Train+vélo à Thann

Venir faire du vélo en train à Thann, c’est possible.

Prendre le TER ou le tram-train à Mulhouse et en 30 minutes vous êtes à Thann.

Entre les feux SNCF à la gare de Thann, la Collégiale et plusieurs siècles d’histoire

A Thann, un beau panneau informatif à la sortie de la gare vous propose trois parcours vélo

  • Un vers Rammersmatt et Sentheim
  • Un remontant la vallée en direction de Kruth et retour possible en TER
  • Un dernier gratiné qui conduit à Wattwiller, le Hartmannswillerkopf, le col Amic et Goldbach pour le retour par Willer-sur-Thur

Les marcheurs sont aussi les bienvenus

Changer la chaîne de son vélo

chaîne 10 vitesses Décathlon 15 euros avec l’attache rapide (fabriquée par KMC qui fournit aussi Shimano).

Changer la chaîne de son vélo est une nécessité lorsqu’elle celle-ci devient trop usée.

Car une chaîne s’use, hélas! Elle s’use d’autant plus vite si :

Un grand rouleur va changer sa chaîne 3, 4, voire 5 fois par an.

Comment savoir si la chaîne est à changer?

Un chaîne usée s’allonge et son pas ne correspond donc plus au pas des pignons. Si vous persistez, la chaîne va ronger les pignons un à un…et continuer à s’user elle-même évidemment.

Avant même qu’elle dérape sur les pignons, car dans ce cas le mal est profond et il sera trop tard, il faudra changer toute la transmission (cassette et chaîne, voire plateaux).

une chaîne neuve ne rentre pas dans la jauge sur le premier témoin d’usure à 0.075mm d’allongement le maillon

Mais à titre conservatoire, on disposera d’une jauge mesurant l’allongement de la chaîne qui est la traduction de l’usure. L’autre méthode beaucoup plus empirique est de tirer un maillon de la chaîne sur le plateau et d’apprécier l’allongement. On dit que la hauteur d’une demi-dent est critique.

A présent, changeons la chaîne. Sur un vélo routier, vous pouvez garder une chaine entre 3500 et 5000 km selon usage. Sur un VTT, à 1500 km. Je ne parle pas des VTTAE, chut! c’est un beau budget.

Vous avez deux possibilités:

  • soit faire changer la chaîne chez un professionnel (Décathlon facture cette prestation 15 euros en plus de la fourniture)
  • soit la changer vous-même avec l’aide éventuellement de votre club vélo.
A droite la chaîne usée, à gauche la neuve. On voit nettement que la chaine usée est plus longue d’environ un demi-maillon (ici 4500 km parcourus). Sur une telle usure le témoin d’usure sur la jauge indique 0.075mm d’allongement au moins soit pour 113 maillons 8.5mm. Il est temps de changer.

Combien de temps pour changer ma chaîne?

J’ai commencé à 9h et terminé à 9h30 en précisant que je ne suis pas un professionnel qui mettra moitié moins de temps que moi.

Est-ce difficile de changer sa chaîne?

Oui et non.

Il existe des pièges à connaître. D’abord la taille de la chaîne.

Plus il y a de pignons (ou de vitesses) sur la roue, plus la chaîne est étroite et donc il faut se munir d’une chaîne mentionnée 10 vitesses si vous avez un vélo 10 vitesses car une chaîne 8 vitesses ne peut se monter sur un vélo 10 vitesses. Idem si vous avec un vélo 12 vitesses, une chaîne 10 vitesses ne convient pas. En outre sur chaque maillon de chaîne figure l’inscription x8, x10, x11,…on ne peut donc se tromper. la largeur au niveau des goupilles de raccord est donnée à 7,1 mm pour les chaînes 6/7/8 vitesses, 6,5 mm pour les chaînes 9 vitesses et 5,85 mm pour les chaînes 10 vitesses.

Vous l’avez compris, plus vous avez de vitesses sur votre vélo, plus la chaîne est fine et vulnérable puisque les goupilles sont plus courtes.

Ensuite il existe des chaînes avec attache-rapide et des chaînes avec goupilles auto-cassantes (Shimano). Vous pouvez utiliser l’une ou l’autre quelle que soit la chaîne déjà en place.

Il faut aussi ajuster la longueur de votre chaîne à celle existant en retirant des maillons sur les 113 ou 116 maillons de la chaîne vendue.

Sur un tandem ou un vélo couché, vous aurez besoin de trois ou quatre chaines à la fois mises bout à bout…

Il est impératif de bien monter la chaîne neuve et suivant le cheminement des poulies du dérailleur (poulie de traction et poulie guide)

Nous allons voir le montage d’une chaîne avec attache rapide.

1 Préparer son plan de travail

gants, dérive-chaîne, chaîne neuve, étrier en u

2 démonter la chaîne usée

à l’aide du dérive-chaîne, pousser la goupille d’un maillon en vissant. une fois la goupille sortie, dévisser le dérive-chaîne, la chaîne tombe

3 nettoyage des poulies

c’est le moment d’accéder aux poulies pour les nettoyer, je me sers de pétrole désaromatisé. et j’essuie la jante et le pneu. éviter les projections sur les freins à disque

à quoi servent les poulies du dérailleur?

4 ajuster la chaine neuve à la bonne longueur

j’attache les deux chaînes (neuve et usée) ensemble
La chaîne neuve est plus longue, on retire les maillons en trop
A l’aide du dérive-chaîne, ajuster la chaîne neuve à la longueur voulue. Dans mon cas je retire 6 maillons, soit juste au-dessus du dernier maillon de la chaîne usée. Cette opération est importante afin d’avoir le même nombre de maillons que la chaîne déposée tout en tenant compte de l’attache rapide

autre méthode: comment ajuster la longueur de la chaîne?

5 monter la chaîne neuve

opération délicate, ne pas se tromper en passant la chaîne sur les poulies du dérailleur
je réunis les deux extrémités de la chaîne à l’aide d’un fil de fer tordu en U (genre porte -manteau)

6 pose de l’attache rapide

l’attache rapide est livrée dans un sachet avec la chaîne (attache-rapide 10 vitesses). Pour engager les goupilles dans les joues
le trou oblong est élargi
positionner l’attache rapide comme ci-dessus, retirer le fil de fer en U tout en maintenant l’attache en place
Serrer le frein arrière (poignée de droite), donner un coup de pied (léger) sur la pédale droite, l’attache rapide est fixée. Manœuvrer l’attache à la main pour vérifier que le maillon est bien monté.

7 il est inutile de lubrifier les chaînes neuves au premier usage

8 lors des essais, si vous constatez que la chaîne croque, n’insistez-pas, vous devez changer la cassette (l’ensemble des pignons). Je ne vous le souhaite pas.

Noter qu’avoir une attache-rapide avec soi lors de vos randonnées est recommandé, ainsi que le dérive chaîne.

La fin du monde pour demain ?

le feu s’empare des Vosges (Mortagne SDIS88)

Trop tard!

Si vous avez prévu de grimper le Hilsen à vélo demain samedi, c’est devenu impossible car la fin du monde est pour demain.

J’ai déjà dit au revoir à mes vélos, incrédules.

Nous sommes très peu à le savoir. Dont moi. Pas d’ésotérisme là-dedans, non, une simple déduction au vu des dérives climatiques qui s’affichent en live devant notre porte. Je ne vais pas vous rejouer le film de l’été: vous connaissez tous les atermoiements de nos gouvernants face à cette mini-canicule qui met en émoi tous les corps constitués comme si couper le wifi était à la hauteur de l’enjeu. Franchement, reconnaissons-le, on est loin de disposer des forces nécessaires pour affronter le désordre planétaire, à commencer par notre incapacité culturelle et politique pour renoncer au modèle de consommation qui arrive à son aboutissement, c’est à dire à la fin du monde.

Pourquoi ne pas anticiper la fin du monde avec Barjavel?

En novembre 2020, je passais en revue les écrits sérieux en lien avec Mes lectures contagieuses

Camus et La Peste, Giono et le Hussard sur le toit, Déon Meyer et son Année du Lion.

Mais le coronavirus n’est pas encore venu à bout de l’humanité.

Il patine un peu notre Corona. Les Chinois ont encore la pétoche en enfermant tout le monde dès qu’on croise un crachat douteux sur le trottoir. Je ne devrais pas plaisanter: hier matin encore, une queue devant la pharmacie de Flore à Vieux-Thann.

Je vous aide, commencez avec Malevil (ça me rappelle Creys-Maleville, la centrale qu’on déconstruit toujours)

Mais avec la fin du monde, voila un nouveau cataclysme qui pourrait cette fois faire mouche et détruire la planète entière. Mieux qu’une bombinette nucléaire à la Poutine, la destruction par le feu et la disparition de l’eau pourraient constituer un cocktail miracle pour dézinguer la planète.

Dès lors, il nous reste deux attitudes d’ici demain

Notre Déluge est là. Il s’expose devant nous. Celui-là n’est pas sous forme de pluies torrentielles, il est un déluge de feu.

Pluies ou feux pour finir le monde? C’est vous qui voyez!

Vélo-camping, lequel choisir?

Gitane Verso Tour (1049 euros) 15kg un bon rapport qualité/prix il faut tout de même ajouter les sacoches

C’est décidé, je pars camper à vélo.

Très bonne décision qui va vous permettre de découvrir la planète à bas bruit et à moindre consommation. Le problème, c’est qu’on décide parfois de partir la veille pour le lendemain sans s’être préparé et sans avoir choisi le matériel.

J’ai une petite expérience dans le domaine et j’ai aussi l’avantage d’y réfléchir depuis plusieurs années et pour autant je n’ai pas de solutions toutes faites et éprouvées comme ces grands baroudeurs partis faire le tour de la planète.

D’abord restons zen! Partons pour quelques jours seulement avant d’attaquer les neiges du Kilimandjaro.

J’ai le souvenir ancien d’un cyclotouriste qui pour fêter sa retraite a dit « demain, je pars ». Il s’est acheté une remorque et il est parti. Au bout de deux cents kilomètres, il est rentré chez lui, vaincu pas la fatigue. La remorque n’était pas en cause, il ne s’était pas préparé à rouler des heures durant au guidon de son vélo avec un tel attelage et l’idée de faire le tour de France a tourné court.

la remorque peut paraître séduisante mais ne résout pas tout

Plus exactement, commencez par découvrir votre région. Si vous vous êtes trompés, vous aurez peu de chemin à faire pour le retour. Sinon les véloroutes nombreuses qui sillonnent le territoire sont tentantes car elles vous assurent une relative sécurité si vous craignez de côtoyer la circulation automobile.

Je n’ai pas l’expérience du train+vélo ou avion+vélo mais c’est aussi un bon compromis si vous voulez « zapper » une partie du voyage.

le B.A. BA pour commencer

un VTC (tous chemins) peut convenir. A l’avant ce qui est le plus lourd à transporter, à l’arrière le plus léger

Il existe plusieurs types de vélo répondant à vos besoins pourvu qu’ils possèdent une capacité d’embarquement.

Un sac à dos peut suffire si vous partez deux jours et si vous dormez à la belle étoile avec un matelas roulé. Dans ce cas, votre vélo de « tous les jours » conviendra. Attention aux conditions d’hygiène réduite cependant!

le voyage à VTT nécessite d’être léger (voir mon Tour du Haut-Rhin à VTT)

En revanche au-delà de deux jours de voyage, mieux vaut disposer de porte-bagages et de sacoches et donc d’un vélo pouvant recevoir ces accessoires.

Eviter un sac à dos en plus des sacoches est plus confortable pour votre dos et en cas de fortes chaleurs estivales.

En revanche un petit sac à dos pliable en nylon vous servira pour faire des balades courtes autour de votre camping ou pour les courses en ville.

Mais le vélo de camping pour aller loin doit vous donner confiance et être facilement réparable. Mieux vaut s’entraîner avant de partir surtout si vous ne faites pas de vélo habituellement. Vérifier les réglages, la hauteur de selle, la longueur de la potence de guidon et évidemment à l’achat la taille du cadre qui doit correspondre à votre morphologie.

Ne pas chercher à ressembler à un coureur cycliste ni à Monsieur Hulot droit comme un i sur votre monture.

Essayer aussi votre vélo avec le chargement et en côte de préférence pour vous rendre compte de la difficulté et de l’incidence des masses sur votre équilibre. Mettez des bouteilles d’eau dans les sacoches pour simuler la charge que vous allez devoir transporter pendant plusieurs heures.

J’ai un faible pour ce Kona mais il faut y ajouter le porte-bagage

Je résume, il vous faut un vélo:

  • solide
    • acier ou alu soudé
    • pneus largeur 38/40
  • pas trop lourd
    • moins de 15kg sans les bagages
  • bien équipé
    • avec porte-bagages et sacoches
    • avec garde-boues
    • avec lumière (c’est obligatoire)
    • dérailleurs permettant les basses vitesses (avec un tour de pédale= un tour de roue, voire moins)
    • une béquille n’est pas superflue pour garer votre vélo lorsqu’il est chargé; vous pourrez le stationner plus facilement face aux commerces et au camping

Ne pas oublier que chaque kilo ajouté va vous ralentir dans les montées et que la manœuvrabilité va en diminuant.

Il faut bien étudier ce qu’on emporte, peser les éléments et identifier l’indispensable et le superflu. Faire une liste avant de partir. Ce qui doit être en double et ce qui n’est pas obligatoire. Faut-il un pneu de rechange? combien de chambres à air? que dois-je savoir réparer et régler moi-même? quels outils? comment s’en servir?

J’ai déjà équipé mes vélos de sport utilisés tout au long de l’année, un VTT et un vélo routier. L’un et l’autre peuvent convenir en les équipant mais le résultat sera affaire de compromis.

mon routier équipé pour le camping, une solution qui comporte des inconvénients: pneus pas adaptés à tous les itinéraires, charge réduite et sac à dos souvent nécessaire. Mais motricité optimale avec 100 à 150 km jours possibles si vous voulez aller loin en peu de temps

Pourquoi pas un gravel?

oui le vélo pour gravier dénommé gravel fait la une des gazettes vélo actuellement du fait d’un marketing agressif. Il conviendra d’y ajouter le nécessaire de voyage. Le slooping du cadre est intéressant pour enjamber la machine.

Gravel Triban 500/520 de chez Décathlon pourra convenir mais il faut y ajouter porte-bagages et sacoches. Prix attractif (650/850 euros)

Pour le VTT, le voyage concerne des itinéraires de chemins.

Pour le routier, c’est juste suffisant pour faire des raids avec le minimum de bagages de façon à garder une bonne motricité (par exemple 160 km dans la journée)

Ce beau petit Génésis Croix de Fer fera votre bonheur une fois équipé indépendamment des chemins rencontrés (1600 euros)

Pour voyager de camping à camping ou même en autarcie totale, mieux vaut un vélo spécialement étudié et qui pourra servir pour la ville le reste du temps.

Si vous vous sentez une âme de baroudeur, il y a ceci. Entraînement recommandé

bagages discrets, confort réduit

Vous l’avez remarqué, je ne parle pas de selle. Pourquoi? parce que je ne sais pas en parler. Pourtant il est indispensable de vous habituer à votre selle des heures durant plutôt que d’incriminer spontanément le vendeur si vous ressentez des douleurs

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Bloc-notes 3 août 2022

Parmi toutes les conséquences de la sécheresse, celle de l’interdiction de circuler sur les chemins forestiers. Notamment à vélo, comme ici en Gironde.

La dame s’est excusée croyant que l’interdit ne frappait que les véhicules à moteur. Mais le garde l’a assurée qu’elle risquait, elle aussi, 135 euros d’amende.

On en est donc là: jeter des interdits qui ressemblent fort à ceux de 2020 où l’on interdisait aux piétons de circuler à plus d’un kilomètre de chez eux par crainte qu’ils ne propagent la contamination du Covid.

Un métier qui va prendre de l’ampleur à l’avenir, c’est celui de pompier. Pompier tout court. Pas pyromane. L’Assemblée parle des défraiements du pompier, autour de 9 euros de l’heure. Pas bezef!

Autour du pompier de base vient se greffer toute une technostructure intéressée aux développements des incendies. A commencer par les fabricants de matériels toujours plus sophistiqués qu’ils soient terrestres ou aériens.

L’industrie du réchauffement

Sam le pompier ou comment préparer nos progénitures au réchauffement

Poutine est un enfant de cœur du réchauffement. Ses missiles hypersoniques ne feront pas illusion, ni ses bombes sur les écoles, les hôpitaux ou les champs de blés ukrainiens. Là où il va y avoir du grain à moudre, c’est autour d’un phénomène qui s’installe durablement:

  • la rareté de l’eau alliée au manque d’énergie sur l’ensemble de la planète terre
la culture du maïs pour combien de temps encore?

D’abord les images vues à la télé cet été et qui frappent les bonnes consciences, les feux de forêts et les campings dévastés. Mais aussi tous les cours d’eau à sec qui privent les paysans d’eau pour irriguer les cultures.

la rareté de l’eau s’accompagne ensuite d’orages dévastateurs comme ici à Bretten en 2018

Songeons qu’à force de chercher de l’eau pour assurer la fin de l’humanité en bonne compagnie plutôt qu’en mourant de soif, nos nouvelles générations commencent à se mobiliser pour faire des économies. D’abord boire l’eau des stations d’épuration en la réinjectant dans le réseau d’eau potable plutôt qu’en la rejetant à la rivière. Elémentaire mon cher Watson! Véolia se frotte les mains.

Ensuite des Géotrouvetout ingénieux vont réhabiliter le double réseau d’eau domestique en séparant eau potable et eau de pluie grâce à des réservoirs de récupération dédiés sous chaque maison et immeuble.

En attendant Borne

On accuse Macron de ne rien faire depuis cent jours, depuis sa réélection. Mais Borne veille. La polytechnicienne en chef de la France cogite à la quadrature du cercle: comment faire rouler les bagnoles et les trottinettes électriques avec un nucléaire en berne? Les écolos ont les lèvres gercées, ils ne peuvent plus rigoler. Je propose qu’on les embauche tous pour souffler sur les éoliennes les jours sans vent.

Ne nous affolons pas: les Allemands font l’expérience de la disette énergétique avant nous. A commencer par les brasseurs de bière qui, outre l’eau, ont besoin de gaz pour le maltage, le brassage et le houblonnage de leur breuvage fétiche. Sans parler des verriers gros consommateurs eux-aussi de gaz venu de Russie.

Bien sûr, je vis dans une utopie car je sais que nos lendemains seront encore pires vu que personne n’est prêt à remettre en cause son mode de vie, son mode de consommation et sa liberté d’aller et venir à bas coûts. Au diable l’avarice!

incendie forestier au Schmelzrunz en 2014

Je ne veux pas ici échafauder d’obscurs lendemains pour le monde des loisirs, de la marche, de la course à pied, du VTT, mais il apparait que si des restrictions devaient être prises dans le massif vosgien à cause de la sécheresse, on pensera en premier lieu à nous les consommateurs de bien-être.

Le feu au lac

Lac de Gérardmer

Les effets de la sécheresse se font sentir de façon inattendue. C’est le cas à Gérardmer qui n’arrive pas à faire face à ses besoins en eaux potables en pleine saison touristique…et alors même que le site est au cœur du massif vosgien.

On va donc pomper dans le lac pour subvenir aux besoins…et malgré la baisse du niveau d’eau qui fait défaut pour les pédalos et les baigneurs.

Anniemek Van Vleuten

Anniemek Van Vleuten n’a pas volé son Tour de France dans le quart nord-est.

Songez qu’elle s’entraîne fort pour en arriver là, selon cyclisme et dopage:

1.200 heures par an, 33.000 kilomètres, 430.000 mètres de dénivelé, souvent en altitude en montagne où elle multiplie des stages en dépensant l’équivalent de 700.000 Kcal à pédaler (source)

Antoine Vayer qui a entrainé des équipes cyclistes dans le passé ose toutefois un parallèle avec Jeannie Longo « C’est une méticuleuse, elle aussi. Van Vleuten n’a pas tout à fait son palmarès. Quoique. Elle n’a pas de mari qui a commandé de l’EPO par Internet, quoiqu’il faudrait vérifier. Elle n’a pas encore de casseroles et de contrôle dopage positif. Une sacrée carrière non ternie : elle pourrait devenir ministre« 

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Juillet 2022

La CAP peu représentative ce mois de juillet de mon activité

Juillet est réputé pour les vacances en tous genres. Je me suis tenu à l’écart du grand chassé-croisé estival, préférant laisser la place aux familles. Mais j’ai tenté tout de même le cyclo-camping pendant quelques jours. La surchauffe climatique n’est pas spécialement ce que je préfère. On dit qu’il va falloir s’y habituer et que le réchauffement de la planète va durer…plusieurs générations.

Fait notable pour les cyclistes, les maires ferment leurs fontaines publiques (comme à Bourbach-le-Haut) lorsqu’elles desservent de l’eau potable. On n’a plus qu’à se rabattre sur l’eau des cimetières. Arroser les fleurs tombales, oui…mais de l’eau pour les cyclistes, non! Cette discrimination n’est pas du meilleur aloi.

A pied 28 km

A VTT 44 km

En route 1035 km

du cyclo-camping en juillet? oui, mais un peu chaud

Les 50 ans des Cent Cols

Deux cencolistes sans casque. La photo a fait jaser. En 2022, tout est objet à controverse. J’y participe aussi, à ma manière.

Je suis membre 6785 de cette grande organisation que sont les Cent Cols affiliés à la FFVélo.

Depuis une dizaine d’années, j’aligne mes cols glanés ça et là sur mes vélos. 1322 exactement, après les avoir comptés un à un avec une méticulosité notariale.

Le fondateur du club, Jean Perdoux, dans son édito rappelle à juste titre que nous pouvons être fiers d’une telle vitalité mais que nous devons montrer l’exemple.

« Que de rencontres, que de découvertes, que de bonheurs! » s’exclame-t-il.

Jean Perdoux a raison, le concept du club a fait des heureux, dont moi, et il forme le vœu « que notre confrérie conserve intacts ses principes de base ».

Je ne sais pas si la formule du club perdurera encore 50 ans. Je le souhaite. Parmi nous, nombreux sont ceux qui par la force de l’âge doivent quitter les rangs, puis disparaître sur la pointe des pieds du fait qu’ils ne sont plus capables de grimper les montagnes à la seule force musculaire. Mais un renouveau est toujours possible même si la moyenne d’âge des membres grimpe année après année, un peu comme à la FFVélo.

Un autre écueil nous guette cependant.

Je veux soulever une question qui fâche, l’incontournable recours aux voyages motorisés pour se rendre aux pieds de montagnes de plus en plus éloignées de son chez-soi. Cela ne m’est plus tolérable. Je veux bien gravir des cols nouveaux mais pas au prix de grands rassemblements qui concentrent des dizaines et des dizaines de véhicules, et souvent des camping-cars comme sur les pentes du Tour de France.

Se réunir au Petit-Ballon à bord de camping-car, non je ne le supporte plus

Je souhaite que notre modèle pour rester exemplaire soit appelé à devenir plus vertueux sur le plan de notre sobriété à l’égard de la planète.

Arithmétique sportive

La performance avec l’âge doit être sérieusement encadrée.

Combien as-tu de kilomètres?

Je me le demande parfois. D’autres aussi.

la montée redoutable du Molkenrain

Au palmarès des cyclistes sur route, la jauge est constituée des km parcourus et de la D+… et on pourrait ajouter la vitesse quoique en prenant de l’âge il ne faut pas trop user de ce paramètre vitesse.. Ce matin, je rencontrais l’ami José qui tout bonnement affichait 14.000 km au compteur le 10 juillet (en roulant tous les jours me précise t-il). Heureusement, il ne paie pas d’essence!

Savoir avec qui on roule permet souvent de se situer soi-même: normal que je souffre dans la grimpée, il a 2000 km dans les jambes alors que je n’en ai que la moitié.

Grimper le Hundsrück est souvent une simple formalité pour un grimpeur alors que c’est un jour critique pour celui qui ne connait pas la montagne.

pensez à s’hydrater

Moi qui pratique à mon modeste niveau route, VTT et CAP, je réponds souvent par une pirouette en expliquant qu’additionner des choux et des carottes ne conduit à rien de consistant.

Firstplan 2010

Je me livre tout de même à l’exercice de comparaison inter-sports puisqu’encore hier on me l’a demandé.

Au 10 juillet j’ai:

  • 1481 km de route
  • 978 km de VTT
  • 169 km de CAP (course à pied)
  • et le tout fait donc 2628 km
aquabike

J’ai parfois tenté d’établir une correspondance pour rendre l’ensemble homogène, mai ce n’est pas facile.

On peut tenter de le faire avec les calories consommées fournies par Garmin

Par exemple,

  • 11 km de CAP équivalent à 880 kcal soit 80 kcal/km
  • 72 km de route hier au Bannstein 974 kcal soit 14kcal/km
  • en VTT, Garmin ne mentionne rien. Mais je sais par expérience que le VTT est extrêmement énergivore selon les configurations de terrain.

On pourrait conclure que la CAP est 6 fois plus énergivore que le vélo de route…et que donc quand vous courrez à pied 10 km, c’est l’équivalent de 60 km de vélo.

pensez à se restaurer

Bloc-notes 4 juillet 2022

Made In (apprendre l’oubli) à Thann

C’était hier.

l’atelier théâtre Double Sens vous convie au Relais Culturel de Thann, le dimanche 3 juillet à 18h30, pour un spectacle au goût de notre époque, de nos solitudes en manque de présence, de ces atomes que nous sommes, assoiffés de se rapprocher, de nos corps en manque de se toucher, de s’embrasser.

J’étais dubitatif. Le titre « Made In (apprendre l’oubli) » ne me disait rien. Mon vélo garé là où faut pas car le rack à vélos est sur le coté du Relais Culturel et je ne l’ai pas vu.

Les spectateurs arrivent doucement et on nous recommande de s’installer à l’avant pour mieux entendre. La salle est spacieuse et les sièges confortables. Une petite centaine de spectateurs. De quoi ravir l’organisation qui semblait inquiète pour ce spectacle programmé à 18 heures un dimanche soir très chaud.

Finalement mon seul inconfort sera de porter le masque pendant près de deux heures car je sais ces rencontres propices.

J’ai mis un bon quart d’heure pour comprendre où l’on voulait en venir. Un décor sobre, onze acteurs tous épatants.

Vient parfois une farandole, en forme de virgule, qui donne du rythme aux acteurs assis au fond de la scène et qui interagissent comme s’ils étaient éloignés l’un de l’autre. Les écrans ne sont pas là, mais on les devine.

Il s’agit d’une satire du monde moderne, de son économie mondialisée et de l’effrayante déshumanisation et parcellisation des tâches productives d’un bout à l’autre de la planète…et l’incontournable verbiage du marketing américain.

Bon, on a rit, mais les lèvres serrées. Peut-être un peu long sur la fin. Pas sûr que tout le monde aura compris.

Bravo pour un tel spectacle de qualité!

Avec Elodie Bocher-Rajalu, Nathalie Quatrelivre-Lefebvre, Séverin Arnold, Céline Marsibez , Edouard Cousin, Sly Sylvestre , Mathieu Grosjean, Sandrine Ribeiro, Marion Schimpge, Kévin Peter et Sarah Delabesse Boursier .

Proust (Marcel)

A 42% de ma lecture, je dors. Même si la phrase est interrompue

à ne pas confondre avec la selle Proust du même nom. (voir à dimorphisme sexuel)

Je suis à Combray dans le Calvados. Un village imaginé par Proust fortement inspiré par Illiers, devenu Illiers-Combray depuis. En matière de campagne, je m’y connais, j’y suis né.

La côte de la carrière, sa roche creuse à mi-chemin qui héberge un monstre, le tas d’ordures, le champ de petit-pois, le chemin de l’église, la maison à Mimile, le bouif et sa fourche maléfique…je connais tous les registres de mon enfance villageoise et ses imaginaires gravés à jamais dans ma mémoire.

Proust est orfèvre, il est capable d’écrire de longs monologues sur son enfance.

Proust c’est le temps qui passe. Or, au lit le soir, mon temps d’éveil passe vite. Si bien que j’avance comme un âne au pas dans la Recherche du temps perdu de Proust. J’ai commencé par le début, Du côté de chez Swann. Je crois toujours être au début à 42% du livre…et le temps passe.

Pendant toute la journée, dans ces promenades, j’avais pu rêver au plaisir que ce serait d’être l’ami de la duchesse de Guermantes, de pêcher la truite, de me promener en barque sur la Vivonne, et, avide de bonheur, ne demander en ces moments-là rien d’autre à la vie que de se composer toujours d’une suite d’heureux après-midi.

(extraits Du côté de chez Swann)

Proust, tu m’énerves avec ta prose!

Et pourtant je m’y attache. Car Comme Proust, je suis un furtif. Le soir, sort-il du coté Guermantes ou du coté Swann? Parfois je renonce. Je renonce à aller au bout de la phrase. Où est le point de départ? le point d’arrivée. C’est comme un marathon. Mais lent. Proust fignole. J’avoue: parfois je zappe. Mais il ne le sait pas.

Je ne suis qu’à la campagne, celle de Combray, et ses transports à pied et à cheval en cette fin de siècle. Mais les salons parisiens viendront et ce théâtre de sentiments et d’échecs me ravit.

J’ai le côté de Guermantes en version papier qui m’attend sur le bureau depuis des semaines. (imprimé en 94 par Brodard et Taupin ISBN 2-87714-209-4)

La recherche du temps perdu comprend sept tomes! Impossible d’aller au bout?

Etre club ou pas?

Dépité de ne pouvoir suivre le train. A qui la faute?

Entre les deux, mon cœur balance. J’ai écrit des dizaines de billets sur les clubs vélos. Souvent critiques mais toujours bienveillants. Parfois j’ai été jusqu’à la détestation, et je suis revenu sur mes pas

Je me force à rester en club, à en garder l’esprit. Mais le club a t-il encore de l’esprit? ces valeurs de partage, de solidarité, d’amitiés, de bienveillance?

Parfois j’en doute. Un club au départ est une association de membres partageant des intérêts en commun. Par exemple le vélo.

Je m’applique. Je fais des efforts pour m’adapter au groupe.

Mais le vélo, c’est vague. Il faut aussi une homogénéité de pratique pour faire club. La route, le VTT, le VAE, … A trop vouloir rassembler les pratiques, on en arrive à ne plus comprendre le vélo de l’autre.

S’accorder au départ sur la physionomie du parcours, plaine ou montagne ou panachage, semble parfois impossible tant les niveaux sont diffus.

Dans les grand clubs, la notion de groupes de niveau satisfait tout le monde. Dans les petits clubs c’est plus délicat, il faut négocier au cas par cas en fonction des présents, parfois inattendus.

Publier un calendrier des parcours pourrait résoudre le dilemme. Mais on n’est jamais sûr que la difficulté affichée ne va pas en dissuader.

Entre celui qui comme moi fait du vélo trois fois par semaine (la chance!) et celui qui vient au club une fois l’an, de quel club est-il question? il faut que celui qui n’a aucun entraînement ne vienne pas le 3 juillet au club en espérant pouvoir suivre le train. Peut-on rouler ensemble lorsqu’au bout de trois kilomètres, un membre du groupe fait demi-tour? un autre caracole en tête? un troisième a pris son VTT pour faire la sortie routière?

Je m’interroge et me demande si le club a encore sa raison d’être.

Juin 2022

Un jogging à Autun le 10 juin

Juin a mal commencé avec une sinusite qui a trainé avant que j’utilise les antibiotiques. Mais j’ai fait de mon mieux pour ne pas tout arrêter brutalement.

Course à pied

5 sorties CAP

Route

Orschwihr
4 sorties Route

VTT

Chaumard (Morvan)
4 sorties VTT

13 sorties au total.

Disons demain, 16 heures

  • « Pfizer ou Moderna?… » me demande la pharmacienne
  • « Pfizer »
  • J’ai demain, à 16 heures…
  • Oui, d’accord demain 16 heures
  • Ah non, ça va pas être possible, la rue sera barrée pour la Crémation des Trois Sapins (Thanneverbrenung) et vous ne pourrez pas vous garer devant la pharmacie ni sur les parkings voisins (voir ci-dessous)
  • Non, moi ça ne me dérange pas, je ne me déplace en ville qu’à vélo et je gare mon vélo devant l’officine

Donc demain 16 heures, je serai protégé contre les complications éventuelles d’une maladie qui reprend à grande vitesse juste avant la grande transhumance estivale.

J’entends déjà les commentaires des uns et des autres. Après les élections, il faut bien trouver quelque chose pour emmerder les Français.

En France tout se passe comme si la marche du monde était réglée par un obscur mécanisme de maléfices, ordonnés, programmés. Bref, le complotisme va à nouveau parler et faire les beaux jours des réseaux sociaux.

Cet antagonisme à la vaccination va nécessairement entraver la réussite de l’opération et on va encore se retrouver avec des services hospitaliers en tension.

Comme disait l’autre, c’est vous qui voyez.

La Crémation des Trois Sapins à Thann

Branle-bas de combat à Thann. Préparatifs de la crémation des trois sapins demain soir. Un surplus de chaleur. (image d’illustration)

Comme chaque année, la légende de la Ville sera célébrée lors de la Crémation des 3 Sapins jeudi 30 juin. La Place Joffre sera riche en animations avec une Wurst Party, le groupe HolaTrio, un spectacle de fauconnerie équestre, les traditionnels vêpres et cortège, un feu d’artifice et bien d’autres.(source)

Jeunes et insouciants

On se souvient encore de Laurent Fignon. Deux fois vainqueur du Tour et le premier cycliste bachelier, surnommé parfois « l’intello » comme s’il fallait souligner l’origine populaire des coureurs d’alors.

Disparu prématurément à l’âge de cinquante ans en 2010, Laurent Fignon laisse le souvenir d’un type sympa et courageux.

Bloc-notes du 22 juin

la musique populaire va t-elle sombrer dans les débordements de décibels?

Fête de la musique: j’y suis allé, j’en suis revenu.

La ville avait bien fait les choses: elle était dans le noir. La plupart des lampes de rue étaient éteintes et c’est à tâtons qu’on a dû contourner la Collégiale de Thann pour atteindre les festivités.

J’ai compris, après coup, que c’était une manière comme une autre de dissuader les vieux de se risquer dans les rues de la ville et de craindre la fracture d’un col du fémur. Surtout qu’autour de la Collégiale, il y a des fossés profonds non signalés.

La fête de la musique est devenue un boulevard de vociférations amplifiées, tellement amplifiées que même dans mon lit à deux kilomètres du centre-ville, je les entendais encore.

Finalement la fête de la musique à force de « ratisser large » n’a conservé qu’un style de musique, celle des bals du samedi soir. Après avoir parcouru au pas de charge l’avenue de la Première Armée, nerf sensitif de la ville, je me suis enfui par la rue des Généraux Ihler.

Devant le resto Caseus, des danseurs habillés en cow-boys remerciaient le public, le gobelet de bière à la main.

Place de Lattre, le comble: un type sous une tente dans le noir hurlant « les portes du pénitencier » derrière une sono et son déferlement de décibels.

La fête de la musique instituée par Jack Lang le jour du solstice d’été n’est plus ce qu’elle était à l’origine: une fête des musiques où le moindre musicien ou chanteur pouvait s’installer devant chez lui et montrer sans savoir-faire.

Nul quatuor, nul jazz, nulle musique sensible. Tout cela a disparu, noyé dans un conformisme de répertoires convenus.

En 2010 à Mulhouse

Le cycliste se tue bien

18 cyclistes fauchés d’un seul coup en mars 2021

Combien sont-ils les cyclistes à « se tuer » à vélo en 2021? vingt-deux

Aussitôt les statisticiens se ruent sur leurs calculettes et en déduisent que la mortalité du cycliste a quadruplé par rapport à 2019.

Le cycliste a cette particularité: sa mort est remarquable. Les jeunes entassés dans une voiture qu’on peinent à extraire des épaves entourant un arbre ou un poteau au petit matin d’un retour de bal ne font pas l’objet de statistiques ciblées. Les cyclistes, si!

On se demande bien pourquoi il faut à chaque fois dénoncer l’arbre qui cache la forêt. Peut-être existe t-il un renoncement à insister sur l’accidentologie des bals du samedi soir? car très peu en effet rentrent aujourd’hui du bal à vélo. On n’est plus en 36, le Front Populaire n’est plus, itou le Front Républicain.

DNA 22/06

Certes vingt-deux cyclistes tués, c’est vingt-deux de trop, mais ça ne fait pas une statistique.

Parmi ceux qui se tuent seuls, l’ancien président de la Ligue lorraine de cyclotourisme Bernard Monchot et fondateur du Comité régional (CoReg) de la Fédération française de cyclotourisme (FFCT).

D’après la gendarmerie, le cycliste roulait sur la départementale puis s’est subitement orienté vers la gauche pour tourner en direction de l’ancienne commune de Coutures, intégrée à Château-Salins.

Cela a eu pour effet de couper la route à un automobiliste, qui l’a vu arriver de face et n’a pu l’éviter.

Relativisons la dangerosité du vélo: le nombre de cyclistes est en forte augmentation du fait de l’avènement de nouveaux usagers équipés de vélos électriques et l’accidentologie augmente forcément en conséquence. D’autant que les automobilistes ne sont pas toujours aussi respectueux des distances de sécurité à observer.

Canicule et course à pied

revégétaliser ce qui peut encore l’être en ville

Les effets de la canicule

Aujourd’hui à 11 heures, le thermomètre affiche 31°C sous abri à Thann…et l’on annonce jusqu’à 38!

Pourtant la canicule n’est pas encore là: pour y parvenir en France, il faut trois jours consécutifs de fortes chaleurs ET que la température ne baisse pas en-dessous d’un certain seuil la nuit. Mais la canicule n’a pas la même définition selon les régions. A Paris, c’est 31°C le jour et 21°C la nuit, alors qu’à Marseille c’est au moins 36 °C le jour et 24 °C la nuit.

Les villes sont les premières concernées par le réchauffement climatique. Normal, elles ont tout bétonné et macadamisé.

Alors chacun y va de sa solution pour se protéger des épisodes caniculaires. Quand je cours en ville, je choisi le coté de la rue abrité par de l’ombre autant que possible.

Il faut revégétaliser en ville, c’est la première méthode trouvée pour se protéger. Planter des arbres au milieu des chaussées trop larges, équiper les toits, ne rien laisser en surface capable de réverbérer.

Tout ça va coûter plusieurs milliards et entraîner une révision de nos modes de vie, fatalement…puisque nous avons pris beaucoup de retard dans les bonnes mesures visant à diminuer drastiquement l’effet de serre de la planète.

Gare à la déshydratation!

Les sportifs se protègent eux-aussi. Ils font du vélo plus tôt le matin…et il n’oublient pas de boire pour compenser la transpiration. Un « bon » sportif sait tout ça. En revanche, je croise parfois des gens peu protégés.

35 mn de course seulement

J’avais fait mon vélo hier, alors ce matin je me suis contenté d’une course à pied de 5 km selon mon parcours habituel. A mi-parcours, j’ai bu 12 cl (soit un verre) d’eau emporté avec moi. Tout juste assez pour ne pas avoir la bouche sèche. Avoir la bouche sèche est le premier signe qu’il faut boire et il est même mieux de boire avant. Tête couverte évidemment.

Huit pulsations de plus

Courir le long du vignoble présente quelques inconvénients

Avec une telle température, mon rythme cardiaque s’élève de huit pulsations supplémentaires à la minute (147 au lieu de 139). Il ne faut donc pas trop abuser de sa forme relative et se croire insensible à la chaleur.

Courir en ville comme je le fais n’est pas forcément la meilleure formule car je respire, outre de l’ozone, beaucoup de polluants, de micro-particules qui se recombinent entre-elles sous l’effet de la chaleur, sans parler des pesticides des vignerons qui ce matin aspergeaient leurs vignes du Rangen.

En 2008, on traitait encore le Rangen avec un hélico…

O3, mon Amour

je ne m’en lasse pas

A deux pas de chez moi, ce paysage magique au réveil.

Avec les antibiotiques, c’est automatique, je reprends mon vélo. Aujourd’hui partir tôt…et rentrer tôt. Car les organismes vieillissants souffrent plus vite de la canicule.

A dix heures, il fait déjà 28°C.

le cygne chasse l’onde

Il ne faut pas croire que tout va bien, la pollution photochimique sera à son maximum aujourd’hui en Alsace. Notamment avec l’ozone (O3).

L’O3 va nous grignoter les bronches et pas que… (DNA)

Voici ce qu’on peut lire à propos de l’ozone (utilisé par ailleurs dans de nombreuses applications industrielles pour la désinfection)…

Normalement, les cils vibratiles de l’appareil respiratoire ont pour rôle d’éliminer les polluants, tels les particules d’ozone. Cependant, lorsque la pollution devient trop importante, les cils ne peuvent plus conserver leur efficacité et les particules d’ozone vont pouvoir pénétrer jusqu’aux alvéoles pulmonaires.

Il en résulte une hyper-réactivité bronchique, qui va entraîner des crises d’asthme et un encombrement bronchique.

L’ozone peut être, par ailleurs, à l’origine d’irritations oculaires et naso-pharyngées.

source: le Figaro

Je me présente

Cruel dilemme pour le deuxième tour des Législatives dans ma circonscription, les deux postulants restant en lice n’appartiennent pas à mon bord politique. Vais-je devoir voter pour le moins pire? ou venir gonfler la grande masse des abstentionnistes?

J’aurais certainement dû, moi aussi, me présenter, à l’instar de ceux qui font de la politique à l’aide d’un CV adressé aux états-majors. Dans ma circonscription, d’illustres inconnus ont concouru, sans qu’on sache toujours comment ils ont finalisé leur engagement dans une voie plutôt qu’une autre. Notre sortant a de quoi être déçu, il n’est pas assuré d’être réélu alors qu’il a fait de la politique sa profession. De quoi être dégouté! Les Alsaciens ont cette singularité, ils ne jurent que dans l’extrémisme de droite aux deux extrémités de la région alors même qu’ils sont d’un conservatisme reconnu.

Je me présente.

C’est pour rire évidemment que je choisis ce titre. Car je ne suis candidat à rien. Sauf peut-être à une certaine popularité, très marginale, sur la blogosphère du vélo. Mais celle-là n’a pas besoin de suffrages pour être ou pour paraître. Il suffit d’y dérouler des avis, des histoires illustrées de quelques images.

Mais par le temps de délabrement avancé de notre société qui court, les élections ne manquent pas de susciter l’ire de ceux qui estiment que le vote est « quelque chose qui est consubstantiel à la condition de citoyen » comme le juge Philippe Bilger, ex magistrat, et réputé pour ses postions très à droite.

Philippe Bilger n’a pas tort de s’interroger lorsqu’il déclare « j’ai voté, vais-je changer la France? ».

Certes il n’a pas tort mais il ne changera rien au cours des choses. Pas davantage que celui qui n’aura pas voté et qui pourra se dire si les choses tournent mal, j’ai bien fait de ne pas voter pour eux.

C’est le cas par exemple avec la guerre russo-ukrainienne où l’on découvre tout d’un coup que notre armée ne dispose que de très peu de moyens si par malheur le dictateur Poutine étend son emprise jusqu’à nos portes. Il en est bien capable. Au moins autant qu’Hitler.

On le voit, le choix démocratique n’est pas simple. Surtout que les postulants sont loin d’aborder ces questions pourtant si vitales pour notre lendemain. En sont-ils seulement capables?

La société est ainsi faite que quoi qu’on fasse, notre représentation ne sera jamais à l’image de ce que nous voulons. Notre démocratie est donc imparfaite et ce constat conforte tous ceux qui déclarent que voter ne sert à rien puisque rien ne change. En rester là ne dit pas grand chose sur ce qu’il conviendrait de changer dans l’esprit de ceux qui se réclament du changement. Baisser le prix de l’essence? polluer davantage? attaquer la Russie? le smic à 3000 euros? la retraite à 70 ans?…

Ceux qui ne votent pas n’ont qu’à se taire!

On l’entend souvent dire de la part des électeurs-citoyens qui condamnent au silence les abstentionnistes, estimant que puisqu’ils ne prennent pas part au jeu démocratique, ils s’excluent eux-mêmes du jeu et deviendraient des sous-citoyens, des plébéiens sans droits de l’époque romaine.

Ne pas voter en Belgique équivaut à une amende forfaitaire et revient à s’absoudre d’un déficit de citoyenneté comme si l’on venait de griller un feu rouge. Un électeur qui ne se rend pas aux urnes peut se voir infliger une amende de 40 à 80 €, et jusqu’à 200 € en cas de récidive.

L’histoire serait trop simple à être résumée ainsi.

« Notre pays est de moins en moins un peuple, de moins en moins une nation, de plus en plus une foule d’individus plongés dans l’anomie. » (Robert Redecker, philosophe)

Comment faire corps avec une société dont on ignore tout? son histoire? ses enjeux? ses règles de vie en commun? Je m’interroge quand j’entends les réponses affligeantes de la vox populi qui ne vote pas estimant ne pas être suffisamment informée, voire pas intéressée, comme si l’offre politique ne correspondait pas aux standards de la consommation courante.

« Faire société », pour beaucoup, est devenu un grand marché d’individus.

Maxou à l’arrêt

C’est un problème désormais récurrent chez moi, on pourrait dire chronique. J’ai encore un problème respiratoire.

Le dernier en date de début mai a été soigné pour une rhinite allergique. Cette fois ci la récidive est bactérienne et ressemble à une sinusite. Donc depuis début juin, je mouche et remouche et je consomme des paquets de mouchoirs.

J’attends avant de consulter ne voulant pas encombrer un généraliste fort peu disponible.

En attendant, je ne roule pas et je ne cours pas car je me sens fatigué.

Je fais donc « de la figuration »

de la figuration depuis début juin

Bloc-notes législatif

candidate Sandrine Mayer






J’ai trainé dans la rue ce soir avec mon vélo. Devant les panneaux de propagande électorale, sept sont occupés (sur treize). Pas facile de s’y retrouver pour les prochaines législatives.

Le monsieur en djellaba s’est arrêté et m’a dit « maintenant il faut cuire le pain… »

Dans le passé, il était convenu de se présenter au nom d’un parti. Ainsi on savait où se situait le candidat, à gauche, au centre, à droite,…

A présent plus rien à quoi se raccrocher pour connaître la tendance. Sauf avec Macron à coté de la bobine de Sandrine Mayer. Avec lui sur l’affiche, je suis sûr de ne pas voter pour elle.

candidat sortant Schellenberger (LR) et candidat Baschung (Unser Land)

A noter qu’ici on préfère évoquer l’Alsace plutôt que le Grand Est tellement c’est repoussoir. Schellenberger a une bonne bouille mais son parti est devenu tellement lilliputien qu’il n’ose même pas l’afficher (LR)

Candidat Bitterlin parti de Martine Wonner antivax notoire
Candidate Lapouble-Barthou (Le Peuple de France), candidat L’écologie au centre (?), Candidate Sylvie Christophe (partis Debout la France, les Patriotes, Frexit)

Martine Lapouble a choisi de s’afficher avec un certain capitaine Alexandre Juving-Brunet. Son nom ne me dit rien. J’ai cherché sur la toile et j’ai trouvé ceci sur le site Agora-Vox

Qui est Alexandre Juving-Brunet, cet ancien capitaine de gendarmerie et membre du renseignement militaire, entrepreneur depuis 8 ans, qui a émergé médiatiquement depuis mai 2021 sur Cnews ? Pourquoi veut-il mettre en place des comités de salut public un peu partout en France ? Pourquoi ne critique-t-il jamais le Parti Communiste Chinois ?

C’est pas très vendeur comme profil.

A trois semaines des élections, la moitié des panneaux vides ne laisse rien augurer de bon pour la participation citoyenne.

Pour ma part j’attends que la candidate Nupes, obscure habitante de Thann, se révèle et nous fasse part de son programme. Si elle en a un.

Parlons foot

Le foot et Darmanin. La préparation des JO est en marche

Si je me suis mis à la course pied, c’est pour sa proximité avec le vélo. Je trouve cette activité sportive bienveillante en ce qu’elle tolère à la fois l’amateurisme et les compétiteurs, le collectif et l’individualisme. Dans mon cas il ne me viendrait pas à l’idée de (con)courir avec d’autres par crainte d’y risquer un accident cardiaque. Je reste zen et je n’envisagerai de courir avec d’autres que lorsque je serai assuré d’être en bonne compagnie.

Mais il y a l’autre jeu de pied, le foot-ball, que je ne mésestime pas et qui donne de plus en plus l’image d’un jeu de vilains.

Les derniers débordements policiers parisiens lors de la finale de la Ligue des champions en témoignent.

Je suis dubitatif car je ne connais rien de ce sport, ou si peu, si ce n’est l’engouement des jeunes autour de moi qui s’activent dans les clubs grâce à de nombreux bénévoles.

Mais à un haut niveau, le foot relève d’enjeux qui interrogent lorsqu’on considère

  • les sommes en jeu brassées par les investisseurs, les Etats, les intermédiaires et les joueurs
  • les exacerbations populaires de divers courants violents, racistes, xénophobes qui s’y développent

Robert Redecker, philosophe, s’en inquiète…

« Notre pays est de moins en moins un peuple, de moins en moins une nation, de plus en plus une foule d’individus plongés dans l’anomie. »

« La France s’est abonnée à la violence […] les pouvoirs publics l’acceptant comme si elle était rituelle »

Quant à notre ministre Darmanin, il peine à convaincre sur les explications qu’il donne pour justifier sa façon de maintenir l’ordre. Comme pour les Gilets jaunes.

La route du Haag sera t-elle rénovée?

la route forestière du Haag permet de rejoindre la route des Crêtes au pied du Grand Ballon de Guebwiller

La rénovation de la route forestière du Haag qui relie Geishouse à la ferme-auberge du Haag est à nouveau à l’ordre du jour.

Il y est question de travaux de rénovation.

En Alsace les routes comme celles du Haag ne relèvent pas du bien commun, on préfère ne pas les entretenir de crainte qu’elles suscitent un appel d’air aux automobiles et aux motos. Les riverains se chargent d’ailleurs de le faire savoir encore aujourd’hui dans la presse locale (DNA 28/05).

la montée à vélo depuis Moosch est gratinée…et encore pire depuis Saint-Amarin!

A vélo, j’y monte de temps en temps mais plutôt à VTT tant le revêtement est détérioré.

la détérioration de la route en septembre 2019

Mais voila qu’une nouvelle donne apparait: le Tour de France cycliste.

« La route du Haag sera transformée en voie verte et en col hors catégorie » titre les DNA dans son édition du 24 mai.

Montant de la réfection de la route, aujourd’hui royaume des nids de mégapoules  : 400 000 €, avec un taux de subvention maximal de 80 % qui pourrait bien être atteint dès cet été. « Le commissariat de massif, via Avenir Montagne Investissement, a donné un accord pour 50 %, nous sommes en attente des réponses de la Région Grand Est et de la Collectivité Européenne d’Alsace », détaille Cyrille Ast (Président de la ComCom St Amarin). « Le projet est de transformer la route du Haag en voie verte.Elle sera interdite à tous les véhicules motorisés, et accessible uniquement aux vélos et vélos à assistance électrique ».(DNA 24/05/2022)

Qu’est-ce qu’une Voie Verte? Les voies vertes sont définies par l’article R110-2 du Code de la route comme étant des routes exclusivement réservées à la circulation des véhicules non motorisés, des piétons ainsi que des cavaliers. Cela signifie que les conducteurs de véhicules motorisés, qu’il s’agisse d’une automobile ou de toute autre catégorie de véhicule, ont l’interdiction formelle de circuler sur une voie verte. Néanmoins, des exceptions peuvent être mises en place par l’autorité détentrice du pouvoir de police. En effet, c’est cette autorité qui détermine les règles de circulation en vigueur dans un espace de circulation, et qui peut par exemple choisir d’exclure certains usagers de ce type de voies.

la route du Haag aboutit à la ferme-auberge

Notons au passage que ce n’est pas la première fois que la région trouve des crédits pour rénover ses routes secondaires soit avec le Tour de France soit avec le Rallye de France automobile. On se souvient que la route du col Amic depuis Soultz est appelée désormais la route Loeb par les cyclistes après avoir été restaurée en une semaine (!) avant la venue du Rallye de France. On n’avait pas d’argent pour les cyclistes. Pour Sébastien Loeb, si! (40 camions de bitume en 2010)

Idem pour la route Joffre de Bitschwiller-sur-Thur à Masevaux, réfection complète pour le passage du Tour de France.

TDF 2019 Bitschwiller-sur-Thur

Mais voila qu’un grain de sable apparait dans la presse de ce matin: quatre habitants de Geishouse (Alain Virlot, Gilbert Herrgott, Jean-Claude Steiger et Rémy Kern, anciens élus municipaux) n’entendent pas laisser leur route devenir une voie verte après le passage du Tour.

« Nous voulons pouvoir accéder en voiture à la ferme du Haag, propriété de la commune, sans avoir à faire 40 km »

Est-ce le vœu de tous les riverains de Geishouse? on ne le sait pas.

Dès qu’on parle de Voie Verte, les oppositions se dressent car elles sont perçues comme une confiscation de la voirie aux seuls profits des engins non motorisés.

Pourtant en Alsace, on sait baptiser « Voie Verte » des voies autorisées aux véhicules comme la VV331 le long de la Thur.

Admettons que les riverains opposés à la transformation en Voie Verte gagnent: – deux cas se présenteront alors:

  • soit les travaux n’auront pas lieu et donc on en restera là avec une route à trous
  • soit ils auront lieu et la route va devenir un boulevard pour les adeptes de course de côte le dimanche…et la quiétude des riverains de Geishouse sera terminée. Comme pour ceux de Bourbach-le-Haut sur la route Joffre. Je me demande qui a le plus à perdre de cette position des opposants à la Voie Verte?

Quelle est ma façon de voir?

Il faut faire des travaux d’amélioration sans qu’ils soient pour autant luxueux et constituer une Voie Verte avec des accès sécurisés constitués de chicanes amovibles permettant aux riverains (éleveurs, forestiers et ferme-auberge) d’accéder ainsi qu’aux services d’urgence.

Les randonneurs à pied ne sont pas lésés: ils garent leurs voitures près du cimetière à la sortie de Geishouse.

Mai 2022

La Bresse depuis la rue du Hohneck

Je n’attends même pas fin mai pour dresser mes états de service du mois tellement c’est futile. Presque insultant pour celui qui n’en a pas les moyens.

  • quatre sorties à pied
  • trois en route
  • huit à VTT
Je ne compte plus ce tour de VTT à deux pas de chez moi

Il faut bien se raccrocher à quelque chose pour se rassurer que, non, je ne régresse pas, je maintiens une routine suffisante pour ne pas sombrer dans un conformisme, une apathie qui confine à une fin de soi-même.

Le statut de retraité, c’en est un, a ceci d’angoissant, c’est qu’il précède une autre fin, une fin définitive. Après la fin professionnelle, vient une fin sociale, marginale, sociétale. Ne pas accepter cette mort sociale pour moi est essentiel dès lors qu’on ne cesse de nous faire ressentir notre charge. Souvenons-nous du Covid, les retraités ont été enfermés dans le rond d’un kilomètre, une prison sans barreaux, mais une cage tout de même. Payé à ne rien faire, c’est insupportable pour ceux qui n’ont rien…et la perspective d’allonger l’âge de départ à la retraite des plus jeunes stigmatise encore plus ceux qui y sont déjà. Dans tous les rayons utilitaristes, les portes sont étroites et l’associatif ne recrute plus autant depuis que le marché s’en occupe. Ne vas pas au Super U le samedi, tu fais chier le monde, ni à la déchet’, ni au Karcher. Les mecs te doublent rageurs: « encore un emmerdeur de retraité! »

A pied, 26km

A vélo, 154km

A VTT, 207km

Bloc-notes

Léon Tolstoï (1887)

Je me lève et j’écris

4 heures 26. Voila déjà plus d’une heure que je me retourne dans mon lit. Je n’y tiens plus. Ma tête va exploser sous l’amoncellement d’informations qui m’assaillent. Mon sac est-il complet? je le révise…il y manque des bricoles, celles qui feront de mon quotidien des journées habituelles. Alors je le complète.

Pour aller où?

Je ne sais pas. Je suis un penseur de la nuit. Au-dehors tout est noir. Ces enfoirés d’élus coupent l’éclairage public, celui qui me dessine des ombres et des lumières pendant mes insomnies.

Alors comme ça on monte?

Les Français se précipitent vers les quarantièmes rugissants de leurs bagnoles. Pour aller où? vers les demeures et châteaux, les mobil-homes à cheminée intégrée, les campings de la plage. Pourvu qu’ils montent, les Français, le jour de l’Ascension! La grande dépression covidesque est derrière, il faut rattraper le temps perdu à tourner en rond. Alors on se casse n’importe où.

Se casser, on saura le faire aussi le jour où les Poutine en puissance vont nous montrer comment ils comptent redevenir des tsars autocrates à la tête des nouveaux empires. L’Ukraine en fait les frais, pour commencer. A force de bombardements, son image se brouille. On n’est plus très sûrs en Occident qu’il faut qu’elle gagne face à Poutine, l’Ukraine. Vendre des armes, oui. Mais se priver de gaz, non. Ce qui me fascine c’est l’extrême détermination des dictateurs face de la mollesse des démocraties. Le dictateur est sûr de son bon droit, il n’est face qu’à lui-même et ne rend compte à personne. Les démocraties se prennent en permanence les pieds dans le tapis de valeurs approchées, confuses et contradictoires. Le moment venu, une grande débandade se produira chez nous, on peut s’y attendre. Toutes sortes de drapeaux sortiront des placards, comme ceux des épisodes sportifs nationaux que je vois à la télé. Dans les stades.

Dans les stades, qui y mettra t-on alors?

Boomers

François de Closets sort Boomers. Voila un type qui n’a cessé de cracher sur sa génération et qui vient encore nous donner des leçons. Forcément, ça le dérange de Closets de ne pas avoir pris quelques bombes sur la tronche depuis 80 ans.

Tchitchikof

Posséder des villages, des gens, c’était quelque chose de normal dans cette Russie là.

Je vais reprendre ma route avec Tchitchikof, tenter de savoir s’il trouve encore des Âmes Mortes (N.Gogol) à s’acheter en parcourant la Russie tsarine. J’ai hâte de retrouver des lectures plus frivoles. J’ai un gros Proust qui m’attend depuis des jours sur le coin du bureau. Mais j’aimerais aussi jeter un œil sur « la condition noire » de Ndiaye, le nouveau ministre qui déstabilise notre universalisme affiché et sur « guerre » de Céline qui vient d’être exhumé. Je sais, c’est très disparate tout ça. Je fais ce que je peux avec un faible bagage. J’allais oublier ma trousse de toilette. Pour me faire beau quand le jour viendra.

Forcément mon jour qui vient, après un sommeil raccourci, sera tout de même moins beau. Je vais l’amputer de mes projets ambitieux de boomer sur le déclin. Le tour de roue sera plus court. Il faudra réduire la voilure car les forces me manqueront.

5h37. Le jour se lève.

L’électrique imposé

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L’électrique et rien d’autre. C’est la seule solution qu’a trouvé le gouvernement pour sa transition écologique: nous vendre des bagnoles électriques à grands renforts de subventions tellement elles sont chères à produire.

Le nouveau gouvernement veut croire à sa planification écologique. Le problème, c’est que les acteurs nommés par Macron,  la première ministre Élisabeth Borne, Amélie de Montchalin et la ministre en charge de la transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher ont en commun d’être des purs produits de la technocratie industrielle et financière…et qu’en outre aucun ministre des transports n’est nommé!

Comme mes lecteurs le constatent, j’évite plus souvent les sujets « hors vélos » et je n’ai pas commenté ce que je pense de l’exécutif en place puisqu’on sait que, comme le précédent, il va louvoyer à droite et à gauche en tentant de garder son cap mondialiste et néolibéral.

Passons sur les sujets majeurs que sont l’artificialisation des sols, l’usage des produits phytosanitaires dans l’agriculture, la rénovation thermique des bâtiments anciens à la traîne (17 % des gaz à effet de serre), et contentons-nous d’observer les problématiques de transport (31 % dans les émissions de gaz à effet de serre): la pollution des villes continue de croître et les encouragements à changer de mode de déplacement conduisent tous à un matraquage publicitaire en faveur de la voiture électrique dès lors qu’on n’habite pas de grandes agglomérations offrant des alternatives.

Regardez la TV aux heures de grande écoute: c’est la voiture électrique qu’on cherche par tous les moyens à nous vendre. A un tel point d’insistance qu’on finit par croire que sans bagnole électrique, nous sommes tous condamnés à faire du sur-place.

Evidemment, ce qui se trame dans notre dos est de toute autre nature, c’est tout simplement la paupérisation du monde rural à qui l’on va interdire le droit de se déplacer faute de moyens.

Alors moi, j’en ai pris mon parti, je vais défendre la voiture traditionnelle, à l’essence, au gasoil et au gaz, car qui va pouvoir demain se payer une voiture électrique une fois qu’on ne pourra plus se payer d’énergie fossile du fait de l’explosion des prix des carburants.

la fin de vie de la bagnole thermique est atteint

Croyez-moi, l’avènement de la voiture électrique est une supercherie du marketing pour renouveler son marché de bagnoles qui ne se vendent plus.

On oublie de le dire, une voiture électrique n’a rien d’écologique: elle pollue tout autant, on n’a fait que déplacer la pollution vers les centrales électriques. Je ne parle pas des batteries et des terres rares qu’on va extraire de la planète, des coûts de fabrication et de démantèlement.

Comprendre le pouvoir russe

Gregori Medvedev, grand physicien et témoin, raconte tout de A à Z

Ô bien sûr je ne suis pas physicien et donc peu à même de tout comprendre des mécanismes qui ont conduit à l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine en 1986. Pourtant l’ouvrage de Grigori Medvedev  » La vérité sur Tchernobyl » (Albin Michel) fait référence en la matière.

Pourquoi se pencher sur cet ouvrage?

J’avais en partie oublié la relation du drame, minute par minute, heure par heure, et les invraisemblables erreurs de conduite des opérateurs obnubilés jusqu’à la mort par la nécessité du secret, du mensonge, de l’incroyable et de l’indicible auprès des autorités et des populations, à savoir que le cœur du réacteur nucléaire N°1 de Tchernobyl avait explosé dans la nuit à la suite d’un essai préventif mal conduit.

Par la suite, tous les opérateurs, les pompiers, mourront du « bronzage nucléaire » dans d’atroces souffrances et les autorités évacueront Pripyat, la localité voisine, avec beaucoup de retard…pour la France, l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) nous montre comment le nuage radioactif s’est répandu en Europe dans cette animation.

Les centrales russes sont de type RMBK, un réacteur refroidi à l’eau légère, basé sur les modèles existants de réacteurs militaires au plutonium modérés par du graphite

L’Ukraine est alors partie prenante de l’URSS et c’est Moscou qui commande…et qui est responsable de la nomination à tous les niveaux de gens incompétents qui n’ont pas la qualité suffisante pour conduire de tels équipements nucléaires.

Relire cet ouvrage peut aider à comprendre comment le pouvoir politique russe se comporte encore aujourd’hui à l’égard de son voisin ukrainien.

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La mobilité douce à l’épreuve

Débarrassée de la voiture, la mobilité douce en ville prend tout doucement sa place dans les hyper-centres

Mobilités montpelliéraines. Montpellier est-elle encore la surdouée ?

Je n’ai pas l’expérience du vélo en grande agglomération (500.000 habitants). Je peux donc faire un rapport d’étonnement sans arrière-pensée. On s’en doute, je suis conquis. Pourquoi? Parce que l’image ringarde du vélo en province est rayée d’un trait. Dans « l’autre France », le vélo a pris sa place, mais ne soyons pas jaloux, la trottinette électrique emporte la palme, c’est un nouveau phénomène de société. L’engin est simple à mettre en œuvre, facile d’usage, moins impliquant qu’un vélo pour se faufiler en zone dense, faible apprentissage, facile à emporter avec soi en mode piéton jusqu’à l’intérieur de sa destination. L’autre phénomène, c’est celui de l’incursion du vélo cargo dans le cœur de ville : vélo taxi, vélo excursion, vélo course et livraison. Place aux images.


Une percée indéniable du vélo cargo et de la trottinette électrique. Une moindre présence du vélo en libre-service. Ce constat n’a rien de statistique. Manifestement une grande agglomération est capable de réaliser une synthèse post-automobile à l’aide des mobilités douces. J’ai un faible pour le couple trottinettes/piétons en zone urbaine dense.

Difficile à croire

usine Tronox Thann

J’ai trouvé sur le marché des peintures qui purifient l’intérieur des maisons en absorbant les polluants. Mais à l’extérieur, je m’interroge…

Cette peinture absorbe t-elle les polluants du trafic routier qui passe au pied de l’usine, les oxydes divers, les micro-particules et autres joyeusetés? ou bien s’agit-il uniquement de verdir l’image de l’usine Seveso elle-même?

Avril 2022

Chateau Honcourt Hugshoffen (Val de Villé)

Vivement mai, pourrais-je dire, car avril n’a pas été brillant.

Trois modestes sorties jogging, 5 de VTT et 5 route. Cependant j’ai renoué avec l’Allemagne que j’aime tant pour ses pistes, ses petites routes verdoyantes et les beaux paysages viticoles.

Riquewihr à vélo, l’idéal
des itinéraires outre-Rhin qui font du bien

Je ne peux quand même pas passer sous silence trois journées décentralisées à VTT dans le Val de Villé.

Finalement, faire un come-back mensuel permet de réviser son jugement tant il est vrai que ces dix derniers jours je suis plutôt en mode dégradé avec une rhinite qui traîne en longueur.

Ce soir c’était donc un galop d’essai avec un footing de 2.5km qui me brûle la trachée…donc je dois encore lever le pied, si je puis dire.

jogging trois modestes sorties
VTT 5 sorties
Route 5 sorties

Je pars en Russie

Je me marre en douce pour ne pas réveiller l’ire de Poutine (qui s’écrit Putin en anglo-saxon).

Je lis actuellement « Les âmes mortes » de Nicolas Gogol paru en 1842. (Николай Васильевич Гоголь en Russe, Микола Васильович Гоголь en Ukrainien).

Mort en 1852 à l’âge de 42 ans, Gogol va vous faire découvrir la vie en Russie d’il y a deux siècles et en même temps comprendre une partie des traditions qui aujourd’hui encore façonnent un ensemble de hiérarchies et de comportements de la culture russe.

Un vocabulaire qui en français donne le vertige par son immense richesse comparé à notre langage moderne.

Quand Tchitchikof, le héros, parcourt la campagne à bord de sa britchka avec son cocher Séliphane pour racheter les morts au seigneur du lieu, vous allez rire des situations cocasses mais aussi tragiques auxquelles il se confronte .

Aventures amusantes d’un petit escroc, satire de la médiocrité humaine, ce roman est aussi une critique impitoyable (et involontaire) de la Russie tsariste.

Toute allusion avec le présent pourrait se vérifier.

Bloc-notes

Donc ce sera Macron, cinq ans de plus.

C’est le Président de tous les Français a t-on pour principe de dire. J’ajouterai de tous les Français et de personne. Notamment de ceux (16 millions) qui comme moi ne se sont pas reconnus dans le catalogue des deux postulants.

Peut-on parler de programme?

Non!

Pour qu’il y ait programme, il faut incarner une idée de la France et assigner un destin. Or ni l’un, ni l’autre n’ont cette posture. Il faut donc accepter ce fouillis , un fatras? de promesses électoralistes de bas niveau attrape et étouffe-tout et aussi continuer à voir s’étioler le Pays, ses valeurs républicaines, les fractures s’étendre entre ceux d’en haut et ceux d’en bas, ceux des métropoles et ceux des déserts ruraux, ceux du tout et ceux du rien.

A force de pousser les feux du mécontentement, la réaction populiste grignote peu à peu toutes les provinces espérant que la prochaine sera la bonne.

Le nouveau Président ne conteste pas la dislocation du Pays. Parler de rassemblement n’est plus à l’ordre du jour vu l’état de l’opinion qui en certains endroits est chauffée à blanc. Le pouvoir va devoir louvoyer « au pif » s’il veut éviter les écueils d’une démocratie branlante qui peine à éclaircir nos lendemains.

Bon vent! monsieur Macron

Amazon-AliExpress à Thann

On avait déjà Amazon Hub Locker (l’Américain) chez Match (Auchan/Mulliez). On a à présent AliExpress (le Chinois) tout à coté.

Le commerce en ligne a plus d’un tour dans son sac. En s’installant à proximité d’enseignes connues, les deux fournisseurs bénéficient d’une galerie marchande bien placée où l’on peut retirer ses commandes à toute heure du jour ou de la nuit à condition d’accepter de faire soi-même « le dernier kilomètre ». Ce qui avec un vélo est très facile.

Voila encore de quoi agacer le petit commerce local.

Personnellement, j’ai davantage confiance en Amazon qu’en AliExpress où des arnaques sont parfois signalées.

Reste pour les petits commerces à devenir dépositaire des livreurs de colis comme Mondial Relais, DPD, Chronopost, DHL,…la liste est longue.