
Diebold à VTT


J’ai déjà grimpé cette route enneigée du Hundsrück l’an dernier. Normalement fermée aux véhicules coté nord (et aux VTT) à partir du Plan Diebold actuellement.
C’est limite au point de vue adhérence avec le VTT. Si on arrête, on a du mal à repartir car ça patine.
Ne pas essayer de redescendre, chute assurée!
Je descends par la Vierge des Bûcherons à Rammersmatt.


Je suis en K2 « achats » sur mon VTT.
Qui pourrait trouver à redire à mon déplacement? je vais retirer une commande. Il n’est pas dit que le retrait de commande s’applique à des achats de première nécessité.
Le contournement de la règle du 1km/1h passe donc par des achats. Des achats préalablement commandés.
Aujourd’hui chaussettes.


Je rejoins le magasin Décathlon de Wittenheim en passant par la forêt du Nonnenbruch. Le magasin est sinistre.
On m’apporte mes chaussettes.
Je reprends la route en passant par l’étang du Seeboden.
Puis je fais un détour par les landes du Rothmoos à Wittelsheim. De nombreux promeneurs.
Je contourne la gravière Michel et je rentre par Graffenwald jusqu’au ball-trapp de Cernay.
A la piscine de Cernay, je prends le sentier de la Thur.
Merci les chaussettes. La prochaine fois, il faudra que je trouve autre chose…

Le Click and Collect est une stratégie cross-canal qui permet aux consommateurs de réserver ou de commander des produits en ligne, puis de venir les retirer immédiatement dans une boutique. Il s’agit d’une action qui s’inscrit dans la tendance du web-to-store en préparant au mieux la visite physique du client.
A VTT, le client vient prendre possession de ses produits en utilisant tous les itinéraires permis alternant chemins, sentiers, pistes.
J’ai essayé aujourd’hui.


Ça marche! L’essentiel étant de commander de petits articles pas trop lourds et peu volumineux pour le retour, surtout dans les single!
L’avantage, c’est qu’on n’attend pas la commande qui vous attend. Tout le temps passé peut donc être consacré au vélo. Ce qui n’est pas le but recherché, bien entendu, puisqu’il s’agit de vélo dit utilitaire.
Il faut juste prendre avec soi


J’ai été tangent avec les limites et l’heure.
S’habiller en cycliste pour aussi peu de temps et jouer du chrono, ce n’est pas aisé.
Le monde des loisirs impacté par la pandémie

Le monde des loisirs, c’est aussi un monde économique. Il est à l’arrêt. Les salles de fitness, mais pas que! tous les sports co. en salle et les sports de plein air, la rando, le vélo, la pêche à la ligne, la pétanque,… et les commerces de vêtements, d’équipements et de matériels. La dépense sportive, c’est un point du PIB avec 19 milliards d’euros.
A vélo, les tours confinés sont une gageure dès lors qu’on respecte la règle du jeu confinement. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on pétitionne pour pouvoir sortir de cette limite du 1km. Je ne parle que du VTT, car avec un vélo de route c’est encore plus délicat si on habite en centre-ville.
Avec le VTT, on trouve souvent une friche industrielle, un bike-park qui feront l’affaire.

Aujourd’hui j’ai expérimenté un nouveau chemin herbeux entre le km 3 et le km 4 à Leimbach. Amusant je longe mes pointillés.
On devient fou avec cette barrière virtuelle.
Derrière chez moi, c’est blindé de monde; j’ai même rencontré un groupe d’ados avec le prof. Peut-être des sciences naturelles? Mais pas de doute, le confinement fait sortir des gens qu’on ne voit pas d’habitude, alors je m’interroge, les promeneurs sont-ils de nouveaux adeptes de la marche? le virus susciterait-il un besoin de nature?

VTT aujourd’hui.
Dare-dare à donf. Mais je mouille quand même moins le maillot qu’au jogging.
Le samedi, méfiance! Les chemins périurbains sont blindés de monde en sortie « Covid ». Un jour, les vieux seront exclus du manège pour laisser la place aux actifs. Idem pour les magasins, les bus, les…
Ce sera la société conditionnelle. Cette possible ségrégation générationnelle viendra peut-être. Elle rappellera l’apartheid d’Afrique du Sud.

Donc aujourd’hui, je fais gaffe de ne pas renverser un octogénaire avec ses canes anglaises. Deux fois, trois fois, je repasse au même endroit.
Il est cinglé ce type sur son vélo, il ne retrouve plus son chemin ou quoi?…
Le VTT se prête mieux que la route à cet exercice, sinon je dois tourner entre Leimbach et Thann en permanence, c’est monotone. Et prendre une succession de carrefours à angles prononcés et stops. Avec le VTT, je sabre les angles en sautant les trottoirs pour ne pas perdre de vitesse. Chut!…
Cinq minutes avant le terme de la balade, je plonge dans la ville et j’arpente l’avenue à donf.
C’était mon heure de plein air du confiné.

Bon maintenant nous allons sombrer en hibernation par la faute d’une grande bande d’irresponsables.
Grand merci à eux!
Dès les premiers souffles, les feuilles tombent en masse. Il ne faut pas s’attarder pour photographier ces couleurs automnales.

https://www.openrunner.com/r/12202158

Pluie bretonne abondante ce matin. Je pars de Plounéour-Ménez. Au pied des monts d’Arrée, je grimpe par un chemin ruisselant jusqu’au col de Trévezel. J’évolue un peu au jugé et la grande antenne hertzienne qui apparaît dans la brume me conforte dans ma direction.

Étonnant ce monument au Cheval Inconnu !

Puis je me trompe. Je crois trouver un chemin au pied de l’antenne, je ne le trouve pas. Je descends par la route pour remonter ensuite au col de Trédudon. Dommage car de la route à VTT c’est moins grisant. À la descente, je prends un sentier qui est provisoirement transformé en ruisseau.

Me voici à Plounéour-Ménez avec son bel Enclos Paroissial autour de l’église.

Un micro-tour de 10km et 250m. L’essentiel c’est de participer, n’est-ce pas?
Un parcours à découvrir sur Openrunner https://www.openrunner.com/r/12187057
Pourquoi utiliser de grands mots pour dire des choses simples!
Circuler à VTT le long d’un chemin de mémoire, découvrir des abris de 14-18, peut-être est-ce aussi pour un ado (et pas que! comme on dit maintenant) une façon de réviser notre histoire contemporaine. On a cette opportunité en Alsace de renfermer de nombreuses traces de notre passé guerrier. Alors fatalement, on passe devant au milieu de la forêt au bord d’un vigne, le long d’un étang.
Et c’est l’occasion d’une halte, d’un court commentaire, et l’on repart., Une façon ludique de « faire son vélo ».

Aujourd’hui j’évite les parties boueuses.

Ne cherchez pas! à la recherche d’un titre pour ma balade du jour, j’ai choisi en « En Croisière à VTT « pour le circuit qui contourne le carrefour de la Croisière de Cernay. C’est tout bête.
https://www.openrunner.com/r/12135074
J’avais enfilé l’imper mais à Reiningue je l’ai retiré faute de pluie. Et j’ai même profité d’une ensoleillée.


Après la pluie du matin, temps inespéré cet après-midi.
Je remonte la vallée avec l’idée d’explorer des sentiers inconnus. A Willer-sur-Thur, je trouve une rue qui grimpe à l’Obersaege…embranchement que je rate. Je poursuis et je me trouve sur la route de Goldbach. Je ne vais quand même pas prendre la route à VTT, ce serait une faute de goût.

Je grimpe un chemin parallèle qui s’appelle le chemin de la Goutte, le long de l’Altenbachrunz. Ce n’est pas trop difficile. J’aboutis à Altenbach chez Madame Sans Gène.



Et après que faire?
Comme j’ai vu que l’ancienne colo de la Goldenmatt a été restaurée en maison de vacances, je grimpe par là. Par le hameau Aloyse Merklin, puis j’arrive au nouveau relais téléphonique. De beaux points de vue.

Arrivent face à moi deux promeneurs…mon attention est tout de suite attirée par les deux accompagnateurs qui suivent: deux dromadaires des Andes. Je veux dire de jeunes lamas qui se précipitent vers moi…n’ayez-pas peur me disent les promeneurs…ils vont juste vous sentir…effectivement le premier lama arrive à la hauteur, ses grandes dents sont juste au bout de mon nez…il me renifle et continue de suivre ses patrons…le second arrive et fait de même. Ouf!

Dans le parc au-dessous de la Goldenmatt, les vaches. Elles squattent le chemin et n’ont pas l’intention d’en bouger.


La Goldenmatt encore en travaux. La charpente métallique n’est pas du meilleur effet.
Je descends à l’Amic, remonte à Freundstein…puis je tente de contourner le chaume du Molkenrain.



Ma dernière grimpée après Freundstein est pénible. Je dois aller jusqu’à la cote 1028 avant de plonger dans la vallée.

En fait de plongée, pour rejoindre Turenne, c’est plutôt casse-gueule, roches glissantes et randonneur qui montent. Bref je descends à pied. Après Turenne, ça roule, mais revers de la médaille, je grelotte dans l’ombre. Je croise un runner en short et mini teeshirt qui manifestement n’a pas froid.

Au chêne Wotan, la photo finish.

https://www.openrunner.com/r/12120017




Je vais tenter de monter en face sur les hauteurs du Steinby…la grimpée à partir du cimetière juif est une épreuve!
Je prends Vue Züber…et je me trompe!
A partir du chalet Baumann, je ne suis pas à l’aise sur mon vélo. Chemin étroit, rochers, racines, tout est glissant. Grande méfiance! Je n’en mène pas large car pour qui connait un peu le VTT, par temps pluvieux, freiner à l’avant n’est pas recommandé et l’arrière est très sollicité et part vite en glissade roue bloquée. (rond rouge jusqu’au Teufelsgrund et croix rouge ensuite)
C’est là qu’il faut prendre conscience qu’une chute peut mener à la cata.
Je le dis humblement: quand je n’assure pas, je descends du vélo.
Finalement j’aboutis au Chalet du Frère Bernard
C’est tout à fait improvisé.
Je ne savais pas où aller faire un tour de VTT. Comme d’hab! J’ai tenté un truc de ouf, grimper le chemin du Staufen que l’on prend dans Thann au bout de la rue des Jardins. Ce machin là vous oblige à rester penché sur le guidon pour garder la roue collée au sol.
Au Staufen, se trouve le col du…Staufen que beaucoup de « routiers » méconnaissent (c’est le 068/0473) situé derrière la Croix de Lorraine.
Et après, que faire? je continue jusqu’au Hundsrück.
Et après? j’hésite…
Je prends le chemin des Buissonnets. A Baeselbach, je contourne les Buissonnets. Pourquoi? y’a un type devant qui marche fort sur son VTT et que j’ai du mal à suivre… je le perds et je me retrouve sur le « chemin Echo » puis le « chemin de la Boutique »…si je continue sur ce chemin je vais me retrouver au col du Schirm.
Je change de palier et je prends un single étroit qui grimpe au Rossberg (rectangle rouge/blanc/rouge).
Un truc pas facile m’attend au km14/15. Un dédale de cailloux. Je porte le vélo à l’épaule et j’escalade le chemin sans me casser la margoulette. C’est de l’équilibrisme usant. D’autant que je dois gérer la flotte, je n’ai pris que 600ml…
Un type est passé avec un cheval avant moi. Toutes les pierres sont dérangées, le pauvre animal a du en baver aussi.
Descente interminable à Moosch.
Je ne recommande pas aux vététistes qui n’aiment pas pousser et porter.

Vous aimerez peut-être aussi « 4 cols sur le Rossberg », Thannerhubel à VTT, Thannerhubel à la marche, Gsang et Belacker à VTT

C’est un parcours facile de 30 km. Quasiment pas de route.
La première moitié nous mène à Berrwiller, la seconde partie est consacrée au retour avec montée depuis le rond-point d’Ollwiller jusqu’à la fontaine Kauffmann August en direction de la Cantine Zeller. Puis on rentre par le chemin de Compostelle jusqu’à Steinbach.
La seule difficulté est la montée vers la cantine. Mais c’est roulant, alors…
En chemin des blockhaus aux abords nettoyés.
On commence par longer la Thur, ou ce qu’il en reste
Ensuite après Cernay on rejoint Berrwiller par les champs…et on commence le retour
On monte le chemin de la cantine Zeller en passant devant les beau château d’eau


Année morose, la Covid a mis à plat les projets des clubs. On reprend doucement les sorties dominicales.
Ce matin nous étions dix à VTT. Une performance pour un club qui tente de rassembler des jeunes. Le tour est improvisé au dernier moment en fonction des forces en présence.
A Vieux-Thann, on évite la montagne trop exigeante et pour ne pas décevoir ceux qui « commencent » le vélo.
Au bout de 25 kilomètres, on a expérimenté plusieurs terrains de chasse, de la piste, du chemin, du sentier en forêt. Au retour tout le monde est content. Moi aussi, même si la présence d’enfants me cause des frayeurs avec la sécurité routière.
Le dimanche est le dernier jour de la semaine. Il est devenu aussi le jour des loisirs.


On ne le sait peut-être pas, Sentheim dispose d’un Chemin de Croix fort bien entretenu.
Je ne sais pas pourquoi les Chemins de Croix grimpent souvent ici en Alsace. Comme celui de Schauenberg ou de Gildwiller.
Peut-être pour que Jésus qui doit porter sa croix tombe plus facilement?
Toujours est-il qu’une fois arrivé en haut de ce Chemin de Croix de Sentheim, je tombe sur la Vierge Marie en pleine lumière.
Tomber sur Marie le jour de l’Assomption n’est pas donné à tout le monde. Chacun sait que ce jour là, le 15 août, on célèbre à la fois la mort, la résurrection, l’entrée au paradis et le couronnement de la Vierge Marie.
Marie tient Jésus encore petit dans ses bras. Perché là-haut dans le vide au-dessus de la Doller, Jésus n’en mène pas large, même si sa mère Marie tente de le rassurer avec un regard plein de douceur.
Tout de suite après Marie, penser à prendre le pré à gauche qui vous mènera à Bourbach-le-Bas.
C’est un beau parcours pour sexa, voire plus si affinités. Je vous le recommande. J’y ai mis du coeur.
That’s all für Heute
Nos amis suisses des Cent Cols organisaient samedi 8 août une rencontre VTT autour du lac de Joux (Jura suisse).
Trente participants au départ au col du Mollendruz à 1180m au-dessus du lac de Joux.

Les cols grimpés
– Col du Pré de l’Haut (CH-VD-1306a)
– Col des Croisettes (CH-VD-1312)
– Les Vyfourches (CH-VD-1045)
– Col du Mont d’Orzeires (CH-VD-1061)
– Col des Epoisats (CH-VD-1079)
– Col du Golet (CH-VD-1154)
– Col d’Agiez/Plâne (CH-VD-1111)
– Col de Pétra Félix (CH-VD-1144)
– Col du Mollendruz (CH-VD-1174a)
L’histoire
Le départ est bon enfant on commence par descendre le col du Mollendruz et son immense parking goudronné par la route, puis l’on prend un chemin « gentil » qui nous mène au sud (km4) au col du Pré de l’Haut Dessous (1306m)… Ainsi l’on découvre toute la magie des mots jurassiens.
Aux Croisettes, le col des Croisettes (1312m)…
Puis l’on longe les hauteurs du lac avant de le rejoindre par la route qui mène à Le Pont. Le Pont ressemble à une station balnéaire avec ses touristes, ses pédalos, sa plage et son train.
On ira ensuite chercher un modeste col (km14) sur une colline qui jouxte le plan d’eau, les Vyfourches (1045m) au centre d’une grande prairie verdoyante.
A Charbonnières, on longera l’Entonnoir de Bon Port par un sentier agréable qui débouche à la Torne.
Au km20 on montera à la queue leu-leu en direction de Vallorbe jusqu’au col du Mont d’Orzeires (1061m), col routier de grande circulation qui nous oblige à « faire les bordures ». Dans ces grandes processions de cyclos, j’ai pris l’habitude de laisser de la marge avec celui qui me précède.
On revient à Le Pont, et on commence à retrouver nos terrains de prédilection, les chemins non carrossables aux véhicules urbains. Mon voisin suisse me dit que le sentier permettait jadis le charroi de la glace du lac vers les capitales pour les hôpitaux, les restaurants, y compris Paris!
Mais notre souffle deviendra court après le col des Epoisats (1079m) km25. C’est qu’il nous faut grimper à la Dent de Vaulion située à 1400m d’alitude avec des passages de 20% sur la partie sommitale. Au milieu des marcheurs, chacun hisse son vélo comme il peut, soit en poussant dans d’improbables sentes qui serpentent entre la roche soit en portant le vélo à l’épaule. Mon voisin marcheur emprunte la voie nord tandis que je prends à l’estime la voie sud.
On arrive enfin! le spectacle du lac est magnifique…et l’on s’adossera non loin face au massif du Mont Blanc immaculé dans le soleil, le temps de savourer le paysage…et nos sandwichs bienvenus.
Au km 33, le col du Golet (1154m) et le col d’Agiez ou col de Plane (1111m), voisin.
On atteindra le col de Péra Félix (1144m) en cheminant à mi-pente jusqu’à la route de la Vallée…et on achèvera notre parcours en rejoignant le col du Mollendruz (1174m), terme de notre périple dans le Jura suisse.
Il y a du Joux partout
Il faut se pencher sur le vocable pour le trouver dans le Jura avec le lac de Joux, dans le Rhône avec la commune de Joux, le col de Joux Plane dans les Alpes au départ de Samoëns. Joux viendrait de Jupiter, nom de dieu!
Bref, hier j’ai fait joujou autour du lac de Joux, celui de nos amis suisses situé dans le massif jurassien à 1004m d’altitude.
Pour s’y rendre, il faut traverser le Doubs du nord au sud jusqu’à Pontarlier, passer la frontière franco-suisse à Vallorbe où coule l’Orbe. La douane est gentille, elle ne stocke que les candidats à la vignette autoroutière sur la file de droite.

L’esprit « Cent Cols » vous plait? comment nous rejoindre …
Vélomaxou est membre des Cents Cols n°6785
Pourquoi ce titre « Mise en Joux à VTT »? Ce n’est qu’après l’avoir publié que j’ai réfléchi à l’ampleur du titre. Au départ j’ai voulu attirer l’attention par l’erreur orthographique…et pour compliquer la chose, j’ai ajouté un e à mis. Tiens une vététiste mise en joux, ça m’intéresse. Mais les lecteurs perspicaces ne s’en laissent pas compter.
Si l’on est mis en joue par un chasseur qui épaule son fusil près de sa joue confondant VTT et sanglier, ce que je ne souhaite à personne, on peut être aussi sous le joug d’une condamnation ou sous le joug d’une puissance divine.
C’est complètement bidon comme titre, VTT vacances. Ça ne veut rien dire puisque à VTT je suis toujours en vacances. Essayez, vous verrez. C’est comme aller à la pêche. Donc quand j’entends dire qu’un Français sur deux ne prend pas de vacances, méfiance! il faut être sûr que ceux qui restent at home ne font pas de VTT…ou ne vont pas à la pêche.
Brandir en étendard ce slogan du Français sur deux qui ne va pas en vacances serait un indice de pauvreté selon certains, des chomdus désespérés, des oubliés des plages bondées coronavirées, une résurgence du communisme d’antan.
Ce matin, la volupté du départ sans nom, je veux dire sans but.
C’est mon préféré. Une fois sur le vélo, je commence à pédaler et je laisse mon cheval aller à sa guise.

Je commence par me hisser sur les hauteurs de la ville en mode doux. Le mode doux, c’est quand j’utilise tous les pignons et quand je regarde par les fenêtres si quelqu’un m’observe grimper. La ville dort encore après l’orage de la nuit. Le sommeil doit être réparateur de canicule?
Puis au parcours sportif (sans sportifs), je rejoins la D36 au sortir de Leimbach. Vers où aller? Je roule sur le goudron cherchant une occasion…
A la cote 455, Croix Rouge! Je prends la Croix Rouge faisant semblant d’oublier que c’est peu roulant. La Croix Rouge monte au col de Teufelsgrund mais le premier kilomètre est un champ de cailloux. Non compatible dirait l’ami Pierre Brunner qui fête ses 300.000 visiteurs uniques.
Et après? le chalet Baumann est une suite logique. Je lis la prose du carnet de bord du chalet « j’ai dormi là, votre fille est une sacrée gourgandine ». Le Club devrait surveiller ses installations. J’admire la mécanique du barbecue montée sur roulement à billes…
Puis je poursuis jusqu’à la Vierge des Bûcherons.
Au chalet du Hochburg, je prends l’interminable sentier du Kohlerberg qui débouche dans les lacets de Rammermatt

Je remonte à Rammersmatt et à la ferme je prends le sentier botanique.
Descente au barrage-retenue de Michelbach.
Il n’a pas plu.

Mes sept cols de la semaine passée sont tous doubiens, c’est à dire du Doubs. Le Doubs recèle 17 cols recensés sur le catalogue du Club des Cent Cols.

Aller chercher un col en face dans le Bois de la Joux dessus consiste donc à slalomer entre d’immenses hameaux.

Je rentrerai par Métabief.

A la ferme du Mont de Belvoir, aucun chemin pour descendre à Vyt-lès-Belvoir. J’ai tenté de ruser car le GPS n’indiquait rien pour se faufiler à travers le bois. J’ai perdu mon pari.
Quand je m’apprête à faire demi-tour, le paysan vient vers moi…vous êtes perdu?…non, je voudrais descendre dans la vallée…
Il ouvre son parc et me dit « vous voyez au coin du bois en bas, il y a un sentier privé, vous y allez à condition de bien refermer le parc…
Je ne me fais pas prier. Le chemin est une glaise solidifiée jonchée des empreintes de vaches. Je me cramponne au guidon.
A Vellerot-lès-Belvoir, il ne me reste plus qu’à grimper sur le GRP Tour du Pays de Montbéliard où se trouve le col de Pas de Boeuf.
Mais en revenant je m’offre un passage au pied d’une ferme éolienne…le site de production de Lomont-Vellerot comportant 6 éoliennes.
Personnellement je trouve que les éoliennes ne déparent pas les sites même si les « locaux » évoquent des nuisances autres (bruit, trouble à l’avifaune,…). Cela dit les éoliennes coûtent bonbon: en 2020 le surcoût annuel de l’éolien a été estimé à plus de 3 milliards par an par la CSPE (taxe perçue sur nos factures). Soit le coût d’une petite danseuse entretenu aux frais du consommateur.


Un post-confinement à vélo
L’idée avait germé à la suite du confinement lié au Covid-19. Puisqu’il fallait nous inscrire dans une limite administrative arbitraire de 100 km ou à celle de son département afin de ne pas colporter le virus, pourquoi ne pas appliquer cette contrainte à nos circuits à vélo!
Ce faisant, j’ai pris une carte du Haut-Rhin et j’en ai tracé les contours d’un itinéraire vélo.
A VTT car le terrain de nos frontières est accidenté. Vicissitudes de notre histoire géologique, de notre histoire politique et militaire, le Haut-Rhin se compose au sud de l’Alsace d’une plaine installée dans le sillon rhénan et de contreforts de montagnes usées, à l’Ouest avec le massif vosgien, au sud le Sundgau, zones de collines ayant échappées à l’effondrement du fossé rhénan.
Un VTT s’imposait donc pour épouser finement les contours de notre département du Haut-Rhin.
En 1871, la France perd la guerre qu’elle a déclenchée le 19 juillet 1870 contre le royaume de Prusse. La perte de l’Alsace-Lorraine est consacrée et une nouvelle frontière franco-allemande est établie le long des crêtes vosgiennes.
Les bornes-frontière sont toujours présentes sur les cimes vosgiennes. On les suivra du mieux qu’on pourra.
Le programme du parcours étant établi, il reste l’évidence: de nombreux passages le long de cette ligne frontière ne sont praticables qu’à pied. Avec un vélo et des bagages, c’est un défi difficile à certains endroits surtout dans les zones rocheuses accidentées où il faut pousser ou porter son vélo.
Je ne chercherai pas une « labellisation » d’un tel parcours car je sais que de nombreux obstacles s’y opposeraient. D’abord l’hostilité des marcheurs qui exercent une sorte d’exclusivité sur l’usage des sentiers de randonnée, ensuite des autorités diverses qui posent des interdits un peu partout à coups de panneau B0 (rond blanc à liseré rouge) ou d’article 331.3 du code forestier.
Enfin, cette sorte d’auto-censure de la société vis à vis des sports à risques, une forme d’hygiénisme moral qu’on voudrait nous imposer dans le cadre d’une optimisation des coûts sociaux ne prêchent pas en faveur de ce genre de raids à vélo. Le Covid-19 a en ce sens constitué un véritable frein à nos libertés individuelles et collectives en désignant du soupçon tous ceux franchissant les limites d’une ligne jaune infranchissable.
Cela dit, roulons et manifestons notre droit de rouler!
Les parcours
Au total le Tour du Haut-Rhin à VTT mesure 330 km et 6300 m de dénivelés positifs. Décomposés en 5 parcours, nous n’en effectuerons que les trois premiers sur abandon à la suite d’une chute.
En mai 2021 nous pourrons terminer notre tour qui aura pris au total cinq jours et la fin du parcours est mentionnée en bout de cet article.



Les deux dernières étapes (Vogelgrün-Ferrette et Ferrette- Sentheim) n’ont pas été réalisées
Les cols
Le Haut-Rhin dans sa partie vosgienne comporte de nombreux cols. On en franchira 37. Les chasseurs de cols que nous sommes seront donc comblés.
Le vélo
J’utilise un vélo tout suspendu (un amortisseur avant et arrière) qui présente l’avantage de mieux absorber les zones caillouteuses et ajoute de la motricité tout en préservant le dos et les bagages des tressautements. Pneus de 26/2.25 Maxxis sans chambre insensibles aux épines, débordant préservant les jantes des « coups de cailloux ». La surlargeur du pneu, malgré le surpoids, est un atout pour le contrôle de la trace sur sol encombré.
Les bagages
J’ai expérimenté le bike-packing, c’est à dire un sac de selle de 17 litres de marque Zéfal. La fabrication semble être de qualité. La paroi intérieure est thermosoudée et l’ensemble pèse seulement 620gr.
Ce dispositif fixé sur le tube de selle et sous la selle présente l’avantage d’être profilé et de pouvoir passer plus facilement aux tourniquets de parc et sur les passerelles « anti-vaches ».
Mais il faut savoir ranger ses affaires à l’intérieur où un seul compartiment est disponible avec une longueur modulable jusqu’à 60 cm de long. J’ai opté pour un rangement des vêtements par sacs plastique, les plus petits dans la pointe du bag à l’avant, les plus volumineux à l’arrière avec en dernier l’imperméable. J’ai renoncé à utiliser le filet extérieur car en passant sous des branchages, on risque de perdre l’imper (ce qui m’est arrivé, heureusement je m’en suis aperçu). Ensuite, il faut savoir que le bag inévitablement fait balourd au pédalage, c’est à dire qu’il balance. C’est surtout dérangeant sur route. Pas en chemin. Enfin par rapport à des sacoches, le bag est supérieur au poussage dans les montées car il vous libère le coté latéral du vélo et il ne se décentre pas.
Point important: si vous partez avec un bag droit (horizontal) il va rapidement s’affaisser et finir par frotter sur le pneu. Il faut donc le contraindre avec les sangles latérales à prendre une courbure vers le haut et il conservera cette forme jusqu’à l’arrivée.
Quand vous déballez, il faut évidemment tout sortir pour accéder au fond du sac, mais avec de la méthode on y arrive
Après expérimentation, je constate que pour cinq jours j’ai emporté trois jours de fringues pour optimiser le poids en comptant laver deux fois…et en priant pour que ça sèche la nuit.
Les hébergements, les gestes-barrières
Nous ne sommes pas campeurs. Transporter son couchage sur les cimes, nous n’y sommes pas préparés et on ne dort pas n’importe où dans le Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges (PNRBV).
Covid oblige, les établissements hôteliers ont du se plier à un ensemble de règles destinées à éviter la contamination de se disséminer parmi les clients et le personnel. Plutôt bien appliquées dans l’ensemble. Pour entrer, il faut un masque, du gel est placé aux endroits de passage, un sens de circulation établi lorsque la place le permet. Pas plus de deux personnes à la fois à l’accueil…
Ça coûte combien?
Ne pas se voiler la face: voyager à vélo n’est pas gratuit. Surtout si on pratique un vélo « dynamique »…
| Auberge du Ballon | 20.00 |
| Moto-Hôtel | 81.25 |
| Auberge Firstmiss La Bresse | 19.60 |
| Auberge du col Bonhomme Plainfaing | 79.65 |
| Marche Château Saint-Hippolyte | 16.20 |
| Hôtel Caballin Vogelgrün | 80.38 |
| Total trois jours | 297.08 |
Nous avons fréquenté trois hôtels-restaurants au col de Bussang le Moto-Hôtel, à l’auberge du col du Bonhomme, au Caballin à Vogelgrün aussi appelé Ranch du Rhin, et à l’heure méridienne l’auberge du Ballon d’Alsace (cne Urbès), l’auberge Firstmiss route des Crêtes (cne La Bresse), le Marché Château à Saint-Hippolyte.
Focus sur les hôtels
Moto-Hôtel de Bussang: je recommande!
On arrive par le col des Allemands, on traverse la nationale en faisant attention au trafic routier et on est à demeure. Inutile de descendre à Bussang car le le lendemain il faudra grimper au Drumont. Terrible à froid!
Il n’est pas banal de voir des cyclistes dans l’antre des motards du Moto-Hôtel du col de Bussang. L’hôtel est situé dans l’ancienne douane à l’entrée de l’ancien tunnel. Le patron hollandais nous attend et nous connait déjà à notre arrivée en nous appelant par notre prénom. On est surpris! Il a sa clientèle d’habitués, une trentaine de motards venus d’Allemagne, de Grande-Bretagne, de Suisse, d’Autriche…de Hollande. Les motos sont toutes abritées par quatre, toutes de prix, bichonnées le soir jusqu’au repas par les voyageurs. Et nos vélos dormiront à la cave. Belle ambiance rétro au restaurant, petit parc au pied de la RN66 (ça ne s’invente pas!) et si l’on a de la chance, dans l’abrupt rocheux on aperçoit les chamois, une mère et ses deux petits. Après vingt ans d’exploitation, l’hôtel est en vente, la patron et sa femme veulent se retirer aux Canaries.
Auberge du col du Bonhomme: à la rigueur!
Il y a un problème au Bonhomme. Le commerce ne repart pas. C’est une misère. Deux clients, nous! L’établissement est bien tenu, les gestes-barrières en place. Un menu sur ardoise, des patrons accueillants, chambre et sanitaires propres.Certes l’ambiance est loin d’être celle de Bussang
Le Caballin Vogelgrün: oui sans hésiter!
Lorsqu’on choisit son point de chute à vélo, il ne faut pas se tromper et ne pas devoir faire des kilomètres en plus. Donc à Vogelgrün, ce sera Caballin. Cet hôtel trois étoiles est situé sur l’Ile du Rhin entre Vieux et Neuf Brisach. Tout le personnel est bilingue, normal puisque les Allemands y sont nombreux. On sera logés près de notre garage à vélos (une dizaine de vélos) au sous-sol mais avec accès au plan d’eau. Une clientèle locale et familiale vient se restaurer le soir, la terrasse sera pleine. J’ose demander si on peut laver son linge…la directrice me dit non, il n’y a de machine à laver le linge ni de sèche linge…« mais si vous voulez, apportez moins un sac, je laverai votre linge chez moi et vous l’aurez sec demain matin ». Le lendemain matin, un sac de linge à ma porte. Propre. Il y a un atout commercial majeur pour les hôteliers de proposer ce service à la clientèle cycliste. Le Caballin a eu le bon réflexe. Malgré le luxe de l’établissement, les prix sont comparables avec les auberges de montagne.
Les images
Sentheim-Bussang
Bussang-Bonhomme
Bonhomme-Vogelgrün

Vogelgrün-Ferrette
Bernard est tombé en traversant un ralentisseur de vitesse métallique. On appellera une ambulance. Notre Tour du Haut-Rhin à VTT s’achève ici. C’était une belle expérience. Bernard a fait soigner son doigt abimé à Mulhouse. J’ai repris ma route à vélo et je suis rentré chez moi directement. Un peu triste.
La fin (provisoire) de l’histoire
Notre histoire a une fin…mais ce n’est pas un terme final puisqu’une chute a du nous conduire à l’interrompre.
Nous avons longé le Rhin sauvage coté français pendant 26 kilomètres jusqu’à Chalampé où une chute malencontreuse a mis fin à notre Tour du Haut-Rhin à VTT comme je viens de l’expliquer.
J’hésite encore sur le statut de cette Ile du Rhin. On me dit qu’elle est interdite à la circulation. Il est vrai qu’un panneau B0 est positionné sans autre interdit explicite aux vélos et randonneurs à pied.
La fin de l’histoire et du tour du Haut-Rhin à VTT
Mon collègue une fois remis de sa chute a souhaité reprendre la fin de notre tour du Haut-Rhin à VTT en 2021. Il nous restait donc à parcourir la partie méridionale du département.
Longer le Rhin, traverser le Sundgau, puis longer le Territoire de Belfort jusqu’à Masevaux d’où nous étions partis en 2020.

Nous devions encore rapporter de belles images aujourd’hui et demain. Mais l’essentiel était déjà fait au cours des trois journées précédentes.
Aujourd’hui, nous longions le Rhin sauvage, tranquillement, depuis Vogelgrün jusqu’à la frontière suisse. Puis il était prévu de rejoindre Ferrette dans le Sundgau.
trace du parcours prévu aujourd’hui
Et demain, il restait un petit parcours bucolique entre Ferrette et Masevaux pour achever le Tour du Haut-Rhin à VTT.

Hélas au km 26 à 500m du pont de Chalampé, mon ami est tombé. Bêtement, comme on dit, sans qu’on s’y attende, tout simplement sur un « gendarme couché », ralentisseur de vitesse, sur la petite route qui conduit au Golf du Rhin. Il a voulu le contourner pour éviter le tressautement des sacoches en mordant le bas-coté, puis le vélo est sorti en travers sur la chaussée en macadam et patatras, c’est la chute. Brutale!
Moi qui suivait derrière à quelques mètres, j’ai suivi pour contourner aussi le ralentisseur comme on le fait souvent en pareil cas et voyant la chute, je suis sorti lentement de l’ornière.
Il existe deux ralentisseurs successifs sur cette route étroite empruntée par les golfeurs avec de nombreux refuges car la largeur ne permet pas aux voitures de se croiser. Ces ralentisseurs occupent toute la largeur sans sas pour les vélos. Dommage!
Mon collègue debout tout de suite. Je ramasse son vélo, les sacoches qui frottent la roue, le support GPS cassé…et mon collègue qui s’écrie « j’ai le pouce cassé! »
Le 112 me répond en allemand, le 15 ou le 17 numéro inconnu du relais allemand et pourtant je suis à Chalampé en France!
Les habitants des immeubles de VNF arrivent à appeler les pompiers…une ambulance arrivera trois quarts d’heure plus tard.
Bernard a ramené lui-même son vélo aux habitations. Il dit ne pas souffrir. Il est très courageux et fait le diagnostic lui-même devant les ambulanciers, médusés.
Notre Tour du Haut-Rhin à VTT est terminé.
Je rentre à Thann sur mon vélo, je n’ai pas le cœur à poursuivre seul. Je raconterai notre voyage plus tard. Nous avons tellement « galéré » là-haut sur les cimes que c’est triste de terminer ainsi alors que nous avons traversé des endroits bien plus périlleux.
Bernard m’a donné de ses nouvelles. Son pouce va être opéré.

Le troisième jour du tour est accompli . Mi montagne,mi plaine d’Alsace. Terminés les cols Vosgiens. Nous sommes sur les bords du Rhin. À Vogelgrun tout près de Neuf-Brisach,
Hier nous avons parcouru 94 km et 1200m. Aujourd’hui nous longeons le Rhin jusqu’à la frontière suisse puis on prendra le Sundgau au sud avec trois cols programmés avant d’arriver à Ferrette. 100km,
Épreuve difficile pour ce premier jour. De très beaux paysages. Point d’orgue: le Ballon d’Alsace. Le parcours est très accidenté et demande de l’entraînement.

Au total aujourd’hui 52 km et 1800m. Vitesse moyenne 7km/h!!!on a galèré toute la journée dans des dédales de pierres et de roches





Juste de quoi essayer la mécanique et les réglages.
Mercredi je pars pour cinq jours faire mon tour du Haut-Rhin, je dois donc mettre toutes mes chances de mon coté pour réussir. Je sais que je vais avoir du poids à transporter, des bagages, de l’eau et l’on annonce de la chaleur. Donc fatalement chaque pente sera difficile et je m’attends à pousser souvent l’ensemble.
Mon premier but sera d’atteindre la fin du troisième jour à Vogelgrün, j’aurais quitté la montagne avant de retrouver le Sundgau à la fin du quatrième jour.
Le quatrième jour est long car il y a 100 km. Je ne l’ai pas fait à VTT depuis longtemps. Depuis ma Traversée des Vosges à VTT en 2013 où le premier jour on avait eu 94km et 2200m entre Wissembourg et la Petite Pierre.
Rappel de mes étapes du Tour du Haut-Rhin…
https://velomaxou.com/2020/05/22/tour-du-haut-rhin-a-vtt/
Je me prépare à un voyage de cinq jours à VTT, le tour du Haut-Rhin en épousant les limites territoriales. J’espère y arriver en dépit du fait que les contraintes physiques seront éprouvantes.
Avant de partir, j’aime savoir combien pèsent mes bagages. C’est pour moi une préparation « mentale » qui me fera comprendre pourquoi c’est plus difficile de grimper une bosse ou un col ou franchir un tourniquet de parc sur le chaume vosgien avec mon VTT. Je serai donc indulgent avec moi-même.
En mai 2018, j’avais entrepris un voyage routier à Valjoly
Ni train, ni camping et neuf jours de vélo.
Le voyage routier est moins lourd qu’à VTT. J’avais 19.500 kg seulement au total à traîner. Sans l’eau.

Bilan de la pesée
| Vélo | 13100 gr |
| Bikepacking | 2850 gr |
| Sac à dos | 3040 gr |
| Electronique embarquée | 1165 gr |
| Trousse de toilette | 360 gr |
| Camelbak (max 3000) | 1000 gr |
| Bidon | 800 gr |
| Total | 22315 gr |
J’ai une faible expérience du voyage à VTT avec bagages autour de Tende en 2018


Révision avant le départ
Les pneus, les plaquettes de freins, la chaine…
Si vos pneus sont usés à plus de 75%, changez les avant d’aborder un grand voyage. Les miens ont 4500 km, je les change bien que j’aurais pu les garder encore un peu « en local ».
La chaine Shimano a une particularité, il n’y a pas d’attache rapide mais une goupille à la place.
Ne pas « se rater » avec cette chaine Shimano Deore car il n’y a qu’une goupille dans la boite et non deux comme dans la boite Shimano Ultegra.
Ma chaine VTT a mangé du sable pendant les trois jours des Vosges du nord, elle est bonne à changer. Comment le savoir? avec la jauge

Si vous montez une attache rapide à la place, il faut l’acheter en plus. La vidéo de Décathlon qui montre le montage avec attache rapide ne convient pour cette chaine.


Il faut se référer à cette vidéo canadienne.
Quand vous coupez votre chaine alignez là à coté de la chaine démontée et vous serez sûr qu’elle est à la bonne longueur.
Pression des amortisseurs

Autopsie du contenu de votre sac à dos
De temps à autre, surtout quand vous partez plusieurs jours, penser à vérifier le contenu de votre sac

Le contenu de mon sac…
Penser à recharger toutes vos batteries, lampes vélo, frontale et GPS. Pour l’iphone, j’emporte une batterie solaire. Pour le GPS, j’emporte 10 batteries AA assez pour tenir 5 jours.
Je suis en ordre de marche. Je peux partir tranquille mais j’essayerai quand même la machine en local avant de partir.
Il reste à peaufiner le contenu du bikepacking pour les vêtements…c’est un autre sujet

Articles en relation…
https://velomaxou.com/2013/10/17/vtt-jemporte-quoi/
https://velomaxou.com/2020/05/28/bikepacking-a-vtt/
https://velomaxou.com/2012/12/21/gps-je-ne-sais-rien-mais-je-dirai-tout/
Il existe soixante-dix cols au nord d’Haguenau. Je les ai comptés. C’est normal de compter lorsqu’on est membre des Cent Cols. Le but du jeu c’est donc d’être chasseur de cols à vélo et l’animal est un col, un minéral que l’on chasse à tour de rôle, sans jamais le tuer.
Au nord d’Haguenau, l’immense forêt des Vosges du nord qui est aussi un parc, le Parc Naturel des Vosges du Nord (PNVN).
J’ai déjà sillonné les lieux avec mes amis randonneurs et routiers. Il me reste les cols dits muletiers, ceux qu’il est préférable d’aller « chercher » avec un VTT ou à la rigueur un Gravel pour sacrifier à la mode du temps.
Pour moi, je reste un inconditionnel du VTT tout suspendu. Je ne vais pas mettre cette fois mes traces GPS à disposition. Trop de choses intolérables à beaucoup de mes confrères et dangereuses pour un habitué convenu du vélo, c’est à dire quelqu’un qui ne conçoit pas le vélo en mode marcheur. Moi je me définis comme un marcheur à vélo. C’est pourquoi je dénie à quiconque du Club Vosgien de m’interdire ses sentiers dès lors que je pousse ou que je porte mon vélo et que je respecte de bons principes: laisser la priorité aux marcheurs et descendre de mon vélo quand la place manque.

Je fais par ailleurs des choses condamnables.Une sorte de transhumance courte à travers des futaies quand le chemin des marcheurs a disparu dans le vent de l’histoire.
Pour en revenir à mes cols du nord vosgien, j’en ai donc ajouté 22 au cours de ces trois derniers jours. Si mes comptes sont bons, il m’en restera 19.
Au départ de Climbach

Au départ de Philippsbourg


Au départ de Zinswiller

Je commence par le col du Pigeonnier déjà franchi en 2010…et qui ne compte donc pas selon la règle « 100 cols » mais qui me permet d’accéder au col du Birkenthal non loin de là.
Les cols franchis
Les noms donnés aux cols sont souvent évocateurs d’une mythologie des lieux, les anges, font référence à des animaux, des loups, des ours, des chevaux,…ou le haut de village
| FR-67-0472 | Stiefelsberg |
| FR-67-0502a | Luchsenkopf |
| FR-67-0431 | Birkenthal |
| FR-67-0473 | Hohenbourg |
| FR-67-0374 | Hohmarkstein |
| FR-67-0440 | Riegelsberg |
| FR-57-0292 | Kachler |
| FR-57-0330 | Sandkopf |
| FR-57-0352 | Wolfs |
| FR-57-0349 | Pfalz |
| FR-57-0372 | Rondelle |
| FR-57-0362 | Molloch |
| FR-67-0406 | Angelsberg |
| FR-67-0461 | Borneberg |
| FR-67-0466 | Wolfenthal |
| FR-67-0304 | Buchwalderkopf |
| FR-67-0339a | Kachler |
| FR-67-0385 | Hochfirst |
| FR-67-0317a | Langkirschbaum |
| FR-57-0291 | Grand Dunkelthal |
| FR-57-0380 | Grand Hirschthal |
| FR-57-0296 | Schlangenthal |
La ligne Maginot
La verrerie

Je contournerai…
Après le col du Hohwart, je tombe sur le hameau Disteldorf (S’Disteldàrf). Complètement détruit…et en reconstruction. Habités par des charbonniers dès 1651. 12 maisons en 1831. 100 habitants, ce qui suppose des familles nombreuses…en 1939, les Allemands bombardent le hameau.
Qui dit sable dit quartz. Qui dit quartz dit verre. Comment faire fondre du quartz? On saura tout dans cette vidéo
Deuxème journée Philippsbourg (Moselle)
Le riverain s’enquit de savoir où je comptais me rendre avec mon VTT…Faire les cols autour du village…Il sembla peu connaisseur de la chose, mais spontanément, il me cita l’étang de Honau. Je compris que l’étang de Honau était une référence touristique locale.


Zinswiller, troisième journée
C’est mon troisième jour de pédalage et la fatigue s’accumule.
Les Vosges du nord sont un paysage attachant qui recèle de nombreuses possibilités de visites touristiques pour ceux qui aiment la nature. Et en plus, on a de l’ombre pour se protéger des jours de canicule!
Un dernier mot si l’aventure vous tente:
Si vous êtes tenté par la balade à VTT, ne vous embarquez pas sans dire où vous allez si vous partez seul. Ayez de l’eau en quantité au moins deux litres et des provisions de bouche car vous pouvez être retardé, avoir une panne, ne pas trouver votre chemin…et pire ne plus savoir où vous êtes. Ne comptez pas sur les autres! Vous pourrez faire des kilomètres en forêt sans voir personne. Ayez de quoi réparer, une chaine cassée, un pneu crevé, un dérailleur déréglé,…attachez correctement votre sac à dos, attachez tout les objets perdables, appareils photos, GPS. Ayez des dispositifs électroniques redondants si vous voyagez sans carte (ce qui est mon cas). En plus du GPS au guidon, j’ai un iphone qui fait également GPS où je peux retrouver mes parcours hébergés, des photos de mes traces, une liste des cols à rejoindre dans l’ordre du parcours. N’oubliez pas qu’en de nombreux endroits, il n’y a pas de réseau sur votre portable. Portez toujours votre casque bien ajusté. Il n’y a pas de honte à rebrousser son chemin, la trace du GPS vous y aidera.
Enfin savoir déjouer les pièges à VTT: les branches au sol en travers, les cailloux, les branches basses, les zones de marécage, les ornières.
Avoir une torche avec soi telle que lampe de casque peut vous aider à rentrer dans la pénombre. Sachez vous servir de votre lampe d’iphone ou d’appareil photo.
Le numéro d’appel international est le 112, il passe même là où le réseau est faible. Ne bloquez pas la géolocalisation de votre iphone, les secours pourront vous trouver facilement.

Pour vous localiser, sur le GPS Garmin, vous avez la touche « mark »…et si vous devez vous préparer à passer la nuit dehors, ayez une couverture de survie.
Si vous aimez ce challenge des cols à vélo, adhérez à l’association du Club des Cent Cols
Vélomaxou Cent Cols 6785


J’ai commencé par le circuit de mon ami marcheur Pierre Brunner. J’ai pris son tracé Openrunner en sens inverse dans l’espoir de le rencontrer.
Banco! Pierre terminait son parcours pédestre de 16 km sur la piste de la Thur non loin de Cernay.
Puis j’ai poursuivi.
A Staffelfelden, un sentier sympa dont Pierre a le secret dans la forêt de Furstenwald qui est remplie de blockhaus.
A l’approche de la ferme Labussière, je prends une photo. Ne pas hésiter quand la perspective est plaisante!
Ensuite retour sur Cernay en longeant la D83. Un peu fastidieux.

Uffholtz, Cernay. Je prends Saint-Morand alors que le temps se dégrade sur le massif derrière moi.
Je vais à la mine du Schletzenburg, mine de plomb du Moyen-Age, plus exactement de la pyromorphite.Il faut grimper un escalier de rondins, puis redescendre. En bas un autre puits de mine moyenâgeux dont les travaux exploratoires sont arrêtés.
Je prends mon courage à deux pieds et je commence à grimper le long de l’Erzenbach, puis je tourne en direction de l’Amselkopf. Un vététiste devant moi qui grimpe ferme et que je ne tenterai pas de rattraper.
A Waldkapelle, la photo souvenir, puis je descends à Thann par la Croix du Rangen. Personne dans le single, je ne dérangerai donc aucun promeneur.
Dans la descente du Kattenbach, un arbre en travers.
Je le franchis à pied en portant la bécane…et me voila à terre. Je manque d’adresse dans ces cas là car je suis fatigué. Entre les branches, le vélo et mes genoux, j’ai du mal à faire le tri. J’essaie de procéder dans l’ordre mais c’est pénible car l’arthrose du genou m’empêche de me relever facilement. Tout ça est une affaire de vieillerie avec laquelle je dois apprendre à faire « mon vélo ». Ce n’est plus vélomaxou, c’est vélovieuxmaxou .
C’est un parcours qui fait 34km et 450m