Grand Ballon à VTT

En général pas de beaucoup de vélos traînent par là, d’autant qu’ils sont interdits hors chemin.

C’est un beau parcours qui permet de monter sur le toit des Vosges à 1424m et d’admirer le paysage. Penser à prendre ses jambes avant de partir. Je pars de Thann à 9 heures et je suis au Grand-Ballon à 13 heures.

Je prends la direction de Geishouse et je grimpe par la route.

Monter à Geishouse n’est pas le plus difficile

Après Geishouse, la montée est toujours éprouvante. D’autant que la route est dans un état déplorable. Je croise cependant deux motards qui descendent au pas et un vététiste. Puis un Anglais et son camping-car qui monte. C’est tout. Pas de quoi me distraire.

on peut considérer que la route du Haag est morte

Cette montée là m’épuise surtout après le hibou sur son totem. Je ne triche pas avec moi-même, je fais des sets à pied…tant et si bien qu’un marcheur aguerri me rattrape et me met quelques centaines de mètres dans la vue.

je fais deux fois le tour du hibou pour prendre mon élan

Au Haag, je consulte mon vélo. Il s’en fout.

Devant la ferme, j’hésite…Est-ce que je casse-croûte là ou plus haut? J’entame le GR5 rectangle rouge avec les marcheurs. Des jeunes et des moins jeunes. Les jeunes ont mis la radio et du rap pour s’encourager, j’imagine.

Finalement je quitte le Haag en poussant. Mon vélo respire.

Un groupe de locaux mangent au soleil le long du sentier. Vous ne vous êtes pas trompé d’itinéraire? Non! Ce dédale de cailloux me rappelle le Mercantour, je porte souvent pour franchir les murs d’escalier.

Ce genre de sport intéresse peu de vététistes. Je suis un marcheur à vélo.

Puis je m’installe confortablement face à la vallée, au soleil. Et je sors mes casse-croûtes. Saucisson, jambon, fromage. Il ne reste rien pour atteindre le monument des Diables Bleus.

la route du Grand Ballon et la plaine d’Alsace au loin
un homme volant au-dessus du Grand-Ballon

Je pousse jusqu’au radar de navigation aérienne qui ne sert plus, dit-on. Mais un véhicule 4×4 de l’EuroAirport est là. Je parcours le belvédère en gravissant les escaliers. Et je m’en vais. Riche a fait un super-établissement avec porte-vélos et salon de thé. Toilettes publiques gratuites. Il va faire son miel.

voici le radar du Grand-Ballon que j’appelle le Gros Miko
les marches majestueuses
insouciance
Vue sur la plaine d’Alsace
J’attache mon cheval devant les fleurs chez Riche
L’établissement a de la gueule

Je descends par les pistes vers l’Auberge du Ballon. Les vaches se baladent sur la route.Les Bronner sont fermés. J’appelle jusqu’au poulailler, personne, mais les poules rappliquent dare-dare derrière moi ! Les chiens roupillent au soleil et manifestement je ne les intéresse pas.

Les Vosgiennes de la ferme Bronner
je slalome un peu, j’ai perdu la trace
arrivée à la ferme auberge du Ballon
le parcours fait 45km et 1400m

Je descends par les pistes vers l’Auberge du Ballon. Les vaches se baladent sur la route.Les Bronner sont fermés. J’appelle jusqu’au poulailler, personne, mais les poules rappliquent dare-dare derrière moi ! Les chiens roupillent au soleil et manifestement je ne les intéresse pas.

Au Firstacker, je traverse la route avec prudence
…et je prends Goldenmatt

Une fois au col du Firstacker, je traverse la route et je prends Goldenmatt. Le site de Goldenmatt est en cours de réhabilitation et on peut suivre les travaux sur www.goldenmatt.fr. Dans les parages, ne pas se tromper, bien suivre le tracé GPS, il faut aboutir à Goldbach et pas à Altenbach.

Goldenmatt est en travaux. Une belle terrasse a été ajoutée
la petite mare à coté est poissonneuse

A Goldbach, on descend en direction de Freundstein, légère remontée et là-aussi se tenir au tracé pour aboutir à Willer-sur-Thur au pont du Wissbach.

Goldbach est en vue et Freundstein en face

Retour par piste cyclable à Thann.

Rando de 45km et 1400m. Il faut du peps pour un parcours comme ça…et faire gaffe dans la descente, cailloux, rigoles traversières, portillons, escalier bois, barbelés, clôture électrique chez Bronner et une bonne prune qui réveille!

Sur le plan cardiaque, c’est yo-yo tout le temps
au revoir Goldbach, je descends à Willer

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Pisser dans un violon

Pisser dans un violon, c’était brasser de l’air. Plus maintenant car on va pouvoir pisser intelligemment. L’urine devient parait-il un nouvel or vert. Tout dépend de l’usage qu’on en fait.

On connaissait déjà l’urinothérapie consistant à boire sa propre urine. Je n’ai pas goûté mais peut-être qu’avec un peu de grenadine, ça passerait mieux!…

L’urinothérapie est une pratique déjà suivie par cinq millions d’Allemands, dix millions de Chinois, deux millions de Japonais et un million de personnes aux Pays-Bas.

L’urine contient principalement trois éléments : l’eau (95 %), l’urée (dégradation des acides aminés de l’organisme) et la créatine (déchet des muscles).
En moyenne, un homme produit 1.5 litres d’urine par jour, un cheval 10 litres et un éléphant jusqu’à 80 litres.

Attention: Boire son urine reste une pratique empirique dont l’efficacité n’a pas encore été scientifiquement prouvée.

On se souvient aussi avoir lu que des explorateurs perdus dans le désert ont bu leurs urines faute d’eau.

Mais voici que les nouveaux diesel aux normes Euro6 sont équipés de réservoirs d’urée. Autrement dit de l’urine. De l’urine synthétique destinée à transformer les oxydes d’azote rejetés dans l’atmosphère en azote et en vapeur d’eau.

Commercialisé sous le nom d’Ad-blue la plupart des constructeurs se lancent dans le procédé.

Récupérer son urine à la maison

Une poubelle pour les plastiques et les cartons, une autre pour les déchets ménagers et…une troisième pour son pipi. Bref, un pot de chambre familial!

C’est vers quoi nous allons tendre à l’avenir. L’urine envoyée dans nos égouts perturbe le cycle des stations d’épuration. L’urine a en effet l’inconvénient d’empêcher les bactéries de se développer dans les bassins de décantation et c’est pourquoi les exploitants ont besoin de gros débits d’effluents pour faire tourner les usines.

Les cyclistes, et pas seulement, sentent parfaitement la bonne odeur de dame nature lorsque l’épandage des lisiers est en cours. Le lisier n’est rien d’autre que les urines des bovins.

L’urine de l’humain serait donc aussi un excellent engrais à valoriser.

Extraire le phosphore de l’urine permettrait de limiter l’exploitation de mines de phosphate dont les gisements sont limités. D’autre part, prélever l’urine pour en faire de l’engrais permettrait de l’exclure du circuit classique de traitement en station d’épuration et ainsi de réduire la quantité de micropolluants rejetés dans la nature. (source)

Les potins du lundi

Epandage agricole

Faut-il observer un recul de 5 mètres ou 10 mètres par rapport aux habitations pour procéder à l’épandage des pesticides? C’est le débat de la semaine. Depuis qu’un maire a voulu interdire à proximité de son école et des habitations, la justice a tranché fissa. Le Gouvernement s’est ridiculisé en se basant sur ce qui est écrit sur les fûts des fabricants de produits. Il suffit de se promener dans la campagne pour comprendre que 5 ou même 10 mètres n’évitent pas que le quidam de passage se prenne une giclée de glyphosate lorsque le paysan (mal)traite ses champs avec les grandes rampes de son pulvérisateur attelé à son tracteur agricole.

Nous les cyclistes sommes aussi les victimes de ces pulvérisations qui dépassent largement les contours du champ au gré du vent. Certains exploitants arrêtent leur dispositif le temps qu’on passe, mais d’autres font semblant de ne pas nous voir.

Il existe pourtant une réglementation très précise en matière d’épandage qui curieusement semble inconnue des maires …

Les épandages sont soumis à de fortes contraintes horaires et météorologiques: en cas de vent supérieur à 20 km/h, ou en pleine journée, il est fortement déconseillé ou interdit d’épandre. « Quelle que soit l’évolution des conditions météorologiques durant l’utilisation des produits, des moyens appropriés doivent être mis en œuvre pour éviter leur entraînement hors de la parcelle ou de la zone traitée. Les produits ne peuvent être utilisés en pulvérisation ou poudrage que si le vent a un degré d’intensité inférieur ou égal à 3 sur l’échelle de Beaufort. » (Le seuil de 3 est dépassé lorsque vous pouvez voir les feuillages bouger à l’œil nu). Ce même texte interdit la pulvérisation à moins de 5 mètres des cours d’eau visible sur une carte au 1/25000. (Référence : arrêté du 12 septembre 2006 3  – article 2 notamment)

Traitement de la vigne au Rangen (2008).

Les vendanges ont commencé en Alsace.

Je me penche sur cette profession discrète qui fait parfois des miracles avec sa trésorerie sans qu’on sache toujours s’il s’agit de l’opération du Saint-Esprit.

Non, le Saint-Esprit n’a rien a voir là-dedans. L’affaire Albrecht restera dans les annales judiciaires de la profession pour attester du contraire.

Je traverse le nuage de pulvérisation en restant en apnée le plus longtemps possible

Il s’agit tout simplement de se mettre d’accord entre viticulteurs pour savoir combien on va donner de tours de vis au pressoir. Si vous pressez moins, vous aurez moins de nectar et si vous pressez plus, vous en aurez….plus. Vous avez compris. Viennent s’ajouter à cette règle les conditions sanitaires, l’ensoleillement, la pluie,…

Cette année 2019, conditions idéales. L’Association des Viticulteurs d’Alsace s’est donc réunie à huis clos, c’est à dire portes fermées, pour décider démocratiquement (?) qu’on allait faire pisser la vigne à 80 hectolitre à l’hectare. Soit le rendement maximal. Le résultat, on le devine

  • on produit plus de vin de qualité moyenne et donc on en vend plus dans les supermarchés
  • corrélativement le cours de l’hectolitre perd de sa valeur s’il conduit à une mévente auprès des acheteurs

Ne parlons pas d’entente illicite sur les prix, les viticulteurs sont des gens bien.

Ce sera donc 80 hl/ha, bien que l’Alsace peine à vendre 920 000 hl et ses milliers d’hectolitres de vins stockés dans les caves. (DNA 2 septembre 2019)

Cernay chemin du réservoir, un terrain propice vient de voir le jour, même si le chemin en a souffert

Nous les cyclistes qui sillonnons les chemins viticoles reculés, on voit que chaque friche dans son plus profond recoin ne tarde pas à trouver un espace propice à planter quelques arpents supplémentaires. On comprend pourquoi.

Ne l’oublions-pas: la vigne française concentre à elle seule 20% des pesticides alors qu’elle n’occupe que 3% des surfaces agricoles cultivées.

Article en relation:

https://velomaxou.com/2019/07/05/le-glyphosate-a-la-vie-dure/

Cyanotype

Ce matin la froideur de septembre était au rendez-vous. A peine plus de treize degrés.

Le bassin déversoir de la station de Cernay est immobile
Tous les 10 ans environ, le Conseil Départemental se souvient qu’une piste cyclable est à entretenir le long de la Thur. Les racines font leur œuvre lentement. Je suis blasé.

J’ai pris la piste de la Thur. Puis à Wittelsheim, j’ai poussé jusqu’à Richwiller et Lutterbach.

Ensuite demi-tour.

Je remonte la piste de la Doller. La brume reste accrochée au massif

Reiningue, Schweighouse et Pont d’Aspach.

Fabrice Wozniak expose ses photographies à Sentheim

A la gare de Sentheim, Philippe Wozniak expose ses cyanotypes. Un procédé ancien de photographies sur plaques de verre et sur papier. Datant de 1842, cette technique a disparu à la naissance de l’argentique mais elle conserve de l’intérêt pour qui aime les belles photos monochromes bleutées.

Philippe Wozniak a construit son appareil de prise de vue lui-même, sa chambre noire à l’ancienne et aussi son matériel de développement. Il me propose une initiation. Je choisis un négatif de la gare de Sentheim avec une locomotive. Je badigeonne un papier-photo de révélateur et l’on passe au développement.

L’image apparaît

Puis le bain fixateur…et le tour est joué. Je repars avec mon tirage de la gare de Sentheim

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A pied, le Raemelspitz

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Vélo retrouvé dans les ruines du château de Burg.Il remet sérieusement en question l’âge de l’apparition de la bicyclette sur terre. Celui-ci remonterait au Pléistocène. C’est à dire sensiblement à l’époque des mammouths. On voit nettement l’état de conservation de ce spécimen qui porte encore de la laine sur le cadre qui lui permettait de résister à des froids sibériens.

A pied sur la frontière suisse, nous avons suivi le chemin des douaniers en compagnie de Prosper Ruetsch, notre animateur du jour.

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Toujours à Burg, un tracteur antique muni de sa couleur de camouflage qui le rend parfaitement indétectable dans les feuillages. Il est vrai que l’armée suisse est orfèvre en matière de dissimulation d’engins stratégiques.

Avec pour objectif la montée au Raemelspitz , point culminant du Sundgau à 832 mètres d’altitude.

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Burg le château avec sa tour qui accueille l’ancienne horloge du Spalentor de Bâle.

Auparavant nous avons traversé le délicieux village suisse de Burg im Leimental, puis grimpé au château de Burg par la cluse, un éperon rocheux long de 540 mètres.

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La grande prairie de Rittimatte

A Rittimatte, une grande étendue herbeuse avec tout à coté la demeure de feu Albert Hoffmann qui a découvert le LSD.

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La tour du Raemelpitz de 8m de hauteur (alt.832m) construite en 1901. Par beau temps, on peut voir les Alpes
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vue panoramique depuis la tour
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Les aplombs sont vertigineux
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Borne-frontière franco-suisse, coté français on devine un D à la place du F pendant la période allemande

Ce parcours fait 14km et 450m

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Cadres Thur-Doller, début difficile

Il n’est pas facile d’ administrer une association d’autant plus lorsqu’elle est formée de bénévoles.

Rien ne va plus au Cadres Thur-Doller dont le siège est à Ranspach (Haut-Rhin).

Moins d’un an après avoir été portée sur les fonts baptismaux (le 14 novembre 2018), l’Association de Cyclistes Associés pour le Droit de Rouler en Sécurité bat de l’aile.

Calquée sur sa grande sœur mulhousienne, Cadres Thur-Doller entend assurer la promotion du vélo, de la marche…et des transports en commun. Vaste programme!

La tâche a t-elle été trop vaste? Parmi les sept membres fondateurs, quatre ont choisi de bouder leur fonction au fil des mois.

Des défections parfois non revendiquées autrement que par l’éloignement de Ranspach, par les obligations professionnelles…et d’autres franchement assumées. Comme la mienne où j’assurais le rôle de trésorier.

La liberté existe toujours, il suffit d’en payer le prix (H. de Montherlant). Mon prix sera donc mon renoncement car il me coûte.

Après quelques mois passés à nous réunir périodiquement, il était devenu clair que la direction du mouvement peinait à trouver ses marques. J’en ai tiré les conclusions en démissionnant ce 4 septembre 2019.

Il y avait pourtant du pain sur la planche comme le recensement des points névralgiques sur les deux vallées, la rencontre des élus, des formulations d’amélioration des infrastructures, …petit à petit, hélas, la conduite du mouvement a débouché sur des crispations bureaucratiques insurmontables.

Ce n’est pas de gaité de cœur que l’on quitte un projet auquel on a cru un temps. Surtout dans un domaine où tout reste à faire, notamment au niveau des corps publics peu enclins à ménager la place méritée au vélo quotidien.

Nul n’étant irremplaçable, on ne peut que souhaiter un sursaut de Cadres Thur-Doller avec de nouvelles forces vives.

Au nom de l’Europe, massacrons la forêt!

Au nom de l’Europe, une desserte forestière intercommunale Thann/Cernay/Uffholtz est en construction.

Objectifs affichés:

  • optimiser la valorisation de la ressource bois dans le cadre d’une gestion durable de la forêt
  • améliorer la compétitivité des entreprises forestières
  • valoriser et développer des pratiques sylvicoles respectueuses de l’environnement et soutenir une exploitation raisonnée de la forêt

Ne nous laissons pas intimider par ce vocabulaire alambiqué à la sauce technocratique.

Petit lexique de compréhension du texte:

  • optimiser la ressource bois dans le cadre de la gestion durable, ça veut dire plantons à tout va des essences qui rapportent un max de fric et qui repoussent vite
  • améliorer la compétitivité des entreprises forestières, ça veut dire mécanisons à outrance avec des gros engins qui écrasent tout, faune et flore et qui suppriment des emplois
  • valoriser et développer des pratiques sylvicoles respectueuses de l’environnement et soutenir une exploitation raisonnée de la forêt, je sèche… les pratiques sylvicoles, c’est quoi? des méthodes de voyous?…et une exploitation raisonnée? c’est tracer des boulevards au bulldozer?

Traduction en images

Bois d’Uffholtz: massacre à la tronçonneuse

Pastetenplatz va devenir une esplanade à camions et un vaste dépôt de bois. On n’arrête pas le progrès.Le SAMU pourra poser son hélico sans difficultés

Une autoroute en construction à 800m d’altitude dans le massif vosgien. C’est à Pastetenplatz. C’est assez honteux de voir les professionnels forestiers se lancer dans un tel défrichage. On aurait donc à notre insu des petits Bolsonaro. On préfère voir la paille dans l’œil du voisin…

Aujourd’hui, je n’avais rien prévu. A Cernay, j’ai tenté le vignoble où les vendanges se préparent. Puis j’ai longé la vallée du Steinbach en direction du Camp Turenne.

A Pastetenplatz, j’avais ma dose. L’exercice cardiaque n’est pas anodin quand on ne dispose pas d’assistance électrique.

Diagramme déclivité et rythme cardiaque de ma sortie. Ne pas présumer de ses forces avec l’âge!

Le Club Vosgien collabore avec nos petits Bolsonaro en déviant son public. Etonnant, non?

Le Club Vosgien de Cernay invite les randonneurs à prendre une déviation
Difficile de comprendre ces travaux alors que les chemins forestiers sont nombreux et de qualité. Peut-être pas assez larges pour les engins forestiers?
des pratiques respectueuses de l’environnement! on se fout du monde et pendant ce temps là la forêt crève de la chaleur causée par notre mode de développement.
il n’a pas demandé à mourir
casemate? non! rocher avec une grotte en haut
retour au bercail

La trace GPS ….https://www.openrunner.com/r/10465641

VTTAE, à nous la montagne!

Grimper au Molkenrain avec un VTT électrique, fastoche!

Aujourd’hui balade à VTT électrique avec Alicia au Pays des Merveilles, la jeune femme guide et chargée de mission à la communauté de communes de Saint-Amarin qui grimpe le col Amic en compagnie de la journaliste .

« Mais je n’avais pas souvenir d’une pente si ardue ! » dit Alicia. Il n’en fallait pas plus pour appuyer sur le mode turbo de l’assistance (c’est celui qui travaille à notre place !). (sic)

On voit bien qu’on a affaire à des amateurs du vélo qui n’ont ni pratique ni entraînement. Vous descendez du train, vous enfourchez un vélo et run!

Depuis Moosch jusqu’au col Amic, il n’y a qu’un coup de pédale grâce au VTT électrique. Cette boucle de 27 km, authentique et sympathique, permet de rallier un col bien connu des cyclistes de route, avant de redescendre, à travers forêt, jusqu’aux villages montagnards de Goldbach-Altenbach.(DNA 3 sept.19)

Voici plusieurs semaines de l’été que nos journaux locaux se font les apôtres du VTT électrique. L’explication tient en un mot « Le tourisme d’abord » ou comment appâter une nouvelle clientèle d’jeune plutôt bobo et qui n’a pas forcément envie de transpirer sur un vélo. Ce matin encore un grand article consacré au VTT électrique avec au programme la montée au col Amic en passant par Freundstein. A Willer-sur-Thur, comme on s’en doute, il faut un sérieux entraînement musculaire pour grimper jusqu’à Goldbach par la route; alors par le chemin forestier, je ne vous fais pas de dessin!… Mais avec l’assistance le premier venu qui se souvient comment monter sur un vélo laisse tout le monde sur place.

Les rues sont calmes, on traverse le village, passe devant la nécropole nationale, avant de demander à l’assistance électrique de nous donner un premier (sérieux) coup de pouce.

Ces articles sont en fait des publi-rédactionnels qui honorent peu la profession de journaliste puisqu’ils sont téléguidés par les Offices de Tourisme de la Région sans nuance, sans aucun égard pour le vélo, le vrai, celui qui fait appel à nos ressources musculaires.

Un seul coup de pédale pour monter depuis Moosch jusqu’au col Amic, vraiment? J’invite la journaliste qui a commis cet article à venir avec moi sur un vélo sans moteur à refaire le parcours…

Quand arrivent les ruines du château de Freundstein, évidemment le tracé est étroit alors il faut faire attention aux autres. Les autres ?…au mieux on les évite, belle mentalité!

La descente commence. Sur le sentier, on croise – ou plutôt on évite – les randonneurs, très nombreux dans le secteur. C’est au bout de ce tunnel ombragé que l’on devine le fameux col Amic, hissé à 828 m d’altitude. « C’est un endroit où viennent beaucoup les cyclistes sur route », commente Alicia. « Et grâce au VTT électrique, tout le monde peut y monter. »

Ben voyons! J’attends avec impatience les récriminations du Club Vosgien face à ces nouveaux envahisseurs qui ont reçu l’onction de l’Office de tourisme et de la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin

Stop à la descente de bus

Dorénavant un cycliste doit, comme tous les conducteurs de véhicule automobile, s’immobiliser à plus de 5 mètres d’un autobus scolaire dont le panneau d’arrêt obligatoire muni des deux feux rouges clignotants sont activés.

C’est au Canada qu’un arsenal de lois vise les cyclistes de façon formelle. Moi ça ne me donne pas envie d’y aller faire du vélo.

A lire ici

Thann, le vélo en berne

Rue Jean Flory, à gauche le collège, à droite le lycée de Thann (68). La rentrée scolaire vient d’avoir lieu. Les bornes anti-intrusion pour les voitures sont des pièges pour les cyclistes et les piétons. Particulièrement à la nuit tombante.

Rentrée scolaire à Thann. Train, bus, voitures particulières, marche à pied, le vélo ne séduit pas. J’ai compté en tout quatre vélos pour les deux établissements voisins que sont le collège et le lycée de Thann

J’ose pointer le bout du nez une fois les élèves installés dans leurs classes.

parc à vélos du lycée: vide

Au lycée Scheurer Kestner: un vélo accroché aux grilles, aucun vélo dans le parc intérieur

un vélo devant le lycée

En face, au collège Rémy Faesch: un vélo accroché à la grille, deux vélos dans le parc à vélos

parc à vélo du collège: deux vélos
un vélo attaché aux grilles du collège

L’explication de cette faible attractivité du vélo, on la devine: des infrastructures inadaptées voire absentes et le peu d’appétence pour le vélo. J’irais presque jusqu’à dire qu’une société incapable de se mettre au vélo est une société malade. Comment aborder les grands tournants environnementaux si nos jeunes forces vives ne sont pas encouragées?

Les potins du lundi

L’illettrisme touche des pans entiers de notre société

C’est la rentrée. Rentrée scolaire et rentrée tout court pour les familles qui reprennent corps avec le quotidien.

Ceux qui sont restés scotchés devant les écrans de l’actualité ont vu que le Gouvernement pense désormais aux familles en distribuant la généreuse allocation de rentrée. Scolaire l’allocation, siouplait!

Une rentrée scolaire à 2 milliards d’euros

Allocation qui est une subvention déguisée aux fournisseurs d’accessoires scolaires puisque, de la poche des parents, l’allocation s’échappe rapidement dans celles des marchands. Je pense aux libraires qui se frottent les mains puisque les manuels changent pour un oui, pour un non.

En Allemand, on avait un Bodevin Isler qui faisait plusieurs générations d’écoliers avec quelques annotations en marge. Les bourses scolaires étaient les bienvenues. Parle t-on mieux allemand aujourd’hui?

Aujourd’hui marchandisation effrénée autour de l’école de Jules Ferry qu’on nous dit toujours gratuite. Voire!

Je ne parlerai pas des contenus des enseignements, je ne suis pas spécialiste de la chose. Mais j’observe. De l’extérieur.

Petit potache, je suis devenu grand et je me suis débrouillé avec les outillages élémentaires reçus de mes maîtres.

Des savoirs de base comme remplacer un verbe du premier groupe par un du troisième pour distinguer un participe passé d’un infinitif. Un B.A. BA qui échappe à la plupart de nos contemporains.

Les meilleurs élèves d’aujourd’hui sont au niveau des pires d’hier (Hebdo Marianne du 30 août). Jadis cinq fautes entières valaient un zéro en dictée.

Le constat est là et semble unanime: plusieurs générations ne comprennent rien au bien écrire et ignorent la grammaire. Je suis prêt à le croire quand j’observe les dégâts sur les réseaux sociaux et ces contorsions sémantiques qu’il faut mettre en œuvre dans la compréhension du texte. Nous sommes en face d’un désastre de communication et bien peu à le dénoncer comme si le dépit était insurmontable.

Oberkirch, des cols routiers

Rebstock Waldum Hôtel Kappelrodeck. J’adore cet habitat traditionnel de Forêt Noire

Oberkirch, c’est là-haut du coté d’Offenburg en Forêt Noire. On y va donc grimper un dizaine de cols à vélo proposés par le Club des Cent Cols.

Au retour, je compte et recompte, il manque trois cols à l’appel, la trace GPS enregistrée est formelle. C’est rageant.

907/756/621, trois cols qu’on a zappés sans s’en rendre compte

Cette chaude journée se soldera donc pas un parcours de 73 km, 1500m et 10 cols. La faute à qui? à moi qui n’ai pas vu que je manquais deux « aller et retour » sur la trace pourtant affichée sur le GPS. GPS vieillissant, soleil éblouissant et contre-jour sur l’écran.

Quel dommage! Surtout qu’on ne va pas là-bas tous les jours…

Cela dit, sur le plan physique, on était plutôt limite et la montée à la cote 998 nous a « tuer » comme disait l’autre. Le compteur thermique affichait jusqu’à 34° et il fallait économiser le bidon.

Le paysage en vallée est toujours aussi éblouissant, c’est un paysage à la Heïdi, façonné par des siècles de culture germanique. Ici l’agriculture est composée de vignes et de fruits. On secoue aujourd’hui les pruniers. Un câble attaché au tracteur muni d’un vibreuse et les fruits tombent par centaines sur la toile déployée au sol.

Les grosses pommes rouges font envie, mais ne sont-ce pas celles qu’on retrouve dans les supermarchés, farineuses et sans goût? je ne le sais pas.

Les cols grimpés….

  1. DE-BW-0307
    Tiergartner Höhe
  2. DE-BW-0390a
    Rotebene
  3. DE-BW-0835
    Bosensteiner Eck
  4. DE-BW-0998
    Kohlgrübe
  5. DE-BW-1005 Hübscher Platz
  6. DE-BW-0761a
    Horneck
  7. DE-BW-0643
    Kleine Steig
  8. DE-BW-0405
    Kleinebene
  9. DE-BW-0514
    Hochebene
  10. DE-BW-0466
    Hütten

Même préparé, un voyage à vélo réserve des surprises inattendues.

En Allemagne, ce sont les déviations « umleitung ». En ville, ça va. En montagne demerden sie sich! comme vous allez le voir…

Je croyais que les motards allemands étaient plus raisonnables chez eux que lorsqu’ils viennent sur la route des Crêtes vosgiennes. Que nenni! Sur la Schwarzwaldhochstrasse, c’est un festival, plus exactement un circuit de vitesse. D’autant que le revêtement est hautement sécurisant! Pas comme chez nous.

Fini de rigoler, à nos vélos!

A la sortie d’Oberkirch, on commence par une belle piste cyclable au cœur des pommiers
Avec le Tiergartner Höhe, notre premier col nous donne un avant-goût de ce qui nous attend. Pourtant il n’est qu’à 307m perché sur les hauteurs du vignoble de Ringelbach

On s’applique et on songe à la suite
les sorties de boucle sont propices à découvrir la suite de la pente
Et en plus c’est un aller-retour! faire des cols pour les redescendre ensuite, c’est un jeu cynique, non?
En redescendant, on se rend mieux compte de la pente qui avoisine 15%.
Aller-retour au col de Rotebene
A partir de Kappelrodeck, c’est la grimpée au col de Bosensteiner qui nous attend
La montée à la Haute Route de Forêt Noire est terminée. On a grimpés 800m de dénivelée assez harassante depuis Kappelrodeck.
La pause casse-croûte bien méritée au Schliffkopf
Au Zuflucht, voici une route barrée qui compromet notre retour. Que faire? on va tenter quand même…
En face, on distingue la route descendante en travaux. Ne pourrait-on pas descendre en parapente avec nos vélos accrochés aux pieds?
qu’est-ce qu’ils veulent les raders?
décollage
C’est samedi, l’entreprise n’est pas là
Ouf, sauvés! le tronçon en travaux est terminé. Le Kleine Steig est juste après la barrière.

A Oppenau, on n’est pas tirés d’affaire. D’abord le centre est en travaux, puis le concepteur du parcours nous envoie dans une galère au-dessus de la ville…une pente à 16% et plusieurs kilomètres dans les cailloux où il faudra marcher

Sympa le centre ville d’Oppenau, les lieux semblent inhabités
Les vieux grognards en déroute à Oppenau dans une pente à 16%. C’est pas juste!
Oppenau en contrebas
Kleine Ebene
A Hütteneck, le fermier est sympa. Il a mis en libre-service la bière Rothaus, le kirch, la poire…et l’eau pétillante, tarif unique 1 euro, hic!. Mais c’est pas frais
Retour à Oberkirch.

Trace GPS

https://www.openrunner.com/r/10454507

A étudier avant de partir

Étudier son parcours avant le départ, la clé de la réussite

Le moindre parcours pourtant insignifiant peut s’avérer compliqué dès lors qu’à vélo vos moyens de secours sont réduits…et que vous n’avez rien préparé à l’avance.

Des secours?

Oui, je veux parler des pannes, par exemple. Les pannes mécaniques qu’on pallie comme on peut avec les moyens du bord, la crevaison, le bris de rayon, le bris de chaîne et d’autres incidents plus graves comme la panne de dérailleur ou de freins.

Demain, je me prépare à ça (Forêt Noire). Connaître mentalement son profil de route est un plus indéniable qui vous évite les déconvenues une fois sur la route.

Mais il existe aussi la panne de puissance tout court, comme cela arrive à nombre d’entre-nous par faute de sommeil, de préparation, ou tout simplement parce que ce jour là vous avez présumé de vos forces.

Des paysages de rêve à vélo, mais il ne faut pas présumer de ses forces

Connaître son parcours et l’altimétrie correspondante vont donc vous aider à planifier l’usage de vos ressources, à doser vos efforts et à ne pas présumer de vos capacités.

Plusieurs fois à VTT, j’ai tracé des parcours montagneux, puis j’ai regardé les difficultés du terrain et la dénivelée…pour finalement renoncer jugeant que c’était trop pour moi.

Quand l’imprévisible se produit! Une route de montagne barrée peut remettre en cause tout votre programme. Surtout que les Allemands n’aiment pas qu’on s’affranchisse des interdits!…

Par exemple à VTT, je sais que 2000 mètres de dénivelée sur chemins avec 50km est un terme que je ne saurais dépasser, que je ne veux pas dépasser en étant seul. C’est ma limite et je l’atteins rarement.

Oct. 2010 Munstertal, en cas de travaux les femmes d’abord!

Sur route c’est différent. On est plus léger, on embarque moins de matériel « de survie » et les risques d’avarie sont moindres. Encore faut-il conduire sa machine avec prudence et ne pas relancer ses efforts, sa vitesse de façon irréfléchie dès lors que le « grand bout » du parcours est encore devant.

La chambre à nœud quand vous ne pouvez plus réparer autrement

Face à un itinéraire inconnu, je privilégie le GPS: ma route est toute tracée à l’avance, je n’ai donc pas à m’arrêter à chaque carrefour rencontré.

réparer une chaîne peut vous sauver la mise

Être à plusieurs de forces semblables dans un parcours de découverte en un atout supplémentaire pour la réussite du voyage dès lors qu’on peut s’entraider.

Question de posture

prout! à dada sur mon bidet le moyen le plus sûr de vous délester de votre pognon

Comptoir du café. Non, pardon pas le bike-café, le comptoir du vélo. Alors je prends la posture du mec qui s’interroge. Vous voyez, la tête baissée et la main qui saisit son menton. Je n’en perds pas une miette du stammtisch improvisé.

Un peintre qui croque vite le portait aurait pu en faire une étude de la bobine du vélomaxou. Une étude posturale.

Alors comme ça, ne le répétez pas, y’a des mecs qui en douce vous font une étude posturale pour pas cher. 90 balles pourvu que vous rameniez avec vous tous les frustrés du quartier qui s’interrogent…qui s’interrogent si le mal là, ou le mal ici, ne serait la faute du cheval mal gaulé qu’ils enfourchent tous les après-midi.

L’étude posturale fait fureur. Et sème même la terreur. Ton vélociste t’a refilé un vélo pourri. Non ce n’est pas toi avec tes petites pattes et ton bedon, ton grand cou qui est en cause. C’est ton vélo qui va pas.

Il y en a même qui partent en voyage organisé se faire posturer en douce comme celles qui vont se faire des réductions mammaires sans en avertir le landerneau.

250 balles l’étude. Sans l’hôtel ni la bouffe.

On veut des noms!

Des noms ? mais vous les connaissez les noms. Ce sont toutes ces marques de vélos qui sponsorisent les marchands de rêves qui vous torturent sur un banc d’essai.

https://velomaxou.com/2018/02/17/velo-et-poids-resoudre-lequation/

Thierry Crouzet s’est fracturé le col du fémur

L’accident seul à VTT peut-être dramatique (image d’illustration)

Il venait de rentrer de son périple à VTT où il avait traversé le sud de la France. Quelques jours plus tard, lors d’une banale balade autour de chez lui, il tombe et se fracture le col de fémur.

Thierry Crouzet est l’auteur de nombreux ouvrages et…cycliste. Il nous conte sa mésaventure. On lui souhaite un bon rétablissement.

A lire ici

Virée pour la Virade

Le lac de Michelbach se vide à vitesse grand V

Sébastien me l’a dit : faut faire vite le parcours VTT de la Virade de l’Espoir 2019 de Vieux-Thann

Il s’agit d’un repérage des lieux au pas de charge sous le cagnard.

On a testé deux parcours, un de 20 km et un autre de 10 km. Faut faire attention à ne pas mettre en danger les postulants qui seront peut-être des familles…

Je pense que les familles apprécieront ce beau point de vue

Alors on évite les coins « casse-patte », les carrefours dangereux, les chemin pourris,…Bref, à la fin il ne reste plus grand chose à se mettre sous la dent.

Il est possible qu’on aille du coté du lac de Michelbach.

Avec Sébastien, on a testé un parcours moins long et plus roulant du coté de Cernay

Les potins du lundi

Les arbres qui meurent sous l’effet de la sécheresse (la Roche Albert 2019- Vosges)

Vous imaginez que je ne vais pas laisser passer cette occasion trop belle du G7 sans en parler. Ce qui fait la différence entre moi et beaucoup d’autres de mes confrères à vélo, c’est que je ne m’en laisse pas conter sur les bassesses de ce monde en déclin et que les stars du système veulent malgré tout continuer à perpétuer (nous tuer à perpétuité?)

J’ai mes raisons de croire que nous ne sommes pas loin d’une guerre mondiale. Quel genre de guerre? je ne le sais pas encore. Pourtant tous les indicateurs sont au rouge. A commencer par celui du climat qui génère ici et là des transformations apocalyptiques de la planète. Des effondrements de glaciers arctiques et des feux gigantesques, sans parler des conséquences pour la biodiversité, dont on sait à coup sûr quel en est le responsable. Mais aussi des puissances capitalistiques qui se déchirent entre-elles pour s’attribuer les restes du gâteau planète. Imaginez-vous que la plupart de nos médicaments sont entre les mains de la Chine qui demain pourra jouer notre santé à sa guise! Pourquoi? tout simplement parce que les firmes préfèrent fabriquer moins cher ailleurs. Ces boites là, je commencerai par les nationaliser sur le champ pour trahison!

Le responsable?

C’est notre mode de développement mondial qu’il faut nommer par son nom: le développement capitaliste. Désormais seul repère de modèle économique de la planète. Il n’y en pas d’autre…j’ai beau chercher, depuis l’effondrement des dictatures communistes, il ne reste que lui pour détruire nos ressources à coups massifs de pillages, polluer l’atmosphère, la terre et les mers. Même la Chine est devenue un empire zélé du néo-capitalisme, et elle ne s’en prive pas grâce au dollar américain dont elle se gave en nous inondant de produits manufacturés à bas coûts. La Chine tient les US par la barbichette car c’est elle qui possède la plus grande réserve de dollars.

Le guéguerre capitaliste entre grands de ce monde ressemble à un jeu de marionnettes où ce sont les dirigeants qui tirent les ficelles, histoire d’amuser le bas monde. Biarritz et son sommet du G7 en est une belle illustration.

Le climat?

Bof, ça devra encore attendre un peu, le temps que l’offre de consommation s’adapte à cette nouvelle donne pourvu qu’on ne change pas de modèle. D’ailleurs des Trump ou des Bolsonaro ne se privent pas d’alimenter le climato-scepticisme pourvu que les affaires marchent.

Le capitalisme est en effet incapable dans ses fondamentaux de penser son business autrement qu’en faisant du fric. Alors le réchauffement attendra. Mais jusqu’à quand? A mon avis, il faut attendre qu’une étincelle se produise dans cette belle mécanique où tout le monde veut sa part du gâteau. Les ingrédients sont déjà là. Je veux parler de ces imbéciles comme Trump, Poutine, Bolsonaro ou même Johnson qui sont prêts avec jouer avec le feu qu’ils ont allumé sur la planète.

S’emparer du pays voisin, cela ne vous rappelle rien?

Quand les rodomontades auront cessé, il faudra passer à l’étape suivante. Trump s’y essaie en testant le marché avec le Groënland. Poutine l’a devancé, il a même fait mieux, il a envahi la Crimée sans rien demander à personne…et la molle Europe a laissé faire.

Je me garderai d’accabler notre jeune Macron qui patauge dans ce marécage nauséabond de CETA et de MERCOSUR, sa tentative de faire illusion avec l’arrivée théâtrale de l’Iran à Biarritz, et qui passe le plus clair du reste de son temps à détruire notre modèle social, nos acquis, nos retraites, notre service de santé, nos services publics pour nous aligner sur les moins-disants de la planète.

Les Altermondialistes de tous poils ont raison de fustiger ces démonstrations ostentatoires de pays riches. Refuser tout dialogue, c’est la ligne qu’il faut garder et attendre que le système s’effondre sur lui-même.

La promenade de cinq heures

On laisse passer la chaleur de midi, puis quand le soleil de cinq heures se fait moins dardant on part en balade. La balade du dimanche. Moins de tohu-bohu dans la ville et sur la nationale.

Thann est une jolie ville. Pour peu qu’on ne regarde pas de trop près les stigmates de l’abandon public des voiries. (les images sont en mode Bazaar de Google photos)
A trottinette, on rejoint le centre facilement (5km AR)
Ce petit engin là est idéal pour mouiller le maillot en mode sport. J’ai appris à franchir les bordures sans tomber. Il faut coordonner le saut de bordure avec vos pieds. Vacarme assuré!
Vieux-Thann joue au football devant les vignes du Rangen. Un privilège! L’arbitre siffle la mi-temps et les joueurs se ruent sur les bouteilles d’eau après avoir réprimandé le capitaine qui se plaint d’un sifflet de hors-jeu. Du calme! Le code du foot ne tolère pas les débordements, le code de la route, si.

Farniente

On se laisse bercer par les derniers jours d’août.

Puis je suis allé tâter un peu de Geishouse avec un habitant du lieu fort sympathique.

A 11h30, j’ai fait demi-tour.

A 11h30, j’ai fait demi-tour. Geishouse n’était plus très haut.

Les Cent Cols au Petit-Ballon

Une belle photo de famille au Petit-Ballon

Cette année, le Club des Cent Cols a organisé sa rencontre régionale du Grand Est au Petit-Ballon le 24 août.

Le Petit-Ballon et sa belle vallée de Munster suscitent toujours autant l’engouement des randonneurs de tous poils.

Rassemblement à Sondernach avant la montée

Satisfaction des promoteurs de la journée, Arsène et Jean-Christophe, puisqu’une quarantaine de grimpeurs centcolistes ont répondu à l’appel, dont certains venus de Suisse et d’autres de Belgique. A noter le premier col du petit Lucas, 7 ans, accompagné de son grand-père et aussi quelques nouveaux membres heureux de découvrir « l’esprit Cent Cols »

Bravo à Lucas et bienvenue aux nouveaux membres!

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Lucas a franchi son premier col

L’attrait de la montagne vosgienne ne se dément pas et il faut dire aussi que nous étions plusieurs à vouloir gravir ces deux nouveaux cols, le Petit Ballon (FR-68-1163) et le col du Strohberg (FR-68-1155) 1 km plus loin, fraîchement entrés dans le catalogue des cols français de la Confrérie.

Comment faire pour rejoindre les Cent Cols?

Maxou est membre des Cent Cols n° 6785. J’y ai adhéré un peu tard à 60 ans grâce à mes amis mulhousiens qui m’ont permis de découvrir la Confrérie et encouragé à franchir les 5 cols de plus de 2000 mètres que je n’avais pas à mon palmarès. C’est grisant de faire connaissance avec la haute montagne comme la Furka , le Nufelen , le Gothard…et le Stelvio. J’ai bien aimé aussi les 7 cols de l’Ubaye avec Jean. Aujourd’hui je totalise un peu plus de 1000 cols grâce au fait, en particulier, que je me suis mis au VTT qui permet de trouver des cols inaccessibles par la route. Le concept des Cent Cols est un formidable émulateur de randonnées en montagne.

Revenons à notre rencontre du jour…départ depuis la gare de Munster et montée par Sondernach pour les routiers et par les chemins pour les vététistes.

Le Petit Ballon se grimpe par trois itinéraires. Par Sondernach, par Wasserbourg et par Eichwald. Par Sondernach, c’est le moins difficile …et tout le monde est content! (19km/765m)

Alain toujours aussi fringant
La Suisse était représentée par Michel
Lucas et son bel Orbéa avec GPS svp!
Raymond, le repos du guerrier
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Casse-croûte sympathique en haut du Petit-Ballon après avoir fait l’aller et retour au col du Strohberg.

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Jean-Luc Ceccato a reçu son diplôme des 1000 cols des mains de Guy Harlé, secrétaire national
les chèvres du Petit-Ballon
Jean-Christophe et Arsène pendant le mot d’acceuil
L’auditoire est satisfait de la rencontre

Puis chacun a repris sa route du retour.

La descente est grisante
Dans ce sens, c’est plus facile indéniablement
Il fait chaud mais le goudron ne fond pas
Jean dans la descente de Wasserbourg. Il est venu avec son vélo depuis Osenbach, il a donc encore des kilomètres à faire…
Village d’Alsace
Avec Guy un Perrier menthe à la Cigogne de Munster

Traversée de la France sud à VTT

Thierry Crouzet nous conte sa traversée de la France sud de Balaruc-les-Bains à Biscarrosse.

C’est agréable à lire.

Thierry voyage avec un camarade. Ils évitent la route au maximum.

682 km et près de 10 000 mètres de D+

Ils pratiquent le bikepacking, c’est à dire qu’ils emportent duvet et tente et qu’ils mangent ce qu’ils trouvent en chemin. Certains jours, c’est la disette.

Si vous êtes attentif à ce genre d’expédition, vous noterez que le matériel est savamment choisi.

Lecture en ligne du périple

Article connexe… la traversée des Vosges à VTT

Pédaler une Harley!

La firme Harley va commercialiser des vélos à assistance électrique.

Vous n’avez besoin de personne en Harley-Davidson.

De quoi mettre les motards en colère!

Ne pas se perdre à VTT

Ne pas perdre le nord en voyage à VTT

Sur la route, des panneaux. Il est donc impossible de se perdre. Y compris sur des routes isolées où l’on trouvera forcément l’indication d’un hameau ou une borne kilométrique.

En forêt, les premiers à se perdre sont les cueilleurs de champignons.

A VTT, c’est différent. Si comme moi vous pratiquez des balades en montagne vosgienne, mieux vaut savoir où vous allez mettre vos roues et laisser un mot chez soi avant de partir.

Si à la nuit tombante, vos proches n’ont pas de nouvelles, ils risquent de s’inquiéter.

Mon parcours du jour est accessible sur mon ordinateur, là où je l’ai tracé sur l’application BaseCamp de Garmin avant de partir.

Dès lors deux alternatives quand vous partez afin de ne pas vous perdre dans des lieux inconnus:

  • avoir une carte avec soi, savoir la lire et savoir se positionner sur la carte. La fragilité d’une carte, c’est qu’elle ne dit jamais où vous êtes. Il faut donc être parfaitement entraîné à identifier votre environnement et à le reporter sur la carte.
Pour ne pas perdre le nord: une carte mais aussi une boussole!
  • avoir un GPS.

J’ai un GPS. Comme pour la carte, il faut savoir s’en servir et mes débuts ont été épiques, j’ai eu recours à la carte en même temps…avant de comprendre comment fonctionne le GPS.

J’ai déjà expliqué les rudiments du GPS ici….

Dans les Vosges, ce qui arrive parfois, c’est qu’on emprunte des chemins sans issue ou qui se révèlent impraticables par suite de l’abandon d’exploitation. Il faut donc savoir faire demi-tour et revenir sur ses pas.

Revenir sur ses pas avec un GPS est facile: il trace finement votre cheminement et il est donc aisé de revenir sur son chemin en suivant sa propre trace. Ne le répétez-pas: il m’arrive parfois de grimper en forêt hors chemin pour rejoindre un sentier en surplomb. Cette surmarche est en principe interdite. Avant de se lancer bien apprécier la distance et la pente à franchir et la direction à prendre. Attendre la réponse des satellites qui positionnent votre avancement, puis poursuivre dans la bonne direction.

Un GPS vous suit à la trace y compris quand vous commencez à tourner en rond dans la forêt

Accident ou incident, que faire?

L’accident peut toujours arriver et il peut être dramatique, surtout si vous êtes seul. Il faut donc ne pas prendre de risque inconsidéré comme par exemple franchir un obstacle difficile à vélo plutôt qu’à pied…et savoir faire demi-tour face à un danger tel qu’un guë dont on ne voit pas le fond

Ne pas se rater

L’incident lui est toujours probable, c’est pourquoi j’emporte un minimum de choses dans mon sac à dos pour réparer le vélo.

Ne pas oublier non plus qu’un accident ou un incident en fin de journée peut vous conduire à voir la nuit tomber dans un lieu insolite surtout quand les jours raccourcissent.

Je rencontre parfois des promeneurs qui me demandent où ils sont ou si c’est bien par là Waldkapelle. Waldkapelle, c’est à vol d’oiseau de Thann et se perdre là n’est pas grave, on trouve toujours à redescendre dans la vallée. Mais parfois on est loin de toute habitation. On pourra alors se dépanner avec les itinéraires balisés du Club Vosgien.

Personnellement, à VTT je n’utilise pas ces itinéraires même si je les emprunte par section.

Où suis-je?

C’est parfois la question qui se pose et comment rejoindre le village le plus proche?

Sur ce GPSmap 62S de Garmin, la touche MARK vous donne instantanément votre position.

Un GPS vous donnera toujours vos coordonnées…et votre emplacement (si bien sûr vous avez téléchargé la carte du lieu); Garmin vous permet de disposer avec quatre cartes informatiques TOPO de l’ensemble de la France IGN.

Je fais confiance aux batteries Eneloop 1900mAh depuis plusieurs années. En voyage, je peux me dépanner avec des piles R6

Attention à votre autonomie batterie! Toujours partir avec des batteries chargées et un jeu d’avance (chargé!)

Le téléphone?

Un téléphone portable pourra vous dépanner s’il est équipé d’une touche LOCALISER

Les téléphones portables avec internet disposent d’un GPS intégré dès lors que vous avez chargé une application de navigation comme Strava ou Openrunner ou Wase.

En outre sur Iphone vous disposez de l’icône « Localiser » qui vous donne instantanément votre position.

Enfin, dernière astuce si la nuit tombe savoir utiliser la torche de son téléphone et disposer d’un sifflet pour vous permettre d’être localisé (en général fixé sur le sac à dos)

En dernier ressort, le numéro d’appel des secours est le 112

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Boris est un dur à cuire (Pure People)

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Envie de mer?

C’est au couteau que je me suis entraîné. Je n’ai tué que le temps.

Acrylique sur toile 40×50. Le travail au couteau demande un tour de main particulier. On met de la pâte à droite ou à gauche et run!

Ce qui est sympa c’est d’obtenir un modelé, un relief qui donne l’impression du 3D là où il faut. Amusant, le doigt n’est pas interdit pour fondre les teintes l’une dans l’autre.

Rapporter des blancs pour faire l’écume de mer, c’est aussi assez…grisant.

Avoir voila, j’ai maintenant une petit mer intérieure sans besoin de faire des kilomètres.

Loco

Je suis parti par la route. J’ai grimpé à Rammersmatt par Roderen, puis le Schirm. Et après j’ai bullé.

Loco…motive

Pause technique

Loco…motion

Cherchez l’erreur!…

https://www.openrunner.com/r/10409523

Samedi Petit-Ballon

A plusieurs c’est plus facile

C’est samedi 24 août que les Cent Cols du Grand Est se retrouveront au Petit-Ballon.

On en profitera donc pour gravir deux nouveaux cols reconnus en 2019 par la Confrérie:

  • le col du Petit Ballon (FR-68-1163)
  • le col du Strohberg (FR-68-1155)

J’hésite encore sur le vélo à prendre, routier ou VTT.

Arrivée à Rothenbrunnen à VTT

J’ai fait cette montée à VTT en 2012 depuis Breitenbach sous un temps pluvieux. Je recommencerais volontiers avec un meilleur temps.

Conciliabules après l’effort

Départ 9h30 à la gare de Munster pour les parcours groupés…et casse-croûte en haut.

Paris-Brest, aller et retour

Paris-Brest, le gâteau a été créé en l’honneur du raid cycliste existant depuis 1891

Paris-Brest-Paris se termine. Ou presque.

Long de 1200 km, il a réuni cette année près de 6000 participants. Avec ce palmarès, vous atteignez le Graal du randonneur cycliste. On ne peut évidemment que rester admiratif devant cet exploit qui doit être réalisé en moins de 90 heures pour être homologué par l’Audax Club Parisien.

Aller vite n’est pas interdit: 42 heures et 26 minutes, c’est un coureur allemand qui le détient depuis 2015: Björn Lenhard soit à 30 de moyenne arrêts compris. Lors du retour, il a du croiser beaucoup de monde!

300 km. Mon plus grand trophée Audax

Paris-Brest-Paris n’est « rien d’autre que la fierté de terminer le parcours au plus tard le 22 août » avec le gain d’une breloque à l’arrivée comme l’écrit le Point.fr. C’est dire si c’est nul dans notre monde marchand où le vélo est encore perçu dans le grand public comme un accessoire de compétition et de course.

Se faire mal quatre jours et trois nuits sur une selle, est-ce raisonnable? Disons que c’est une victoire sur soi-même…tant pis si en retour vous gagnerez quelques tendinites bien méritées!

Personnellement, ce genre de démonstration cycliste ne me fait pas « vibrer » et je ne l’ai jamais désirée. Mon seul exploit Audax s’est limité au « 300km » et je n’en ai pas demandé plus.

A quoi bon, d’ailleurs? faire du vélo comme un esclave sans profiter du paysage , non merci.

Les potins du lundi

Lecteurs fidèles, vous le savez, chaque lundi (depuis le 5 octobre 2015) j’écris une chronique. C’est parfois un travail difficile car les sujets capables d’intéresser tantôt se bousculent dans ma tête, tantôt doivent être extraits d’un vide sidéral dans l’actualité.

Alors je réfléchis… Qu’est-ce que je vais raconter à mes lecteurs?

Dans l’actualité retenons que les trottinettes électriques font un vacarme du diable. Pourquoi? tout simplement parce qu’elles choquent par l’ampleur du phénomène. Certes en province, on en voit peu. Mais dans les grandes villes, le sujet est là. Sur la route (et pas que! comme on dit maintenant) ces nouveaux engins de mobilités s’imposent délibérément au sein du trafic routier. Sans règle, sans cadre légal, sans code à respecter contrairement au vélo, la trottinette enfonce un coin dans le modus vivendi de la route, de la rue. Les conducteurs filent à 40 km/h sans difficulté et comme on s’y attend l’hécatombe va se produire, elle se produit. Car nul parmi les autres usagers n’est appelé à s’attendre à l’irruption de ces hommes droits comme des i qui se déplacent comme des zombies hors sol parmi la circulation.

On pourrait imaginer qu’une trottinette en plus dans la ville c’est une voiture en moins. Il semble que non. Une étude révèle que ce sont des hommes lassés des transports en commun, de leur inconfort, de leur lenteur, qui adoptent ces nouveaux modes de transport solitaire et capables de faire du porte à porte.

Du coté des cyclistes, on fait le gros dos. Les trottinettes ont tous les droits et les cyclistes très peu. Surtout depuis qu’ils réclament à cry et à cor toujours plus d’ouvrages cyclables sécurisés et performants sur la voie publique. Pour ma part, je suis plutôt partisan du « rien faire », c’est à dire que les corps publics arrêtent l’idée « de faire du vélo » dans leurs programmes de travaux, car tout ce qu’ils font est souvent inutile voire bâclé, sans lien avec les référentiels et les recommandations propres au cycle. Il faut définitivement l’admettre: hors du goudronnage pour le Tour de France, la France n’a pas de culture vélo et ne comprend rien au vélo en tant que mobilité urbaine. Il suffit pour s’en convaincre de constater le nombre d’ouvrages morts-nés consacrés à notre chère petite reine.

Finalement cette nouvelle concurrence décomplexée de la trottinette désespère un peu le cycliste urbain, lui qui a voulu jouer la carte des mobilités douces et non polluantes se retrouve doublé par des geeks qui n’ont cure des pinces à vélo sur les jambes de leurs costumes trois-pièces.