Encore une hérésie venue des States que Trump avec ses gaz de schistes ne reniera pas.
SUV veut dire sport utility vehicle en anglais.
Autrement dit véhicule utilitaire sport.
Un véhicule utilitaire, je sais ce que c’est, c’est une camionnette…comme ce Citroën Jumper
Jumper de Citroën
Un véhicule de sport aussi, je crois savoir. C’est une voiture de course…comme cette Ferrari ci-dessous.
La question est de savoir en quoi un véhicule est-il sport ou de sport…S’agit-il de faire la course jusqu’au feu rouge suivant ou de grimper sur le trottoir quand on ne trouve pas de place pour se garer?
Imaginons les deux réunis…
ça donne le SUV….c’est à dire un camion de sport.
le moteur diesel Blue HDI du SUV 3008 va t-il résister aux tests antipollution de demain?
Je pense à ces gros 4×4 qui parcouraient le Paris-Dakar.
Non, non, j’ai tout faux.
Ce n’est pas ça.
Aujourd’hui le SUV roule en ville et sur autoroute, pas dans le désert mauritanien.
Il n’a pas plus de place que dans une berline classique, juste un peu de capitonnage en plus et…un gros moteur monté sur 4 routes motrices avec des pneus de tracteurs.
J’exagère un peu mais globalement c’est ça.
Les conducteurs-trices sont mis-es en confiance pour aller mener les bambins à l’école et en plus ça valorise l’image de gens considérés par les écolos comme des gros beaufs de la conduite automobile.
C’était mon quart d’heure de méchanceté du matin.
Gros con le Maxou?
Bof, je m’en fous un peu.
Ce qu’il faut retenir c’est que le SUV est un véhicule contraire aux mobilités douces:
il pollue davantage
il prend plus de place en ville
il est dangereux en cas d’accident pour les piétons et les cyclistes.
On s’amuse parfois le soir à rechercher les vélos les plus légers.
Je tombe tout à fait par hasard sur ce modèle TREK Emonda.
Pas n’importe lequel: le SLR 10.
La légèreté est inversement proportionnelle au prix.
On dit que pour gagner un kilo, il faut dépenser 1000 euros de plus!
Certains cyclistes préfèreront perdre du poids avant de se lancer dans des dépenses conséquentes.
Avoir un vélo comme celui-là nécessite une bonne remise cadenassée comme pour la cave à vins qui contient des grands crus…tout en se méfiant du bike-jacking.
Poids du vélo: 4.88kg.
Prix………..12.000 euros!
Relativisons: il manque la pompe, la sacoche de selle, le porte-bidon et le bidon, les pédales. De quoi faire grimper la balance de presque un kilo.
Dans ce registre des vélos légers, la chasse est ouverte; d’autant que ce modèle Emonda est sorti en 2016.
En étant moins gourmand, on trouve deux autres modèles:
A Joncherey, Territoire de Belfort, demi-tour et cap sur Thann. Vous avez vu tous ces plans d’eau?
Mon voyage du jour prend la route.
J’ai mis un fil à plomb devant la carte et j’ai pris le sud.
J’ai stoppé à Réchésy.
J’ai fait une branche ouest pour ne prendre le même chemin au retour.
A Joncherey (Guntscherach en allemand), demi-tour et cap sur Thann.
Mes itinéraires vélo ressemblent à la navigation maritime.
Mais elle est sur terre.
Mon titre s’intitule « zones à défendre » tellement j’ai rencontré de sépultures et de stèles de toutes sortes des deux guerres.
Notre terre est marquée à jamais par notre histoire proche.
Images…
On en mangerait. Nénuphars à MertzenHabitat traditionnel d’AlsaceLa commune s’est ingéniée à construire un moulin au centre du village (Uebertrass)Unsere liebe Frau von Grünenwald est sur le ban de Ueberstrass mais dépend de Friesen. Dégommée en 14 et reconstruite dans les années 30. Lieu de pélerinage. Joli cadre de verdureUnsere liebe Frau von Grünenwald, les commodités sont dans l’esprit architectural des lieux. Decaux n’aurait pas fait mieux. Vespasien non plus.Là c’est le carrefour de Réchésy…et le monument dédié aux ambulanciers de la guerreMon attention est attirée par Florimont à droite de mon parcours. J’y file. L’église a été construite en 1863 pour remplacer l’ancienne église dont il ne subsiste que le clocher. Majestueux édifice pour une population qui ne comptait pas 500 ouailles à l’époque!Je grimpe au cimetière qui surplombe le village. Subsiste l’ancien clocher de l’église détruite et mentionnée en 1275Avec mes pneus fins, je ne monterai pas à la tour de Florimont qui est située au-dessus du cimetière. Ruine subsistante du château fort . En 1583, un incendie détruit le château qui est reconstruit. Pendant la guerre de Trente Ans, vers 1632, les troupes suédoises, qui ravageaient les campagnes autour de Belfort, pillèrent la ville et le château qui ne se releva pas de ses ruines.Joncherey. Stèle à la mémoire du caporal Jules André Peugeot tué cinq heures avant la déclaration des hostilités de 1914. Pas de parenté mentionnée avec les automobiles Peugeot. Lire l’histoire sur WikiCe char est exposé dans un haut de côte dangereux. Prudence si vous vous arrêtez. Le 5 novembre 1944, des chars Sherman se dirigent vers Magny…lire la suite ici
A Chavannes-les-Grands, il existe un petit cimetière sur le GR5 direction Montreux Jeune avec les sépultures d’un lieutenant et de ses soldats tous tués en 1914.
Une cycliste a été percutée par une voiture qui roulait dans le sens centre-stade de l’Ill. Âgée de 66 ans, elle a fait un vol plané après avoir tapé le pare-brise du véhicule et s’est retrouvée projetée à plusieurs mètres. Les pompiers arrivés sur place ont procédé à des massages cardiaques, la victime étant en arrêt cardiorespiratoire. (journal l’Alsace du 10 juillet)
L’accident est survenu hier à Mulhouse.
La presse locale ne fournit pas de détails sur les conditions dans lesquelles la cycliste a été renversée par une voiture boulevard Stoessel.
Cette zone de Mulhouse est très fréquentée des automobilistes et des cyclistes; des ouvrages cyclables y sont pourtant délimités et bien entretenus mais les intersections y sont nombreuses.
La métaphore s’est emparée du jargon journalistique pour exprimer ce qui recommence chaque année dans la torpeur estivale: le grand cirque du Tour de France.
La caravane du Tour passe, les chiens aboient.
Moi aussi je sais user de la métaphore.
Comme vous l’imaginez, je ne vais pas me priver de baver sur le Tour. Sinon je ne serais pas fidèle à mes principes là où d’autres s’assoient dessus.
Exit les grèves SNCF, la hausse de la CSG, exit les nuages annonciateurs de la fin de la réversion des pensions, tout le monde s’en fout, l’essentiel c’est d’avoir le Tour de France.
Le Pays peut sombrer en arrière-plan des nations puisque le Tour dessine ses contours sur toute la planète. Comme en Russie où Poutine force l’admiration avec son Mondial du football pendant que son peuple périclite.
Allez ne soyons pas bégueule, le Tour de France est populaire comme jamais!
Alors va pour le Tour de France et ses flonflons qui font chavirer le Pays et la France profonde en congés payés.
Tout est dit et je l’ai déjà dit maintes fois.
Puisqu’il faut l’ivresse, buvons le nectar empoisonné jusqu’à la lie!
Au diable, l’affaire Festina! Les pisse-froids n’ont qu’à se taire.
Les Français ont la mémoire courte. Ils n’ont même plus de mémoire du tout lorsqu’il s’agit de communier en cœur à la gloire du Tour ou encore du foot.
Alors?
Alors pourquoi raviver cette plaie du dopage dans le Tour et empêcher la ferveur de s’exprimer devant les efforts surhumains de types à vélo qui chaque jour forcent l’admiration?
Pensez-donc, disait cette femme à la TV, mon petit-fils de 23 ans est sur le Tour et j’en suis fière…
Et Laurent Bodin dans l’Alsace de préciser: « Tout est clair » a […] tranché l’Agence mondiale antidopage. Un bataillon d’experts scientifiques et d’avocats a peut-être sauvé la réputation, voire la carrière, de l’asthmatique Christopher Froome, mais il ne l’a pas réhabilité, ni parmi ses pairs, ni dans le grand public.
Ni dans le grand public? j’en doute.
Réhabiliter Froome, le grand public s’en fout. Ce qu’il veut le grand public, c’est des jeux comme dans les arènes romaines où il fallait du sang. Contaminé ou non, le sang.
On est loin, très loin de la Petite Reine et des avantages qu’elle pourrait procurer à la planète si au lendemain du Tour, tous ceux qui s’aventurent en tong le long des routes décidaient au retour d’abandonner leurs bagnoles et leurs camping-cars au profit du vélo.
Même le diable prend ses vacances en tong
Il n’y a même pas dans le Tour l’ombre d’une morale capable de l’absoudre de tous ses péchés.
Mais le Tour est une religion et son pèlerinage immuable doit s’accomplir.
Aujourd’hui, j’ai essayé une voie médiane (33km, 900m)
Neuf kilomètres de grimpée depuis le km 5 jusqu’au km 14 et 700 de dénivelée, ce qui fait une pente moyenne de presque 8%.
Elle passe par le camp Turenne. Mais auparavant je monte par Bitschwiller jusqu’à la place Grumbach, le col de Grumbach, le chêne Wotan, l’abri du Baecherkopf avant d’atteindre Camp Turenne.
Le randonneur est-il hôte ou otage du paysan et de ses produits frelatés et des forestiers qui détériorent tout sur leurs passages? C’est irritant cette mise en garde du Club Vosgien. (chêne Wotan)
Le camp Turenne ou Thomannsplatz . Il existait de nombreux camps pour abriter les troupes françaises en 1915 sur ce versant de la montagne. Plus d’informations ici. Au camp Turenne, un monument a été édifié en mémoire des soldats inhumés.
Ensuite je prends le GR5 étroit et caillouteux sur un kilomètre environ qui mène au chalet refuge AN.
Je pédale jusqu’à Camp Turenne et ensuite à partir du camp Turenne, je pousse. Trop dur pour moi! Mais d’autres grimpent sur le vélo.
Au refuge des Amis de la Nature du Molkenrain, c’est jour d’affluence.
refuge AN Molkenrain
Je redescends par la route jusqu’au col de Herrenfluh et je longe la courbe de niveau 900m jusqu’à la gorge de l’Erzenbach qui me permet de descendre à Steinbach.
Les petits cygnes font leur footing matinal sur le grand canal de Niffer .
Si nos aïeux revenaient.
Je me suis souvent demandé, si nos aïeux revenaient, ce qu’ils trouveraient changé.
Les villages qui se sont agrandis, les voies élargies, le trafic routier envahissant…et un cortège d’échoppes fermées et de champs abandonnés remplacés par de laides zones commerciales.
Il me suffit de revenir dans mon ancien terroir au bout de quelques mois pour voir de tels changements.
Et aussi la même complexité pour le cycliste en milieu urbain.
Sur ce plan, je n’ai pas vu d’amélioration, toutes les chausse-trappes d’antan sont toujours là dès qu’il faut traverser l’agglomération mulhousienne.
Des giratoires à foison où le cycliste est drossé sur les trottoirs, des feux pédagogiques systématiquement au rouge à votre arrivée,…bref, la vie cycliste n’y est pas plus belle qu’avant.
Les visiteurs de notre belle région semblent parfois ignorants de son histoire.
– « Ainsi il y aurait eu une guerre en 15 à cet endroit des Vosges? on ne l’imagine pas!… »
– « Oui, m’sieur! c’était même une guerre mondiale, elle s’appelait la Guerre de 14-18 »
Je croyais pouvoir m’accrocher à quelques marqueurs de notre histoire proche pour expliquer les soubresauts vécus en Alsace au cours des derniers conflits.
Certes on peut se contenter du folklore local qui convient très bien à entretenir les clichés habituels, la choucroute, le Riesling, le dialecte et les parcs à cigognes…en y ajoutant les géraniums.
Mais prenons par exemple le Vieil Armand, lieu de bataille sanglante.
abri allemand construit de sacs de ciment pétrifié
C’est une bonne entrée en matière pour qui veut comprendre 14-18 et sa traduction concrète sur le terrain.
Parcourir les galeries, découvrir les abris, les vestiges de la mitraille, retracer les étapes cruelles des avancées et des reculs successifs, on peut se dire que c’est une bonne explication de texte pour l’été, une sorte de de devoir de vacances.
Pourtant, point n’est besoin de remonter aux Gaulois pour surprendre notre inculture crasse.
Comment passer d’une guerre de position sur un piton rocheux à l’explication des causes du conflit? l’exacerbation des nationalismes? l’expansionnisme économique des États? et le « revanchisme » de la perte de l’Alsace-Lorraine?
L’huissier a délivré une sommation à ne pas faire.
A ne pas faire quoi?
A mettre en place un compteur Linky.
Et le client a cadenassé symboliquement l’accès aux ouvrages.
En cas de danger, l’intervention d’un agent aux organes de coupure va se trouver ralentie; ce n’est donc pas très intelligent de pratiquer ainsi.
Entre EDF, pardon ENEDIS, et ses clients, c’est la guerre.
Le mastodonte EDF n’ose pas entreprendre la force de crainte de passer pour un méchant.
Pourtant n’importe quel agent assermenté d’EDF est capable de dresser un procès-verbal pour enjoindre le client de laisser accès au compteur qui est la propriété du distributeur, faute de quoi la distribution peut être interrompue.
Non, EDF joue le pourrissement.
Ce n’est pas grave, 35000 compteurs sont posés chaque jour…et les récalcitrants ne changeront rien au programme de l’opérateur qui est de remplacer ses 35 millions de compteurs.
Fin 2017, ils étaient déjà 8 millions à être posés.
Au total, ces compteurs comportent de nombreux avantages:
télé-relevé d’index à distance
télé-changement de puissance
mise en service instantanée en cas de changement de fournisseur
…et aussi des inconvénients pour les mauvais payeurs comme la télé-coupure.
Cette toile exposée au musée de Thann ressemble fort à Kohlschlag au col Amic. mais je me trompe peut-être.
Une très belle exposition de peintures allemandes a lieu actuellement au Musée de Thann.
Elle retrace la vision du Hartmannswillerkopf par des peintres allemands contemporians venus tout spécialement pour le Centenaire de la bataille. Des lieux de guerre mais aussi des environs et en particulier de Thann et de son vignoble.
Voici ce qu’écrit le peintre Nikolaus Störtenbecker dans le fascicule de présentation « 1914-2014 » de leur exposition…….
Les cyclistes aiment les petite routes sur les versants des Vosges. C’est là que je me suis installé avec mon collègue Frank Suplie pour peindre la ferme en contrebas. Les cyclistes qui dévalaient la pente ne parvenaient pas à voir ce que nous étions en train de peindre. Les autres, qui grimpaient péniblement, le souffle court, en voyaient plus et se montraient impressionnés, ce qu’ils nous signifiaient en levant le bras et en criant quelque chose qui se terminait invariablement par un « bonjour monsieur » (Nikolaus Störtenbecker)
Exposition de peinture « 1914-2014, die Norddeutschen Realisten am Hartmannsweilerkopf »
En substance, nous parlons de Macron et de sa politique.
Je n’en fais pas une fixation car comme pour ses prédécesseurs, j’avais constaté leur incapacité à gouverner ce Pays.
Selon les experts, la France serait plus sensible que ses voisins aux questions socio-économiques. Par exemple, les Allemands se montreraient plus dociles aux phénomènes d’appauvrissement et aux boulots mal payés. Les lois Hartz IV sont passées par là. En France les lois El Khomri et la loi travail n’auraient pas encore fait toutes leurs preuves en terme de réussite. Alors la France ronchonne.
Pour Macron la dégringolade est encore plus rapide. Le taux des mécontents de son action s’envole à 59% (+5) en juin.
Présenté comme un grand bourgeois formé aux belles lettres, il s’avère être en privé d’une vulgarité comparable à Sarkozy.
Sa dernière saillie sur le pognon de dingue dépensé pour les minimas sociauxen est l’illustration.
D’aucuns s’ingénient à espérer une victoire des Bleus au Mondial.
Comme quoi, pour nos contemporains, la politique c’est bien une foutaise. Comme si des footeux qui tapent dans un ballon allaient redonner du tonus au pays!
Il nous avait prévenu, la France d’avant c’est fini.
Vous allez voir ce que vous allez voir.
Effectivement on a vu.
La loi travail en premier, cette loi qui devait relancer le travail.
Pas l’ombre d’un frémissement de reprise.
Mais restons zen: l’emploi en France est rare depuis longtemps.
Depuis Giscard, c’est à dire depuis des temps immémoriaux pour la plupart d’entre-nous.
Exit la loi travail, passons à la SNCF.
Il fallait faire la peau aux cheminots, c’est fait.
Maintenant les trains vont pouvoir rouler et arriver à l’heure.
Attendons de voir!…
Pour l’heure, les grands gagnants sont les bus Macron, cette hérésie environnementale qui consiste à utiliser la route et des engins diesel à la place des trains.
Le 80 km/h.
Une mesure imbécile, je n’ai pas peur de le dire.
Quand le tabac fait 75000 morts, on tente d’en éviter 300 sur la route sans aucune preuve que la mesure sera bénéfique. Va t-on changer les comportements? non!
C’est sur le chapitre des retraites qu’on attend à présent Macron.
Un sujet explosif après la hausse de la CSG de 1.7%.
Sous prétexte d’harmoniser les régimes, le gouvernement se prépare en fait à amputer les acquis des retraités et des veuves qui bénéficient d’une pension de réversion.
Je ne souhaite qu’une chose à cette politique de gribouille, c’est qu’elle échoue le plus tôt possible et qu’on passe à autre chose.
Nuit d’effroi au beffroi
Thann et sa Collégiale
En bon citoyen, je me suis rendu samedi soir à la Crémation des Trois Sapins de Thann.
Thann en allemand, c’est le sapin.
La crémation de ces sapins, c’est un peu comme les feux de la Saint Jean, mais je n’en connais pas toute l’histoire moyenâgeuse.
Je tente d’approcher le centre ville au milieu d’un amoncellement de bagnoles.
Puis, le contenu de mon vélo est inspecté au sas d’entrée.
Je le cadenasse et je tente de me frayer à pied un chemin parmi la foule.
Bières et merguez à gogo. Les familles s’impatientent.
La grand messe est diffusée sur écrans géants.
Les ados grimpent sur les parapets pour mieux voir.
Je baigne dans les vapeurs de saucisses pendant que le clergé officie.
Il y aura me dit-on des évocations historiques sur le parvis.
Je n’en vois rien.
A 23 heures, les pompiers testent leur dispositif anti-incendie.
On va mettre le feu aux sapins au pied de la Collégiale.
Pourvu qu’elle ne brûle pas!
Les trois sapins s’embrasent et dégagent une imposante volute de fumée.
Les escarbilles volent au-dessus des toits…tandis que les lances à incendie dessinent un rideau d’eau pour protéger la population agglutinée autour de la place.
J’en ai assez vu.
A 23h30, les détonations du feu d’artifice retentissent.
Les Vosges disposent d’un capital sympathie dès que les beaux jours reviennent.
Je parle des touristes qui reviennent chaque année.
Les Vosgiens d’ici la pratiquent par tous temps.
Ce sont les inconditionnels de la montagne ballonnée.
J’étais depuis hier soir à la recherche de je ne sais quel parcours tortueux à faire aujourd’hui en route ou en VTT.
Puis je suis parti me coucher sans savoir où j’irai.
Ce matin, pas de temps à perdre car je souhaite éviter l’après-midi qui s’annonce chaude.
J’ai donc fait simple.
Les chèvres de Kohlschlag se baladent le long de la route
Amic-Hundsrück.
On pourrait dire un format classique qui tient en trois heures.
Des dizaines de cyclos, certains venus de l’extérieur.
Le signe qui ne trompe pas, c’est le petit sac à dos qui témoigne qu’ils sont en voyage.
Des adeptes de la montagne déterminés pas fâchés d’en découdre avec les pentes vosgiennes.
Les Vosges à Goldbach
Christian est déjà là à l’espace repos du col Amic.
Un rencontre fortuite.
Échange de nouvelles, évocation des belles années, on se quitte.
Deux cyclotes LRV qui abordent la montée de Goldbach.
Bon courage!
Quelques bucoliques qui daignent s’arrêter pour photographier Bitschwiller et son écrin de verdure.
Un autre qui déclare forfait peu avant la fourmi et s’assoit sur la glissière.
J’en peux plus …c’est encore loin le sommet?
Trois cents mètres…
J’ai un peu minoré pour l’encourager à remonter en selle.
La jeune gazelle qui me dépasse est polie, elle me dit bonjour et enroule un bon braquet sans souffle court. Elle, au moins, n’a pas besoin de savoir si le sommet est encore loin, elle file rejoindre ses copains déjà en haut.
Bon, j’ai accompli mon exercice du jour sans raté.
Ces deux-là descendront le Hundsrück en quatrième vitesse. Des pros, à n’en pas douter.
En descendant le Bourbach, un couple devant qui mouline fort.
Car quand je traverserai Hirtzbach, je penserai à la dame blanche.
Et j’irai fureter du coté du Neuweiher et écouter s’il n’y a pas des cris de cochons dans la forêt.
Peut-être même y retrouverais-je l’enquêtrice Poisson?
J’ai enfin compris le commentaire de louma110 ….
Et presque a la fin on peut deviner , pourquoi on n’a rien retrouvé des ces 4 « sales gosses » de la bourgeoisie locale pour peu qu’on ait vécu a la campagne dans les jeunes années !!! ! pour les cochons tout est bon !!!!!
Pour me mettre à l’abri temporaire des contingences d’un été fou, je vais cette fois me replonger dans Le désert des Tartares de Dino Buzzati, lu il y a vingt cinq ans.
Pourquoi?
Comme ça, je ne sais pas.
Juste pour y retrouver l’ambiance du temps qui passe.
J’ai d’autres choses en attente qu’on vient de m’offrir
Le vieil homme et la mer d’Ernest Hemingway
Nouvelles extraordinaires d’Edgar Poe
Je vais être forcé de ne pas m’attarder en chemin pour abreuver cette soif de lire.
C’est Mountain Bikers Foundation qui l’annonce. Son recours devant le tribunal administratif contre l’interdiction du VTT dans les Cévennes a été entendu.
Le Parc National des Cévennes retire son arrêté du 10 juillet visant à interdire le VTT sur différents sentiers en cœur de parc.
Outre les éternels articles phare de vélomaxou que sont le panneau V20 et le triple plateau, mes billets frais du jour marchent bien ainsi que Pénélope.
Pourquoi Pénélope?
Je n’en sais rien.
Allez savoir pourquoi cette satire de notre monde politique suscite un tel engouement rétrospectif!
Peut-être à cause de cette émission de télé qui vient de nous rappeler les turpitudes de celui qui comptait incarner la France, il y a peu.
La montagne à vélo est un insatiable besoin pour qui aime pédaler et rencontrer son terroir (col de Croix de Fresse) Je vous recommande la Bonnette, mais pas le maillot. Cousu de fil nylon, il me gratte la peau. C’est un supplice.
T’en fais trop m’a dit Alain rencontré hier au Grand Ballon.
Vélomaxou en ferait trop?
Ni plus ni plus moins que l’année précédente, pensais-je, en redescendant du col Amic.
Je lui ai fait part de mes doutes d’atteindre 70 ans en toute plénitude comme pour excuser ma soif de montagne et tenter de justifier une fuite en avant involontaire.
Lui qui est un exemple pour nous tous a ressenti un coup de moins bien autour de…72ans, puis il est reparti de plus belle sur nos routes de montagne vosgienne.
J’ai donc encore un sursis!
Cependant, ce matin, j’ai eu un doute.
Les stakhanovistes de la moulinette en savent quelque chose, ils veulent ne rien oublier de leur palmarès.
Conteur public, compteur privé, tout est consigné dans un coin.
Je ne déroge pas à la tradition.
Kilomètres à plat, kilomètres en montée, oui j’ai tout cela aussi.
Sous le manteau.
La route des Américains, un casse-patte souvent inattendu
Pour ne pas rougir devant les professionnels du voyage à vélo, ceux qui peinent à s’arrêter, ceux qui trouent les cuissards et rapiècent les boyaux, je compte en douce.
Bon, nous ne saurons rien, rien qui puisse mettre en cause cette qualité de cycliste authentique que nous revendiquons tous.
Il n’y aura pas de tromperie sur la marchandise, chacun va « à sa main » là où il veut, quand il veut, à la vitesse qu’il souhaite.
Sauf qu’à fin juin, j’ai déjà dépassé mon score de grimpée de 2017.
Fastoche: avec 9000 mètres de VTT à Argelès en avril et 10.000 mètres de vélo à sacoche en mai pour aller à Valjoly, j’avais pris deux longueurs hauteurs d’avance sur l’année en cours. (Pour un néophyte du voyage à sacoche, boucler 1000 mètres de dénivelée chaque jour est une épreuve en soi)
Mon insatisfaction lors des grimpées s’expliqueraient donc par un excès, un surplus de montées à mon corps défendant et que je n’aurais pas voulu?
Les migrations humaines n’ont jamais cessé au fil de l’histoire humaine.
Mais l’homme moderne est devenu sédentaire.
Après 100.000 ans, l’Afrique, puis l’Asie Centrale ont constitué les principaux berceaux de migrations vers l’Europe.
Puis les époques coloniales romaines, les Vikings, les vastes razzias sur les côtes africaines pourvoyeuses d’esclaves bon marché aux Amériques sont venues.
Aujourd’hui notre confort petit bourgeois européen est incapable d’admettre cette nouvelle vague migratoire sur nos côtes.
Il faudra pourtant s’y faire.
Que ça se passe mal est compréhensible.
L’Europe et les États-Unis en particulier le vivent très mal.
Les réactionnaires de droite une fois au pouvoir sont capables du pire.
Comme Trump…ou comme Orban en Hongrie.
Sans parler de l’Italie plus récemment.
En France, on n’en est plus aux vagues migratoires du réfugié espagnol, italien fuyant Mussolini.
Ni à l’appel d’air magrébin des années 60 impulsé par le patronat en recherche de main-d’œuvre bon marché.
Aujourd’hui, ce sont des populations déstabilisées qui fuient leurs sols, déstabilisées par les régimes politiques, la faim, les guerres…et le réchauffement climatique dont les pays riches sont grandement responsables.
Il n’est pas facile de se faire une opinion, tiraillé par les enjeux politiques qui tendent à travestir la réalité.
Dans mon quartier, j’ai autour de chez moi des familles tunisiennes, algériennes et turques…et aussi quelques Alsaciens « de souche ». Moi je suis l’immigré de l’intérieur comme on dit ici.
Je n’observe pas d’incompatibilité dans le vivre-ensemble pour autant que chacun respecte le mode de vie de l’autre.
Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de problème d’adaptation ailleurs, mais après une ou deux générations, l’intégration se passe plutôt bien.
Attention l’intégration n’empêche pas le communautarisme.
Le fondamentalisme religieux en est le plus souvent à l’origine.
A débile, débile et demi. Le cycliste l’est déjà totalement
Les cyclistes commencent à déchanter.
Eux qui croyaient être les seuls à pouvoir faire l’éloge de la lenteur se trouvent rattrapés par la voiture.
Conduire une voiture va devenir aussi agréable que piloter un vélo…le prix en plus.
Admirer le paysage, rouler glaces ouvertes, sentir la nature, anticiper les nids de poule de la France en péril, tout cela va être possible avec le prochain 80 km/h.
On imagine dès lors tous les bénéfices de cet abaissement de la vitesse:
encore moins d’entretien des asphaltes routiers
moins de blessés, donc moins de surcharge des hôpitaux
moins de grosses berlines turbo vendues donc moins de pollution
encouragement des ténors de la politique à emmerder la France de peu, celle qui ne sert à rien
Cette concurrence inattendue de la voiture avec le vélo ne risque t-elle pas de faire perdre la suprématie du deux roues à pédales non seulement en ville mais aussi sur les courtes distances inter-urbaines?
Déjà les commerces de cycles s’inquiètent; ne vont-ils pas se retrouver avec des stocks d’invendus sur les bras? Ceux qui applaudissent ce sont les fabricants de voitures sans permis. La marque leader Aixam voit son cours s’envoler.
A quoi bon passer le permis si on va aussi vite avec une voiturette!
Avec le 80 km/h le boum des ventes de voiturettes va s’accélérer
Non, car il faudra encore compter sur les bouchons et la pollution.
Sans parler du coût de l’essence et de la chute de la cote du diesel qui va rendre ces véhicules neufs ou d’occasion invendables à moyenne échéance.
Ce qui va être symptomatique du désarroi du monde automobile, c’est la ruée pour la revente de son diesel qui va intervenir les mois prochains.
Finalement le diesel risque d’auto-disparaître de lui-même…et l’usager va s’occuper d’en accélérer l’obsolescence encore plus vite.
Bref, le cycliste a encore un bel avenir devant lui.
Comme je suis un grand bavard de l’écriture, je me dois de compenser l’exercice verbal par l’exercice physique.
J’ai tout de même grimpé dans ma peine le Hundsrück par le Steinby avec son petit 9% avant la première courbe et son 12/13 après le plan Diebold.
La route n’est pas insidieuse, elle ne nous prend pas en traître; j’en connais les difficultés comme ma poche, ses imperfections, ses rapiéçages, ses granulats roulants, pas roulants…et j’ai l’œil rivé sur le cardio comme le machiniste sur le manomètre de sa chaudière à vapeur.
Puis à la sortie de Houppach, je m’arrête.
Et je contemple la vallée.
Je suis un contemplatif, ça ne vous échappe pas.
Les lavandières de Guewenheim m’interpellent.
Tant qu’y’aura du ling’ à laver On boira de la manzanilla Tant qu’yaura du ling’ à laver. Des homm’s on pourra se passer Et tape et tape et tape avec ton battoir Et tape et tape tu dormiras mieux ce soir.
(Luis Mariano)
Ceux qui ont connu la chanson feront la relation avec ces figurines de femmes au lavoir.
Au Portugal il est appelé papoila ou papaoula. En turc, son nom est gelincik (= petite mariée). Chez les berbères, les femmes l’utilisent pour leur maquillage et on l’appelle Aflelou. En albanais, le coquelicot est appelé: lule flanules ou fleur avec drapeaux. En catalan, il est appelé rosella.(Wiki)