Qu’est-ce que c’est?

Inimaginable?

Je suis passé le long hier et je me suis demandé ce que c’était.

Maintenant je sais. Serez-vous perspicace? C’est facile vu que l’endroit apparait sur la carte.

L’autre vélo

Ce n’est pas la compétition, ce n’est pas le cyclotourisme, ce n’est pas le VTT. Alors c’est quoi? disons que c’est du vélo urbain, du vélo quotidien. Du vélo tout court. (tourné à Delft le 24 avril)

Retour de Hollande

Gare d’Amsterdam. On peine parfois à retrouver son vélo

Précision: on doit parler des Pays-Bas et non de Hollande. Du fait de l’importance historique de celle-ci, le terme Hollande est aussi utilisé, par synecdoque, pour désigner l’ensemble des Pays-Bas (Wiki)

C’est l’heure de faire part de mon rapport d’étonnement.

Chaussée à voie centrale banalisée. Même le bus est prié d’attendre que la voie soit libre en face pour dépasser les cyclistes. Impensable en France! Une voie sans axe central incite à ralentir

De retour de Hollande, il faut bien que le cycliste que je suis tire ses impressions d’un pays considéré comme modèle en matière de deux roues non motorisés. Convenons-en, la Hollande et beaucoup d’autres pays plats voisins inspirent tous les militants de la cause du vélo. Parfois à un point tel qu’ils agacent! En Hollande, ils font comme çi et ils font comme ça, tandis que nous, on est nuls, archi-nuls.C’est le discours entendu dont on use parfois à l’excès.

Le scooter thermique à vitesse bridée est en passe d’être supprimé à Amsterdam suite à la pollution qu’il génère (voir le blog Isabelle et le vélo)

Cette fois, je peux témoigner de visu.

Effectivement la Hollande pratique le vélo. Un autre vélo. Pas celui que l’on trouve dans nos vitrines Go-Sport, Culture Vélo ou dans les rayons de Décathlon. J’ai compris que la Hollande a une toute autre vision de l’usage consacré du vélo que la nôtre. D’abord, le vélo est urbain, pratiqué depuis des décennies avec des machines qui n’ont rien d’aérodynamique. Ce sont des machines roulantes. Un point, c’est tout! Des machines avec lesquelles la cohabitation en ville n’est pas toujours facile. A Amsterdam, le cycliste joue volontiers de sa sonnette pour dégager la voie encombrée de touristes.

Pourtant les accidents existent. Ici avec un cyclo-sportif dont la route a été coupée par un automobiliste rentrant chez lui

Ensuite le vélo hollandais semble être l’incontournable d’une citoyenneté de bon aloi: on nait Hollandais, on est donc vélo du plus jeune âge jusqu’à un âge avancé! J’en veux pour preuve que les mères de famille trimballent leurs marmots non pas dans une voiture mais sur un vélo. Un, deux, voire trois enfants sur le vélo!..et le dimanche, toute la famille est à vélo.

vélo en libre service dans le parc Kröller-Müller

Puis viennent les dispositions réglementaires en matière de voirie que l’on peut résumer ainsi: le vélo d’abord, le reste ensuite! Dans ces conditions, inutile de pleurnicher, même sur une voirie secondaire, la bagnole, le camion, ne font pas la loi, c’est toujours le vélo d’abord avec la chaussée à voie centrale banalisée (CVCB) celle codifiée chez nous par le décret PAMA du 2 juillet 2015 et que je n’ai encore jamais rencontrée en Alsace.

Dès son plus jeune âge, l’enfant est associé au vélo

Le vélo-cargo chez nous semble être encore une curiosité insolite quand la Hollande en use sous toutes sortes de déclinaisons pour transporter des colis, des enfants,…

vélo moderne à tout faire hollandais

Il faut pourtant garder raison. La Hollande est un pays plat, hyper-plat où les « grimpeurs » se retrouvent dans la forêt dApeldoorn qui culmine à…96 mètres d’altitude. La place, parfois gagnée sur la mer grâce aux polders, permet de découper de larges avenues dans les agglomérations favorables au vélo. Avec 400 habitants au kilomètre carré (le double de l’Alsace) on n’imagine pas venir en voiture dans les centres-villes et l’on en est dissuadé partout. Y compris dans les villages où stationner est un problème, y compris le long des routes où les seules aires sont réservées pour les pannes.

Cela dit, si la Hollande se prête au cyclotourisme, la pratique du cyclisme sportif tel qu’on le conçoit dans les Vosges est illusoire. Inutile également d’envisager le VTT: tout est goudronné!

Et le casque? Une curiosité pour les locaux.

Les potins du lundi

cloche de Fessenheim

Lundi de Pâques. Je ne suis plus très sûr de la chose mais, enfant, j’ai le souvenir que les cloches devaient revenir…


On a dit longtemps aux enfants qu’elles revenaient chargées de friandises qu’elles déversaient dans les jardins et les prés, sur les balcons des appartements.
Dans l’est de la France, pour remplacer les cloches « parties à Rome » pendant la Semaine Sainte, les enfants faisaient sonner leurs crécelles dans les rues, pour annoncer les offices. La crécelle remplaçait la sonnette de l’autel dans les paroisses et les monastères. (source)

Cette fête religieuse de Pâques est cette année particulièrement inhabituelle puisque Notre Dame s’est enflammée mettant croyants et civils en émoi. Il est vrai que notre autorité suprême de la République a su y mettre les formes pour que la communauté se rabiboche le temps du week-end prolongé de Pâques.

Mais demain, on imagine que les hostilités vont reprendre de plus belle.

Les grands experts vont se pencher sur le sinistre de Notre Dame. Peut-on réparer en cinq ans la vieille dame d’au moins huit cents ans? Surtout pas! trop d’eau partout. Les pompiers ont fait des progrès face à la puissance du feu, ils ont la puissance de l’eau. L’eau éteint l’incendie mais achève le désastre. C’est paradoxal. Va t-on refaire la flèche à l’identique ou pas? va t-on construire une charpente en béton? en acier? en carbone?

La France se sent redevenue bâtisseuse. L’argent? aucun problème! S’il le faut on se servira dans les tonnes d’or de la Banque de France. Au diable l’avarice puisqu’il s’agit de faire plaisir à Dieu!

Francis Willmé, l’aérien

Son dernier mobile est fabuleux

On ne présente plus Francis Willmé. C’est un restaurateur et collectionneur reconnu de véhicules anciens installé à Bourbach-le-Bas, rue de l’école.

Francis Willmé est un insatiable constructeur de mobiles animés par le vent. Mais il est aussi un ingénieux concepteur de mécanismes étonnants qui redonnent vie à des objets oubliés ou de récupération. Il construit actuellement une horloge à l’aide de vieilles chignoles, de chaînes de vélo, le tout sera animé par des poids, lesquels poids seront remontés par le vent produit sur une éolienne. Tout un programme savamment pensé et dosé!

Les potins du lundi

Carte grise, permis vélo,…il ne manquera que l’assurance…et pourquoi pas le contrôle technique vu l’état d’épave de certains vélos!

Avec l’obligation du Bicycode sur les vélos neufs, l’imposition du port du casque pour les moins de douze ans, voici venir le permis vélo.

Autrement dit comment faire d’une chose simple comme le vélo quelque chose de compliqué. La dernière invention du gouvernement consistera à délivrer un permis vélo aux enfants d’âge scolaire après une formation dont le coût n’excédera pas 50 euros.

Une formation destinée aux enfants de 6 à 11 ans, afin de leur apprendre à circuler à bicyclette. 1 200 clubs ou associations devraient être habilités à dispenser cette formation. Si elle rencontre le succès, les écoles primaires pourront l’inscrire définitivement à leur programme. (Le Parisien)

Est-ce que cette disposition sera de nature à faire aimer le vélo aux jeunes dans notre jungle citadine? Il est permis d’en douter. Si les parents rechignent à envoyer leurs enfants à l’école à vélo c’est d’abord pour une question d’insécurité des infrastructures.

Trottiner: marcher à petits pas et rapidement dit le dictionnaire. A Mulhouse, les trottinettes électriques s’installent. Pas sur les trottoirs, sur la route. Elles sont pilotées par de grands adultes « bon chic, bon genre ». Ce sont les nouveaux hipster de la trottinette, les geek du déplacement furtif. Ces engins là taillent la route sans qu’on les voit arriver. Un type qui survient à un carrefour sans marcher, sans pédaler, ça ne peut que surprendre l’usager en voiture. On va donc assister rapidement à des mesures radicales pour éviter un carnage. Déjà tous les corps constitués se raidissent face à ce déferlement urbain d’un genre nouveau.


…un million de trottinettes mécaniques et 232.749 trottinettes électrique se sont vendues en France en 2018. (Slate)

Le succès de la trottinette, je l’imagine, tient surtout au fait qu’elle n’est pas « meublante » comme peut l’être un vélo. Ce n’est même pas une chose puisqu’elle n’est pas identifiable au rayon des moyens de transport. Pas de cadre, des roues microscopiques, un semblant de guidon au bout d’un tube, rien qui puisse faire obstacle au déplacement multi-combiné de l’engin dans l’espace urbain, bus, train, escalator, ascenseur…et coffre de voiture.

Voici donc un nouveau venu parmi les usagers de la rue avec la trottinette. Les automobilistes commencent à grogner, les piétons aussi, les mairies…il ne reste plus que les cyclistes qui compatissent plus ou moins en attendant de voir quel statut va être affecté à la trottinette électrique. Il est suggéré qu’on l’assimile au vélo et donc qu’on la dirige vers les pistes cyclables déjà fortement encombrées par des usagers indus, piétons, rollers, chiens et autos-motos. Là où ça se corse, c’est que ces ETNI, Engins Terrestres Non Identifiés, ne sont tenus à rien et en particulier à aucun respect de vitesse. Ainsi on parle de trottinettes pouvant dépasser les 50 km/h!

Fait-on le poids?

91 kcal/24g de glucides/0.5g de protéines/0.3g de lipides

Heureux les maigres! C’est reparti. Me voila les yeux rivés sur la balance. De deux choses l’une: 1/vous êtes vigilant toute l’année 2/vous vous goinfrez et à la fin vous le payez cash sur la balance.

Pour moi, c’est la solution 2.

Sur un vélo, comme à pied, la loi de la gravité ne pardonne pas. Plus on est lourd, plus on souffre. Les articulations, le système cardio-vasculaire et aussi l’image de soi. On aimerait parfois être plume. Sauf dans les descentes! Je ne rentre pas dans un discours moraliste, on peut être naturellement en surcharge pondérale…sans le faire exprès et s’y trouver à l’aise.

Bon alors j’ai repris mon programme Yazio comme en mai 2018. Je n’ai aucune attache avec cette entreprise Yazio et j’ai presque honte de ne pas acheter sa version Premium à 22.49 €/an.

Sans programme Yazio, ça marche aussi: il suffit de manger moins tout simplement. Juste assez pour tenir les jours de dépenses physiques. Yazio est là pour tenir la comptabilité…et des conseils nutritionnels avec sa version payante.

Pour moi c’est 2000 kcal à dépenser chaque jour et à répartir.

Au début, j’exulte, puis après ça rame…normal, il y a des jours où je joue « relâche »

Bon, je suis à mi-chemin, ça valait le coup de faire le point pour prendre date.

Les potins du lundi

Cet homme là était possédé par le vélo. Comme d’autres le sont par le démon. Régine Deforges avait su immortaliser le vélo avec La Bicyclette bleue. Mais ici rien à voir avec le récit imaginaire ou romanesque. Quand à seize heures, deux neurochirurgiens se présentent enfin dans la salle de presse de l’hôpital universitaire revêtus de leur tenue blanche, tous les journalistes retiennent leur souffle, on allait enfin savoir. On allait de quoi souffrait le grand champion cycliste hospitalisé depuis bientôt plus de trois semaines dans ce service de haute technologie médicale.

Alors un des chirurgiens sortit de sa poche une petite chose de couleur bleue qu’on a d’abord eu du mal à distinguer du fond de la salle. Quand les feux des cameras se dirigèrent vers l’objet tenu entre le pouce et l’index du médecin, alors on a su. On a su que le champion cycliste souffrait d’une maladie jusque là inconnue, une bicycloïte aigüe du cerveau.

Un petit vélo dans la tête

L’opération relevait de l’exploit. Personne, pas même les plus grandes sommités du monde cycliste, ne sont encore en mesure d’établir comment ce minuscule objet ressemblant à un vélo de la taille d’un porte-clé a pu venir se loger dans le cerveau de notre champion toutes catégories du vélo.

Les exégètes de la chose cycliste ne peuvent s’empêcher de penser à une forme de calcification du cerveau modelant jour après jour ce mini-vélo mieux qu’une imprimante 3D sans attirer l’attention de quiconque. Alfred Jarry, notre précurseur à tous parmi les bicyclistes, considérait le vélo comme « un prolongement minéral de son système osseux ». Sans conteste, nous étions là en face d’une forme d’endomorphisme qui va longtemps préoccuper la science. Comment un homme sain de corps et d’esprit, dans la plénitude de l’âge, a t-il pu secréter un petit vélo Kinder dans ses lobes cérébraux? Peut-être va t-on découvrir un ADN du cycliste comme il existe un ADN du tueur…Alors on comprendra pourquoi brutalement à trois heures du matin, je saute sur l’ordi pour décrire le songe qui me tient éveillé!

Le monde journalistique est en émoi. Leur crédibilité est mise en question à tous propos. Normal, puisqu’ils s’affichent ouvertement en symbiose avec les pouvoirs de l’ordolibéralisme! Depuis que Facebook est devenu le premier média de la planète (2.1 milliards d’inscrits) , les gazettes font grise mine. Elles se vendent moins et celles fidèles à leur dogme peine à convaincre. C’est ainsi que le journal l’Humanité est en quasi faillite en dépit des perfusions de l’État. Alors le nouveau défi des médias officiels qui tentent de reconquérir le cœur de leurs lecteurs consiste à débusquer ce qu’ils appellent les fake-news, les fausses nouvelles qui envahissent la planète. Un lecteur de vélomaxou le faisait justement remarquer: avec les fake-news, c’est tous les jours le 1avril. Relativisons! Si Facebook est un grand propagateur de fausses nouvelles, c’est aussi parce que le monde politique a de tous temps contribué à berner ses électeurs en leur faisant miroiter de fausses promesses comme à ces pauvres Britanniques englués dans le Brexit. On va encore en avoir la démonstration avec la campagne européenne qui s’annonce.

Le VAE cache-misère de la politique vélo?

Wittenheim et ses infrastructures approximatives (image 2014) chaussée-trottoir-chaussée, bordure casse-gueule, pas d’importance pourvu qu’il y ait de la peinture!

Je me marre. Dans les DNA de ce matin (5 avril), un article à la page de Wittenheim (communauté urbaine de Muhouse) intitulé « Les joies, risques et périls du vélo…  »

Manifestement le journaliste est pro-cycliste et s’est bien défoulé alors qu’il était censé illustrer l’engagement des élus pour le vélo à assistance électrique. Figurez-vous que deux vélos à assistance électrique (VAE) viennent d’être mis à la disposition des agents et élus municipaux…

Aussitôt on convoque la Presse pour immortaliser l’évènement. A quelques mois des élections, ça peut toujours servir.

Deux beaux vélos électriques pour la commune et son maire Antoine Homé (image DNA)

Le plus marrant dans l’histoire, c’est que le journaliste a voulu tester le réseau cyclable de Wittenheim et on n’est pas déçu du résultat…


Pédaler dans la capitale du bassin potassique relève du parcours du combattant. Quelquefois pire, on joue quasiment à la roulette russe alors qu’il s’agit d’emprunter la rue de Kingersheim, (en particulier de la Halle au Coton à la place Thiers). Récemment la municipalité a modifié le plan de circulation au centre-ville.
Pour le cycliste, c’est un cauchemar. A l’évidence si la bagnole reste reine, pour la petite reine on repassera… pas la moindre piste cyclable, pas le moindre couloir réservé à la bicyclette. Le cycliste trompe-la-mort, inconscient ou téméraire, n’aura plus qu’à slalomer au milieu du flux des voitures, une cohabitation souvent hasardeuse. Soit dit en passant, de quoi encourager davantage encore leur usage, ces mêmes voitures ont toujours plus de places de stationnement à leur disposition.

En 2014, j’avais testé l’ensemble de la communauté mulhousienne. Wittenheim recevait 11 points sur un total de 40 reléguant la commune à la 21eme place sur 33.(voir le palmarès)

Après un tel bilan, le maire Antoine Homé répète comme un leitmotiv « la municipalité a la ferme volonté de promouvoir les mobilités locales écologiquement responsables… » On aimerait le croire, mais depuis cinq ans apparemment rien n’a changé.

La mort des sas annoncée?

Sas, sont-ils vraiment utiles?

Vous en voyez beaucoup des cyclistes dans les sas?

Moi pas. Et pour cause, peu sont ceux à savoir à quoi ils servent et ceux qui le savent, comme moi, se gardent d’aller y mettre leurs roues.(lire pourquoi je n’ai pas confiance dans les sas)

En revanche les motards ont trouvé une place idéale pour démarrer en trombe aux feux tricolores.(lire l’article du Parisien).

Enfin, je ne me battrais pas pour inciter les cyclos urbains à les utiliser de crainte que l’un d’eux me reproche de s’être fait bousculer par un irascible du volant.

En attendant, il semble qu’à Paris les prunes tombent sur les motards depuis que la vidéo-verbalisation prend son essor. 18 000 PV ont été dressés pour non-respect de ces sas à vélo en deux mois!

Les potins du lundi

Ça chauffe pour nous, les cyclistes…

Je commence par les choses sérieuses, celles qui bassinent le plus mon lectorat fidèle qui doit subir mon verbiage. Vélomaxou trempe dans son idéologie jusqu’au cou, alors je dois bien m’en débarrasser un peu pour ne pas me noyer. Une métaphore foireuse, je vous l’accorde.

Le réchauffement climatique et la gigantesque pollution planétaire qui en est la source vont-ils enfin faire prendre conscience que notre mode de vie, notre mode développement est incompatible avec notre survie?

Ecologie par çi, écologie par là. Tout le monde est écolo. Le grave handicap de l’écologie, c’est que tout le monde peut se l’approprier et se verdir le temps d’une campagne politique. Nous les cyclos, l’écologie on connait, on en fait tous les jours. Vous allez voir aux Européennes, tous les candidats vont vous parler défense de la planète. Même En Marche qui a réussi à débaucher un écolo-bobo pour faire bien. Vous avez vu comment la presse s’empare des questions de micro-particules partout dans nos villes? (celles en particulier que je dénonce depuis des années dans la plaine d’Alsace), comment les pesticides dispersés dans les campagnes mettent en cause la santé des populations et des enfants dans les écoles? comment nos plastiques se retrouvent au fond des mers et dans les estomacs des mammifères marins? Mais du coté des pouvoirs politiques, nous obtenons en réponse des mesurettes. A Mulhouse où l’autoroute jouxte la ville, on maintient le 110 et on ajoute des voies qui garantissent l’accroissement des flux de camions et de voitures faisant retomber sur l’agglo un nuage d’oxydes et de particules nocives.

Ne rêvons pas! Ce n’est pas l’usage du vélo qui va résoudre tout cela. Mais dans nos villes il peut contribuer à réduire la place de l’auto avec l’aide des transports combinés (transport en commun, vélo et marche à pied).

Faut-il pactiser avec Amazon?…

Ma consœur hésite. Doit-elle accepter de livrer les colis Amazon avec sa flotte de vélos-cargos? ou renoncer, pour ne pas déplaire à ses donneurs d’ordre locaux? Moi je choisirais le dernier kilomètre de mon colis à vélo d’où qu’il provienne plutôt qu’avec un fourgon Mercedes diesel conduit par un abruti du volant qu’aucune police ne verbalise. Il faut apprendre à composer avec Amazon, avec Google et Apple en considérant les tenants et les aboutissants.

La cuisse de Jupiter…

On comprend alors pourquoi le Gilet jaune (et pas seulement lui) est perdu dans cet océan de contradictions et pourquoi il n’a plus confiance en personne. Le Gilet jaune est devenu le poil à gratter de nos politiques depuis que le parti communiste a disparu. Avec le PC de Georges Marchais et la bonne vieille dictature stalinienne du prolétariat, l’ouvrier se sentait citoyen et représenté dans sa condition sociale jusqu’au parlement et même au gouvernement où Mitterrand avait nommé des ministres communistes avec le programme commun de la gauche. Aujourd’hui la classe laborieuse est orpheline. Le prolo n’est plus people. Alors elle manifeste comme elle peut, la classe des oubliés du mercantilisme planétaire…et nos jeunes députés sortis de la cuisse de Jupiter ne savent plus à quel Saint se vouer lorsqu’ils découvrent, effarés, ces curieux hominidés repeints en jaune venus de la périphérie fracasser les vitrines. Je n’ai pas de mépris à l’égard des Gilets jaunes. Ni de regard condescendant. Je ne comprends pas leur inorganisation, leur entêtement à se détacher de toute conscience politique. L’absence de maturité politique est pour eux un grave handicap pour conduire à des choix réfléchis. Alors il ne leur reste qu’à grandir et à faire des choix. On pourra cent fois s’interroger sur les ratés de notre éducation citoyenne lorsqu’on découvre aux ronds-points des citoyens sans conscience de classe qui peinent à expliciter les rapports de domination et la division sociale auxquels ils sont confrontés autrement que par des slogans expéditifs comme Macron démission.

Reste la question énergétique de la planète. Produire des véhicules propres est loin d’être résolu. L’électrique est un mirage puisqu’il revient à piller des ressources rares pour les batteries et à construire des usines électriques atomiques ou à charbon comme en Chine.

Nos gouvernants ne semblent pas mesurer l’ampleur de l’enjeu. En cause la survie d’une idéologie de croissance et de libre-échange mondial organisant le dumping social des travailleurs et le pillage de la planète.

L’Europe de demain s’apprête à amplifier sa trajectoire dans la mauvaise direction en nouant toujours plus d’accords commerciaux comme avec la Chine ou le Canada. C’est une façon d’encourager des échanges inter-planétaires très polluants plutôt que d’encourager notre production et notre consommation locale. Il faut y prêter garde.

La marotte du cyclo…

La frime à l’état pur. J’ai mis la route en jaune citron, le VTT en vert…et le ciel en bleu

Strava et compagnie…

Ces graphiques là, le cyclo ne les montre pas à la cantonade. C’est son jardin secret. Ou alors, il s’expose dans Strava et se tire la bourre par internet interposé. Moi aussi je suis sur Strava dès lors qu’il suffit d’un clic pour se plier aux convenances; en revanche je m’interdis à entrer dans la compétition. Le « j’aime » de Strava, c’est semble t-il le « kudos »…alors je remercie mes amis qui m’envoient ces « kudos » de mes victoires sur moi-même.

C’est Christophe qui me l’a dit …

C’est Christophe qui me l’a dit, il est certainement plus fin connaisseur que moi d’Excel, il fait des comparaisons de ses scores cyclistes « en année glissante ». Les années glissantes ne sont pas spécialement verglacées. J’ai perdu la main avec le tableur depuis que mon patron m’a poussé dehors. Alors je potasse la formule « décaler » pour tenter de reconstruire mon palmarès en année glissante, histoire de bien me mettre la pression chaque soir quand je rentre lessivé de ma sortie vélo. On est tous pareils!

Le buzz du VAE…

La petite boite sur le guidon qui change tout

Le VAE fait le buzz. On en voit à tous les carrefours cherchant leurs routes. Un jour ces machins là vont disposer d’un pilote automatique qui vous ramènera le soir à la maison frais comme un gardon. Les constructeurs s’ingénient à mettre en œuvre des machines qui ont tout du vélo, des roues, un guidon, une selle,…et même des pédales. Mais ce n’est plus tout à fait du vélo. La différence? le vélo vous transporte en moins de deux en haut de sommets mythiques le dimanche matin aussi vite que Cancellara. C’est comme du doping mais du doping propre.

Look E265 existe en version route

Pas de scrupules, Look avec son E765 ne semble pas effarouché en proposant un cadre protubérant pour la batterie. A la place des grosses cuisses, on a à présent le gros cadre entre les cuisses. A chacun son truc!

Frein à disque. Pas beau. Affaire de goût.

Je suis d’accord, on me dit oui c’est pas beau mais avec les freins à disque on n’use plus les jantes…je veux bien accepter l’argument surtout avec une jante en carbone! Mais avant d’user une jante, il faut quand même du temps! Je passe sur le bilan poids/efficacité et sur le prix. Mais des beaux Campa, y’a rien de mieux.

Les véloroutes bientôt concédées?

Des véloroutes concédées? l’idée est dans l’air

Chacun sait que le budget de l’Etat peine à remplir sa mission d’entretien des routes nationales.Le problème n’est pas nouveau, souvenons-nous: le 1er janvier 2006, 18 000 kilomètres de routes nationales étaient déjà devenues de « simples » départementales dans le cadre des lois de décentralisation. Aujourd’hui, le gouvernement réfléchit à une nouvelle façon de se débarrasser des voies de communication dont il a la charge. Comment? tout simplement en se dessaisissant de certaines voies rapides qui deviendraient concédées et donc à péage. Selon la Dépêche.fr Gérald Darmanin, ministre chargé du Budget, et Elisabeth Borne, ministre des Transports, ont d’ailleurs mis en place un groupe de travail sur « l’évolution de la gestion » du réseau routier national non concédé. Ce rapport devrait être rendu d’ici l’été 2019. Le président de l’ASFA, Arnaud Hary, interrogé par Radio France ne dit pas autre chose : « Chaque fois que l’État décidera d’aménager son réseau de routes nationales et de le transformer en autoroutes concédées, les sociétés d’autoroutes répondront présent, » et d’ajouter « les véloroutes pourraient constituer pour nos sociétés un nouvel axe de développement riche en perspectives compte tenu de la demande croissante d’une nouvelle clientèle adepte de tourisme vert. »

Le vélo-sarcleur

Recycler votre vieux vélo en houe maraîchère, pourquoi pas! Ce n’est pas un poisson d’avril. Il ne reste plus qu’à trouver le bon cheval à la maison…

Tous les détails ici

Tués à vélo, trop!

Accidentologie routière (chiffres sécurité routière)

17 morts à vélo en février! Les chiffres sont là. Les tués à vélo augmentent.

Selon Olivier Schneider, président de la FUB « la majorité des tués, contrairement à une idée reçue, ce n’est pas en ville, c’est hors agglomération » et « ce sont souvent des hommes de plus 50 ans qui sont les victimes ». Sous-entendu, ce sont des cyclotouristes âgés.

C’est vrai que les seniors de plus de 65 ans sont en forte hausse (+18% tous usages confondus) parmi les tués. Est-ce l’effet du papy-boom?

Soit 184 cyclistes tués lors des 12 derniers mois contre 147 en 2010. Si les chiffres sont indéniables, en revanche il manque un paramètre, celui de la croissance des cyclistes observés lors des 10 dernières années.

Plus précisément, il manque aux chiffres des tués les causes et les circonstances de ces décès de cyclistes. Ont-ils percuté un véhicule? ont-ils été renversés? sont-ils seuls en cause?

Ce flou entretient la suspicion vis à vis de l’État et de ses services. Les pouvoirs publics ont choisi de faire un enjeu politique de l’accidentologie routière depuis de longues années. Que va décider le gouvernement de façon arbitraire? ne va t-on pas en profiter pour imposer le port du casque? Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, n’y sera pas étranger.

Le cycliste tête de bois

Un homme de 66 ans qui circulait à vélo, rue des chasseurs à Montpellier, a été renversé par une voiture mercredi vers 11h. Le conducteur ne s’est pas arrêté. Le cycliste, sérieusement blessé, a été évacué par les pompiers aux urgences du CHU de Montpellier. (source)

Le prix à payer pour faire du vélo s’accroît un peu plus d’année en année. Le cycliste qui se tue seul sur la route est rare. La plupart du temps un véhicule en est la cause. Si un véhicule est en cause, il ne faut pas oublier aussi que le cycliste est parfois imprudent. Par exemple, en 2014, dans la seule ville de Freiburg imBreisgau (Allemagne) on notait que sur 583 accidents avec cyclistes, 308 étaient dus au cycliste lui-même! (source)

En février 18 morts à vélo! (source)

Les pouvoirs publics, très en retard sur les infrastructures cyclables, vont devoir mettre les bouchées doubles s’ils veulent promouvoir le vélo en ville et lutter efficacement contre la délinquance routière qui pénalise l’essor de la bicyclette. En effet, beaucoup hésitent à prendre leur vélo faute d’ouvrages adaptés, de pistes en site propre ininterrompues et directes, mettant le deux roues à l’abri du trafic routier.

Travaux sur itinéraires cyclables

Kreutzweg octobre 2010

Une route barrée, pour un cycliste, est souvent une catastrophe pour la suite de son itinéraire car il n’a souvent d’autre choix que de retourner de là où il est venu. C’est le cas notamment dans les parcours montagneux où après avoir grimpé on se trouve face à un chantier impénétrable.

Dans un cas comme celui-ci, notre passage est soumis au bon vouloir des ouvriers

A vélo, les itinéraires bis n’existent pas, à la différence d’un marcheur qui trouve la plupart du temps un sentier où se faufiler.

Dans les griffes de cet engin, mon vélo carbone ferait « crunch »

Hier encore la montée du col Amic était barrée comme elle l’est chaque année pendant la période hivernale…jusqu’au 31 mars. Car si la route est barrée, ce n’est pas seulement parce qu’elle est impraticable suite aux intempéries, c’est aussi parce qu’elle a une vocation forestière et qu’elle est utilisée par les grumiers et les bûcherons.

A VTT, on trouve le moyen de contourner les obstacles
face à de tels mastodontes, le cycliste doit souvent battre en retraite

Il arrive parfois que les itinéraires cyclables soient barrés pour des durées indéterminées comme ici à Valdieu-Lutran

Un barrage de la EVR6 qui dure, qui dure…
Ces engins là ne nous laissent que peu de place pour doubler
La montée du col du Hundsruck fermée pour cause de course de côte en juin 2017, c’est aussi une déconvenue pour celui qui avait prévu un circuit à vélo passant par là
Les forestiers veillent au grain; depuis que des promeneurs ont pris sans le vouloir un arbre sur la tronche, les précautions sont au maximum.

Lorsqu’un travailleur constate l’intrusion, sur le chantier, d’une personne étrangère à ce chantier, il suspend son action, sauf le cas où cela pourrait avoir pour effet de créer un risque supplémentaire. (règles d’hygiène et sécurité sur les chantiers forestiers et sylvicoles-décret du 17 décembre 2010)

Le limiteur intelligent va t-il s’imposer?

le limiteur de vitesse intelligent risque de rendre fou les adeptes de la bagnole, comment ça marche?

Je prédis un fort émoi dans le monde automobile.

Les députés européens entendent imposer le bridage de la vitesse des voitures en fonction des limitations routières. Comment? tout simplement en contrôlant automatiquement la vitesse des véhicules par un dispositif radio associé aux panneaux.

C’est une idée de génie, plus besoin de radar puisque tout le monde respectera la vitesse légale. Voici les article de presse qui en parlent…

« Le limiteur automatique de vitesse sera obligatoire d’ici deux ans dans votre voiture » : cette inquiétude est relayée par différents internautes sur Facebook et des sites spécialisés dans l’automobile. source

Il s’agit donc de forcer les automobilistes à respecter les limitations de vitesse. Mais également réduire « l’encombrement sur les routes » ainsi que « les émissions de CO2 » de manière à améliorer la qualité de l’air. source

Pas de panique: le lobby automobile aura vite fait de mettre le dossier du projet européen sous la pile.

Les potins du lundi

Je pourrais vous parler ce matin comme on le fait dans les stammtisch d’Alsace. De tout et de rien tant le bavardage libère le ressenti, les rancœurs, les bonheurs. Vous dire que c’est un crève-cœur de voir les charcuteries Tempé liquidées, le cochon n’étant plus porteur après tant de séismes cardio-vasculaires et cette vague de véganisme qui balaie tout sur son passage, ou encore de Manurhin qui se désespère de ne pouvoir redémarrer son commerce de flingues faute d’agrément d’Etat. Non, ce que je vais vous dire ce matin relève aussi du café de comptoir mais dans un autre domaine.

Pourquoi le tram-train de la Thur est aussi mal aimé?

Parce que ses détracteurs ont choisi dès le début de lui faire la peau. Des détracteurs? Oui, les inconditionnels du TER, les utilisateurs frontaliers, ces navetteurs contraints, se sont sentis grugés dès le départ. Faire rouler un tram sur une voie SNCF, c’était le plus mauvais choix à faire selon eux. Arrêts fréquents, absence de confort, et temps de trajets accrus. Pour les partisans du TER, si le tram-train a été construit jusqu’à Thann, c’est uniquement pour que l’agglo de Mulhouse atteigne la taille requise pour bénéficier d’un tram dans sa ville.

Guebwiller va attendre longtemps avant de revoir un train revenir devant sa gare: plus aucune ligne de train ne doit posséder sur son trajet des passages à niveau. Construire un pont pour la D83? faut pas rêver!

A nous de vous faire préférer le train! Je ne sais plus si ce slogan de la SNCF a existé un jour ou si je l’ai inventé. Utilisateur occasionnel du train, j’ai pris le tram-train de la vallée de Thann pour me rendre vendredi à l’Assemblée Générale du CADRES Mulhouse.

Je me suis un peu forcé, histoire de ne pas prendre ma voiture comme 95% des habitants des lieux. Ma fibre écolo a gagné.

Première déconvenue, le tram-train n’arrivera que dans 20 minutes. Je m’installe au volant de ma voiture sur le parking de la gare et j’écoute la radio. La SNCF n’y est pour rien, il suffisait que je me renseigne sur l’horaire. Vingt minutes, c’était le temps du voyage, en voiture. Bon, admettons!

Deuxio, je veux prendre mon billet. Il est 17h45 et le soleil qui descend lentement sur le Thannerhubel rend l’écran du distributeur illisible. Je tourne la grosse molette à l’estime sans voir ce qui est sélectionné…Au bout de deux cycles, j’obtiens mon billet cartonné.

Je monte dans le tram-train. Un visage barbu se penche sur moi. C’est le contrôleur. Il n’a pas perdu de temps. Je suis en règle. « N’oubliez-pas de composter au retour! » Au retour, j’apprendrai que le contrôleur a été chic avec moi car le billet de tram-train doit être composté sur le quai de la gare et pas dans la voiture du tram comme je l’ai fait…quel novice ce Maxou!

A propos de billet de train, vous avez vu le coût des prunes affiché dans toute les gares? ça fait froid dans le dos. Dès le 20 mars, pour améliorer la sérénité et l’équité de tous pendant le voyage, les règles de régularisations à bord de vos trains changent. La sérénité et l’équité? vous êtes sûrs?…moi ça me fout la trouille…

Des prunes dissuasives.

Notre tram-train est confortable. Pas suffisamment en tous cas pour les habitués qui mettent les pieds sur la banquette en face. Ce genre de comportement m’insupporte et j’imagine que nombre de voyageurs potentiels renoncent au train à cause de ces incivilités. J’en fait partie. Un ami a fait la remarque à l’un d’eux. A sa descente du tram, un comité d’accueil l’attendait. Gardons-nous donc de toute remarque provocante!

A Cernay, une effroyable gamine de six ans environ est montée à bord avec sa famille. Son jeu jusqu’à l’arrivée a été de parcourir le couloir central pendant tout le trajet en courant et en se traînant à plat ventre comme un Océdar. Un vrai démon! Jamais un parent n’est intervenu.

Au retour, j’apprendrai par un ami que mon billet n’était pas le moins cher (!), et nous ferons un kilomètre à pied le long des quais pour passer le temps car nous sommes arrivés trop tôt avant l’arrivée du train. Pourtant quand je stationne avec ma voiture à Mulhouse, mon smartphone me prévient de la fin de mon stationnement payant un quart d’heure avant, mais la SNCF ne sait pas me prévenir de l’arrivée de son train.

A nous de vous faire détester le train.

Les biffins contre les jaunes

Le Gouvernement est en ordre de bataille dispersé. Macron rentre en pétard du ski, Castaner liquide son préfet de police…et pour faire bonne mesure le Sénat en remet une couche avec l’affaire Benalla. Il est fait appel à la troupe pour défendre le Fouquet’s attaqué par les Gilets jaunes. Les pétochards se demandent ce qui se passerait si on subissait une vraie attaque de Trump ou de Poutine…

Le Fouquet’s, son charme intemporel demeurera t-il?

C’est un très mauvais message à l’adresse des citoyens de semer l’idée qu’un ennemi intérieur est parmi nous. L’action des Gilets jaunes est un spectacle bon enfant qui n’a rien à voir avec un mouvement insurrectionnel. Non, un vrai mouvement insurrectionnel pourrait ressembler à la rigueur à celui des grèves de la sidérurgie en 1979 où les manifestants neutralisaient des voies ferrées, des moyens de communication radio et des systèmes énergétiques. Ici, nous n’avons rien de tout cela, juste quelques symboles du capitalisme bling-bling donnés en spectacle avec des feux de Bengale sur les chaînes d’info en continu. Rien de comparable avec les lanceurs de balles de défense qui éborgnent les manifestants. Le pire pour Macron, qui n’en peut mais, est donc loin d’être arrivé. Les gesticulations du pouvoir sont d’un ridicule qui confine à l’excès.

L’ultra-gauche aurait donc quelques vertus, celle au moins de réveiller nos consciences face à l’endormissement du bon peuple par le dogme libéral incarné par Macron. Son Grand Débat est en train de faire « pschitt » et les Européennes se présentent sous un jour peu reluisant pour la classe dominante et sa doxa qui veut briser nos valeurs communes, services publics, enseignement, retraites, sécurité et justice sociales.

Curieux positionnement politique qui venant d’un sexagénaire féru de chose publique est pour le moins déconcertant. Je n’en rougis pas. Péché avoué est à moitié pardonné diront mes compagnons de route plutôt discrets sur ce registre de la citoyenneté. Je m’attends à devoir encore prendre parti prochainement pour l’Europe des peuples et contre l’Europe du libéralisme économique. C’est un devoir pour nous tous.

Les potins du lundi

Commencer par balayer la planète devant chez soi

Les chercheurs trouvent parfois à bon escient. Ainsi l’usage des écrans peut à la fois nuire au cerveau en développement des enfants, au cerveau adulte « attiré par des sources d’informations plurielles et volatiles », avec le risque à terme de développer anxiété et dépression, et au « cerveau social », avec la menace d’un isolement. (C’est dans les DNA du 17 mars)

Plurielles et volatiles, voici notre cerveau qui risque de s’égarer là où on ne voudrait pas à cause des écrans. On pense tout de suite à cette tuerie de Nouvelle-Zélande où un esprit fragile s’est cru autorisé à déclencher un carnage à l’aide d’une théorie stupide.

Je cherche des exemples avec mon esprit mal tourné…

Des sources plurielles?…quelles sont vous sources diront les braves gens qui ne comprennent pas toujours tout du vécu quotidien. Mes sources sont sur l’ordi Monsieur le Procureur, je ne peux pas toutes les détailler tellement elles sont multiples mais ce que je sais, c’est qu’elles échappent à votre entendement, à votre compréhension de l’état du monde. Tiens, par exemple, regardez ces jeunes qui défilent pour le climat et qui poursuivent l’État, quelles sont leurs sources? pourquoi n’ont-ils pas le cerveau social rêvé par tout État totalitaire?

Si l’on s’en tenait uniquement à la parole publique, des sources réputées nécessairement fiables, pourquoi alors nos données climatiques seraient-elles si déficientes? pourquoi les mers se rempliraient-elles de plastique, de pétrole où la Méditerranée est devenu un vaste dépotoir? pourquoi nos villes seraient toujours plus irrespirables? pourquoi nos récoltes autant corrompues de pesticides et notre eau si chère à nettoyer avant de la boire?

Nos États semblent impuissants à dire la vérité et à mettre en œuvre les correctifs qui s’imposent. Alors nos sources plurielles et volatiles risquent encore longtemps de plomber le moral de la République.

Les potins du lundi

Randonnées de mars en 2009. Dix ans après les troupes ont fondu.

Je n’ai pas voulu paraître un faux-frère en participant aux Randonnées de Printemps ce samedi à Sausheim. Histoire de me replonger dans mes anciennes pratiques cyclistes, j’ai donc repris une licence à la FFCT.

Simple comme un coup de clic, je me suis retrouvé avec une licence toute neuve sur mon ordi. « Téléchargeable sur smartphone » . Ils ont fait des progrès à la FFCT, ils sont capables de capter notre pognon sur le net aussi facilement qu’Amazon. 508436, ils m’ont retrouvé facilement dans la cyclo-sphère du tourisme à vélo. J’ai échappé au carcan de la visite médicacale; j’ai du prendre un ersatz de licence qualifiée de balade douce pour cycliste du dimanche désœuvré. 78 euros, c’était le prix à payer pour être en paix avec moi-même. N’en parlons plus!

C’est toi qui peint des aquarelles? oui, c’est moi. Ma fierté était grande. Ce cyclo avec lequel je bavardais en sillonnant la Hardt me faisait un grand honneur en pointant l’autre dada de ma retraite dorée. Puis j’ai tenté de bavarder avec un autre cyclo qui pédalait avec application. Il chevauchait un VTT tout neuf, sa troisième sortie. On vole facilement les vélos dans nos caves, m’a t-il dit, comme pour s’excuser de rouler routier à VTT. Puis il s’est réfugié dans le silence. Il n’y avait plus, bien entendu, plus aucune ferveur cycliste dans ce remake d’époques lointaines où des cohortes venues parfois de loin transcendaient la cause cyclo-touristique. Nous assistons actuellement aux derniers soubresauts d’un mouvement qui s’étiole de lui-même faute de pratiquants, celui du cyclotourisme de club. Le modèle a vécu.

Rnadonnées 2009. Bourtzwiller

Causeux, c’est pas toujours facile à vélo, alors je m’enferme dans ma pédalée scrupuleuse qui doit me mener de A jusqu’à Z, puisque c’est le but des ces randos légendaires proposées par les clubs. Pédaler, verbe du premier groupe, verbe d’action s’il en est. Je trouve que c’est mieux que courir, pédaler. Courir, ça me semble plus banal, presque trivial. On dit bien courir les filles, non? ce n’est plus de mon âge, je préfère pédaler. C’est déjà un tout, pédaler, la maîtrise d’un potentiel physique et d’un compétence cyclopédique et mécanique de grande ingéniosité. En substantif, ça donne la pédalée, c’est plus lyrique comme l’envolée des Walkyries. D’une grande pédalée, j’ai rejoint Radbrunnen où le Kronprinz faisait boire ses chevaux dans la forêt de la Hardt. Bon, moi je vous le dis comme ça, vous vérifierez mon approximation. J’écris nuitamment ce chapitre à trois heures du matin pour ne pas perdre le fil de mes songes éveillés…et ce matin ce billet a reçu un grand coup serpe pour châtier sa longueur.

Voulez-vous devenir géocacheur?

Les géocaches de Thann et Cernay sont nombreuses. Ceux qui s’adonnent au géocaching les connaissent pour la plupart dès lors qu’elles sont proches de la ville.

J’ai déjà expliqué ce qu’est le géocaching en 2014 ici

J’ai commencé à géocacher un jour avec deux copains de mon club sur cette crête au-dessus de Digne-les-Bains où se trouvait une géocache autour de la chapelle Saint-Pancrace. On ne l’a pas trouvée, hélas!

Pratiquer le géocaching est un moyen ludique de rendre ses balades encore plus agréables. A pied ou à vélo, chercher une géocache est un vrai plaisir. Mais pour cela, il y a un préalable: accepter la règle du jeu, c’est à dire « jouer le jeu »! Bien remettre en place la géocache une fois trouvée, mentionner son passage avec un crayon et…si possible y laisser un petit cadeau pour les enfants qui s’adonnent au jeu.

le contenu d’une géocache allemande « généreuse »

Comme vous le voyez, autour de chez moi, les géocaches sont nombreuses, une simple balade autour de chez vous peut suffire à vous initier…avant de devenir un grand géocacheur capable de créer vos propres caches. Certaines sont faciles à trouver, d’autres moins…il y a cependant des limites à savoir comme par exemple ne pas mettre de géocaches sur des terrains interdits ou dangereux ou au fond de l’eau!

Pensez à regarder en l’air, la géocache est parfois pendue à une branche

Le site de géocaching est là

S’inscrire est gratuit en formule de base et on peut renseigner ses découvertes sur le site une fois rentré à la maison.

Quand la fourche casse…

Sur cette vidéo, on voit un cycliste chuter après être passé sur un barre métallique. On imagine que la barre s’est prise dans la roue…

Je ne le pense pas.

En réalité, la fourche carbone casse sous l’effet du choc.

la barre métallique saute, mais comment pourrait-elle être entrée dans le rayonnage? en revanche, il semble que la roue s’affaisse coté gauche à la suite de la rupture de la fourche
un morceau de fourche et la roue après l’accident
La fourche du Canyon n’a pas résisté

Vous pouvez retrouver l’intégralité de cette vidéo sur Facebook à la page La Roue.it

Poste mobile

Engin de la poste suisse (vélomaxou 2014)

On sait que les Postes sont confrontées à de lourds enjeux, transmettre des plis et des colis tout en luttant face à la concurrence de l’internet qui raréfie le courrier. Ce postier suisse emporte sur son tricycle électrique le contenu d’une tournée qu’on imagine bien remplie attendu qu’il a fallu y adjoindre une remorque.

…sans la remorque

La poste suisse exploite aussi des lignes d’autobus « carpostal »…

Arrêt de bus suisse « carpostal » et la boite à lettres à coté
En France, la Poste dispose aussi d’un tricycle appelé le Staby
Fabriqué par Ligier à Vichy, la Poste doit disposer à terme de 1000 Staby.
Vitesse 45 km/h, autonomie 35 km.

Les potins du lundi


Le radar situé sur la commune d’Espère, dans le Lot, a été complètement détruit. — Préfecture du Lot

Merci les vandales!

La dégradation ou la détérioration d’un radar « est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende ». Une peine qui peut être alourdie à sept ans de prison et 100.000 euros d’amende selon les circonstances.

Et pourtant, la presque totalité des radars fixes a été détruite. Les peines encourues, manifestement, n’intimident pas les auteurs des dégradations. Dans ce mouvement de défiance entre l’État et les citoyens, on ne sait pas qui va gagner le bras de fer. Souvenons-nous que l’État lui aussi sait être violent lorsqu’il éborgne les manifestants. Les arguties de Castaner qui tente d’établir un parallèle avec la hausse de la mortalité routière ne suffiront pas à convaincre les sauvageons.

En attendant, je ne risque plus temporairement d’être verbalisé sournoisement par ces machines absurdes les rares fois où je prends ma voiture. Merci les vandales! Plus philosophiquement, les radars posent la question de notre droit d’aller librement et à quelle vitesse. Évidemment si on va trop vite, on risque l’accident. Mais ceci est vrai pour tous les autres moyens de transport, les trains, les avions, les vélos, les motos et même les piétons. La question est donc de savoir si la restriction de notre droit de circuler avec les radars est en adéquation avec notre liberté tout court et pourquoi un panneau limitant la vitesse n’est pas en soi suffisant.

Hijab Décathlon

Hijab de course

Le climat est malsain pour le hijab de course de la centrale de sport. Il est clairement identifié comme un couvre-chef en lien avec l’islam, pas un article de sport. Or l’islam a mauvaise presse en France pour diverses raisons sur lesquelles je ne m’appesantirai pas. C’est comme ça, il faut l’admettre. Personnellement, je le considère donc comme un signe religieux et sexiste contraire à nos valeurs républicaines et laïques. En conséquence, je désapprouve son usage dans les pratiques sportives. N’en parlons plus puisque Décathlon a retiré son produit. Aurélien Taché, député de LaREM, a une façon pour le moins expéditive de traiter la question: il a comparé le voile islamique et le serre-tête au cours d’une émission télévisée de la 5 . A force d’être en marche, la République a tendance à perdre ses valeurs. Nous avons des députés zappeurs: lorsqu’un problème surgit, ils bottent en touche.

Pour mémoire, en 2010, on a connu l’affaire de la Burqa. Il a fallu une loi pour que les femmes voilées ne dissimulent pas leur visage derrière une moustiquaire en France. (article en référence). 

Rémanence

J’voudrais bien, mais j’peux point. 55% de Français répètent ensemble à l’envi que la fête a assez duré. Les ronds-points ça pouvait encore passer, les centres-villes, non! comme lassés, ils clignent des yeux le samedi sur les boulevards de leurs emplettes. Ils clignent des yeux chaque samedi pour faire disparaître ce qui leur semble devenu incongru en République, pas bananière mais à la démocratie très peu représentative de la base, ces cohortes de manifestants de jaune vêtus qui depuis trois mois déambulent dans nos villes comme des âmes en peine. Cette rémanence du mouvement d’un samedi à l’autre les dérange au plus haut point. Si les manifestants sont identifiés comme des jusqu’auboutistes, en revanche on sait moins qui sont ceux qui protestent contre l’incapacité de l’Etat à arrêter ces manifestations. Des adorateurs du prince Macron qui n’en peut mais? Ce sont, pour sûr, pour la plupart ceux qui connaissent le confort matériel, un quant-à-soi qui les confine dans l’indifférence de ceux qui sont des laissés-pour-compte. Cette détestation de l’autre, cette indifférence, on la connait depuis la nuit des temps, elle exprime une forme de mépris pour celui qui ne lui ressemble pas, pour celui qui réfute les postures convenues du dogme libéral. J’espère que le mouvement perdure en dépit de ma situation enviable.

Le vélo et ses codes sociaux

Peu adapté aujourd’hui à ce type de vêtement, le vélo n’en demeure pas moins un outil d’émancipation là où on ne l’attend pas (la burqa et le burkini)

Le vélo au fil du temps a su s’adapter aux usages et aux modes. Je tente d’en citer quelques exemples

En 1914, la firme Manufrance commercialise un vélo pour dame et ecclésiastique dont la roue arrière est équipée d’un filet protégeant des vêtements flottants. On admirera la courbure du cadre et le carter de chaîne finement ajouré
Au début du siècle passé, le vélo est rapidement devenu l’allié de nos loisirs. Cueillir des marguerites et pourquoi pas conter fleurette. Le vélo cet autre outil de nos transports amoureux! On notera l’iconographie romantique et la spécialisation du vélo en fonction du sexe. La jeune femme est plutôt moderne pour l’époque avec son bermuda.
Mais le vélo est aussi vecteur d’escapades citadines au Bois de Boulogne rivalisant avec les cavaliers.On ne sait pas si le monsieur pratique la drague…la jeune femme semble attentive à la route. Attention à la jupe dans les rayons.
La légende laisserait aujourd’hui planer le doute. Car le vélo n’est pas très chic avec ses pneus ballon. On notera que ce vélo change de vitesse en rétropédalant.
Vélo et tabac, un couple peu recommandé de nos jours
Lors de la grande guerre, la bicyclette Gérard équipait les pelotons cyclistes. Démontable, on pouvait l’emporter sur son paquetage
Dans nos campagnes, il faut pouvoir gravir les côtes sévères avec le courrier.
En ville, il faut monter son vélo dans les escaliers pour être sûr de ne pas se le faire voler. Guidon et pédales pliants, selle amovible
Ressembler à une moto, on y pensait déjà! C’était le modèle bien nommé Paradox avec un bagage à la place du réservoir.
Le vélo escabeau pour aller à la maraude. La tentation de croquer la pomme est irrésistible en cas de petite fringale. La jeune femme avec ses oreilles de lapin est elle aussi croquante craquante.
A la tienne, Etienne! A cette époque là, le vélo est synonyme de joie de vivre. Il illustre volontiers les cartes de vœux et d’anniversaire
Alors là, je me pâme. Posséder une Fernand Clément, c’est le must. L’essayer, c’est l’adopter. Aujourd’hui on ne sait plus vendre un vélo comme ça. Seulement des autos. Ne nous trompons-pas: le publicitaire a perçu tous les symboles que peuvent suggérer le chevauchement d’un vélo. Le corps médical s’inquiète même des aspects néfastes du vélo (lire ici)
Peu à peu, le vélo a perdu son imaginaire érotique pour devenir un outil alternatif aux transports urbains. Il ne subsiste que le terme Gazelle pour évoquer la fougue et la légéreté.
Le cycliste en lycra a définitivement cassé le mythe du vélo poétique
Aujourd’hui l’image du vélo est victime d’un hold-up, elle n’est plus là que pour vendre autre chose
le beau vélo n’est pas forcément celui que l’on attend. Goldgénie 24 carats 322.000€
le vélo républicain ne fait pas illusion, on sait que la République est incapable d’endiguer nos pollutions
Même Sarkozy n’a pas su convaincre. Il faut reconnaître que l’élégance est discutable
Peut-être serez-vous tenté par le cyclo-nudisme à la mode Brighton! Les cyclo-nudistes ont aussi leurs codes http://www.cyclonudistes.com/index.php?op=edito

Brexit, Elsaxit, à qui le tour?

Après les Britanniques, à qui le tour?

Après le Brexit, allons-nous avoir l’Elsaxit?

Le Brexit, c’est déjà un coin enfoncé dans le dispositif européen. Quoi qu’il se passe, No deal ou avec deal, l’Europe aura pris un coup de vieux. Revoter? En quoi un référendum nouveau serait plus légitime que le précédent? Les Britanniques sont face à l’abîme. La République d’Irlande sans filet avec l’Irlande du Nord? Bruxelles est contre et une frontière en dur va donc s’imposer naturellement. Dans les milieux financiers, ça bagarre dur pour donner une rallonge à Londres et les lobbys sont en action. Tout faire pour que le Brexit ne donne pas des idées aux autres peuples, c’est le mot d’ordre et Barnier s’y emploie.

Faut-il encore voter pour l’Europe?

Nous pouvons nous réjouir à quelques semaines des élections de voir ce machin bruxellois en émoi. Ceux qui demain vont briguer nos suffrages vont nous tenir le discours convenu « oui, l’Europe ce n’est pas la panacée, mais à coté, vous allez voir comme les Anglais vont souffrir » et on sera repartis pour un vote par défaut pour ceux qui iront voter…et pas de vote du tout pour ceux qui penseront que c’est du temps perdu. Le Brexit, qu’on le veuille ou non, montre la voie à beaucoup de peuples qui en ont assez du dumping social et du moins-disant sur les coûts salariaux. Moins de salaires, moins de pensions, moins de protections sociales et de la précarité comme en Allemagne avec les Minijobs sans sécu, sans retraites. Nous qui sommes en Alsace, on en voit les effets chaque jour avec les camionneurs venus de l’est qui prennent nos emplois et qui cassent nos statuts.

Une sorte de Mini-Brexit en Alsace

Comme un écho presque futile, l’Alsace s’est remise à espérer. A espérer qu’elle aussi allait pouvoir sortir du carcan du Grand Est imposé par Paris. Et pouvoir faire une sorte d’Elsaxit à l’image du Brexit. Le Conseil d’État vient de doucher ses espoirs en émettant des doutes sur la constitutionnalité de la Collectivité européenne d’Alsace portée par la ministre Jacqueline Gourault. On ne sort pas facilement des griffes jacobines.

Histoire aérienne

WA20 Javelot I CN°1 F-CBQO. (image extraite du site planeur Wassmer)

CRIS: commandes, réglages, instruments, sécurité. J’ai gardé en mémoire mes préparatifs de vol. Un petite pichenette sur le cadran de l’altimètre, j’attends l’envolée.

Quand le MS317 met les gaz de son gros moteur en étoile, mon Javelot se met à rouler sur la piste en herbe. J’ai l’impression d’être enfermé dans un tonneau avec le bruit de la roulette qui se répercute dans la carlingue. Rapidement, je décolle et me tiens un ou deux mètres du sol le temps que le Morane prenne à son tour l’air.

J’ai la main gauche bien calée sur la poignée d’aérofrein pour ne pas qu’elle se déverrouille inopinément.

Je m’applique à suivre la trajectoire de mon remorqueur sans le contrarier. Je dois rester dans le plan sans le faire glisser ou déraper.

Puis quand mon remorqueur bat des ailes, je largue le câble. Me voici seul. Mon Javelot gigote le temps de se sentir à l’aise et que mon trim soit au top.

Mon seul souci immédiat est de garder un œil sur le terrain car je n’ai pas d’autre ambition que de planer jusqu’à la prise de tour de piste.

J’allonge, je vire et je vais chercher la branche vent arrière, puis je vire sous deux alpha pour me mettre en vent de travers… rien à gauche? je surveille ma bille et mon badin en m’alignant dans l’axe de la piste 30.

Je compense un léger vent de travers, puis avec un cran d’aérofrein j’ajuste le point de touché.

Touché!

En ce temps là, l’école avait lieu sur Bijave, un Javelot biplace. Mais auparavant, on n’avait à disposition qu’un gros C800 à places côte à côte et des Nord1300

Mécanique

C’était mon jour de bonté, j’ai entretenu mes vélos

Premièrement, les patins de frein sur le routier. Ne pas se tromper de sens et penser à donner un léger angle de pincement par rapport à la jante. J’en profite pour retirer la saleté. Je monte du compatible Campagnolo rouge. Pourquoi rouge? je ne sais pas, c’est ce que j’ai trouvé.

Deuxièmement, un pneu arrière. Le vieux avait dépassé le repère d’usure depuis un certain temps. Au démontage, le pneu est tout mou, il ne reste plus beaucoup de gomme. Je monte le fameux Conti 5000 qu’il faut gonfler à 7,5 bars. On verra à l’usage. Je suis repassé en 23. Les 25 sont trop justes pour mon cadre.

Troisièmement, le pneu VTT que j’ai regonflé hier en voyage se dégonfle à nouveau. Cette fois , j’ouvre un flanc et je glisse une giclée de liquide d’étanchéité. Je gonfle au compresseur…clac, les flancs se mettent en place. 3 bars et c’est reparti. Je fais tourner la roue, la fuite suinte…je range le vélo, la fuite en bas le temps qu’elle se colmate.

Quatrièmement, j’ai trouvé chez Décathlon ce dégraisse-chaîne dont j’attends beaucoup. Un peu cher 15 euros mais il remplacera le précédent à bout de souffle. J’avais écrit un article récemment sur le nettoyage de chaîne ici


Les potins du lundi

Tailler dans le vif est une violence

Finalement, les manifs sont rentrées dans le rang, on ne les remarque plus. Elles ne sont plus que le bégaiement d’une société malade qui secrète quelques excroissances de rancœurs, puis tout redevient normal.

Les commerçants se terrent derrière leurs rideaux de fer et les badauds préfèrent les jardins publics aux artères commerçantes. Je suggère qu’on épaule un peu les Gilets jaunes en leur confiant des protestations ciblées; par exemple les manifestants pro-vélo pourraient revendiquer avec l’aide des Gilets jaunes plus de pistes cyclables ou moins de bagnoles en ville. Les Gilets jaunes deviendraient ainsi des manifestants par procuration. Un samedi, manif pour les agriculteurs, un autre samedi manif pour les Ephad, un troisième pour le climat,…Les Gilets jaunes pourraient détenir là un bon filon avec les manifs dédiées et même créer un marché des manifs et pourquoi pas faire jouer les cours. On aurait donc une bourse de la manif et un cours fluctuant. Les acheteurs de manif pourraient souscrire des emprunts et choisir le niveau de revendication: avec ou sans casseurs, avec ou sans pavés…et pour les manifs de grande méchanceté avec cocktail Molotov ce qui n’a pas encore été expérimenté depuis 68.

Relégué en fin de journal, parfois complètement absent des titres du France 2 de 20 heures (le 23 février), le mouvement des Gilets jaunes ne passionnent plus. Il reste un volant de quarante ou cinquante mille irréductibles pour qui c’est devenu une habitude de manifester en jaune le samedi. Alors les médias s’en détournent. Il n’y a plus que LCI ou BFMTV qui meublent leurs antennes en continu avec des caméras statiques attendant que des sauvageons fassent le buzz et arrachent les parements de pierre du mobilier urbain pour ainsi les transformer en projectiles.

Le Grand Débat, je n’en étais pas. Mais j’entends ce qui s’y est dit. Une grande communication de bla-bla de Français « ya ka » qui pensent que tout est simple et qui ne comprennent pas pourquoi c’est si compliqué. Avec cet encouragement à débattre de tout et de rien, ceux qui ont le plus à craindre sont les députés, ceux qu’on a envoyés à Paris pour nous représenter et qui ne représentent en fait plus personne puisqu’ils ont fait le serment d’allégeance à la Macronie qu’il fallait tout changer dans le sens inverse de ce que veulent les Français.

Ce qui fait enrager le bon peuple, c’est que d’autres puissent se déclarer peuple à leur place comme le font les Gj. Faire people, c’est à celui qui le fera le mieux. Cette perte de repère et de valeur de nos sociétés modernes a pour conséquence qu’on ne sait plus trop qui on est, d’où on vient et où on va.

Moi si, je sais d’où je viens. Et je m’en souviens. Même si je ne sais pas où je vais. Ce qui m’autorise à dire les choses telles que je les pense.

Le vieil homme me regardait descendre derrière son bois scié, fendu et empilé consciencieusement le long du Altrainrunz. Il m’a regardé passer impassible comme si j’étais un extra-terrestre sur mon destrier à suspension hydro-pneumatique. Surprise! je m’arrête. Vous êtes le deuxième à passer me dit-il…La conversation va durer près d’un quart d’heure. On croit être seuls, là-haut, comme des maîtres du monde. On ne l’est pas. Tronçonneuse, coin, hache, tous les outils du labeur sont sur le sol. C’est une Mc Culloch, mieux qu’Husqvarna selon lui…On vole du gasoil dans les Latil des bûcherons garés là-haut. Même au fond des bois, y’a des voleurs!

Un gros pick-up noir dévale la pente et c’est à peine si l’on a le temps de s’écarter du chemin.

J’ai pris le parti de militer pour le vélo, toujours convaincu qu’il est un maigre argument de nos mobilités douces et d’un air moins pollué en ville. Mais tous les partisans de l’air pur ne l’entendent pas ainsi. Prendre son vélo pour aller en course, au boulot ou porter les minots à l’école, n’y songez-pas! Ils sont tous prisonniers du système, de leur système, auquel ils ne veulent rien changer. Ils débattent, oui. Ce qu’on pourrait faire pour améliorer le système? Mais pas trop! L’habitude des gens est comme une houle lente de longue portée qui se répand à l’infini. Portée par le vent.

Patrice Stutz, ses aquarelles

On croit reconnaître Mulhouse, la tour de l’Europe et une petite sœur jumelle derrière

Patrice Stutz expose actuellement à la mairie de Steinbach. C’est une exploitation des clairs-obscurs magistrale.

Lumière brumeuse du matin, soleil rasant du soir qui allonge les ombres, soleil écrasant du midi qui fait onduler le bitume. (L’Alsace du 22 février)

Des sujets urbains et donc de l’architecture comme je l’aime. L’imagination de l’artiste fera qu’on ne reconnaîtra pas toujours l’endroit. J’identifie Mulhouse mais il existe des anachronismes habiles et voulus, des voitures actuelles, un tramway antique et des personnages qui s’invitent dans les encombrements urbains.

J’adore.

À découvrir jusqu’au mois de mars pendant les heures d’ouverture de la mairie.

Envie de mer

Saint-Tropez

Je m’en souviens encore. Les vacances familiales m’avaient amené dans les années 80 au bord de l’eau dans un centre de vacances associatif.

Une succursale du Club Med avec « danse des canards » chaque soir dans l’amphithéâtre pour amuser le bon peuple.

Je n’avais trouvé qu’une échappatoire à cette torpeur estivale qui nous confinait à l’abrutissement et au néant, l’atelier d’aquarelle.

Une brave monitrice bénévole animait de 15 à 17 heures son cours à l’aide d’une poignée de réfractaires à la sieste.

J’en étais.