Un vététiste tué par un chasseur samedi 13 octobre.
L’information fait le tour des réseaux sociaux et déchaîne les passions.
Tel qu’il est rapporté par la Presse, cet accident met le monde du vélo en émoi.
Un vététiste britannique, qui dévalait un chemin à la lisière d’un bois sur la commune de Montriond, en Haute-Savoie, a été mortellement touché samedi 13 octobre par un tir de fusil de chasse.
L’accident s’est produit vers 18h lors d’une battue au gros gibier organisée par des chasseurs locaux, en présence d’invités, a précisé le procureur de la République de Thonon-les-Bains, Philippe Toccanier.
Vététiste assidu, l’homme était « parfaitement identifiable » sur ce chemin fréquenté, pentu et difficile d’accès, situé à 1.350 mètres d’altitude.
En état de choc, le chasseur, âgé de 22 ans et invité de la battue, a été hospitalisé. (FR3 Haute-Savoie)
Du coté des chasseurs, on fait le dos rond. Il semble, l’enquête le dira, que des fautes ont été commises.
On ne tire pas sans discernement; comment confondre un sanglier avec un cycliste!
les accidents de chasse depuis 15 ans
Évidemment, ce drame nous renvoie à la cohabitation des usagers de la nature.
Si le vététiste est inoffensif, le chasseur ne l’est pas.
Il faut donc que les zones de chasse soient clairement mentionnées lors des battues et respectées des promeneurs et des vététistes.
J’avoue que certaines zones de chasse obligent parfois à remettre en cause son itinéraire, ce qui m’est déjà arrivé.
Que faire?
J’ai déjà parlementé avec des chasseurs à l’affût en lisière pour savoir si je peux poursuivre mon chemin. Il ne faut donc pas hésiter à se parler.
Dans le Grand Est, il existe un logiciel qui permet de connaître les zones de chasse à l’avance.
Je sais, Facebook focalise l’attention et capte les regards, mais rien ne remplace un site concis, détaillé, tenu à jour, avec des rubriques.
C’est la vitrine d’une association.
Beaucoup de sites cyclistes (et pas seulement) tombent en désuétude, le webmestre est aux abonnés absents, les autres s’en fichent; c’est souvent le signe que l’association capote…ou vieillit mal.
Je pense en particulier à un grand club du Haut-Rhin où tout est proposé, rien n’est imposé dont les forces vives font à présent défaut.
Ainsi, on trouve sur sa page d’accueil
sa section jeunes VTT qui renvoie à des informations datant du mercredi 2 avril 2014
la liste de son Comité élu à l’AG du 6 février 2016
L’aristocratie cycliste va blêmir en constatant que les nouveaux voyageurs cyclistes préfèrent le bikepacking aux sacoches.
Résumons!
En gros, vous bourrez tout vos vêtements dans un cône en tissus enduit, vous faites le vide d’air et vous accrochez tout ça sous la selle.
Pour trouver en route vos manchettes, vous videz tout par terre.
Je plaisante.
J’ai comparé les deux concepts.
Les sacoches Topeak et le bikepacking Ortlieb, deux marques de référence.
D’abord les sacoches Topeak
Ces sacoches Topeak sont facilement juxtaposables sur un routier lorsque vous voyagez occasionnellement. Bien entendu ce billet ne concerne pas les « professionnels du voyage à vélo » qui savent comment équiper leur machine. Je ne m’adresse ici qu’à ceux qui comme moi sont des voyageurs intermittents et qui ne souhaitent pas acheter un vélo gros porteur
Elles contiennent 22.6 litres, pèsent 1160 gr auquel s’ajoute le porte-bagage 1100 gr soit au total 2,260 kg pour un coût de…154 euros
Venons-en au bikepacking Ortlieb…
Le Bikepacking est étanche à volume variable, équipé d’une valve pour vider l’air libre; mais l’accès au contenu est moins facile
On voit tout de suite la différence de concept avec les sacoches.
D’abord le volume sur ce modèle est réduit, on ne dispose que de 16.5 litres.
(il existe plusieurs gammes de volumes)
Mais argument de poids, le dispositif auto-porteur (le contenu rigidifie l’ensemble) ne nécessite pas de porte bagage. Le poids n’est plus que de 430 gr!…soit 5 fois moins lourd que les sacoches.
Le prix cependant reste identique à 150 euros.
Dommage!
Précision: tous les fabricants proposent à présent des bikepacking…il faut donc faire jouer la concurrence.
Ce que j’en pense…
Les sacoches sont plutôt adaptées au voyage routier et vous permettent d’agencer vos affaires à votre goût. Le poids embarqué n’est pas un problème pour vous; encore moins si vous faites du cyclo-camping avec bagages avant et arrière.
En revanche, le bikepacking est plus adapté à ceux pour qui la vitesse moyenne est fondamentale pour rallier le point A au point B. Quitte à rogner sur le contenu du bagage.
Pour les itinérants en terrain accidentés nécessitant VTT ou Gravel, le bikepacking est une bonne alternative aux sacoches.
La Belgique nous montre la voie royale, Macron s’en inspire (dessin de Kroll)
On fait beaucoup de bruit pour pas grand-chose.
Depuis que nos ministres ont compris qu’ils étaient révocables sans préavis, certains préfèrent s’en aller avant d’attendre la sentence.
C’est le cas pour les deux derniers, Nicolas Hulot et Gérard Collomb qui sont partis en cassant la vaisselle encore intacte.
D’autres s’y sont essayés avant eux comme François Bayrou et Laura Flessel…et aussi Richard Ferrand, ministre lui aussi éphémère, devenu depuis Président de l’Assemblée Nationale.
J’en oublie peut-être et mes lecteurs sauront me le rappeler.
Oui, j’ai oublié Marielle de Sarnez, la copine politique à Bayrou…et aussi Sylvie Goulard.
J’en ai le vertige!
Au total, Macron aura donc usé sept ministres.
Attendons la suite…
Ainsi donc, ministre est devenu une fonction périlleuse qui peut vous conduire au purgatoire dès le moindre écart de conduite.
Sans indemnités?
J’en doute…il faudrait interroger Pôle Emploi pour recenser tous ces intérimaires de la politique dont on dit que certains n’ont rien à faire dans leur ministère et s’ennuient à mourir.
Achevons de plaisanter pour constater combien le job de ministre est devenu dérisoire, pour ne pas dire ringard…à un point tel qu’on a du mal à trouver des candidats pour remplacer les démissionnaires.
C’est que ministre est devenu un job éminemment casse-gueule tellement la France est ingérable.
Ministre de gauche et de droite semble être le meilleur moyen d’aller dans les décors.
C’est pourtant notre Maître des Horloges qui entend gouverner au centre…un centre fortement excentré à droite qui ne convient pas à tout le monde.
La formule semble faire « pschitt! » comme aurait dit l’autre.
Les ministres techniques (ou technos?) ont un avantage, ils récitent leur bréviaire libéral sans se soucier de rien. Ce sont évidemment des pyromanes capables de mettre le feu à l’État puisqu’ils ignorent tout de notre histoire républicaine, de nos dogmes et des institutions.
A force de s’essuyer les pieds sur les forces vives populaires, la riposte risque d’être cruelle aux prochaines élections européennes, puis aux municipales
N’exagérons-rien: la Belgique tiraillée entre sa droite flamande et sa démocratie wallonne a réussi à tenir…541 jours sans gouvernement.
Après ces considérations sur l’exercice du pouvoir d’en- haut, parler du bas serait presque trivial.
Ma photo de la future prison est un peu ratée, mais on voit pourtant en haut à gauche trois cyclistes se diriger vers les travaux sur la piste de l’étang de Reiningue
Voici donc les travaux de notre grande prison de Mulhouse entamée le long de la route de Thann, après bien des tergiversations, sur de bonnes terres agricoles et alors même que le bassin potassique regorge de friches inutilisées et infertiles.
Pour voir comment elle sera belle, l’entreprise qui terrasse, l’a délimitée avec un filet rouge.
Y’a comme un défaut puisque la piste cyclable qui conduit à l’étang de Reiningue passe à l’intérieur.
Les cyclistes attendront donc quelques années avant de pouvoir retrouver leur itinéraire habituel.
Comme en s’en doute, pas l’ombre d’un itinéraire provisoire en attendant.
Encore une fois, cela démontre la haute considération de nos pouvoirs à l’égard du vélo.
On connait Gérardmer pour y être passé à maintes reprises à l’occasion de parcours routiers comme ici.
Mais ce qui est agréable, c’est de prolonger sa connaissance des lieux par les chemins et les sentiers accessibles seulement à pied ou à VTT.
Mon parcours se déroule au sud-est de Gérardmer. 25km/700m
Ce matin là, je quitte le lac vers 9 heures.
Je traverse la ville vers l’est avec l’intention de grimper Le Poli, cette crête de Haut du Barat à 968m.
La montée au départ est sévère entre 10 et 20% de pente!
Je monte par le chemin des Gouttridos doté de constructions qui dominent le lac. C’est une épreuve de 2km700 pour un dénivelé de 300m avec des passages à 20%.
On monte très vite en température!
Je prends de la hauteur. Lentement!
Arrivé au Poli, la tête du remonte-pente de Xonrupt ne permet pas de voir le lac de Longemer.
Me voici au bout du chemin de Gouttridos, le chemin du Poli est moins difficile…Au Poli, j’ai la vue sur Xonrupt où j’étais hier
Demi-tour, je vais prendre plus bas le chemin de la Chaume Francis aux Basses Feignes.
Arrivé au pied des stations de ski des Vazenés, je vais me perdre sur les pistes…
Je grimpe la piste de ski « souris »
Cette piste là est plus facile à descendre qu’à monter.
Puis je reprends pied avec le goudron sur cette belle petite route forestière dite des 17 kilomètres.
Un régal!
Les installations de sports d’hiver sont impeccablement entretenues. Il est vrai qu’avec « la neige de culture », on fait des miracles. Cette culture là n’a naturellement rien de bio.
Le Bouchot coule presque à flots; étonnant en cette période de sécheresse.
belle signalétiqueCette route semble interdite aux voitures si j’en juge par l’arrêté municipal, pourtant j’ai croisé un véhicule…Le cadre est magnifique à cette période de l’annéeIci je marque la pause, c’est trop beau (le Bouchot)
Je reprends la route de la Bresse jusqu’à Les Planes Tilles, puis j’oblique à droite par le chemin de l’Urson.
Puis vient le chemin du Cul de la Hotte…
Je n’irai pas au Haut du Tot, l’heure avançant, je prends donc à droite l’ancienne école du PhényJe rejoins l’école du Phény avant de redescendre sur la rive du lac
Tous ces vocables de lieux ne manquent pas de susciter la curiosité et de souligner la poésie de ceux qui les ont baptisés ainsi.
Je redescends sur les rives du lac par le chemin des Rochottes.
Quai du Lac, Gérardmer
C’est un beau parcours qu’on peut varier à l’infini.
Le paysage autour de Gérardmer est vraiment séduisant et adapté à la balade…même si ce jour là pourtant radieux, je n’y ai rencontré que très peu de randonneurs.
J’ai de la chance, les belles couleurs de l’automne sont là.
Il m’en restait quatre à grimper du coté de Xonrupt.
J’ai donc mis au point un parcours à VTT reliant ces quatre cols sur les hauteurs de Xonrupt.
88-1032 – Col de la Brande
88-1093 – Col des Harengs Marinés
88-1074 – Col de Malakoff
88-1039 – Col des Trois Places
Je pars donc du lac et je commence à grimper par l’Eau Vive.
La montée n’est pas trop difficile, on commence par la route forestière de Balveurche, il faut ensuite rejoindre le chemin Ingold…
Le premier col de la Brande est à 1035m.
Col de la Brande. Mon cheval est content, il a un appui pour se reposer.
Le second col est sans étiquette, je l’ai cherchée et je ne l’ai pas trouvée.
En revanche son nom est un mystère, le col des Harengs Marinés!
C’est notre ami Henri Bosc qui en révèlera l’origine: En fait l’explication, fournie par l’Office de tourisme de Gérardmer-Xonrupt, est assez simple : le col des Harengs marinés était un lieu de rendez-vous casse-croûte des forestiers qui se retrouvaient pour y manger…des harengs marinés, d’où le nom qui lui a été donné.(source)
Je poursuis donc mon chemin vers le col de Malakoff…
Il me reste un quatrième col à aller chercher…le col des Trois Places.
Un peu plus délicat.
Une fois l’auberge de Balveurche atteinte, je tâtonne pour trouver mon itinéraire.
Auberge de Balveurche. Je grimpe sur la gauche et je peine à trouver ma direction faute de chemin
Une fois dans la forêt, je vais me recentrer dans la bonne direction, bien embarrassé par les travaux de débardage
J’arriverai enfin à ce col des Trois Places non signalé autrement que sur mon GPS et je vais descendre à l’estime dans un bois privé jusqu’à la route du Valtin.
Ouf! je n’ai plus remonter en direction du Collet.
4 km pour remonter au Collet par la route
Puis enfin une belle descente sur Xonrupt avec une pause à la Roche du Diable avec Retournemer en contrebas
Je m’offre un tour du lac de Longemer pour finir
le tour du lac de Longemer, un 11 octobre qui ressemble à l’été
Monsieur le Maire de Thann: faites respecter les règlements municipaux à l’aide de votre police!
Je n’entends pas m’ériger en redresseur de tort, ma modeste personne ne m’y invite pas et je n’ai pas l’allure d’un rambo capable d’impressionner.
Le vélo oui. Mais pas partout.
Il se trouve que cet après-midi, j’ai fait la remarque à deux ados de ne pas entrer sur leur vélo dans le parc de jeux des tout-petits où se trouvaient des familles avec jeunes enfants dont mon petit-fils.
Normal, on est mercredi et il fait beau.
L’un d’eux a obtempéré en maugréant.
L’autre a continué sur sa bécane.
Je l’ai poursuivi et je l’ai fait descendre de son vélo au milieu des parents médusés…et impassibles.
Très surpris, le jeune est revenu vers moi me cracher dessus alors que j’avais le dos tourné.
Deux jeunes mères sont venues me confirmer la chose en regrettant que les jardins d’enfants soient squattés par des ados désœuvrés. Les hommes baissaient la tête. Comme s’ils n’étaient pas concernés.
Ainsi j’ai pu observer la frilosité de la population face aux incivilités.
Pour un peu, j’étais l’empêcheur de tourner en rond.
Notre société est devenue amorphe au point de supporter n’importe quelle incivilité.
La faute à l’État de droit complètement inadapté aux crapuleries de notre monde moderne.
Faudra t-il se constituer en milice et donner raison aux réactionnaires de tout acabit?
J’ai vérifié: les parcs de jeux pour enfants sont bien interdits aux véhicules et vélos dès lors que le cycliste a plus de 10 ans.
L’accès et le stationnement de véhicules sont réservés au personnel de service de la Ville de Thann. Tous les autres véhicules sont interdits, y compris les motos et les scooters. Les cyclistes de moins de 10 ans sont autorisés dans le parc en respectant piétons et aménagements, et uniquement sur les allées.
Problème, personne n’est là pour assurer l’ordre
J’ai écrit au maire pour la forme car je ne me fais pas d’illusion, il y a longtemps que nos élus ont quitté le terrain.
Que faut-il faire?
Rien diront la plupart puisque intervenir revient à faire de vous un justicier et au surplus à vous faire casser la gueule.
Alors laissons-nous faire!
On s’étonnera ensuite que le populisme progresse.
Monsieur le Maire de Thann: faites respecter les règlements municipaux à l’aide de votre police!
15 niveaux chez ABUS, la référence en matière d’antivol
Le gros uGrip Plus – 501 /160 HB 230 de ABUS. 1.8kg- niveau 10- 90 euros – Étrange ressemblance avec ressemblance avec le B’TWIN920 ci-dessus
L’expérience démontre que de plus en plus d’antivol sont rendus vulnérables du fait des outils mis en œuvre par les voleurs notamment avec les disqueuses portables.
Je suis le seul cycliste équipé ainsi quand je me promène le soir à Thann. J’imagine que je dois paraître ringard.
40% des accidents impliquant des vélos ont lieu la nuit. La principale raison à cela : 57% des pratiquants de la petite reine roulent mal éclairés.
C’est la Prévention Routière qui lance ce message sur les médias.
Je ne peux que l’approuver.
Hier encore à 21 heures, un cycliste sans lumière.
Encore mieux: il aborde le feu tricolore, puis passe au rouge.
Enloucedé.
Celui-là s’en fout de n’être pas vu et de griller un feu.
Deux constats: nous avons affaire à une population qui n’a aucune conscience du danger encouru et qui en outre ne craint aucunement d’être verbalisée. Et pour cause, le soir après la nuit tombée, je ne vois aucune force de l’ordre en ville.
Mais force est d’admettre que nous avons, plus qu’hier, une population qui se défie de tout, y compris des règles.
Vous pouvez « la prolonger » de 25 à 30% en l’entretenant.
J’ai tout essayé.
Rien à faire, je n’ai jamais eu une chaîne propre sur mes vélos.
Mais j’ai enfin trouvé la solution.
Je vais vous la décrire.
Notez qu’une chaîne propre signifie moins d’usure (en plus de faire beau).
Vous le savez tous, une chaîne accumule toutes sortes de scories microscopiques qui viennent se loger sous les rouleaux des maillons et l’usent prématurément.
Parmi les différentes méthodes, il y a les plus simples….
le pinceau et le dégraissant type essence ou white-spirit. Sacrilège! ces produits sont à proscrire: ils attaquent le pneu et la peinture du cadre.
…et les plus élaborées
le nettoyeur de chaîne, un bon outil, mais les bombes ne sont pas données
comme le nettoyeur de chaine auquel il faut adjoindre une recharge de dégraissant.
ça ne fait pas tout et la recharge est vide épuisée.
Finalement j’ai opté pour une solution mixte…
le dégraisseur + le pétrole
pétrole désaromatisé. A 4 euros le litre, une chaîne nickel pendant des mois!
Le pétrole a un double avantage: il est gras et peu cher.
Je remplis donc le dégraisseur de pétrole et je mouline la chaîne dans les deux sens pour bien dissoudre le cambouis…je vide le jus sur un essuie-tout…et je recommence.
et après?….
Après, je passe un coup de jet d’eau sur la chaine en la faisant tourner pour bien évacuer tous les résidus…et ensuite je sèche au compresseur pour évacuer l’humidité.
A la place du compresseur, on peut prendre un sèche-cheveux.
un coup de jet d’eau sur la chaîne pour évacuer le reste des impuretéssécher la chaîne au compresseur pour évacuer les gouttelettes d’eau entre les maillons, puis achever d’essuyer au Sopalin
Je sais, ça parait artisanal, mais c’est efficace.
Avec un pinceau, on peut aussi badigeonner la cassette de pétrole, puis le jet d’eau, puis le séchage.
Et enfin…huilez votre chaîne avec de l’huile fine.
Il faut que l’huile pénètre dans les axes de maillons et dans les rouleaux…sans en mettre trop!
Faire tourner la chaîne en même temps que vous huilez
Évacuez le surplus éventuel avec un chiffon ou un essuie-tout.
Une chaîne de VTT propre et huilée durera plus longtemps
Pascal Bride en compagnie de deux coureurs du VC Soultzia. Le jaune lui ira très bien, on le verra mieux sur la route. (image FB)
Pascal Bride, dit Bridou, le célèbre amateur de défis à vélo va rejoindre le Vélo Club de Soultz.
Sur sa page Facebook, Pascal Bride annonce qu’il reste cependant membre du Cyclo Club Kingersheim (CCK) je le quitte pas totalement en effet .. j’ y reste mais disons que sur le plan vélo, j’ ai besoin de » motivations » ,de renouveau, de jeunesse …de soutiens compétitions aussi.. enfin un tas de petites choses qui font que je suis venu aussi dans un autre club
Il est vrai que ces derniers temps le club de Kingersheim a perdu une part de sa pratique sportive…et la vocation sportive du club de Kingersheim n’est plus aussi affichée que par le passé.
Je ne sais pas si ce désamour frappe tous les blogueurs, mais force est de constater que les chiffres parlent d’eux-mêmes.
Depuis 2014, Vélomaxou perd chaque année de l’audience.
188000 pages vues en 2014, puis une lente érosion.
Elle semble stabilisée aujourd’hui. Je pense arriver à 140.000 pages en cette fin d’année.
Mais il est vrai que je produits moins d’articles: près de 800 en 2014 et moitié moins aujourd’hui.
En revanche, et c’est réconfortant, mes visiteurs sont toujours fidèles.
65000 en 2014 et 57500 à l’heure actuelle (8 octobre)
Une lente érosion des pages vues mais un lectorat qui se maintient
Le parti pris de ce blog est d’embrasser tout le spectre du monde cycliste à l’exception de la compétition.
Je garde cette ligne même si mon regard citadin est moins aiguisé depuis que j’ai quitté l’agglomération mulhousienne.
Mais je continue d’aimer tous les vélos, je devrais dire tout le vélo pour être encore plus universaliste.
Le soir à la veillée, j’ai pris l’habitude de parcourir ma ville quand le tohu-bohu de la circulation s’est calmé. Un exercice qui pourra surprendre.
Je rejoins le centre-ville et souvent je longe la Thur au pied du Rangen pour le retour.
Il faut un phare puissant car c’est le noir total en cette période de l’année et je ne suis pas nyctalope sur ce chemin où je rencontre parfois un monde interlope.
Une sombre silhouette à l’approche, on se frôle, et le reste d’une effluve ensuite…
Les coureurs à pied se projettent avec leur frontale sur la tête, je les vois de loin arriver comme des feux follets.
En haut des vignes, derrière les lambeaux de brumes, les feux des vététistes ondulent à l’orée du bois.
On allait voir ce qu’on allait voir
Effectivement on a vu.
Depuis le défilé de cette jeune caste diplômée des hautes études autour du président Macron, les choses ont bien changé.
Notre roi semble nu.
Il semble à présent se raccrocher aux branches du torrent médiatique qui déferle autour de lui.
Trempé jusqu’à l’os dans sa chemise blanche, il n’a trouvé en face de lui qu’une petite frappe pour lui tenir la main et nous adresser un doigt d’honneur.
C’est la première fois que j’en voyais un à Thann hier soir.
Il se dépêchait de traverser au feu d’Intermarché pour ne pas manquer le feu vert.
J’ai vérifié, il y a un site à Mulhouse.
Les types sont arnachés avec une grosse boite sur le dos marquée Uber Eats.
Les conditions sont drastiques pour accéder au statut.
Tout à fait dans le style « esclave » voulu par El Khomry sous Hollande et la loi travail de Macron.
D’abord, il faut être auto-entrepreneur, avoir son matériel, un vélo et un smartphone, faire réviser son vélo chez Cyclofix (?), ensuite attendre les commandes.
Avec tout le pognon que nous pique Macron, il ne me reste plus qu’à essayer.
3,50 €/course + 1,3 €/km
Exemple à Thann:
Prise en charge de repas à Thann centre-ville, livraison au Centre d’Activités de Vieux-Thann 6.4km AR:
8.32€ pour les km
3.50€ pour la course
total 11.82€
Attention pour être micro-entreprise, il faut payer …
Plafond pour les services: 70 000 € de chiffre d’affaires annuel maximum en 2018
TVA à payer à partir de 35.000 euros de CA.
Cotisations sociales: 23,1 % pour les activités de prestation de services commerciales ou artisanales, plus 0,2% de contribution à la formation professionnelle
Il y a quelques jours (le 25 septembre) à Mulhouse, une ambulance est entrée en collision à un carrefour à feux avec un autre véhicule.
Sous l’effet du choc, l’ambulance s’est renversée.
Elle ne contenait pas de malade et les deux ambulanciers en ont été pour une belle frayeur.
Vient la suite…c’est à dire l’enquête.
L’ambulance utilisait son « deux tons » alors qu’elle n’en avait pas le droit.
Ambulances, attention à l’abus de sirène!
Il faut savoir que les ambulances privées disposent de deux types de sirènes et que la plupart des usagers ignorent cette subtilité qui fait pourtant toute la différence entre un véhicule prioritaire et un véhicule qui ne l’est pas. La vidéo ci-dessus en témoigne.
la sirène trois-tons (do-mi-do) qui signifie aux usagers de la route une facilité de passage mais en aucun cas une quelconque priorité.
la sirène deux-tons. L’ambulance ne peut actionner son deux-tons que lorsqu’elle est en mission Samu, donc dûment mandaté par ce dernier.(art R311.1 du code de la route)
Avec le deux-tons, on l’a compris, la voie est libre…et il est plus facile pour l’ambulancier de transporter le patient au rendez-vous fixé parmi les encombrements sans prendre du retard…et de rentrer à sa base lorsque le véhicule est vide.
Ces professionnels de la route travaillent en tension toute la journée. Je n’en dis pas plus…car l’ambulancier me rétorquera que si on me conduit à un scanner, il faut être à l’heure.
Cet abus de sirènes deux-tons par les ambulanciers méritent qu’on y mette fin puisqu’il contrevient à la loi.
A Mulhouse, une procédure a été rédigée pour usage abusif du deux-tons.
Les chevaux du Thannerhubel sur fond d’Alpes bernoises
Je grimpe là-haut une ou deux fois par an.
C’est tellement irrésistible…mais un peu dur pour moi à vélo.
Je commence par le Gsang, puis après je monte au refuge du ski-club de Mulhouse et ensuite une fois au refuge du Rossberg, je grimpe jusqu’à la table d’orientation.
Je ne vous fais pas un grand discours, les images se suffisent.
C’est qui celui-là? à Willer sur Thur je prends le chemin forestier Altrain SudQuand j’arrive au refuge s’Holzhauier Hittel (809m), je viens de croiser un groupe de randonneurs à la descente. Les cendres sont encore chaudes, j’en déduis qu’ils ont déjeuné là. Il est beau ce chalet.Devant le chalet, la plaine d’Alsace et son nuage de polluants couleur orangéeJe ne me suis pas attardé au Gsang, il est déjà 16h passé, la fermière ne me salue même pas et le chien à la gueule carrée vient vers moi et m’attrape le talon. Je saute en bas du vélo pour me protéger, il s’en va.Avant l’ancienne ferme, je vais obliquer à droite jusqu’au ski-club MulhouseMe voici sur la ligne de crête et il fait très beau. L’herbe est sèche. La dernière grimpée en face de moi, je la fais à pied sur jusqu’à la cote 1183A la table d’orientationVue sur les Alpes dans un halo orangéDescente vers le ski-club ThannDescente à la ferme-auberge du Thanner HubelThann en contrebas. Je rejoins la Fourmi et retour à Thann par le Steinby.
Pour un peu, la démission surprise de Collomb serait passée inaperçue.
Tout doucement, la France médiatique sort de son Aznavouriamania.
Quatre pages dans le journal l’Alsace.
Toutes les télés concentrées sur le sujet.
Halte au feu!
Remarquez que Aznavour, les jeunes n’en ont rien à cirer
Ses chansons étaient depuis longtemps rangées au rayon des invendus.
Mais quand un monument comme Aznavour disparaît, la France ne peut s’empêcher de redevenir franchouillarde. Comme elle l’a été pour Johnny.
Sauf qu’avec Aznavour on caresse plutôt les retraités des catégories++ dans le sens du poil gris, ceux que Macron essaient de dézinguer au chalumeau justement.
Aznavour aux Invalides.
La France, faute de perspectives, se réfugie dans le mémoriel et le grandiloquent.
Le vélo électrique, chacun le sait, c’est le vélo fatal, celui dont on a du mal à se remettre.
Les « cyclistesmusculaires » sont épouvantés. Ils craignent la contamination. D’autant que certains sont devenus électro-sensibles: ils portent en eux un gène de prédisposition au vélo électrique.
Léger embonpoint, cardiopathie compatible avec les batteries lithium, …bref! comme disait Pépin, tous les signes annonciateurs d’une mutation prochaine du virus électrique qui les feront basculer vers le vélo hybride, cette chose à mi-chemin entre la petite reine et la fée électrique.
Le diable est en nous, il faut se faire vacciner tout de suite pour exorciser le mal.
J’ai fait mine de m’intéresser à l’étiquette, puis je suis passé devant les compères…Sur l’étiquette, il est écrit « merci de respecter le travail des autres; merci de ne pas voler le bois des autres » un vœu pieux sans aucun doute pour qui n’a pas de morale
Je suis passé en douce devant eux à hauteur du camping en précisant que je n’avais aucune intention belliqueuse d’en découdre, comme pour m’excuser.
Le « maxou » impayable, il s’excuse de passer devant deux types pas nés de la dernière pluie.
Perdu!
Les deux types se sont tus en me regardant passer, piqués dans leur orgueil.
J’ai donc mis un booster pour rester devant avec mes restes d’adrénaline et de testostérone.
A chaque lacet, mouvement de casque vers l’arrière…j’entendais le cardio en émoi qui gémissait sur le cadran.
Ta gueule, le cardio!
C’était pas le moment de péter une durite…
Puis à Kohlschlag, j’ai vidé tous mes bidons pour arriver en haut plus vite et j’ai mis le chrono en marche.
J’attends mes poursuivants
Une minute cinquante huit d’avance!
La dérision à l’état pur.
Sur le banc de granit, chacun a repris son souffle et parlé « triple » et « compact », un sujet confraternel.
Le plus aguerri expliquait sa technique de grimpée, « je remets trois dents quand c’est moins dur »…tout en dégustant une banane…« mais dans les grandes pentes, je prends le triple et je me cale sur le pignon du milieu et je n’en bouge plus… »
A chacun son sophisme! ça fait toujours impression devant l’auditoire.
N’en parlons plus.
C’est très beau ici m’a dit l’autre. Les nimbus traînaient en lambeaux sur le Markstein au loin
La hache de guerre enterrée, on a poursuivi jusqu’au Vieil Armand et ses cargaisons de touristes en pèlerinage mémoriel.
La culture vélo allemande commence là, devant ce feu piéton ET vélo. En France, ce signal est méconnu, on tergiverse pour faire admettre qu’un vélo qui traverse n’a pas les mêmes droits qu’un piéton vis à vis des voitures: il faut descendre de son vélo pour traverser
Imaginez deux villes distantes de cinq kilomètres qui s’unissent et forment une agglomération de 80.000 habitants; c’est le cas de Villingen-Schwenningen en Forêt-Noire.
Aucune chance que cela advienne en France, c’est comme si on voulait fusionner Thann et Vieux-Thann qui se touchent, pourtant.
ô grand jamais!
Je me suis donc offert un week-end en Forêt-Noire.
A Donaueschingen en passant par Titisee, à Bad-Durrheim, à Triberg et donc à Villingen-Schwenningen.
Du vélo uniquement à Villingen.
Titisee, le lac, les coucous et la clientèle asiatique.
C’est réducteur pour qui ne sait pas voir, mais d’un clin d’œil, je m’arrête sur ce qui surprend mon regard.
Passons!
Donaueschingen, Église baroque Sankt Johann. Impossible d’y échapper!
A Donaueschingen, c’était jour de mariages.
La future mariée attire les regards; elle est belle dans sa robe blanche toute brodée et son foulard discrètement ajusté.
Devant le Musée d’Art Moderne rutilant, sur les bords de la Brigach, ses deux amies lui tiennent compagnie, tandis qu’un groupe de jeunes hommes sont réunis pour la prise de photos-souvenirs sur les marches de l’édifice.
Puis le cortège de grosses berlines a traversé le cœur de ville dans un concert de klaxons en direction du restaurant italien du club de golf.
La communauté turque du Bade-Wurtemberg est pleine de jeunesse et d’allégresse.
Le Président turc Erdogan n’oublie pas ses résidents extérieurs, il est venu cette semaine inaugurer la toute nouvelle mosquée de Cologne.
Étonnante Allemagne!
La quiétude allemande dans le parc de Donaueschingen
Puis, j’ai repris ma marche dans le Fürstenbergischer Park le long de la Brigach.
De larges allées où cohabitent piétons et cyclistes.
A neuf heures, deux degrés en ce dimanche 30 septembre à Villingen-Schwenningen
La selle de mon cheval en aluminium est toute mouillée par la rosée du matin.
Il grelotte.
Et moi aussi.
Je n’avais rien préparé, je me suis donc fié à la signalétique abondante.
Je pars de Kneippbad à l’ouest de Villingen et je longe la Brigach en bordure de la Germanwald
Admirons le pavage des voies.
Les Allemands sont orfèvres en chemins et trottoirs pavés, un travail méticuleux qui doit coûter bonbon…
Une signalétique allemande pour randonneurs à pied ou à vélo.
Se perdre en forêt? difficile à admettre quand on considère le luxe de la signalétique.
L’Allemand aime la nature, il la bichonne et la nature sait lui rendre.
Je relativise car il s’agit du Bade-Wurtemberg et je ne connais pas les autres lands.
A force de longer la Brigach, je cherche à grimper dans la forêt voisine.
Je vais prendre l’Oberhausweg. Des panneaux comme ceux-là en relief et en bois, c’est déjà des œuvres d’artau bord du Weiherweg
Puis je reviendrai au bord de la rivière.
prise d’eau du moulin
la piste est libre, y compris en traversant Feldner Mühle qui est aussi un centre de loisirs équestre. Je ne sais pas traduire Sonntag ist Bewirtung? (dimanche accueillant?)
Puis j’irai faire un tour en ville.
J’ai repris la route en voiture.
A Triberg, je me suis délesté de cinq euros pour avoir le droit de monter le long des cascades.
Cinq bus de touristes patientent au carrefour…
Chemins goudronnés pour touristes en tong.
les cascades de Triberg, chemin goudronné pour touristes.
Cinq caisses cernent les lieux.
A Kasse-Kenzele, on peut acheter des cacahuètes, un euro, pour les écureuils.
Depuis janvier dernier, la pluie s’est faite discrète (Thann/tempête Eleanor)
Le cycliste vit au rythme des saisons.
A la ville comme à la campagne, il s’expose aux aléas climatiques, ceux de la pluie, du vent et du froid.
Pour la chaleur, on a déjà donné cet été avec cette canicule que les pouvoirs publics hésitaient à nommer.
Trop de mauvais souvenirs sans doute!
Pour la pluie en revanche, aucun problème, le cycliste ne connait plus l’imperméable et les marchands font grise mine.
Comme ceux qui vendent des parapluies.
La sécheresse est telle que tous nos petits cours d’eau le long des collines sous-vosgiennes sont à sec.
Triste décor!
Nos voisins du Territoire sont en restriction sévère et les professionnels doivent fermer leurs commerces de lavage-auto, sinon 1500 euros d’amende, m’a t-on dit.
La Haute-Thur est aussi souffreteuse, certains réservoirs sont ravitaillés par camions.
L’Alsace (la plaine) se sent forte avec sa nappe phréatique gigantesque comme si elle était assise sur un coffre-fort.
Un coffre-fort?
Oui, car l’eau douce de la planète fait défaut partout jusqu’à ces grands lacs que la cupidité a asséché.
Il nous reste donc à attendre le froid…s’il arrive un jour.
Ressortir les cuissards longs et les gants « à doigts ».
On a encore du temps devant nous.
Die weltgrößte Kuckucksuhr im Schwarzwald
Après 48 heures passées en Forêt Noire, je rapporte dans ma besace un paquet de pixels d’images fixées sur le silicium.
Ainsi passe le temps.
Il y a vingt ans, on aurait dit des kilomètres d’images fixées sur la pellicule.
Je vous raconterai ce la plus tard.
On commencera par le Kuckucksuhr
Le coucou (Kuckucksuhr) made in Germany de Titisee, vous y croyez vous?
Moi, j’ai du mal…sauf si je voyais de visu les travailleurs s’atteler à monter ces bijoux romantiques au fond des vallées de la Schwarzwald.
Même si le coucou de Forêt Noire semble plutôt trouver son berceau ou son nid à Triberg, des importateurs asiatiques ont du trouver matière à s’intéresser à l’heure allemande.
Les petites étiquettes blanches font partie du décor, juste pour nous rappeler que le coucou de la Forêt Noire peut atteindre jusqu’à deux mille euros avec un mécanisme qui, je le présume, n’a rien de Suisse.
Ce qui est amusant, c’est de voir la clientèle asiatique qui se presse dans cette boutique.
Là par exemple, je m’arrête. Et parfois je recule pour retrouver le bon plan de vision.Qui saura reconnaître ce clocher?…c’est facile.
A vélo, j’ai cette faiblesse de m’arrêter pour un oui, pour un non.
C’est contraire à l’esprit du vélo à plusieurs et en partie une des raisons qui m’a fait arrêté ce type de pratique en groupe; beaucoup se demandaient pourquoi je m’arrêtais ou pourquoi je traînais derrière.
Bref, tout seul je suis content.
Je suis du genre contemplatif et bucolique, pas toujours au goût de la discipline sportive.
C’est donc pour regarder le paysage que je m’arrête, le photographier et rapporter un souvenir…et aussi, je l’avoue sans gène, souffler un peu quand je renâcle dans les côtes.
A VTT, on distingue parfois à peine le sentier s’il est peu pratiqué et la nature se referme volontiers derrière nous et l’étroite trace de nos pneus.
En période de vendanges, les chemins sont parfois barrés aux randonneurs et des panneaux interdisent le passage. A la cote 425 de Steinbach, les viticulteurs craignent surtout les sangliers. Ils disposent aussi des filets avifaune et des sifflets répulsifs.
Refermez les barrières si vous les ouvrez pour passer.
Les maires et le vélo: je t’aime moi non plus! Envoyer les vélos au casse-pipe, certains élus n’hésitent pas comme ici à Neuve -Eglise (Bas-Rhin)
En congrès, les maires ruraux sifflent le vélo.
C’est Olivier Razemon qui le rapporte sur son blog où l’on pourra lire les détails de cette curieuse réaction des maires de nos communes profondes.
Où est le problème?
Le problème vient de la défiance qui s’est installée entre le monde rural et nos gouvernants sur les questions de mobilité.
Le 80 km/h imposé d’en haut n’y est pas étranger et c’est le vélo qui trinque.
C’est ainsi qu’on pourrait résumer les choses.
Pour un maire de petite commune, la solution vélo c’est de la foutaise face aux grandes questions environnementales auxquelles sont confrontées les collectivités rurales.
Comme le dit un maire « je n’ai aucune envie de prendre un vélo pour rejoindre la gare à 45 km ».
Thann: 28000 véhicules par jour! la ville est coupée en deux par la nationale 66, les cyclistes sont invités à traverser à pied face à la Poste et disposent d’un passage souterrain à l’arrêt de tram Saint-Jacques
Une association de défense des cyclistes est en gestation dans le secteur Thur-Doller, deux vallées du Haut-Rhin très empruntées par le trafic routier.
Une petite sœur du CADReS Mulhouse (Cyclistes associés pour le droit de rouler en sécurité) en quelque sorte.
Sous l’impulsion d’une poignée de cyclistes au quotidien, celle-ci entend faire entendre sa voix sur le modèle du CADReS Mulhouse.
Sa zone d’influence irait de Cernay à Wildenstein et de Burnhaupt à Sewen.
Il est vrai que la problématique cycliste dans ces deux vallées mérite l’intérêt.
Parcourues par deux itinéraires cyclables
la piste cyclable de la Doller relie le Pont d’Aspach à Sewen (20km)
les deux vallées concentrent une importante population et supportent un important trafic routier générant dangers et pollutions.
Ranspach a choisi en 2007 « d’étrangler » la route nationale 66 dans sa traversée au grand dam des voyageurs motorisés qui rejoignent la Lorraine ou qui arrivent en Alsace avec une bande cyclable sur trottoir
La future association souhaite se pencher en priorité sur les usages utilitaires du vélo:
le trajet domicile-travail (encouragé modestement par les pouvoirs publics),
les déplacements locaux inférieurs à un kilomètre
favoriser les trajets des écoliers et des collégiens à vélo
…l’idée de base étant de faciliter l’usage du vélo pour les petits déplacements.
Dans la vallée de la Thur où la circulation de la RN66 constitue un véritable frein à l’usage du vélo, les élus vont être appelés à améliorer leurs dispositifs d’incitation au vélo.
Comme on l’imagine, les points noirs sont nombreux et les solutions pas toujours faciles à élaborer.
Surtout dans la vallée de Thann qui voit passer sur la RN66 chaque jour 28000 véhicules dont 1700 poids lourds!
sous des abords bucoliques, la VV331 permet aux cyclistes de voyager à l’écart de la route nationale 66 le long de la vallée de la Thur
Du coté des élus, les initiatives manquent face à cette déferlante de véhicules et certaines sont parfois peu au goût des cyclistes comme celle de François TACQUARD, Président de la Communauté de Communes Adjoint au Maire de STORCKENSOHN, qui déclarait dans les colonnes du journal l’Alsace le 10 novembre 2017 à la suite d’un accident de poids-lourd « Il ne faut plus qu’une telle situation se reproduise. Des solutions existent, puisqu’il y a, le long de la vallée, des voies annexes, rues communales, chemins ruraux ou pistes cyclables, qui pourraient être ouverts en cas de bouchons importants » .
Réquisitionner les itinéraires cyclables en cas de bouchon sur la RN, une solution de facilité qui sera loin de satisfaire riverains et cyclistes!
Attendons de voir cette future association cycliste portée sur les fonts baptismaux d’ici la fin de l’année 2018!…
Le vélo suisse entre dans la Constitution
La Suisse a voté le dimanche 16 septembre pour l’inscription du vélo dans sa Constitution par 73.6% des voix exprimées.
De quoi donner du baume au cœur des militants et des usagers cyclistes!
Une mesure plutôt symbolique de l’avis des observateurs qui notent que la traduction de cet engagement vise à «fixer des standards de qualité et de sécurité, mener des projets pilotes novateurs, etc » (selon la conseillère nationale verte Lisa Mazzone)
Les pistes cyclables pourront être encouragées sur le même principe que les chemins pédestres.