant rouler à vélo en ville est un non-sens pour le cycliste du dimanche. Parler de cycliste du dimanche n’a rien de péjoratif, sauf que la plupart du temps ce cycliste à des réflexes d’automobiliste dans la semaine et il n’est pas en capacité de juger ce qu’est le vélo en ville en d’autres termes que insécurité, voire gène pour le trafic routier. Ce qui est fâcheux, c’est que ce sont souvent les cyclistes sportifs qui parlent au nom des autres.

Le plus étonnant c’est que même les vététistes de la MBF (Moutain Bike Foundation) se mettent à recommander le casque non pas pour eux-mêmes, mais pour tout le monde.

De son coté la FUB, la Fédération des Usagers de la Bicyclette, est contre l’imposition du port du casque et la FFVélo (FFCT) le recommande.

Dans les faits, l’accidentologie du cycliste ne démontre pas que le casque apporte un plus pour le vélo en ville, pas davantage que pour un piéton. En revanche, la chute sur route a des conséquences plus engageantes envers le casque et a fortiori pour les disciplines sportives.

Sur le plan prudentiel, le monde automobile et les assureurs ont tout intérêt à voir l’imposition du port du casque réglementée: renverser un cycliste sans casque minorera la responsabilité pénale du conducteur.

Ci-dessous l’article paru dans les DNA du 14 janvier…

Télévirus

Dans le film Contagion, de Steven Soderbergh, Jude Law interprète un blogueur conspirationniste. Allociné

Deux ans.

On ne saura peut-être jamais comment le virus a été déterré (inventé diront d’autres), ni si il vient réellement de Wuhan en Chine. Les Chinois restent discrets lorsque le 11 janvier 2020 survient l’annonce officielle du tout premier mort du Covid-19.

Deux ans.

Nos modes de vie ont été profondément influencés, voire changés par ce virus qui implique une forme de repli sur soi des populations.

Ne sachant comment se protéger efficacement contre la résurgence de cette pandémie qui se transforme lentement en maladie endémique, alors on invente peu à peu un nouveau monde.

Nous voici arrivés au monde du tout-télé.

Télé, on connait déjà, les Grecs l’avaient inventé pour dire « au loin, à distance ». Alors puisqu’il convient de garder ses distances pour se prémunir de la maladie, on s’isole. Les Chinois ne craignent pas d’assigner à résidence des millions de citoyens à la première alerte et les Australiens sur leur île enferment Djoko pendant cinq jours dans un centre de rétention.

Télé…phone, télé…vision, ces outils là sont devenus familiers bien avant l’arrivée du virus. Ce qui est nouveau c’est l’avènement à marche forcée du télé travail et du télé-enseignement. Voila de quoi contrecarrer en profondeur notre façon de vivre.

Sans oublier le téléachat, la téléconsultation, la télémédecine, la télé-livraison par drone, le télé-relevé des compteurs d’électricité, de gaz et d’eau, le télé-dépannage, le téléchargement des factures, des films vidéo, le télépéage …et le télépaiement des contraventions.

Le télétravail, lorsqu’il est possible, modifie la relation sociale à l’intérieur de l’entreprise notamment la relation hiérarchique. Cette liberté conditionnelle a ses revers puisqu’elle assigne à domicile des règles de travail étroitement contrôlées par la télé-gestion informatique.

L’école de son coté se retrouve gravement en danger car le télé-enseignement prive l’écolier de sa relation sociale à l’autre et le place au sein d’un univers familial plus ou moins bien préparé à assurer ce rôle.

FFCT, chute de 5000 membres

Martine Cano, présidente de la FFCT

En 2021, la FFCT a perdu 5000 membres licenciés. Très exactement 5370 en clubs et 154 en individuels selon les chiffres de l’AG de Nevers.

Il n’y a pas lieu de s’en réjouir même si Martine Cano, la présidente,de la FFCT, s’attendait à pire… »L’inquiétude concernant les licences était beaucoup plus grande au début de l’année, où une baisse plus forte était redoutée » déclare t-elle dans le rapport moral de l’AG 2021.

Martine Cano a l’art de masquer la vérité: la FFCT s’écroule de plus en plus vite. Ainsi la fédération ne cesse de décliner et de plus en plus vite.

Elle avait perdu 8000 adhérents entre 2015 et 2019. Elle en perd 5000 en une année! (voir ici)

Depuis 2015 (122793 adhérents) la FFCT se retrouve en 2021 avec 105069 membres soit une baisse de 15%

On ne tire pas sur une ambulance. Pourtant sa voisine, la FFC (113.000 licenciés), en profite en attaquant sur tous les plans…

  • Contestation sur la licence « vélo-sport » créée par la FFCT pour aménager un espace aux « cyclosportifs »
  • Création à la FFC d’une licence « Loisir et Performance » individuelle ou en club (52€)
  • Il est vrai que la FFC embrasse toutes les disciplines du vélo…sauf le tourisme et qu’elle serait intéressée par une OPA sur la FFCT. La FFC dispose de relais politiques et d’une influence certaine qui pourrait lui permettre de ravir tous ceux qui s’estiment « mal servis » ou à l’étroit au sein de celle qui tente de rajeunir son image en se faisant appeler FFVélo. Le sénateur Jean-Jacques Lozach (Creuse) a déjà tenté le rapprochement en 2019…
les activités offertes par le FFC

Du coté des marcheurs de la FFRP, on lorgne aussi sur le vélo avec des sections comportant une activité VTT

Moi qui suis devenu adepte de VTT, je suis obligé de constater que la plupart des balisages rencontrés dans le massif vosgien sont ceux de la FFC et pas ceux de la FFCT

le balisage des parcours VTT très présent dans les Vosges

Faut-il prendre la licence FFCT?

Pour les licenciés FFCT (FFVélo) les nouvelles licences 2022 sont disponibles sur le site internet.

Je ne suis plus licencié depuis maintenant plusieurs années. Mais je suis allé voir comment ont évolué le coût des licences…

Je me souviens avoir quitté la fédé lorsque le certificat médical est devenu obligatoire pour pouvoir souscrire aux randonnées.

Sans participer aux randonnées (licence vélo-rando) ou à des cyclo-sportives (licence vélo-sport) , on peut souscrire à la balade (licence vélo-balade) et être exempté de certificat médical.

Après ce choix fait, il existe trois niveaux d’assurances

  • Mini-braquet à 20 euros
  • Braquet à 22 euros
  • Grand braquet à 72 euros

Au total, vous devrez donc payer

  • la cotisation fédérale 40 euros
  • l’assurance selon le niveau choisi (mini, petit, grand braquet) variant de 20 à 72 euros
  • ajouter éventuellement l’abonnement à la revue 25 euros
  • ajouter la cotisation du club si vous êtes membre d’un club (variable selon les clubs)
    • le risque en vélo balade est souvent assuré par votre assurance multi-risques familiale (à vérifier sur votre contrat), ce qui dissuade de nombreux cyclos individuels d’adhérer à la FFCT
tarif licence 2022 pour membres individuels

Quelques exemples de souscription…

mini braquet+revue
petit-braquet sans revue

Si vous vous sentez mieux en club, sachez que la pratique se décompose en type de circuits: vert, bleu, rouge, noir. Avec une licence balade, vous ne pourrez en principe effectuer que les circuits vert et bleu de difficultés moindres. C’est un beau bazar que la fédé a institué en 2017.

Comment est déterminée la couleur des parcours à la FFCT…

Je ne sais pas ce qu’il en est advenu depuis, car je roule à présent tout seul, « à ma main » comme on dit dans notre jargon cycliste…mais je me doute que dans les clubs la gestion des couleurs est compliquée puisque beaucoup de cyclos prennent la licence « balade » pour ne pas avoir à présenter de certificat médical. Alors les clubs doivent insérer à partir de 2022 sur les bulletins d’inscription cette phrase…

« J’atteste sur l’honneur que je suis en condition physique suffisante pour effectuer le parcours que j’ai choisi… » (cela couvre l’organisateur par rapport à la non-présentation d’un certificat médical) «… et avoir pris connaissance des difficultés du parcours que j’ai choisi » (cela couvre l’organisateur par rapport au licencié possédant une licence balade qui ferait un autre parcours qu’un parcours coté vert ou bleu) «… et des consignes de sécurité » (cela couvre l’organisateur des vélos non conformes au Code de la route, non-respect du Code de la route en général et du débridage des VAE).

Attention, rouler en club comporte des exigences physiques où le « roule-cool » est plutôt mal vu. Ne vous aventurez donc pas à l’aveugle dans n’importe quel club car la spécialité de la plupart, c’est d’héberger en son sein des compétiteurs qui ne songent qu’à en découdre...d’où l’imposition du fameux certificat médical de non contre-indication à la pratique du cyclotourisme (CMNCI)

Finalement l’Etat protecteur a réussi à s’immiscer dans la pratique du cyclotourisme en restreignant notre liberté, appuyée par le Compagnies d’Assurances lasses d’indemniser les accidents cardio-vasculaires.

C’est ma morale de l’histoire.

Plus de vélos, moins de bus

le vélomnibus non polluant où le voyageur coopère

C’est un paradoxe que les écolos urbains cachent habilement. Plus vous favorisez le déplacement à vélo, plus vous perdez des voyageurs en bus. Le phénomène est connu, ce ne sont pas les automobilistes qui décroissent comme on aimerait le dire.

A Mulhouse le phénomène est connu mais chut! on évite d’en parler. Pourtant ce type de transfert modal inquiète puisqu’il vient amputer les recettes de billetterie et contrarier le développement des transports en commun, fer de lance de l’alternative au « tout voiture ». Alternative au « tout voiture », mon œil! Le confort du bus et sa facilité d’accès est loin de rivaliser avec la voiture et le vélo.

Le bus est-il la bonne alternative pour se déplacer en ville? On peut se poser la question.

Attention au départ...le compteur va t-il fonctionner?

Compter les cyclistes c’est bien, mais ce sont souvent les mêmes qui passent devant plusieurs fois

A Lyon, les écologistes sont accusés de gonfler les chiffres du nombre d’usagers vélo