Au nom de l’Europe, une desserte forestière intercommunale Thann/Cernay/Uffholtz est en construction.
Objectifs affichés:
optimiser la valorisation de la ressource bois dans le cadre d’une gestion durable de la forêt
améliorer la compétitivité des entreprises forestières
valoriser et développer des pratiques sylvicoles respectueuses de l’environnement et soutenir une exploitation raisonnée de la forêt
Ne nous laissons pas intimider par ce vocabulaire alambiqué à la sauce technocratique.
Petit lexique de compréhension du texte:
optimiser la ressource bois dans le cadre de la gestion durable, ça veut dire plantons à tout va des essences qui rapportent un max de fric et qui repoussent vite
améliorer la compétitivité des entreprises forestières, ça veut dire mécanisons à outrance avec des gros engins qui écrasent tout, faune et flore et qui suppriment des emplois
valoriser et développer des pratiques sylvicoles respectueuses de l’environnement et soutenir une exploitation raisonnée de la forêt, je sèche… les pratiques sylvicoles, c’est quoi? des méthodes de voyous?…et une exploitation raisonnée? c’est tracer des boulevards au bulldozer?
Pastetenplatz va devenir une esplanade à camions et un vaste dépôt de bois. On n’arrête pas le progrès.Le SAMU pourra poser son hélico sans difficultés
Une autoroute en construction à 800m d’altitude dans le massif vosgien. C’est à Pastetenplatz. C’est assez honteux de voir les professionnels forestiers se lancer dans un tel défrichage. On aurait donc à notre insu des petits Bolsonaro. On préfère voir la paille dans l’œil du voisin…
Aujourd’hui, je n’avais rien prévu. A Cernay, j’ai tenté le vignoble où les vendanges se préparent. Puis j’ai longé la vallée du Steinbach en direction du Camp Turenne.
A Pastetenplatz, j’avais ma dose. L’exercice cardiaque n’est pas anodin quand on ne dispose pas d’assistance électrique.
Diagramme déclivité et rythme cardiaque de ma sortie. Ne pas présumer de ses forces avec l’âge!
Le Club Vosgien collabore avec nos petits Bolsonaro en déviant son public. Etonnant, non?
Le Club Vosgien de Cernay invite les randonneurs à prendre une déviation Difficile de comprendre ces travaux alors que les chemins forestiers sont nombreux et de qualité. Peut-être pas assez larges pour les engins forestiers? des pratiques respectueuses de l’environnement! on se fout du monde et pendant ce temps là la forêt crève de la chaleur causée par notre mode de développement.il n’a pas demandé à mourircasemate? non! rocher avec une grotte en hautretour au bercail
Grimper au Molkenrain avec un VTT électrique, fastoche!
Aujourd’hui balade à VTT électrique avec Alicia au Pays des Merveilles, la jeune femme guide et chargée de mission à la communauté de communes de Saint-Amarin qui grimpe le col Amic en compagnie de la journaliste .
« Mais je n’avais pas souvenir d’une pente si ardue ! » dit Alicia. Il n’en fallait pas plus pour appuyer sur le mode turbo de l’assistance (c’est celui qui travaille à notre place !). (sic)
On voit bien qu’on a affaire à des amateurs du vélo qui n’ont ni pratique ni entraînement. Vous descendez du train, vous enfourchez un vélo et run!
Depuis Moosch jusqu’au col Amic, il n’y a qu’un coup de pédale grâce au VTT électrique. Cette boucle de 27 km, authentique et sympathique, permet de rallier un col bien connu des cyclistes de route, avant de redescendre, à travers forêt, jusqu’aux villages montagnards de Goldbach-Altenbach.(DNA 3 sept.19)
Voici plusieurs semaines de l’été que nos journaux locaux se font les apôtres du VTT électrique. L’explication tient en un mot « Le tourisme d’abord » ou comment appâter une nouvelle clientèle d’jeune plutôt bobo et qui n’a pas forcément envie de transpirer sur un vélo. Ce matin encore un grand article consacré au VTT électrique avec au programme la montée au col Amic en passant par Freundstein. A Willer-sur-Thur, comme on s’en doute, il faut un sérieux entraînement musculaire pour grimper jusqu’à Goldbach par la route; alors par le chemin forestier, je ne vous fais pas de dessin!… Mais avec l’assistance le premier venu qui se souvient comment monter sur un vélo laisse tout le monde sur place.
Les rues sont calmes, on traverse le village, passe devant la nécropole nationale, avant de demander à l’assistance électrique de nous donner un premier (sérieux) coup de pouce.
Ces articles sont en fait des publi-rédactionnels qui honorent peu la profession de journaliste puisqu’ils sont téléguidés par les Offices de Tourisme de la Région sans nuance, sans aucun égard pour le vélo, le vrai, celui qui fait appel à nos ressources musculaires.
Un seul coup de pédale pour monter depuis Moosch jusqu’au col Amic, vraiment? J’invite la journaliste qui a commis cet article à venir avec moi sur un vélo sans moteur à refaire le parcours…
Quand arrivent les ruines du château de Freundstein, évidemment le tracé est étroit alors il faut faire attention aux autres. Les autres ?…au mieux on les évite, belle mentalité!
La descente commence. Sur le sentier, on croise – ou plutôt on évite – les randonneurs, très nombreux dans le secteur. C’est au bout de ce tunnel ombragé que l’on devine le fameux col Amic, hissé à 828 m d’altitude. « C’est un endroit où viennent beaucoup les cyclistes sur route », commente Alicia. « Et grâce au VTT électrique, tout le monde peut y monter. »
Ben voyons! J’attends avec impatience les récriminations du Club Vosgien face à ces nouveaux envahisseurs qui ont reçu l’onction de l’Office de tourisme et de la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin
Dorénavant un cycliste doit, comme tous les conducteurs de véhicule automobile, s’immobiliser à plus de 5 mètres d’un autobus scolaire dont le panneau d’arrêt obligatoire muni des deux feux rouges clignotants sont activés.
C’est au Canada qu’un arsenal de lois vise les cyclistes de façon formelle. Moi ça ne me donne pas envie d’y aller faire du vélo.
Rue Jean Flory, à gauche le collège, à droite le lycée de Thann (68). La rentrée scolaire vient d’avoir lieu. Les bornes anti-intrusion pour les voitures sont des pièges pour les cyclistes et les piétons. Particulièrement à la nuit tombante.
Rentrée scolaire à Thann. Train, bus, voitures particulières, marche à pied, le vélo ne séduit pas. J’ai compté en tout quatre vélos pour les deux établissements voisins que sont le collège et le lycée de Thann
J’ose pointer le bout du nez une fois les élèves installés dans leurs classes.
parc à vélos du lycée: vide
Au lycée Scheurer Kestner: un vélo accroché aux grilles, aucun vélo dans le parc intérieur
un vélo devant le lycée
En face, au collège Rémy Faesch: un vélo accroché à la grille, deux vélos dans le parc à vélos
parc à vélo du collège: deux vélosun vélo attaché aux grilles du collège
L’explication de cette faible attractivité du vélo, on la devine: des infrastructures inadaptées voire absentes et le peu d’appétence pour le vélo. J’irais presque jusqu’à dire qu’une société incapable de se mettre au vélo est une société malade. Comment aborder les grands tournants environnementaux si nos jeunes forces vives ne sont pas encouragées?
L’illettrisme touche des pans entiers de notre société
C’est la rentrée. Rentrée scolaire et rentrée tout court pour les familles qui reprennent corps avec le quotidien.
Ceux qui sont restés scotchés devant les écrans de l’actualité ont vu que le Gouvernement pense désormais aux familles en distribuant la généreuse allocation de rentrée. Scolaire l’allocation, siouplait!
Une rentrée scolaire à 2 milliards d’euros
Allocation qui est une subvention déguisée aux fournisseurs d’accessoires scolaires puisque, de la poche des parents, l’allocation s’échappe rapidement dans celles des marchands. Je pense aux libraires qui se frottent les mains puisque les manuels changent pour un oui, pour un non.
En Allemand, on avait un Bodevin Isler qui faisait plusieurs générations d’écoliers avec quelques annotations en marge. Les bourses scolaires étaient les bienvenues. Parle t-on mieux allemand aujourd’hui?
Aujourd’hui marchandisation effrénée autour de l’école de Jules Ferry qu’on nous dit toujours gratuite. Voire!
Je ne parlerai pas des contenus des enseignements, je ne suis pas spécialiste de la chose. Mais j’observe. De l’extérieur.
Petit potache, je suis devenu grand et je me suis débrouillé avec les outillages élémentaires reçus de mes maîtres.
Des savoirs de base comme remplacer un verbe du premier groupe par un du troisième pour distinguer un participe passé d’un infinitif. Un B.A. BA qui échappe à la plupart de nos contemporains.
Les meilleurs élèves d’aujourd’hui sont au niveau des pires d’hier (Hebdo Marianne du 30 août). Jadis cinq fautes entières valaient un zéro en dictée.
Le constat est là et semble unanime: plusieurs générations ne comprennent rien au bien écrire et ignorent la grammaire. Je suis prêt à le croire quand j’observe les dégâts sur les réseaux sociaux et ces contorsions sémantiques qu’il faut mettre en œuvre dans la compréhension du texte. Nous sommes en face d’un désastre de communication et bien peu à le dénoncer comme si le dépit était insurmontable.
Rebstock Waldum Hôtel Kappelrodeck. J’adore cet habitat traditionnel de Forêt Noire
Oberkirch, c’est là-haut du coté d’Offenburg en Forêt Noire. On y va donc grimper un dizaine de cols à vélo proposés par le Club des Cent Cols.
Au retour, je compte et recompte, il manque trois cols à l’appel, la trace GPS enregistrée est formelle. C’est rageant.
907/756/621, trois cols qu’on a zappés sans s’en rendre compte
Cette chaude journée se soldera donc pas un parcours de 73 km, 1500m et 10 cols. La faute à qui? à moi qui n’ai pas vu que je manquais deux « aller et retour » sur la trace pourtant affichée sur le GPS. GPS vieillissant, soleil éblouissant et contre-jour sur l’écran.
Quel dommage! Surtout qu’on ne va pas là-bas tous les jours…
Cela dit, sur le plan physique, on était plutôt limite et la montée à la cote 998 nous a « tuer » comme disait l’autre. Le compteur thermique affichait jusqu’à 34° et il fallait économiser le bidon.
Le paysage en vallée est toujours aussi éblouissant, c’est un paysage à la Heïdi, façonné par des siècles de culture germanique. Ici l’agriculture est composée de vignes et de fruits. On secoue aujourd’hui les pruniers. Un câble attaché au tracteur muni d’un vibreuse et les fruits tombent par centaines sur la toile déployée au sol.
Les grosses pommes rouges font envie, mais ne sont-ce pas celles qu’on retrouve dans les supermarchés, farineuses et sans goût? je ne le sais pas.
Même préparé, un voyage à vélo réserve des surprises inattendues.
En Allemagne, ce sont les déviations « umleitung ». En ville, ça va. En montagne demerden sie sich! comme vous allez le voir…
Je croyais que les motards allemands étaient plus raisonnables chez eux que lorsqu’ils viennent sur la route des Crêtes vosgiennes. Que nenni! Sur la Schwarzwaldhochstrasse, c’est un festival, plus exactement un circuit de vitesse. D’autant que le revêtement est hautement sécurisant! Pas comme chez nous.
Fini de rigoler, à nos vélos!
A la sortie d’Oberkirch, on commence par une belle piste cyclable au cœur des pommiersAvec le Tiergartner Höhe, notre premier col nous donne un avant-goût de ce qui nous attend. Pourtant il n’est qu’à 307m perché sur les hauteurs du vignoble de Ringelbach
On s’applique et on songe à la suiteles sorties de boucle sont propices à découvrir la suite de la penteEt en plus c’est un aller-retour! faire des cols pour les redescendre ensuite, c’est un jeu cynique, non?En redescendant, on se rend mieux compte de la pente qui avoisine 15%. Aller-retour au col de Rotebene A partir de Kappelrodeck, c’est la grimpée au col de Bosensteiner qui nous attendLa montée à la Haute Route de Forêt Noire est terminée. On a grimpés 800m de dénivelée assez harassante depuis Kappelrodeck. La pause casse-croûte bien méritée au SchliffkopfAu Zuflucht, voici une route barrée qui compromet notre retour. Que faire? on va tenter quand même…En face, on distingue la route descendante en travaux. Ne pourrait-on pas descendre en parapente avec nos vélos accrochés aux pieds?qu’est-ce qu’ils veulent les raders?décollageC’est samedi, l’entreprise n’est pas làOuf, sauvés! le tronçon en travaux est terminé. Le Kleine Steig est juste après la barrière.
A Oppenau, on n’est pas tirés d’affaire. D’abord le centre est en travaux, puis le concepteur du parcours nous envoie dans une galère au-dessus de la ville…une pente à 16% et plusieurs kilomètres dans les cailloux où il faudra marcher
Sympa le centre ville d’Oppenau, les lieux semblent inhabitésLes vieux grognards en déroute à Oppenau dans une pente à 16%. C’est pas juste!Oppenau en contrebasKleine EbeneA Hütteneck, le fermier est sympa. Il a mis en libre-service la bière Rothaus, le kirch, la poire…et l’eau pétillante, tarif unique 1 euro, hic!. Mais c’est pas fraisRetour à Oberkirch.
Étudier son parcours avant le départ, la clé de la réussite
Le moindre parcours pourtant insignifiant peut s’avérer compliqué dès lors qu’à vélo vos moyens de secours sont réduits…et que vous n’avez rien préparé à l’avance.
Des secours?
Oui, je veux parler des pannes, par exemple. Les pannes mécaniques qu’on pallie comme on peut avec les moyens du bord, la crevaison, le bris de rayon, le bris de chaîne et d’autres incidents plus graves comme la panne de dérailleur ou de freins.
Demain, je me prépare à ça (Forêt Noire). Connaître mentalement son profil de route est un plus indéniable qui vous évite les déconvenues une fois sur la route.
Mais il existe aussi la panne de puissance tout court, comme cela arrive à nombre d’entre-nous par faute de sommeil, de préparation, ou tout simplement parce que ce jour là vous avez présumé de vos forces.
Des paysages de rêve à vélo, mais il ne faut pas présumer de ses forces
Connaître son parcours et l’altimétrie correspondante vont donc vous aider à planifier l’usage de vos ressources, à doser vos efforts et à ne pas présumer de vos capacités.
Plusieurs fois à VTT, j’ai tracé des parcours montagneux, puis j’ai regardé les difficultés du terrain et la dénivelée…pour finalement renoncer jugeant que c’était trop pour moi.
Quand l’imprévisible se produit! Une route de montagne barrée peut remettre en cause tout votre programme. Surtout que les Allemands n’aiment pas qu’on s’affranchisse des interdits!…
Par exemple à VTT, je sais que 2000 mètres de dénivelée sur chemins avec 50km est un terme que je ne saurais dépasser, que je ne veux pas dépasser en étant seul. C’est ma limite et je l’atteins rarement.
Oct. 2010 Munstertal, en cas de travaux les femmes d’abord!
Sur route c’est différent. On est plus léger, on embarque moins de matériel « de survie » et les risques d’avarie sont moindres. Encore faut-il conduire sa machine avec prudence et ne pas relancer ses efforts, sa vitesse de façon irréfléchie dès lors que le « grand bout » du parcours est encore devant.
Face à un itinéraire inconnu, je privilégie le GPS: ma route est toute tracée à l’avance, je n’ai donc pas à m’arrêter à chaque carrefour rencontré.
réparer une chaîne peut vous sauver la mise
Être à plusieurs de forces semblables dans un parcours de découverte en un atout supplémentaire pour la réussite du voyage dès lors qu’on peut s’entraider.
prout! à dada sur mon bidet le moyen le plus sûr de vous délester de votre pognon
Comptoir du café. Non, pardon pas le bike-café, le comptoir du vélo. Alors je prends la posture du mec qui s’interroge. Vous voyez, la tête baissée et la main qui saisit son menton. Je n’en perds pas une miette du stammtisch improvisé.
Un peintre qui croque vite le portait aurait pu en faire une étude de la bobine du vélomaxou. Une étude posturale.
Alors comme ça, ne le répétez pas, y’a des mecs qui en douce vous font une étude posturale pour pas cher. 90 balles pourvu que vous rameniez avec vous tous les frustrés du quartier qui s’interrogent…qui s’interrogent si le mal là, ou le mal ici, ne serait la faute du cheval mal gaulé qu’ils enfourchent tous les après-midi.
L’étude posturale fait fureur. Et sème même la terreur. Ton vélociste t’a refilé un vélo pourri. Non ce n’est pas toi avec tes petites pattes et ton bedon, ton grand cou qui est en cause. C’est ton vélo qui va pas.
Il y en a même qui partent en voyage organisé se faire posturer en douce comme celles qui vont se faire des réductions mammaires sans en avertir le landerneau.
250 balles l’étude. Sans l’hôtel ni la bouffe.
On veut des noms!
Des noms ? mais vous les connaissez les noms. Ce sont toutes ces marques de vélos qui sponsorisent les marchands de rêves qui vous torturent sur un banc d’essai.
Sébastien me l’a dit : faut faire vite le parcours VTT de la Virade de l’Espoir 2019 de Vieux-Thann
Il s’agit d’un repérage des lieux au pas de charge sous le cagnard.
On a testé deux parcours, un de 20 km et un autre de 10 km. Faut faire attention à ne pas mettre en danger les postulants qui seront peut-être des familles…
Je pense que les familles apprécieront ce beau point de vue
Alors on évite les coins « casse-patte », les carrefours dangereux, les chemin pourris,…Bref, à la fin il ne reste plus grand chose à se mettre sous la dent.
Il est possible qu’on aille du coté du lac de Michelbach.
Avec Sébastien, on a testé un parcours moins long et plus roulant du coté de Cernay
Les arbres qui meurent sous l’effet de la sécheresse (la Roche Albert 2019- Vosges)
Vous imaginez que je ne vais pas laisser passer cette occasion trop belle du G7 sans en parler. Ce qui fait la différence entre moi et beaucoup d’autres de mes confrères à vélo, c’est que je ne m’en laisse pas conter sur les bassesses de ce monde en déclin et que les stars du système veulent malgré tout continuer à perpétuer (nous tuer à perpétuité?)
J’ai mes raisons de croire que nous ne sommes pas loin d’une guerre mondiale. Quel genre de guerre? je ne le sais pas encore. Pourtant tous les indicateurs sont au rouge. A commencer par celui du climat qui génère ici et là des transformations apocalyptiques de la planète. Des effondrements de glaciers arctiques et des feux gigantesques, sans parler des conséquences pour la biodiversité, dont on sait à coup sûr quel en est le responsable. Mais aussi des puissances capitalistiques qui se déchirent entre-elles pour s’attribuer les restes du gâteau planète. Imaginez-vous que la plupart de nos médicaments sont entre les mains de la Chine qui demain pourra jouer notre santé à sa guise! Pourquoi? tout simplement parce que les firmes préfèrent fabriquer moins cher ailleurs. Ces boites là, je commencerai par les nationaliser sur le champ pour trahison!
Le responsable?
C’est notre mode de développement mondial qu’il faut nommer par son nom: le développement capitaliste. Désormais seul repère de modèle économique de la planète. Il n’y en pas d’autre…j’ai beau chercher, depuis l’effondrement des dictatures communistes, il ne reste que lui pour détruire nos ressources à coups massifs de pillages, polluer l’atmosphère, la terre et les mers. Même la Chine est devenue un empire zélé du néo-capitalisme, et elle ne s’en prive pas grâce au dollar américain dont elle se gave en nous inondant de produits manufacturés à bas coûts. La Chine tient les US par la barbichette car c’est elle qui possède la plus grande réserve de dollars.
Le guéguerre capitaliste entre grands de ce monde ressemble à un jeu de marionnettes où ce sont les dirigeants qui tirent les ficelles, histoire d’amuser le bas monde. Biarritz et son sommet du G7 en est une belle illustration.
Le climat?
Bof, ça devra encore attendre un peu, le temps que l’offre de consommation s’adapte à cette nouvelle donne pourvu qu’on ne change pas de modèle. D’ailleurs des Trump ou des Bolsonaro ne se privent pas d’alimenter le climato-scepticisme pourvu que les affaires marchent.
Le capitalisme est en effet incapable dans ses fondamentaux de penser son business autrement qu’en faisant du fric. Alors le réchauffement attendra. Mais jusqu’à quand? A mon avis, il faut attendre qu’une étincelle se produise dans cette belle mécanique où tout le monde veut sa part du gâteau. Les ingrédients sont déjà là. Je veux parler de ces imbéciles comme Trump, Poutine, Bolsonaro ou même Johnson qui sont prêts avec jouer avec le feu qu’ils ont allumé sur la planète.
S’emparer du pays voisin, cela ne vous rappelle rien?
Quand les rodomontades auront cessé, il faudra passer à l’étape suivante. Trump s’y essaie en testant le marché avec le Groënland. Poutine l’a devancé, il a même fait mieux, il a envahi la Crimée sans rien demander à personne…et la molle Europe a laissé faire.
Je me garderai d’accabler notre jeune Macron qui patauge dans ce marécage nauséabond de CETA et de MERCOSUR, sa tentative de faire illusion avec l’arrivée théâtrale de l’Iran à Biarritz, et qui passe le plus clair du reste de son temps à détruire notre modèle social, nos acquis, nos retraites, notre service de santé, nos services publics pour nous aligner sur les moins-disants de la planète.
Les Altermondialistes de tous poils ont raison de fustiger ces démonstrations ostentatoires de pays riches. Refuser tout dialogue, c’est la ligne qu’il faut garder et attendre que le système s’effondre sur lui-même.
On laisse passer la chaleur de midi, puis quand le soleil de cinq heures se fait moins dardant on part en balade. La balade du dimanche. Moins de tohu-bohu dans la ville et sur la nationale.
Thann est une jolie ville. Pour peu qu’on ne regarde pas de trop près les stigmates de l’abandon public des voiries. (les images sont en mode Bazaar de Google photos) A trottinette, on rejoint le centre facilement (5km AR)Ce petit engin là est idéal pour mouiller le maillot en mode sport. J’ai appris à franchir les bordures sans tomber. Il faut coordonner le saut de bordure avec vos pieds. Vacarme assuré!Vieux-Thann joue au football devant les vignes du Rangen. Un privilège! L’arbitre siffle la mi-temps et les joueurs se ruent sur les bouteilles d’eau après avoir réprimandé le capitaine qui se plaint d’un sifflet de hors-jeu. Du calme! Le code du foot ne tolère pas les débordements, le code de la route, si.
Cette année, le Club des Cent Cols a organisé sa rencontre régionale du Grand Est au Petit-Ballon le 24 août.
Le Petit-Ballon et sa belle vallée de Munster suscitent toujours autant l’engouement des randonneurs de tous poils.
Rassemblement à Sondernach avant la montée
Satisfaction des promoteurs de la journée, Arsène et Jean-Christophe, puisqu’une quarantaine de grimpeurs centcolistes ont répondu à l’appel, dont certains venus de Suisse et d’autres de Belgique. A noter le premier col du petit Lucas, 7 ans, accompagné de son grand-père et aussi quelques nouveaux membres heureux de découvrir « l’esprit Cent Cols »
Bravo à Lucas et bienvenue aux nouveaux membres!
Lucas a franchi son premier col
L’attrait de la montagne vosgienne ne se dément pas et il faut dire aussi que nous étions plusieurs à vouloir gravir ces deux nouveaux cols, le Petit Ballon (FR-68-1163) et le col du Strohberg (FR-68-1155) 1 km plus loin, fraîchement entrés dans le catalogue des cols français de la Confrérie.
Maxou est membre des Cent Cols n° 6785. J’y ai adhéré un peu tard à 60 ans grâce à mes amis mulhousiens qui m’ont permis de découvrir la Confrérie et encouragé à franchir les 5 cols de plus de 2000 mètres que je n’avais pas à mon palmarès. C’est grisant de faire connaissance avec la haute montagne comme la Furka , le Nufelen , le Gothard…et le Stelvio. J’ai bien aimé aussi les 7 cols de l’Ubaye avec Jean. Aujourd’hui je totalise un peu plus de 1000 cols grâce au fait, en particulier, que je me suis mis au VTT qui permet de trouver des cols inaccessibles par la route.Le concept des Cent Cols est un formidable émulateur de randonnées en montagne.
Revenons à notre rencontre du jour…départ depuis la gare de Munster et montée par Sondernach pour les routiers et par les chemins pour les vététistes.
Le Petit Ballon se grimpe par trois itinéraires. Par Sondernach, par Wasserbourg et par Eichwald. Par Sondernach, c’est le moins difficile …et tout le monde est content! (19km/765m)
Alain toujours aussi fringantLa Suisse était représentée par MichelLucas et son bel Orbéa avec GPS svp!Raymond, le repos du guerrier
Casse-croûte sympathique en haut du Petit-Ballon après avoir fait l’aller et retour au col du Strohberg.
Jean-Luc Ceccato a reçu son diplôme des 1000 cols des mains de Guy Harlé, secrétaire nationalles chèvres du Petit-BallonJean-Christophe et Arsène pendant le mot d’acceuilL’auditoire est satisfait de la rencontre
Puis chacun a repris sa route du retour.
La descente est grisanteDans ce sens, c’est plus facile indéniablementIl fait chaud mais le goudron ne fond pasJean dans la descente de Wasserbourg. Il est venu avec son vélo depuis Osenbach, il a donc encore des kilomètres à faire…Village d’AlsaceAvec Guy un Perrier menthe à la Cigogne de Munster
Thierry Crouzet nous conte sa traversée de la France sud de Balaruc-les-Bains à Biscarrosse.
C’est agréable à lire.
Thierry voyage avec un camarade. Ils évitent la route au maximum.
682 km et près de 10 000 mètres de D+
Ils pratiquent le bikepacking, c’est à dire qu’ils emportent duvet et tente et qu’ils mangent ce qu’ils trouvent en chemin. Certains jours, c’est la disette.
Si vous êtes attentif à ce genre d’expédition, vous noterez que le matériel est savamment choisi.
Sur la route, des panneaux. Il est donc impossible de se perdre. Y compris sur des routes isolées où l’on trouvera forcément l’indication d’un hameau ou une borne kilométrique.
En forêt, les premiers à se perdre sont les cueilleurs de champignons.
A VTT, c’est différent. Si comme moi vous pratiquez des balades en montagne vosgienne, mieux vaut savoir où vous allez mettre vos roues et laisser un mot chez soi avant de partir.
Si à la nuit tombante, vos proches n’ont pas de nouvelles, ils risquent de s’inquiéter.
Mon parcours du jour est accessible sur mon ordinateur, là où je l’ai tracé sur l’application BaseCamp de Garmin avant de partir.
Dès lors deux alternatives quand vous partez afin de ne pas vous perdre dans des lieux inconnus:
avoir une carte avec soi, savoir la lire et savoir se positionner sur la carte. La fragilité d’une carte, c’est qu’elle ne dit jamais où vous êtes. Il faut donc être parfaitement entraîné à identifier votre environnement et à le reporter sur la carte.
Pour ne pas perdre le nord: une carte mais aussi une boussole!
avoir un GPS.
J’ai un GPS. Comme pour la carte, il faut savoir s’en servir et mes débuts ont été épiques, j’ai eu recours à la carte en même temps…avant de comprendre comment fonctionne le GPS.
Dans les Vosges, ce qui arrive parfois, c’est qu’on emprunte des chemins sans issue ou qui se révèlent impraticables par suite de l’abandon d’exploitation. Il faut donc savoir faire demi-tour et revenir sur ses pas.
Revenir sur ses pas avec un GPS est facile: il trace finement votre cheminement et il est donc aisé de revenir sur son chemin en suivant sa propre trace. Ne le répétez-pas: il m’arrive parfois de grimper en forêt hors chemin pour rejoindre un sentier en surplomb. Cette surmarche est en principe interdite. Avant de se lancer bien apprécier la distance et la pente à franchir et la direction à prendre. Attendre la réponse des satellites qui positionnent votre avancement, puis poursuivre dans la bonne direction.
Un GPS vous suit à la trace y compris quand vous commencez à tourner en rond dans la forêt
Accident ou incident, que faire?
L’accident peut toujours arriver et il peut être dramatique, surtout si vous êtes seul. Il faut donc ne pas prendre de risque inconsidéré comme par exemple franchir un obstacle difficile à vélo plutôt qu’à pied…et savoir faire demi-tour face à un danger tel qu’un guë dont on ne voit pas le fond
Ne pas se rater
L’incident lui est toujours probable, c’est pourquoi j’emporte un minimum de choses dans mon sac à dos pour réparer le vélo.
Ne pas oublier non plus qu’un accident ou un incident en fin de journée peut vous conduire à voir la nuit tomber dans un lieu insolite surtout quand les jours raccourcissent.
Je rencontre parfois des promeneurs qui me demandent où ils sont ou si c’est bien par là Waldkapelle. Waldkapelle, c’est à vol d’oiseau de Thann et se perdre là n’est pas grave, on trouve toujours à redescendre dans la vallée. Mais parfois on est loin de toute habitation. On pourra alors se dépanner avec les itinéraires balisés du Club Vosgien.
Personnellement, à VTT je n’utilise pas ces itinéraires même si je les emprunte par section.
Où suis-je?
C’est parfois la question qui se pose et comment rejoindre le village le plus proche?
Sur ce GPSmap 62S de Garmin, la touche MARK vous donne instantanément votre position.
Un GPS vous donnera toujours vos coordonnées…et votre emplacement (si bien sûr vous avez téléchargé la carte du lieu); Garmin vous permet de disposer avec quatre cartes informatiques TOPO de l’ensemble de la France IGN.
Je fais confiance aux batteries Eneloop 1900mAh depuis plusieurs années. En voyage, je peux me dépanner avec des piles R6
Attention à votre autonomie batterie! Toujours partir avec des batteries chargées et un jeu d’avance (chargé!)
Le téléphone?
Un téléphone portable pourra vous dépanner s’il est équipé d’une touche LOCALISER
Les téléphones portables avec internet disposent d’un GPS intégré dès lors que vous avez chargé une application de navigation comme Strava ou Openrunner ou Wase.
En outre sur Iphone vous disposez de l’icône « Localiser » qui vous donne instantanément votre position.
Enfin, dernière astuce si la nuit tombe savoir utiliser la torche de son téléphone et disposer d’un sifflet pour vous permettre d’être localisé (en général fixé sur le sac à dos)
En dernier ressort, le numéro d’appel des secours est le 112
C’est au couteau que je me suis entraîné. Je n’ai tué que le temps.
Acrylique sur toile 40×50. Le travail au couteau demande un tour de main particulier. On met de la pâte à droite ou à gauche et run!
Ce qui est sympa c’est d’obtenir un modelé, un relief qui donne l’impression du 3D là où il faut. Amusant, le doigt n’est pas interdit pour fondre les teintes l’une dans l’autre.
Rapporter des blancs pour faire l’écume de mer, c’est aussi assez…grisant.
Avoir voila, j’ai maintenant une petit mer intérieure sans besoin de faire des kilomètres.
Paris-Brest, le gâteau a été créé en l’honneur du raid cycliste existant depuis 1891
Paris-Brest-Paris se termine. Ou presque.
Long de 1200 km, il a réuni cette année près de 6000 participants. Avec ce palmarès, vous atteignez le Graal du randonneur cycliste. On ne peut évidemment que rester admiratif devant cet exploit qui doit être réalisé en moins de 90 heures pour être homologué par l’Audax Club Parisien.
Aller vite n’est pas interdit: 42 heures et 26 minutes, c’est un coureur allemand qui le détient depuis 2015: Björn Lenhard soit à 30 de moyenne arrêts compris. Lors du retour, il a du croiser beaucoup de monde!
300 km. Mon plus grand trophée Audax
Paris-Brest-Paris n’est « rien d’autre que la fierté de terminer le parcours au plus tard le 22 août » avec le gain d’une breloque à l’arrivée comme l’écrit le Point.fr. C’est dire si c’est nul dans notre monde marchand où le vélo est encore perçu dans le grand public comme un accessoire de compétition et de course.
Se faire mal quatre jours et trois nuits sur une selle, est-ce raisonnable? Disons que c’est une victoire sur soi-même…tant pis si en retour vous gagnerez quelques tendinites bien méritées!
Personnellement, ce genre de démonstration cycliste ne me fait pas « vibrer » et je ne l’ai jamais désirée. Mon seul exploit Audax s’est limité au « 300km » et je n’en ai pas demandé plus.
A quoi bon, d’ailleurs? faire du vélo comme un esclave sans profiter du paysage , non merci.
Lecteurs fidèles, vous le savez, chaque lundi (depuis le 5 octobre 2015) j’écris une chronique. C’est parfois un travail difficile car les sujets capables d’intéresser tantôt se bousculent dans ma tête, tantôt doivent être extraits d’un vide sidéral dans l’actualité.
Alors je réfléchis… Qu’est-ce que je vais raconter à mes lecteurs?
Dans l’actualité retenons que les trottinettes électriques font un vacarme du diable. Pourquoi? tout simplement parce qu’elles choquent par l’ampleur du phénomène. Certes en province, on en voit peu. Mais dans les grandes villes, le sujet est là. Sur la route (et pas que! comme on dit maintenant) ces nouveaux engins de mobilités s’imposent délibérément au sein du trafic routier. Sans règle, sans cadre légal, sans code à respecter contrairement au vélo, la trottinette enfonce un coin dans le modus vivendi de la route, de la rue. Les conducteurs filent à 40 km/h sans difficulté et comme on s’y attend l’hécatombe va se produire, elle se produit. Car nul parmi les autres usagers n’est appelé à s’attendre à l’irruption de ces hommes droits comme des i qui se déplacent comme des zombies hors sol parmi la circulation.
On pourrait imaginer qu’une trottinette en plus dans la ville c’est une voiture en moins. Il semble que non. Une étude révèle que ce sont des hommes lassés des transports en commun, de leur inconfort, de leur lenteur, qui adoptent ces nouveaux modes de transport solitaire et capables de faire du porte à porte.
Du coté des cyclistes, on fait le gros dos. Les trottinettes ont tous les droits et les cyclistes très peu. Surtout depuis qu’ils réclament à cry et à cor toujours plus d’ouvrages cyclables sécurisés et performants sur la voie publique. Pour ma part, je suis plutôt partisan du « rien faire », c’est à dire que les corps publics arrêtent l’idée « de faire du vélo » dans leurs programmes de travaux, car tout ce qu’ils font est souvent inutile voire bâclé, sans lien avec les référentiels et les recommandations propres au cycle. Il faut définitivement l’admettre: hors du goudronnage pour le Tour de France, la France n’a pas de culture vélo et ne comprend rien au vélo en tant que mobilité urbaine. Il suffit pour s’en convaincre de constater le nombre d’ouvrages morts-nés consacrés à notre chère petite reine.
Finalement cette nouvelle concurrence décomplexée de la trottinette désespère un peu le cycliste urbain, lui qui a voulu jouer la carte des mobilités douces et non polluantes se retrouve doublé par des geeks qui n’ont cure des pinces à vélo sur les jambes de leurs costumes trois-pièces.
Le lac d’Amance est situé non loin de Troyes. C’est un régulateur des crues de la Seine en amont de Paris. Il puise son eau dans l’Aube affluent du fleuve de la Seine.
Je pars du site touristique de Dienville et je fais le tour du lac à VTT.
La partie boisée empruntée est au début impraticable sans VTT, faite de creux et de bosses prononcés. J’ai même manqué de passer au-dessus du guidon!
Voici un édifice typique au cœur de la forêt en cours de vandalisation. Lors d’un ouragan le 29 avril 2018, 24 ha de chênes ont été dévastés
Très mal balisé en tous cas si j’en juge par le nombre de familles candidates au voyage avec remorque et enfants…
Les cygnes se sont réfugiés dans une noue tandis que les jets-skis vrombissent tout prèsla carte des lieuxun peu de calmitude dirait Ségolène
Comme mon parcours est un peu court, je l’allonge à partir de Radonvilliers
A l’ancien moulin je suis poursuivi par le chien du ferrailleur…puis je traverse la D443
Je vais longer l’Aube par le sentier des brebis.
Je longe l’Aube par le sentier des brebis. Mais de l’Aube, je ne verrai rien, elle enfouie en contrebas du chemin dans un maquis inextricable.
Je rentre à Dienville.
Dienville le port de plaisance.
Un parcours sans grand intérêt qu’on peut oublier sans regret.
Sur la balance, j’accuse un kilo 400 de moins après ma randonnée dominicale. J’ai même perdu plus si je compte le demi-litre bu qui est venu s’ajouter au poids de base pendant le parcours. Tout de suite, les amateurs de maigreur vont sauter de joie. Le vélo ferait donc maigrir?
Pas du tout, j’ai perdu de la sueur. La bouée de sauvetage sera toujours là demain matin.
Bon passons!
La montée au Vieil Armand, c’est tout ce que je peux donner. Et c’est toujours une belle victoire sur moi-même car j’y mets beaucoup de courage. Quatre cyclistes m’ont doublé. Et moi aucun!
La grimpée du Vieil Armand. Enchaîner avec le Grand Ballon est hors de mes forces.A 6% ça va, ce qui me fait mal, c’est les 7,8,9 qui reviennent souvent
En revanche les motos prolifèrent mieux que les vélos. Devant le Vieil Armand, les randonneurs achèvent de boucler leurs chaussures sorties du coffre. Voila Poupou dit l’un, non il a un maillot jaune dit l’autre.
Je ne sais pas pourquoi, j’ai cru percevoir de la moquerie venant des marcheurs…
Une halte au point de vue de Freundstein et je descends à Wuenheim. Plusieurs dizaines de cyclos qui montent…j’ai cru reconnaître quelques Belges qui m’ont dit « hello ».
Parcourir le tour du lac du Der (60km), ce n’est pas mon truc. Je préfère pointer mon nez vers ces maisons aperçues sur la gauche…
J’appelle mon parcours Dervois. C’est en Champagne humide. Cette vaste dépression recouverte d’alluvions et parsemée de très nombreux plans d’eau comprend le Chaourçais, le Briennois, le Pays du Der et le Perthois.
A la maison du barragiste, je quitte la route du lac
Aujourd’hui je suis parti de Giffaumont, ce village de la Marne au bord du barrage réservoir du Der, l’une des plus grande retenue d’eau d’Europe créée en 1974 pour dompter les crues de la Marne en amont de Paris.
En gros, je suis donc au cœur d’un triangle Saint-Dizier/ Vitry-le-François/ Montier-en-Der.
Aujourd’hui, je m’intéresse au sud-ouest du lac (40 km)
Paradis des oiseaux migrateurs, le lac du Der est devenu touristique…alors même que la région est pauvre économiquement. Ce qui fait le charme du Der, c’est donc cette grande étendue d’eau qui rappelle un peu la mer, mais aussi ses paysages verdoyants et ses villages aux maisons traditionnelles à pans de bois.
Fidèle à mon habitude, je pars à la découverte de ces villages, le temps de quelques heures à VTT. Mon parcours est erratique ne souhaitant pas me laisser guider par ces itinéraires convenus que proposent les offices de tourisme.
Alors oui, il faut le VTT pour quitter les routes goudronnées peu fréquentées et tâter du chemin improbable.
On croirait un décor de cinéma. Voici la petite église ND de Chatillon sur Broué, construite au début du XVI° siècle.Un vététiste qui rentre dans une église, c’est louche, mieux vaut retirer le casque surtout si l’on est païen.Je file jusqu’à Droyes, un village à l’agonie comme beaucoup d’autres, connu surtout pour son lycée agricole de renom, mais qui garde un charme malgré lui avec ses maisons à pans de bois dès lors qu’on les entretient pas facile de contourner ces parcelles dont le remembrement a supprimé la plupart des accès église de Bailly-le-Franc, je ne vais pas la visiter, ça ferait louche. Construite à partir de 1510, elle se distingue par sa flèche élancée en ardoiseEnfin un chemin reconnu pour les marcheurs. De marcheurs, je n’en verrai aucun…A Joncreuil, je vais commencer à retourner. L’église est ici en pierre calcaire contrairement au chemin des églises à pans de bois.. Ce qui dénote aussi pour la région, c’est son clocher à dôme impérial. En 1944 Ferdinand Arnoult dessine sur le toit une croix de Lorraine en provocation à l’occupation allemande. Un acte qui aurait pu coûter cher aux habitants. La croix a été réhabilitée récemment par les Monuments Historiques.Les stèles en chemin sont rares ici. Curieux bunker. De facture récente en béton moulé, je crois que c’est tout simplement une guérite pour chasser le gibier poussé hors de la forêtMe voici sur un long chemin sablonneux à travers champs . Direction Outines.Outines sera ma dernière église à pans de bois visitée. L’église Saint-Nicolas possèderait des bois remontant à 1512! Construite sur le modèle des halles de la région. On notera sa voute en écaille de bois destinée à la protéger des intempéries Une charpente massiveMon cheval attend dehors. Patiemment.Me voici dans un abîme de perplexitéFinalement je tombe sur la réserve des étangs d’Outines-Arrigny. Je me faufile en douce sur le petit single des randonneurs pédestres qui me ramènera au bord du lac.Port de Giffaumont. Il n’y a pas le feu au lac. Alors je prends mon temps.
Roderen vient d’en installer trois dans sa traversée.
A quoi ça sert un ralentisseur?
Le ralentisseur pour cycliste. Il fallait y penser!
Pourquoi un cycliste se préoccupe des ralentisseurs?
Parce qu’ils nous cassent les pattes! …et pas que les pattes pour être trivial. Nous n’avons pas d’amortisseurs comme sur les voitures…ou alors il faut un VTT tout suspendu! Nous en avons de nombreux en mémoire comme ceux d’Aspach-le-Haut, ceux du lycée de Thann, la liste est longue et vous pourrez m’aider…Rien n’est prévu pour nous, les cyclistes sont quantité négligeable; ce que veulent les maires c’est réduire la vitesse à tout prix face aux mécontentements des riverains. Pourtant certains itinéraires plus empruntés que d’autres par les vélos mériteraient davantage d’égard de la part des décideurs publics.
profil type d’un ralentisseur trapézoïdal. Face à ce type d’ouvrage il est souvent constaté que la pente d’un mètre minimum n’est pas respectée, ni la hauteur de 10 cm. Comporte obligatoirement un passage piétons
Qu’en est-il de ces ralentisseurs qui fleurissent partout pour ralentir autos et camions?
Il existe un moyen simple d’éviter d’infliger cette secousse aux vélos, c’est le coussin berlinois. Beaucoup de communes y rechignent car le fameux coussin se détruit rapidement en cas de passages à fort trafic. Les cyclistes quant à eux peuvent les contourner par la droite (à condition que la largeur soit suffisante entre le coussin et la bordure du trottoir).
coussin berlinoisProfil type d’un ralentisseur dos d’âne. Dans les faits on a souvent droit à des angles prononcés à la place d’un arrondi
Quelles sont les règles?
décret n°94-447 du 27 mai 1994- norme NFP 98-300 du 16 mai 1994
D’abord un ralentisseur ne peut être installé sur un itinéraire de plus de 3000 véhicules/jour
Ni sur une ligne régulière de bus publics
Il doit être dans une agglomération sur une section limitée à 30km/h
Où est-il interdit ?
sur les voies à grande circulation, sur les voies supportant un trafic poids lourds supérieur à 300 véhicules en moyenne journalière annuelle, sur les voies de desserte de transport public de personnes ainsi que sur celles desservant des centres de secours, sauf accord préalable des services concernés ;
à moins d’une distance de 200 mètres des limites d’une agglomération ou d’une section de route à 70 km/ h ;
sur les voies dont la déclivité est supérieure à 4 p. 100 ;
dans les virages de rayon inférieur à 200 mètres et en sortie de ces derniers à une distance de moins de 40 mètres de ceux-ci ;
sur ou dans un ouvrage d’art et à moins de 25 mètres de part et d’autre.
Un tiers non conformes!
Une enquête révèle qu’un tiers des ralentisseurs étaient non-conformes. Ils sont très souvent trop hauts ou trop raides, et mal ou pas signalés (marquage au sol, panneaux). Lorsque la saillie d’attaque (début de surélévation) est trop franche, elle entraîne de la casse sur les voitures : suspensions, amortisseurs, pare-chocs, bas de caisse, pots d’échappements, roues ou encore jantes… et parfois même en roulant au pas. C’est aussi un danger particulier pour les deux-roues dont les cyclistes, et certains sont implantés dans des zones à plus de 30 km/h ou même en virage…
A vélo, ce qui fait mal, ce sont les pentes brutales surtout quand elles sont encadrées de pavés, voire de creusements engendrés par le passage des véhicules.
Autres ralentisseurs: les chicanes
bande cyclable avec ralentisseur (photo non truquée Neuve-Eglise Bas-Rhin)
Les plus terribles tellement ils mettent les cyclistes en danger.
Ralentisseurs anciens à Kembs. Pour être sûr de l’efficacité, la municipalité avait ajouté des plots en béton ralentisseurs pour cyclistes pressésRalentisseur chicanes avec by-pass cycliste. Attention en face, les voitures ne vous laissent pas beaucoup de place!…il faudrait prolonger la bande blanche
Trottinette Kickbike de luxe 540 euros. Un peu cher pour moi
Ce matin, j’ai changé de monture. J’ai emprunté ma trottinette et mon coursier à pédales a fait la gueule.
J’avais entrepris ces jours passés de prendre en mains cet engin qu’on a tous au moins une fois utilisé dans notre jeunesse. Le grand luxe, c’était la trottinette à pédale avec roues à rayons et garde-boues en alu.
5km, la distance optimale pour un déplacement de quartier à trottinette
Aujourd’hui, la trottinette est passée entre les mains des adultes tandis que les plus jeunes préfèrent la planche roulettes, toute seule. Oui, je sais, on doit dire skateboard ; ça fait plus fun.
Donc revenons à ma trottinette. Est-ce un outil de mobilité intéressant?
Oui, sans aucun doute. Certes je dois affronter les regards des badauds dans leur jardin qui s’étonnent de voir passer un original à cette allure.
Le pharmacien: 12 minutes
Un léger sac à dos fera l’affaire. Je pars chez mon pharmacien. Tout juste deux kilomètres au rond-point de Vieux-Thann ZI. Certes les trottoirs sont parfois trop défoncés alors je dois prendre la chaussée, en douce. Ne pas me faire voler ma trottinette. Je la plie et je la dépose à l’intérieur de l’officine. Personne ne l’a aperçue.
Le boulanger:15 minutes
Je reprends ma route. Je veux dire mon trottoir. Remonter le long de la nationale 66 n’est pas très agréable, le flux de véhicules est envahissant. Je me faufile rue de Provence et je profite des quartiers au calme. Au lycée, je fatigue un peu car « le patinage » doit être presque permanent. Profiter de grands élans nécessite de l’énergie. Ma jambe droite vient en secours de la jambe gauche, le temps de la reposer.
Retour sur la plaque comme disent les cyclistes; ça descend tout le temps.
Bilan positif
Un peu plus de 5km parcourus. Cinq kilomètres me semble la distance optimale à parcourir en ville avec une trottinette sans s’embarrasser d’un vélo. D’autant qu’on redevient piéton très facilement dans les passages encombrés ou les carrefours. Mais c’est indéniablement plus dépensier sur le plan physique que le vélo…et les capacités d’emport sont réduites.
Par rapport à la marche, la trottinette est sans conteste supérieure en rapidité pour les petits déplacements urbains.
Trottinette électrique E-Twow Booster Evolution S 500 W 36 V 7,5 Ah 850 euros
Une obscure association, l’Apacauvi (« Association philanthropique action contre l’anarchie urbaine vecteur d’incivilité ») vient de rencontrer un représentant du Ministère des Transports. Cette association est dirigée par Jean-René Albertin. Sa femme, pianiste à l’Opéra, avait été percutée par une trottinette électrique en mai, et souffre d’une double fracture du bras droit.
Pierre Sansot dans « Chemin aux vents » (Payot) ne se sent pas concerné par les associations des deux-roues avec poussettes, badges et pancartes…Il ne satisfait pas de la segmentation des flux et des espaces (à chaque véhicule sa bande, son parcours)…il préfère inventer au coup par coup (ses) règles, (ses) itinéraires, « faire l’indien ».
Je suis un apôtre, au fond de moi, des espaces indéterminés, comme Pierre Sansot qui revendique une anarchie joyeuse pour les vélos.
Si vous voulez voir une trottinette foncer dans Paris à 80 km/h, c’est à partir de la minute 4
En cause les trottinettes électriques.
Très bien! Laissons les choses décanter…Les trottineurs électriques sont des geeks paresseux qui veulent arriver au bureau avant les autres tout en roulant sur les pieds des piétons. J’ai essayé une vraie trottinette: je roule avec constance au mieux à 12 km/h soit deux à trois fois plus vite qu’en allant à pied sur un trottoir. Mais avec l’électrique, la trottinette roule non plus à 12 mais à 30 voire 40 km/h. Des vitesses qui relèvent de la route et pas des trottoirs, comme on l’imagine. Le problème c’est que la trottinette électrique, à ces vitesses là, n’est nullement adaptée sur le plan de la sécurité pour se fondre dans le trafic routier. En cause son instabilité, son absence d’assise, sa fragilité face aux imperfections du sol et son freinage aléatoire. On peut s’attendre à voir les accidents se multiplier.
Mais, car il y a un mais, voici que l’Apacauvi ressort du Ministère et fait cette déclaration « plusieurs pistes [ont été abordées] , comme l’assurance des opérateurs et des conducteurs, et l’immatriculation des trottinettes et des vélos pour rendre possible les poursuites »
Conclusion: en faisant montre de s’attaquer aux trottinettes, on s’attaque indirectement aux cyclistes.
plaque cycliste suisse
Il n’y a pas de fumée sans feu. En septembre 2018, le Plan Vélo envisageait déjà l’immatriculation des vélos: « Pour lutter contre le vol, chaque vélo, neuf ou d’occasion, sera doté d’un numéro d’immatriculation. «A l’image des motos, les vélos devront faire l’objet d’un marquage, comme un numéro d’immatriculation pour lutter contre le vol. Il sera réalisé à l’occasion de ventes par des professionnels » (source)