Le Randonneur

Raymond Henry

Le Randonneur de septembre vient de paraître (N°74).

Il rend hommage à Raymond Henry, disparu récemment. Je ne connaissais pas Raymond Henry mais je sais qu’il était vénéré comme représentant d’une forme de vélo qu’on oublie peu à peu, celui du cyclotourisme institutionnel.

Historien de la FFCT, Raymond Henry était un grand rouleur, spécialiste des Diagonales.

Il a publié « Histoire du cyclotourisme » en trois volumes (1865-1939, 1939-1955, 1956-2016).

A l’heure où notre modèle cycliste évolue notamment avec l’arrivée massive du VTT, du VAE, où les organisations peinent à recruter des forces neuves, Raymond Henry incarnait un cyclotourisme qui paraîtra suranné à beaucoup de nos jeunes générations.

aller sur le site du Randonneur

Pays chaud

Abbaye de l’Oelenberg

Dans mon jeune temps, on parlait des pays chauds comme des pays lointains ou comme des pays des Mille et Une Nuits. C’était pour moi un imaginaire exotique et inconnu.

A présent, les pays chauds sont à notre porte. Même en grimpant tôt sur la montagne voisine, dès neuf heures il fait déjà vingt degrés et plus.

Mais le phénomène n’est pas nouveau. Le 1er novembre 2014 déjà on pouvait bronzer au lac des Belles Filles!

Je rentre par l’Abbaye de l’Oelenberg entourée de verdure rafraîchissante.

On ne sait pas si cette ferme sera restaurée sur les hauteurs de Bitschwiller

Monter le Hundsruck tôt et profiter de l’éclairage du soleil levant. Puis je traverse Masevaux et je rentre par Mortzwiller, Sentheim jusqu’à Heimsbrunn.

C’est tout pour aujourd’hui.

Assez pour une bonne sieste!

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Thann

chapelle Saint Urbain Thann (aquarelle 24×32)

C’est une reprise de 2007. Abandonnée et que je viens de bricoler. Une seconde vie?

Vélo et vélo

Voila à quoi ressemble le premier vélo thaïlandais du moteur de recherche Google. La culture vélo est différente selon les pays.

A chaque pays, son image du vélo.

Je me suis laissé dire que le terme vélo n’a pas le même sens ou la même utilisation selon le pays où on le pratique.

Alors j’ai voulu le vérifier à l’aide du moteur de recherche Google en tapant vélo…

Pour ne pas que mon adresse IP influence la recherche, j’ai changé de pays à chaque fois (à l’aide d’un VPN)

Pour la France voici les images obtenues…

En France, Google vous présente en priorité trois vélos de course, puis un Cruiser, puis un autre vélo de course, et enfin un vélo de ville

Pour les Pays-Bas, en tapant fiets ce qui est l’équivalent de vélo…

Au Pays-Bas, le vélo est d’abord un vélo urbain, un Cruiser symap, une cohorte de vélo de ville…et aucun vélo de course

Je ne veux pas en rester là, je vais aller voir en Allemagne. Et je recherche Fahrrad, l’équivalent de vélo…

Fahrrad en Allemagne conduit à vous présenter deux VTT, un vélo de course et un vélo de ville pour femme qui semble démontrer que le vélo allemand est genré

Et en Thaïlande, notre premier fabricant mondial de cadre en carbone?

Vélo en Thaïlandais s’écrit จักรยาน.

En Thaïlande le moteur de recherche Google ne présente d’abord que des cadres mixtes

Pour Stein Van Oosteren, représentant de l’ambassade des Pays-Bas en France, la raison est essentiellement culturelle: «En France, le vélo n’est pas considéré comme un moyen de déplacement mais comme un loisir. Je vais vous donner un exemple: si vous tapez le mot “cycliste” dans Google ou dans n’importe quel moteur de recherche, vous allez immédiatement voir des images d’homme en lycra, entre 30 et 40 ans, sportifs, en train de faire du vélo de course. Si vous tapez le même mot en néerlandais, vous allez voir des femmes, des hommes, des personnes âgées, des enfants, qui sont en train de se déplacer, d’aller au théâtre, de faire des courses.» (source Slate)

Les potins du lundi

On connait déjà la chanson

Il est loin le temps de Louis Pradel, ancien maire de Lyon, qui s’enorgueillissait d’avoir construit une autoroute sous Fourvière en 1971*

Écolo pas rigolo

On a déjà le Covid qui nous plombe la rentrée, alors si en plus on dézingue le Tour de France, où va t-on! Jusqu’alors les écolos amusaient par leur intransigeance et leur vision décalée du monde de demain. Il voulaient mettre en question ce qui fait le fond de commerce de notre classe politique: surtout ne rien changer à notre mode vie et de développement.

Avec les Verts nouvellement élus, la donne change. On est dans la phase pratique de leur programme.

Les écolos que je ne vénère pas viennent de marquer des points. On pourra les taxer d’être des bobos gâtés, force est de reconnaître qu’il y a dans leurs rangs de vrais gauchos capables de réveiller nos enthousiasmes de l’extrême. Dézinguer la bagnole en ville au lance-flammes, j’adore…et corrélativement faire marcher le bon peuple endormi à la baguette plutôt qu’à coups de primes à la casse pour s’acheter une bagnole nucléaire.

Voila ce que j’aime puisque qu’il est avéré que nous sommes devenus des mous du bulbe. C’est vraisemblablement ce que pense Grégory Doucet qui prend le contre-pied de Nicolas Sarkozy avec « l’environnement, ça commence à bien faire ».

Depuis que le maire de Lyon a mis les pieds dans le plat du quant-à-soi politique et médiatique, plus rien ne ne va plus dans le en même temps ou comment concilier l’inconciliable entre environnement et développement. C’est un déferlement de protestations. Les premiers à tirer sont le RN, c’est leur jeu politique. « vert à l’extérieur, rouge à l’intérieur comme une pastèque » disent-ils en parlant de l’écologie politique.

Damien Abad, LR, emboite le pas au RN: Selon lui, le Tour de France incarne la France des territoires. Alors mesdames et messieurs les maires Verts, arrêtez de stigmatiser bourgeoisement ce qui est une passion française.

La France des territoires est devenue avec Jean Castex une prise de guerre de la caste politique qui lui fait dire n’importe quoi.

Qu’a t-il osé dire Grégory Doucet?

Voici tout le gotha du conservatisme de droite et de gauche, LREM en tête, qui s’acharne sur le maire de Lyon Grégory Doucet.

  • Il a qualifié le Tour de France de « machine véhiculant une image machiste »
  • Il regrette « les goodies jetés par la caravane »
  • il dénonce « l’empreinte écologique du Tour », qui n’est d’après lui « pas écoresponsable »
  • il fustige « les véhicules à moteur thermique »
  • il regrette « les déchets engendrés »

Rien d’autre que la vérité. Il n’a même pas dit du mal des coureurs cyclistes qui font tant de tort au vélo de tous les jours. Mais dire du mal du Tour de France lorsqu’on est maire de la troisième ville de France, c’est inopportun en plein marasme économico-sanitaire.

Cochonou. Tout est bon dans le cochon

Le Tour de France a en effet une particularité, il incarne une vision franchouillarde de la tradition populaire. Sport alibi au profit d’une cause mercantile assumée: celle de la consommation de bagnoles et de saucissons.

Mais d’année en année, le vent tourne. L’image du Tour de France se ringardise et en plus cette année il ne profite pas de tous ses affidés qui lui collent au train à bord de camping-cars le long des cols alpins. En plus les municipalités, comme Lyon, font la fine bouche, (600.000 euros pour l’étape de Lyon) le Tour ne serait plus aussi porteur qu’en plein été et la distanciation sociale est menacée dès lors que la foule se masse aux abords du passage du Tour. Le Tour pourrait donc devenir un cluster ambulant, c’est la crainte.

Machiste le Tour? oui, bien sûr comme dans de nombreux sports dont le football ou le patinage sur glace. La dernière a en faire les frais fut Marion Rousse, chroniqueuse et ancienne championne de vélo, caricaturée en image sexiste dans le journal…l’Humanité. L’Humanité qui écorne l’image de la femme, ça la fout mal.

Je me garderai ici d’exprimer en détail ma détestation du Tour, chacun le sait. Pour l’image qu’il donne du vélo et pour les gamelles qu’il traîne en terme de dopage, le fric qu’il draine avec sa caravane publicitaire et sa promotion de la bagnole et de la moto. Pire, je ne lui reconnais même pas une valeur sportive! Je le sais, je suis irrécupérable à la cause du Tour. Et pourtant, j’aime le vélo. Mon vélo!

Alors oui, Grégory Doucet a eu raison de mettre les pieds dans le plat de ce cirque ambulant où les municipalités sont invitées à casquer si elles postulent à une étape du Tour.

Peu à peu, le monde politique découvre horrifié que les Verts sont capables de dire ce qu’ils font et de faire ce qu’ils disent. Mais où va t-on!

Après avoir conquis Grenoble, Marseille, Bordeaux et Lyon, on voudrait à présent discuter la légitimité des nouveaux maires Verts. Ils seraient élus par défaut parce que leurs adversaires étaient trop nuls. «C’est une vision trop idéologisée», a réagi Stanislas Guerini (LERM) à propos de Lyon. Reste à savoir si l’opinion favorable au Tour de France pèsera plus lourd dans la balance face à ces maires qui ont choisi de débarrasser leurs rues de la pollution et des sales habitudes du passé.

*Tunnel construit sous le mandat du maire de Lyon Louis Pradel, son rôle est alors de créer une voie rapide desservant le centre-ville pour faire séjourner les touristes en transit du nord au sud dans la capitale des Gaules.

article en relation dans Slate

Ottmarsheim

aquarelle 24×32

C’est acidulé. J’ai toujours aimé me balader dans ces vieilles pierres de l’abbaye. Restaurée, remodelée peut-être, elle est austère, dépouillée d’artifice, mais c’est un beau monument à l’architecture parfois compliquée.

Chaque année, il y a une fête de Noël où les riverains se rassemblent dans le froid et y boivent un vin chaud.

Cette aquarelle a été ressortie de mon carton « ratés ». Abandonnée à son triste sort pendant 10 ans. Elle est donc bricolée et relookée en 2020. J’assume.

Pour la reprendre, j’ai douté. Fallait-il redonner de la vie aux acteurs, du relief à cette scène animée? et flouter l’abbaye? C’est le soir, donc je dois gérer la faible lumière disponible

Finalement, j’ai tout repris comme si c’était une bande dessinée.

Thann-Berrwiller-Wattwiller à VTT

On part par le sentier de découverte du cône alluvionnaire de la Thur

C’est un parcours facile de 30 km. Quasiment pas de route.

La première moitié nous mène à Berrwiller, la seconde partie est consacrée au retour avec montée depuis le rond-point d’Ollwiller jusqu’à la fontaine Kauffmann August en direction de la Cantine Zeller. Puis on rentre par le chemin de Compostelle jusqu’à Steinbach.

La seule difficulté est la montée vers la cantine. Mais c’est roulant, alors…

En chemin des blockhaus aux abords nettoyés.

On commence par longer la Thur, ou ce qu’il en reste

La Thur à Cernay. Est-ce le plus bas niveau?
C’est pitoyable de voir une rivière dans cet état

Ensuite après Cernay on rejoint Berrwiller par les champs…et on commence le retour

La belle perspective du château d’Ollwiller qui, dit-on, vient d’être racheté par la famille Mack d’Europa-Park

On monte le chemin de la cantine Zeller en passant devant les beau château d’eau

Je fais une pause pour laisser boire mon cheval. Une nuée de guêpes à la surface
Visite des blockhaus, à la rigueur
Peu avant Wattwiller, un point de vue sur Mulhouse
Marie est attendrissante. Ses yeux sont finement soulignés avec du Rimmel qui lui donne un petit coup de jeune. Je la laisse prier pour notre salut

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Pénurie de vélos

On dit que c’est l’effet de la crise.

La Covid a fait des dégâts dans les approvisionnements. Tous asiatiques pour la plupart pour tout ce qui touche au monde des loisirs et du sport.

La pénurie de vélos est là. J’ai la modeste ambition d’acheter un Gravel. J’attendrais qu’un mail salvateur m’annonce que le modèle attendu soit à nouveau dans les rayons. Nos achats sont souvent motivés par un effet de mode ou une simple impulsivité. Combien de fois j’ai acheté un truc sur un coup de tête que j’ai regretté ensuite. Ne pas disposer de son produit en ligne ou en rayon est parfois préférable car on a le temps de réfléchir et de se remettre en question.

Ai-je vraiment besoin d’un x-ième vélo? C’est la question. Plus on spécialise sa bécane par tranche d’utilisation, moins on l’utilise. Le Gravel est l’exemple type. Il faut dans mon coin avoir le routier et le VTT. Mais le Gravel s’impose moins, me dis-je…et pourtant j’aimerais en disposer pour faire des parcours mixtes, de la route et du chemin.

A plus long terme, le Gravel va rester tendance car nos réseaux routiers sont appelés à dépérir de plus en plus, à être remplis de chausse-trappes comme les dos-d’âne, il faudra donc avoir des vélos moins rapides mais plus confortables pour affronter nos routes rapiécées. Pour s’en convaincre, il suffit de constater que la plupart des itinéraires du Tour de France doivent subir des cures de jouvence quelques mois auparavant.

Si le marasme perdure du fait de la forte demande et de l’offre en berne, il est possible que j’oublie de casser ma tirelire.

Bon, en attendant, je me disais qu’il serait temps de renouveler des trucs qui commencent à battre de l’aile.

  • des gants à doigts longs
  • un nouveau compteur route avec GPS. Je ne sais d’ailleurs pas vers quoi me tourner, il faut que je reprenne le sujet de A à Z
  • un maillot manches longues
  • un casque de qualité je reprendrai un KED entièrement rétroréfléchissant (en rupture aussi) idéal pour être repéré la nuit par les chasseurs!
KED Spiro K-star
  • des pompes de VTT. Je les use vite. Elles ont déjà fait un passage chez le cordonnier. En montagne, je suis « un cyclo-marcheur », il est donc normal qu’elles souffrent dans les cailloux où je passe.
C’est ma deuxième paire de Gran Canion Northwave qui commence à marquer des signes de fatigue. 2016-2020, quatre ans déjà

Tous ces équipements sont en rupture.

L’effet Covid est passé par là. On ne fabrique plus rien chez nous.

Alors un conseil: faisons durer notre matos!

Blauen

Hochblauen

2012, 2013, 2014…2016…2020 (voir ici)

Mes montées au Blauen sont de plus en plus espacées. L’effet du à l’âge sans nul doute.

Ce n’est pas un exploit. Les locaux du vélo connaissent bien cette cime de la Forêt Noire de l’autre coté du Rhin. J’y retourne par la face sud. La moins difficile diront les connaisseurs. Monter par Badenweiler est plus direct, moins attrayant!

Cela dit si cette face est moins pentue, il faut quand même pédaler. Malsburg-Marzell est aussi très « physique » surtout après être monté auparavant au Käsacker.

Mais les paysages sont si beaux qu’on est tout de suite récompensés de ses efforts.

Traverser Neuenburg dans un capharnaüm de travaux
C’est du lourd
Les premiers contreforts vallonnés de Forêt Noire
Sitzenkirch
Montée au Käsacker roulante mais pentue vers la fin
Käsacker très paisible
Paysage de rêve
Circuit court sur le mode allemand (Vogelbach)
Les fontaines allemandes sont « kein zu trinken » alors à la sortie de Marzell on a l’eau du cimetière face à l’église avant d’aborder la dernière rampe jusqu’à la Rehaklinik
Vue vertigineuse depuis le Blauen

Pour la petite histoire, en quittant le Blauen j’ai oublié mon sac là-haut avec papiers, clés, argent. Je m’en suis rendu compte après trois kilomètres de descente. Remontant au Blauen, j’ai eu la chance de retrouver mon bien…et alors même qu’il y a avait beaucoup de monde, motards, randonneurs, cyclistes,…et aucun voleur!

Rétrospectivement, je mesure la somme d’embarras qui m’ont été évités si j’avais du « refaire » mes papiers.

Ce qui devient une évidence de ce coté de l’outre-Rhin, c’est la prééminence du vélo électrique. Toutes générations et tous modes confondus (route, VTT, ville).

Regrets!

Trace GPS

Comment j’ai vécu la pandémie…

Du Sopalin en guise de masque, la pandémie a réveillé le système D français

Elle commence comme ça, la pandémie…

ça a commencé par une économie de guerre

La gravité de la situation est telle que le gouvernement entreprend de mettre en question nos habitudes de vie. Notre droit d’aller et venir n’est pas remis en question, pas encore, mais on comprend qu’il faut éviter de se déplacer « pour rien » et là où ce n’est pas nécessaire. Les manifestations artistiques, sportives qui sont pour la plupart annulées ou les déplacements professionnels qu’on peut différer.

Je les ai réunies dans l’ordre chronologique. Cette pandémie m’a ébranlé tant elle a mis en question notre quotidien, nos habitudes de vie tout en faisant peser des incertitudes sur notre lendemain.

Peu à peu, nos générations qui n’ont pas connu la guerre se sont trouvées confrontées à des restrictions jusqu’alors inédites. Restriction de déplacement, restriction de réunion, restriction de travail. Beaucoup de ressemblances avec une guerre pour la population et aussi des conséquences sanitaires dramatiques.

Dans mon humble espace de liberté, j’ai tenté de m’organiser jour après jour en fonction des aléas de l’épidémie.

La comprendre. Chercher des références bibliographiques, construire des barrières artisanales, prendre de la distance à l’égard de quiconque, s’inventer de nouvelles formes d’activités physiques,…

On ne pourra pas taire tous ces invraisemblables ratages de nos experts, de nos politiques, de nos administrations face à un événement mondial où les démocraties ont montré une grande fragilité.

Mes quatre-vingt treize chroniques commencent le 31 janvier 2020.

Je les ai arrêtées le 9 mai 2020.

Ma pandémie se termine provisoirement ainsi le 9 mai dernier

Je devrais être content. Comme mon vélo. Mais je dois être de ceux qui ont « le vin triste » avec cette perspective de fin de confinement qui s’annonce lundi sans vraiment me rendre heureux.

Je sens pourtant l’allégresse monter autour de moi et sur les réseaux sociaux alors que le jour J approche. Mais dans notre famille, on ne fait pas de projet de rencontres comme si le confinement devait se prolonger. Oui cet épisode coronavirus a déjà modifié en profondeur notre rapport à l’autre. La distanciation sociale a fait son œuvre.

Janvier et février

https://velomaxou.com/2020/01/31/coronaviral/

https://velomaxou.com/2020/02/10/les-potins-du-lundi-179/

Mars

https://velomaxou.com/2020/03/02/les-potins-du-lundi-182/

https://velomaxou.com/2020/03/03/le-coronavelo-est-il-a-craindre/

Mon vélo est-il contagieux?

https://velomaxou.com/2020/03/03/coronavirus-la-petoche/

https://velomaxou.com/2020/03/04/autorise-ou-pas/

https://velomaxou.com/2020/03/09/les-potins-du-lundi-183/

https://velomaxou.com/2020/03/11/chronique-ordinaire-de-la-vie-locale/

https://velomaxou.com/2020/03/12/je-suis-venu-a-bout-de-la-peste/

https://velomaxou.com/2020/03/13/chronique-epidemique/

le 13 mars on nous exhorte à aller voter aux Municipales

https://velomaxou.com/2020/03/14/vivre-encore-un-peu/

https://velomaxou.com/2020/03/16/les-potins-du-lundi-184/

https://velomaxou.com/2020/03/17/jarrete-le-velo-pour-cause-de-coronavirus/

https://velomaxou.com/2020/03/18/dans-lenveloppe-de-confinement/

Les Français en déplacements contrôlés

https://velomaxou.com/2020/03/19/chronique-de-pandemie-2/

https://velomaxou.com/2020/03/19/le-sport-confine-a-la-maison/

https://velomaxou.com/2020/03/20/chronique-de-pandemie-3/

https://velomaxou.com/2020/03/20/confine-a-lile-de-re/

https://velomaxou.com/2020/03/20/le-bon-motif-de-deplacement/

Beaucoup d’hésitations face au dispositif policier

https://velomaxou.com/2020/03/20/cyclistes-irreductibles/

https://velomaxou.com/2020/03/21/chronique-de-pandemie-4/

https://velomaxou.com/2020/03/22/chronique-de-pandemie-5/

https://velomaxou.com/2020/03/22/un-havre-de-paix/

L’Alsace a commencé par prendre ses distances

https://velomaxou.com/2020/03/23/les-potins-du-lundi-de-pandemie/

https://velomaxou.com/2020/03/23/un-virus-resistant/

https://velomaxou.com/2020/03/23/ma-zone-de-confinement-k5/

https://velomaxou.com/2020/03/24/chronique-de-pandemie-6/

https://velomaxou.com/2020/03/24/comment-fuir-le-coronavirus/

Stigmatiser les cyclistes était-il juste?

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https://velomaxou.com/2020/03/25/comment-les-pays-bas-vivent-le-confinement/

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L’invraisemblable confinement des populations rurales

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Rattrapé en en zone rouge à plus d’un kilomètre de son domicile

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Avril

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Laisser ses courses reposer…

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relire Camus

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je cours pour oublier depuis qu’on m’a privé de vélo

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La FFCT spontanément interdit le vélo

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la couture artisanale au secours de la pénurie de masques

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29 avril, l’étau se desserre,100km mais pas plus

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Mai

https://velomaxou.com/2020/05/02/chronique-de-pandemie-37/

C’est la guerre, l’invasion épidémique attaque par le Grand Est

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https://velomaxou.com/2020/05/03/chronique-de-pandemie-38/

Le 3 mai. Oui, on s’est trompés. Vous pouvez faire du vélo dans un rayon d’un kilomètre

https://velomaxou.com/2020/05/04/les-potins-du-lundi-de-pandemie-6/

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https://velomaxou.com/2020/05/07/masque-et-dissimulation/

https://velomaxou.com/2020/05/08/lundi-11-mai-100-km-et-plus/

Les sprinters sont chauffés à blanc. Ils piaffent d’impatience sur leurs pompes à bascule en attendant le 11 mai

https://velomaxou.com/2020/05/09/chronique-de-pandemie-42/

Prendre l’air

Demain je vais prendre l’air outre-Rhin. Beau temps annoncé. Une fois là, je rêve de m’élancer dans la pente. Sans mon vélo.

Comme en 2010, il fera chaud.
2010
2014
2013

Barques

24×32

C’est un travail de reprise. Comme je manque d’inspiration en ce moment, je puise dans ma boite bleue. Ma boite bleue comporte toutes mes reliques accumulées depuis dix ans. Celles que j’ai estimées dignes d’être corrigées, un jour…

Ce matin, le jour est venu pour ces barques abandonnées dans une crique attendant la marée montante, composition imaginaire, le truc qu’on apprend à l’école de peinture. Avant-plan, plan moyen, arrière-plan,…ran-tan-plan.

Bleu, blanc, rouge, mes barques. Toujours l’esprit républicain!

Et ne pas se tromper avec les ombres et lumières, siouplait!

Faut-il faire confiance aux Voies Vertes?

Je voyage léger et vite. Trop vite peut-être pour faire un bon client de la Voie Verte

Posée comme ça, la question va hérisser le poil de tous les militants de la cause vélo. Ceux du voyage à vélo, ceux qui recherchent des voyages à l’abri du tohu-bohu de la circulation routière et des grands axes.

Mais encore une fois, je suis obligé de constater que les véloroutes sont loin de satisfaire leur public. Faut-il continuer à exiger une exclusivité de la part des pouvoirs publics qui, reconnaissons-le, ne cessent de nous bercer d’illusions, de nous livrer des choses imparfaites, inachevées, peu considérées? et dont les objectifs sont peu clairs.

En un mot, veut-on créer des véloroutes sur le mode des autoroutes qui vous garantissent un transit sécurisé, rapide, confortable ou bien des voies qui vous assurent de rester amarrés au territoire dans d’invraisemblables circonvolutions dont on ne sait comment sortir?

Ceux qui connaissent la réponse seront les bienvenus ici.

Isabelle et le vélo en parle cette semaine sur son blog. Il s’agit cette fois de la FlowVélo qui parcourt la Charente-Maritime, la Charente et la Dordogne. Encore une véloroute qui baigne dans son jus depuis plusieurs années!

Les « professionnels du voyage à vélo au long cours », ce que je ne suis pas, ne cessent de rapporter des désagréments, d’évoquer des revêtements sommaires, et de s’interroger face à des signalisations confuses,…

Des beaux panneaux qui font rêver d’excursions lointaines. L’Eurovéloroute 5 à Pulversheim (Haut-Rhin)

Chercher à s’organiser des raccourcis quasiment à l’aveugle, alors que l’itinéraire fait un tas de détours (Saint-Savignien à Cabariot), le dernier de 5 km dont une côte correspondant à 300 mètres de canal en cul de sac sans passerelle (Romegoux), rouler sur du goudron fendillé, puis envahi d’herbes, monter une côte pour rien à Châtelaillon, et finir épuisée à La Rochelle, tout cela a fait partie du programme.

(lire l’article d’Isabelle et le vélo)

Alors que faire si on constate qu’après tant d’efforts militants, les choses n’avancent pas?

EVR6 barrée pendant des années à Valdieu-Lutran sans autre forme de procès

Je vais vous faire une confidence: je n’ai jamais eu aucune confiance dans les itinéraires vélo qu’on voudrait m’imposer. Je ne prends que ceux qui a priori semblent correspondre à mon projet et j’abandonne tout le reste.

Aller de A à B sans prendre le chemin des écoliers n’est pas toujours agréable, je le confesse

Les cartes? les guides? non je ne veux pas m’en embarrasser. Je navigue du point A au point B avec un GPS qui me donnent des indications fiables et précises et sur lequel j’ai repéré d’un waypoint ce que j’ai envie de voir et de visiter.

Londres-Rome. L’EVR5 dans sa déclinaison alsacienne vous garantira de faire du sur-place avec votre vélo.Longer le vignoble jusqu’à Cernay, puis retourner à Ensisheim avant de rejoindre Mulhouse, de quoi vous donner le vertige! J’ai déjà accompagné des cyclistes venant du nord complètement perdus alors qu’ils s’appliquaient à suivre cet itinéraire bucolique mais très peu évident. On voit bien que les Offices de Tourisme font tout pour nous retenir comme dans le Triangle des Bermudes.

Ce qui parfois aussi me place contre mon gré dans des situations peu confortables aux entrées de ville à grande circulation. Alors je prends des « chemins flous » de traverse lorsqu’un grillage scélérat ne me barre pas la route.

Cernay revisité

Ma peinture repeinte de ce matin. Cernay comme c’était peut-être au Moyen-Age avec de grands arbres tout autour. Pourquoi pas? Pour ce rendu velouté, il faut peindre avec le papier encore imbibé d’eau juste un peu séché au sèche-cheveux. (30×30 sur papier 300gr)

En 2010, j’avais commis une erreur en tentant de peindre cette porte de Cernay. Je ne vous la présente pas ici tellement c’était raté. Je crois qu’à la fin j’avais même assassiné ma peinture.

voir l’assassinat si vous n’avez pas peur de voir un cadavre de peinture…

Alors ce matin, j’ai tout lavé au lavabo.

Puis j’ai repeint dessus.

Les potins du lundi

La route des vins d’Alsace à VAE, un nouveau créneau touristique en plein essor

Take a new breath (prenez un nouveau souffle) titre le catalogue O2feel bikes

extrait d’un catalogue O2feel bikes périmé (2019) qui traine sur le comptoir de mon vélociste. Il s’agit de VAE

Moi aussi je me suis dit « tiens, je vais optimiser mon autonomie… » avant de grimper cette côte tenace qui me fait souffrir.Alors j’ai appuyé sur le bouton 5-6. Mon exosquelette 3.0 a tout de suite pigé qu’il fallait souquer ferme. Autrement dit actionner le micro-turbo contenu dans mes rotules, invisible à l’extérieur de ma personne.

C’est une fable bien entendu. Gérer son autonomie à vélo repose sur nombre de paramètres qui relèvent de l’entraînement, de l’expérience, de sa connaissance de soi, de son flair pour apprécier sa capacité à affronter les difficultés d’un itinéraire pentu ou venteux, des impondérables, des incidents, « des coups de mou » du jargon cycliste.

Finalement j’ai quitté le magasin avec mon câble de dérailleur à trois euros. Nos vélocistes ont perdu leur âme, le renouveau de leurs commerces avec le vélo électrique a plombé l’ambiance cyclo bon-enfant, mais la nouvelle clientèle a boosté les ventes.

Alors je ne fais plus que passer sans m’attarder pour ne pas entraver les négociations en cours. Je suis devenu le cyclo has-been adepte de produits en extinction. Plus de temps à perdre!

Il ne faut pas négliger le phénomène VAE et ses répercussions sur le vélo. Ne pas avoir un moteur à bord de son vélo va vite devenir l’exception. Les répercussions? elles seront sociales, économiques et sportives, oserais-je morales?

On sait déjà que la plupart des régions touristiques font assaut d’amabilité pour accueillir cette nouvelle clientèle qui va pouvoir explorer en profondeur toutes les richesses de son terroir. La route des vins d’Alsace par exemple avec ses bosses redoutables à Vœgtlinshoffen, à Schauenberg, au couvent Saint-Marc,…

voir le site Alsace à vélo

Moi je fais le dos rond. Je reste sourd aux sirènes mercantiles. Me mettre au vélo électrique à bientôt 70 ans? non, je n’y suis pas prêt. Quand je sentirai mes forces me lâcher, je me contenterai vraisemblablement de la marche comme beaucoup d’autres sans nier l’intérêt que beaucoup portent au VAE pour s’offrir une seconde jeunesse. J’ai par ailleurs un autre argument que celui des forces en diminution, c’est celui de la dangerosité de la route. On va me dire qu’apprécier le danger sur la route repose beaucoup sur le ressenti. Oui mon ressenti est négatif. D’ailleurs les statistiques l’attestent: les morts à vélo augmentent. Pourtant je frôle les bordures des départementales avec attention et malgré tout je m’attends toujours à être percuté par un pressé qui va me serrer de près, de trop près. C’est à n’en pas douter un ressenti lié à l’âge. Qu’importe!

Le VAE est-il un simple vélo?

On se le demande parfois. Faut-il ranger le vélo à assistance au rang des simples vélos ou alors des cyclomoteurs? Lorsque le Vélosolex est né, on s’est posé la question puisque le Solex peu puissant dans les côtes pouvait être soulagé par un pédalage synchronisé. Finalement le Solex a rejoint la réglementation des cyclomoteurs.

Même les clubs cyclos s’y laissent prendre. La polémique enfle au Club des Cent Cols qui s’interroge: faut-il accepter des grimpeurs de cols avec vélos électriques en son sein? Le débat n’est pas clos et l’on sent que le Club est prêt à transiger sur sa règle fondatrice qui est qu’un col doit être franchi soit sur son vélo soit en le poussant avec en tous cas sa seule force musculaire.

Le vélo électrique est assimilé à un vélo parce qu’il ne dépasse pas par construction 25 km/h et parce que sa puissance est limitée à 250 watts. Il peut donc utiliser les pistes cyclables.

Conséquences: pas d’assurance et pas de casque obligatoire. Prudence! nos amis suisses commercialisent des vélos capables de rouler à 45 km/h qu’on peut confondre facilement et qui posent nombre de questions sur la gestion des risques. Des automobilistes trompés par la vitesse de ces engins, des cyclistes qui perdent le contrôle de leurs machines,…

Sur le plan assurantiel, le site Benezra Avocats fait observer que de nombreux VAE (vélo à assistance électrique) ont été commercialisés et vendus par millier, et ce dernier produit est en réalité considéré à part entière comme un véhicule terrestre à moteur, donc en aucun cas comme un vélo simple (source)

Mon confrère Becancaneries lance son opération 2020 KGB. Les électrocyclettes y sont admises. Alors soit!

La sortie club

Le club Etoile 78 de Vieux-Thann

Année morose, la Covid a mis à plat les projets des clubs. On reprend doucement les sorties dominicales.

Ce matin nous étions dix à VTT. Une performance pour un club qui tente de rassembler des jeunes. Le tour est improvisé au dernier moment en fonction des forces en présence.

A Vieux-Thann, on évite la montagne trop exigeante et pour ne pas décevoir ceux qui « commencent » le vélo.

Au bout de 25 kilomètres, on a expérimenté plusieurs terrains de chasse, de la piste, du chemin, du sentier en forêt. Au retour tout le monde est content. Moi aussi, même si la présence d’enfants me cause des frayeurs avec la sécurité routière.

https://www.openrunner.com/r/11989901

La veste EN1150

La veste de pluie EN1150 de Décathlon. Quand vous tendez le bras pour tourner, une barre rétro réfléchissante indique clairement votre intention. Notez le large pavé lumineux sur le bas du dos si vous adoptez une position « course » sur le vélo

Je n’ai aucune réserve sur cette veste de pluie. Encenser Décathlon pour ses vêtements techniques ne me dérange aucunement dès lors que la concurrence peine à faire mieux dans les « petits prix ».

Avec cette veste coupe-pluie RC500 visible EN1150 vendue 50 euros, on en a pour son argent et pour sa sécurité.

La norme EN 1150 régit les vêtements de visualisation à usage non professionnel. Elle est tout à fait adaptée aux cyclistes sur route…et aussi à vététistes en période de chasse!…à moins que les sangliers optent aussi pour cette veste…

Veste coupe-pluie homme RC120 visible EN1150 modèle plus léger vendue 25 euros.

C’est surtout par l’arrière qu’on peut se faire percuter. Par l’avant, un véhicule qui double sans nous avoir vu au loin peut aussi nous faucher…

Visible jour et nuit, ces vêtements sont le Top pour la rentrée dès lors que les jours régressent et que le temps peut devenir brumeux ou pluvieux. En revanche, Décathlon continue de commercialiser des vêtements cyclistes dangereux comme ce coupe Pluie Ultralight Racer Noir ci-dessous…

Y aura t-il un politique capable de faire interdire ce type de vêtement sur route? Rappelons que la nuit et par mauvais temps hors agglo, le gilet réfléchissant de sécurité EN1150 est obligatoire.

Cent Cols: avantage VAE

Un confrère « Centcoliste » s’est lancé dans une enquête interne au Club des Cent Cols visant à consulter les membres sur l’opportunité de créer une section « VAE » (vélo à assistance électrique) au coté de la section des membres « musculaires » .

Voir à ce sujet mon article du 1er septembre.

L’enquête vient de fournir ses résultats.

56% des répondants y sont favorables.

56% de favorables à la section VAE

Relativisons les résultats: seuls 125 membres se sont positionnés sur un total de 2000 membres actifs.

Cependant il convient de ne pas négliger ce résultat quant à la suite qui pourrait être apportée au devenir du Club des Cent Cols.

Entre d’une part « les puristes » qui estiment que la règle ne peut être changée sans altérer gravement l’esprit du club qui veut qu’on gravisse les cols à vélo à sa seule force musculaire et ceux qui voient dans l’avènement du VAE une solution de renouveau capable de prendre en compte de nouvelles aspirations, celles des membres vieillissants, et de facto le moyen d’accueillir de nouveaux adhérents séduits par les vélos électriques, la lutte sera âpre.

Pour l’heure, la direction n’a pas pris position à l’égard de cette enquête.

J’ai d’ores et déjà arrêté ma position: si lors de la prochaine assemblée du club la décision est prise d’intégrer le VAE au sein du club (avec ou sans consultation officielle), je le quitterai purement et simplement.

Les réactions à ce sondage sont déjà nombreuses.

Je retiens celle de Philippe Carrez sur la Liste de Discussion interne au club car elle est la plus représentative de anti-VAE ….

Bonjour,
>

Je découvre le résultat du sondage de Denis et je suis stupéfait par ce OUI à 56%. Je ne m’attendais certainement pas à ça.

Et lorsque je lis la phrase : « La majorité des répondants, Jean Perdoux, Henri Dusseau, Bernard Giraudeau, ont répondu OUI à cette question et approuvent la création d’une section séparée de VAE, à côté de la section musculaire et avec un tableau d’honneur distinct. », les bras m’en tombent ! Si même les responsables passé ou présent sont pour l’introduction du moteur au sein du club, je me pose des questions.

Pour moi, le Club des Cent Cols représente une certaine élite de cyclistes qui année après année et à force de persévérance arrivent à se constituer un palmarès plus ou moins étoffé mais toujours respectable. Lorsque je dis à quelqu’un que je suis membre des Cent Cols et que j’ai déjà gravi à vélo des milliers de cols, je suis bien certain que je suscite une certaine admiration. Les gens même non cyclistes savent tout ce que ça représente de monter un col à vélo… alors des milliers.

Oui, être membre des Cent Cols ce n’est pas rien. Le simple fait de devoir gravir au moins cent cols pour y entrer représente beaucoup et est une sorte de graal.
Je ne suis pas opposé en soit au VAE et j’y viendrai probablement un jour mais je ne réclamerai jamais la possibilité de continuer à comptabiliser mes cols. Ou bien je ferai juste une liste pour moi.

Quel mérite y-a-t-il à gravir des cols avec un VAE ? Certes, c’est mieux que de rester dans son canapé mais ça ne vaut certainement pas le droit d’entrer au Club des Cent Cols.
Quand on voit avec quelle facilité les VAE avalent les cols. Et lorsqu’on grimpe péniblement à VTT une piste caillouteuse pendant que des VAE pilotés par de jeunes débutants vous doublent à grande vitesse, on n’a vraiment pas l’impression de faire parti du même monde… Tant mieux pour eux s’ils s’amusent et prennent du plaisir mais ils n’ont rien à faire au CCC.

Nous n’en sommes qu’au début du VAE. Les futures machines seront encore plus puissantes, plus rapides, avec toujours plus d’autonomie. Quelle valeur accorder à un Léman – Méditerranée réalisé en deux jours avec un VAE ? Pourquoi pas un Paris-Brest-Paris ?

Il me semble qu’il est fondamental de conserver ce qui a fait tout l’intérêt du CCC et y introduire officiellement le VAE serait un contre-sens fatal. Si c’est pour voir arriver des « hordes » de jeunes à VAE tandis que des « traditionnalistes » comme moi s’éclipseront discrètement, quel est l’intérêt ?

Donc oui pour accepter les plus anciens d’entre nous avec un VAE puisque ça leur permet de continuer à rouler avec les amis du club mais il faut qu’ils fassent une croix sur le tableau d’honneur. Il n’y a pas de honte à ça, c’est ainsi, c’est la vie. Il en sera de même pour moi le jour venu. Et ce jour-là, je ne m’amuserai probablement plus à courir après les chiens 😉

Amicalement

Philippe Carrez

…et je ne peux qu’ajouter celle de Marc Liaudon (CC289) dans laquelle je me reconnais encore davantage

Bonjour Luc, bonjour à tous,

l’utilisation et l’interprétation de ce questionnaire est en effet à relativiser, on le voit à la réaction sur notre messagerie de nombreux membres de longue date qui ont du mal à comprendre, et moi aussi, qu’on en veuille tant à une règle aussi simple que celle qui présida à la création et à la pérennité de notre club. J’insiste sur ce mot de pérennité car on voudrait nous faire croire que c’est en s’ouvrant aux assistés que le club voguera vers des horizons radieux, ce n’est pas tout à fait dit comme ça, c’est plus subtil, mais c’est un peu sous-entendu régulièrement dans certains  propos prosélytes du VAE.

Moi aussi j’étais très réservé sur le fait de répondre à ce questionnaire, je le trouvais hors-sujet, et puis c’est sous la pression répétée sur cette liste de Denis Chouquet-Stringer (message sur la liste de Denis du jeudi 27 août à 10h39) nous indiquant qu’il y avait déjà eu 98 réponses au questionnaire que j’ai répondu en espérant être le 100ème, on a les challenges qu’on peut, ma bonne dame;-). En perso, Denis m’a répondu que c’était raté et que j’avais été le 98ème à répondre, une coquille quelque part sans doute :-!.

Denis m’a répondu en perso car il voulait quelques précisions, que je lui ai données, sur un commentaire que j’avais fait dans ma réponse au questionnaire, et qui apparaît d’ailleurs dans le texte qui a été diffusé dans le dépouillement de Denis avec ma signature et que je revendique et assume et que je rappelle ici :

« Créer une section VAE c’est juste dévoyer l’esprit du club des Cent cols et c’est donc inacceptable. Ça n’a rien à voir avec le retard pris autrefois par la FFCT pour accepter le VTT,
je trouve ta présentation Denis très tendancieuse, avec tout le respect que je dois par ailleurs à ta pratique Cent-cols. Marc Liaudon. »

C’est donc mon avis, celui d’un membre fidèle au club depuis la saison 1976-1977, ce qui ne me donne aucun droit particulier mais qui peut expliquer combien je serais peiné si je voyais un cycliste assisté franchir un col avec un maillot Cent-Cols en le revendiquant.

Par ailleurs, pour ce qui est de la liste avec classement par cols différents gravis, j’ai dit il y a très longtemps, à l’époque où le nombre de 2000m gravis n’était même pas imprimée, que pour moi, et je n’ai pas changé d’avis, elle n’était pas importante, elle pouvait disparaître, elle ne faisait d’ailleurs pas partie de la règle du jeu, et comme un certain nombre d’entre nous sans doute, je ne savais même pas qu’elle existait quand j’ai adhéré ! Par contre, de nombreux articles de la revue m’ont ouvert les yeux, notamment à cette époque mais pas seulement, sur des horizons à découvrir, et réciproquement je sais que quelques randonnées que j’ai décrites ont donné envie à d’autres. Je profite donc de ce courriel pour remercier notamment ceux qui perpétuent cette revue, sans oublier bien sûr ceux qui organisent et prennent sur leur temps libre pour assurer la gestion du club.:-)

Amitiés Cent-Cols,

Marc Liaudon (CC 289)

Les pièges à vélo

On pourrait en rire tellement c’est incroyable

Et pourtant si, c’est vrai, c’est le genre de choses qu’on rencontre fréquemment sur la route pour peu qu’on soit un cycliste attentif aux anomalies qui nous mettent en danger.

Il n’y a donc pas que le trafic routier, il y a aussi toutes ces petits pièges qui nous rendent la vie compliquée voire dangereuse si l’on n’y prend pas garde.

En l’occurrence chacun sait que ces potelets en travers de nos pistes sont mortifères. On les craint comme la peste. Encore faut-il les voir! Ici ce potelet destiné à éviter qu’un véhicule ne s’engouffre sur la voie devient dangereux pour nous les cyclistes. C’est le paradoxe.

La solution, c’est d’abord de les rendre visibles, de jour comme de nuit.

J’ai attiré l’attention de la municipalité.Elle va réagir.

Tant mieux.

A ce jour nous disposons de meilleurs moyens pour signaler des anomalies.

A Mulhouse, il existe le site Allo Proximité

A Thann, la page Facebook de la ville permet d’envoyer un message (avec Messenger) et éventuellement une photo pour mieux expliquer le problème. La réponse est très bien prise en compte même si ce n’est parfois qu’un message d’attente…en attendant l’engagement de modifications qui ne sont pas toujours possibles immédiatement.

Obtenir une écoute, c’est déjà réconfortant.

Florilèges d’ouvrages dangereux

Ici à la limite de Vieux-Thann et Cernay, les deux municipalités sont incapables de s’accorder. Après la bande cyclable sur trottoir (Vieux-Thann) il faut reprendre la route (Cernay) sans aucune protection.
Pulversheim
Chalampé
Kembs
Baldersheim
Kingersheim
Chalampé

les pires réalisations cyclables

Éviter les paquets d’eau

Hier soir des paquets d’eau sont tombés. On n’en attendait pas tant. J’ai rempli à ras bord mon réservoir de jardin. Un peu tard pour arroser les légumes.

Je me suis éloigné des collines sous-vosgiennes et j’ai roulé.

Wittelsheim, Reiningue,…

A Balschwiller, je tourne.

A Bretten, je vois les nuages s’amonceler sur les Vosges.

Je rentre en douce par Sentheim et Bourbach sans me faire voir afin d’éviter la pluie.

https://www.openrunner.com/r/11965324

Dommartemont, la rencontre Cent Cols

Un nouveau benjamin au club et son papa. Il a parcouru les 50 km et 800m comme les grands
A la chasse aux cols

C’est samedi 29 août que la rencontre régionale du Grand Est de la Confrérie des Cent Cols s’est tenue à Dommartemont en Meurthe-et-Moselle, plus exactement au col Sainte Geneviève aux portes de Nancy.

Pour une fois, la rencontre a eu lieu en terrain plat penserez-vous?

Denis nous a réservé quelques raidillons sympas

Eh bien non, nos hôtes nous ont invités à découvrir de nouveaux cols tout frais sortis des cartons de la Grande Guerre. Je ne plaisante pas.

41 participants dont 11 vététistes et 30 routiers.

Depuis 1870, l’Empire Allemand englobe l’Alsace-Moselle et Nancy et Metz sont séparés par une frontière stratégique formées de crêtes.Après la Grande Guerre, l’Alsace-Moselle redevient française.

C’est Denis qui les a exhumés après de minutieuses recherches bibliographiques.

Les cols franchis: le col de Bratte FR-54-0346, le col de Millery FR-54-0261, le col de serrières FR-54-0282, le col de Sivry FR-54-0330, le col de Moivrons FR-54-0359 (tous routiers à paraître dans l’additif 2020), le col de Vassuchamps FR-54-0361 (R1) et enfin le col de sainte Geneviève FR-54-0348 routier.

Notre cantine de ravitaillement tractée par un gentil confrère plein d’ardeur
Un nouveau col et son panneau artisanal verni
des paysages magnifiques

Retour par les rives de la Moselle

voir ma trace enregistrée …https://www.openrunner.com/r/11962999

voir toutes les images

Hara-kiri chez les Cent Cols?

En 2014 déjà, le VAE était toléré pour raisons médicales. Pourquoi aller au-delà?

J’ai arrêté de prendre part au débat. Je l’ai abordé du bout des lèvres sur le groupe Facebook du club et on m’a clairement fait comprendre que je dérangeais.

Mais ici sur Vélomaxou, je suis chez moi et j’ai tout le loisir de faire valoir mon opinion sans que personne ne vienne me contredire.

Oui, faire rentrer le vélo électrique au club sera dévoyer le club. Son objet fondateur qui est de gravir des cols à la seule force musculaire sera dénué de tout sens puisque chacun sait bien que, quoi qu’il arrive, on arrivera en haut du col grâce à l’artifice du vélo électrique.

Certains membres tentent sournoisement avec une enquête orientée, hors de tout contrôle déontologique, d’intégrer le vélo électrique au sein du Club des Cent Cols. L’entreprise risque de réussir si l’administration du club se laisse influencer plutôt que de clairement poser une question de fond:

êtes-vous pour ou contre l’acceptation du vélo électrique au sein de la Confrérie?

Oui, l’entreprise de déstabilisation risque de réussir. Pourquoi? tout simplement parce que le club vieillit comme dans la plupart des clubs de cyclotourisme et la moyenne d’âge y avoisine 65 ans, voire plus.

En cause notre modèle cycliste, on le sait. Conçu sur la base de l’effort physique, de l’opiniâtreté, ce cyclisme des années 70 déplait de plus en plus à ceux qui veulent instiller la facilité pour mieux vendre leur produit miracle, le vélo électrique.

Dans le passé, on avait inventé le Vélosolex, maintenant on a le vélo électrique.

Comme une bénédiction, le Vélo à Assistance Electrique (VAE) va donc permettre d’ajouter une petite rallonge à l’obsolescence programmée du Club des Cent Cols, permettre de continuer à gravir des cols autrement qu’en pédalant ou en poussant son vélo.

Alors laissons la fatalité briser le rêve. Oui demain quand le VAE sera intégré aux statuts on pourra voir une kyrielle de nouveaux jeunes pratiquants aux guidons de machines rutilantes et motorisées investir le Club des Cent Cols. C’est dans la logique des choses puisque le mercantilisme et l’avilissement de nos valeurs sont capables de dévorer tout cru le monde des loisirs.

Les Cent Cols seront alors devenu une légende.

Aspach-Michelbach, des nouvelles…

Aspach-Leimbach, une piste en dégradation avancée du fait des engins agricoles

Constatant sa dégradation permanente et avancée, j’ai écrit à la Mairie d’Aspach-Michelbach au sujet de la rue du traîneau. Réservée aux engins agricoles et aux vélos, cette voie permet de rejoindre Leimbach et elle est très empruntée par les cyclistes du fait qu’elle permet d’éviter la D103.

Monsieur le Maire a l’amabilité de me répondre.

fac-similé de la lettre reçue de la mairie d’Aspach-Michelbach

Beaucoup d’informations en deux lignes qui laissent planer le mystère…

  • un schéma cyclable dont on ignore tout, quand et avec qui sera t-il discuté?
  • de nouveaux accès, où? et quand?
  • l’entretien d’anciens tronçons, quels tronçons? nous n’en connaissons qu’un en l’espèce celui de la rue du traîneau.

Finalement, j’en arrive à admirer l’art épistolaire de cette missive qui dit tout et rien à la fois.

revoir mon article sur l’état de cette piste en date du 12 août 2020

Les potins du lundi

Nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage. Comment gérer le paradoxe?

Jour de rentrée sociale et scolaire

Pas question de tomber les masques! Au contraire, on va devoir les porter de plus en plus et en toutes situations, dans les lieux fermés, à l’école, au travail, dans les salles de spectacles, dans les trains, dans les magasins. Il ne reste plus qu’au dehors, alors?

Non, au dehors aussi, on va devoir porter le masque dans certains quartiers, certaines rues et même certaines villes.

Au delà de cette limite il faut porter le masque (Nancy)

Il faut s’en convaincre, le masque va marquer profondément notre mode de vie, notre rapport à l’autre et alimenter nos craintes que le virus reparte et fasse de nouveau des ravages.

Les moins jeunes comme moi se mettent à l’abri. On a cette chance, pourrait-on dire, d’être en dehors de la société active et de pouvoir s’extraire des situations à risques. Je me garde bien d’aller en ville là où il y a du monde et dans les zones commerciales.

Je n’ai donc pas à porter un masque sur le nez des heures durant. Je porte toujours mon masque bricolé dans un vieux tee-shirt lorsque l’État peinait à nous en trouver. Celui offert par ma ville n’est pas confortable et celui acheté au supermarché me fait éternuer.

J’observe de loin l’âpre négociation sur la gratuité qui révèle le coût faramineux qui vient s’ajouter au budget des familles. Notre gouvernement est devenu socialiste sans le savoir: ils paient les masques aux plus démunis. Et ce faisant il le revendique. Le combat pour les masques est sanitaire mais aussi politique.

A présent qu’on sait qu’on ne sait pas, que les experts se perdent en conjectures sur la poursuite de la pandémie ou sa disparition proche, il y a ceux qui savent que tout ce capharnaüm n’est qu’une diabolique orchestration venue d’en haut.

Pour les anti-masques, tout est téléguidé par une puissance occulte et cette farce est destinée à peser sur nos libertés. A l’appui de leur thèse, ils ne cessent de commenter les graphiques qui attestent que le Covid ne fait plus de morts et que les hôpitaux sont vides.

C’est un agrégat de profils variés, dans lesquels on retrouve ce qu’on appelle la fachosphère et la complosphère… selon Tristan Mendès-France, maître de conférences associé à l’Université de Paris, spécialistes des cultures numériques (Est-Eclair 26/08)

Les anti-masques font des dégâts sur le terrain: ils sont à l’origine de conflits d’usage fréquents et beaucoup en font les frais, un chauffeur de bus tué, des commerçants frappés, des clients tabassés,…et ils font des dégâts aussi dans les consciences. J’ai décidé de moins me déplacer là où je sais qu’il y aura des réfractaires au port du masque puisque ma distanciation ne sera pas suffisante à elle-seule pour me protéger.

Tout mon quotidien est donc fait de méfiance à l’égard de l’autre. Et c’est triste.

Le pire est-il à venir? Personne ne le souhaite. Ceux qui se réjouissent de voir les cas prospérer sans conséquences médicales sévères cherchent à s’en convaincre, l’épidémie serait derrière nous. Attendons de voir!…

Les cyclistes ont de la chance. Ils ont pu reprendre leurs vélos et s’égayer dans la campagne. Certes les scores des compétiteurs sont en berne puisque le confinement est passé par là. Mais faisons contre mauvaise fortune bon cœur puisqu’on va avoir droit à un Tour de France new-look en pleine rentrée. Un Tour? juste une moitié de Tour puisque la seule incursion au nord du pays sera pour la Planche-des-Belles-Filles avec un final à Paris en pleine résurgence du virus.

Remodeler le cœur de la ville sur la base de transports doux, les piétons, les cyclistes en rêvent. L’occasion est trop belle. Les pouvoirs publics après avoir enfermés les cyclistes chez eux redécouvrent le bienfait du vélo pour lutter contre l’épidémie: à vélo on se contaminerait moins qu’à bord d’un bus ou d’un tram. Alors on a vu fleurir en une nuit des pistes cyclables inattendues dans les cités au grand dam des automobilistes, des taxis et des conducteurs de bus. Mais les cyclistes parisiens devront tout de même porter le masque. De quoi en dissuader plus d’un de prendre son vélo!

Non, finalement les cyclistes ne porteront pas le masque aux dernières nouvelles !

« Pour les cyclistes, c’est plutôt positif. Beaucoup de choses ont pu être possibles alors qu’on les réclamait depuis des années et que tout était toujours refusé… », déclare Marc Arnold, le président de l’ association CADRes (Cyclistes associés pour le droit de rouler en sécurité) (DNA 27/08)

La réaction a eu tôt fait de s’organiser. A Mulhouse, « les gens normaux », ceux qui n’imaginent pas la ville autrement, se sont offusqués contre cette nouvelle chienlit cycliste. Les choses vont rentrer dans l’ordre une fois que les municipalités auront trouvé la bonne adéquation entre vélos et voitures. Elles ont encore du temps devant elles, les élections sont loin.

Mon article du 18 août sur Thann et le vélo a déplu.

Je n’aurais pas du raconter en long et en large sur le net ce qui se trame pour nous les cyclistes à Thann…avant même que la municipalité en débatte officiellement dans ses instances.

C’était mal me connaître. Attendons de voir si les bonnes résolutions seront suivies d’effets…

La Grande Aventure de Bridou

Aux antipodes de Mon (modeste) vélo, celui de Bridou force l’admiration. Il rapporte de très belles images de son raid à travers la France, de Cannes au Touquet, en Non Stop de huit jours.

2500 km et 30.000 mètres de dénivelés.

Il nous raconte tout et nous fait vivre ses émotions.

C’est du lourd!

Bravo pour cette belle démonstration de courage!

https://spark.adobe.com/page/ozzESvOE6ilwE/

Je ne sais pas vous, mais j’ai une petit araignée qui défile sur l’écran en lisant Bridou

la petite araignée se déplace derrière l’écran. elle est juste sous « avant » dans le texte. ne pas chercher à l’écraser, vous n’y arriverez pas.

Jogging, mon sport par défaut

Je m’aperçois que mon appli a dérapé au premier kilomètre, la trace n’est pas la bonne, d’où le pointillé. J’ai du être volé sur mon score…

Quand la fin de la journée approche, j’éprouve parfois le besoin de racheter ma paresse. Alors je cours. Ce soir j’ai pris la route de Roderen jusqu’à la piste cyclable en bas de Leimbach. Terrible de devoir courir sur le bas coté de la route dans les hautes herbes et les orties! Un fois arrivé à la ZI d’Aspach/ Vieux-Thann, je rentre.

Sur mon appli MiFit, le compteur affiche 369 km. J’ai du mal à le croire. J’ai commencé en février 2020. Juste pour voir à quoi ressemble le jogging qui est tant pratiqué.

Une simple curiosité.

Le 20 février, j’ai acheté des pompes de coureur. 123 euros la paire! plus chère que mes pompes de vélo. Le vendeur m’a rassuré, « avec ça vous allez faire au moins 1000 km!… »

1000 km, me dis-je, je ne suis pas prêt d’y arriver. J’en ai déjà fait le tiers.

Faut pas croire, le jogging, c’est difficile et je galère. Au bout de 45 minutes et 6 km je n’en demande pas plus et j’ai bien conscience d’avancer comme une âne. Je sais qu’un compétiteur en 45 minutes court le double de distance, mais comparaison n’est pas raison. Je n’ai plus l’âge de rentrer dans ce genre de considération. J’aimerais bien me décentraliser plutôt que de tourner toujours dans le quartier mais il faudrait que je trouve où garer mon vélo…

J’ai des amis qui ne comprennent pas ce sport alors même qu’ils sont cyclistes. Je dois reconnaître que le jogging est autrement plus exigeant sur le plan physique. C’est un sport debout alors que le vélo est un sport assis. Dès que vous « traînez » une surcharge pondérale, le jogging vous le fait payer à la puissance 10.

Reste que sur le long terme, le jogging doit vous déglinguer le squelette plus vite qu’à vélo..

Vent levant

Château d’Isenbourg à Rouffach
Le restaurant Boeher et son cadre agréable

Je suis parti vent levant. A peine une heure et je suis à Rouffach.

Gueberschwihr et Vœgtlinshoffen au loin

Après je vais ralentir lorsque j’aborderai Pfaffenheim et Gueberschwihr.

Le couvent est dans un cadre de verdure

Et ralentir encore pour grimper le Couvent Saint-Marc.

Je termine par le Bannstein et j’aborde le vent de face après la cave du Vieil Armand.

Le cimetière militaire roumain du Schaefertal. Les soldats roumains arrivent en 1917 à Soultzmatt, prisonniers de l’armée allemande qui les déporte depuis la Roumanie vers l’Alsace. Beaucoup meurent dès leur arrivée, « exténués, affamés, et malades ». Ils travailleront à la coupe de bois et à l’entretien des chemins. Le cimetière comporte 678 tombes dont les premiers rangs proviennent du cimetière de Koetzingue
la montée du Couvent Saint-Marc est réputée

https://www.openrunner.com/r/11934935

Samedi des cols nancéiens

Le départ est situé à coté du col 54/0348 col de la Madeleine à Dommartemont (parcours VTT 54km/770m)

Des cols à Nancy?

Oui, ça existe.

Notre rencontre régionale « Club des Cent Cols » Grand Est cette année aura lieu en Meurthe et Moselle.

C’est le moment de nous rejoindre si vous n’êtes pas encore contaminé par le virus des cols à vélo. (Bof!peut mieux faire).

image d’illustration JL

L’accueil, le départ et le pot d’arrivée auront lieu sur le plateau de Dommartemont au bout de la rue du pain de sucre sur le grand parking .

Un parcours VTT et un parcours route.

Le parcours passera par le col de Bratte FR-54-0346, le col de Millery FR-54-0261, le col de serrières FR-54-0282, le col de Sivry FR-54-0330, le col de Moivrons FR-54-0359 (tous routiers à paraître dans l’additif 2020), le col de Vassuchamps FR-54-0361 (R1) et enfin le col de sainte Geneviève FR-54-0348 routier.

Tous les renseignements sont là

Contact

Denis Mathieu
06 85 20 02 55
deni.mathieu@orange.fr

Les potins du lundi

VAP 1948, l’ancêtre du VAE

Des cols à VAE?

Passer des cols à VAE, pourquoi pas! On n’imagine pas que le phénomène du vélo électrique s’arrête à l’enceinte urbaine. D’ailleurs, je le constate chaque jour, le VAE c’est à dire le Vélo à Assistance Electrique gagne de mois en mois de nouveaux adeptes du plein air à vélo. Je constate aussi que cette machine dans sa version tout terrain rencontre un vif succès. J’en croise souvent autour de chez moi le long des chemins.

Au Club des Cent Cols la tentation est grande. Il s’agirait d’accepter que les membres moins jeunes puissent se doter de telles machines. Les moins jeunes…et tous les autres ensuite.

si les classements des 2 catégories étaient totalement séparés, accepteriez-vous la création d’une section « VAE » à côté de la section des membres « musculaires » actuelle ?

C’est ainsi libellé qu’un confrère lance son enquête en ligne histoire de tâter le terrain. Une enquête qui laisse peu de place à la réflexion puisque tout de suite après, la mécanique est enclenchée pour savoir comment accueillir les futurs postulants.

En quelques années, la fameuse section VAE aura tôt fait de supplanter le vélo sans assistance et grimper un col n’aura plus aucune signification sur le plan physique…

Il est clair qu’en acceptant une telle adaptation de la règle du club, qui veut qu’un col soit franchi avec son vélo et sa seule force musculaire, il n’y aura plus de club du tout car il aura perdu ses valeurs fondatrices qui ont fait son succès.

Attendons donc sereinement de voir comment la direction du Club des Cent Cols va réagir face à cet entrisme insidieux que tentent d’instaurer certains membres.

A quand le Tour de France à VAE?

Les choses sont ainsi: la déferlante du VAE est en train de grignoter petit à petit le cyclisme de loisir. On se demande même si le monde professionnel ne va pas y passer aussi lorsqu’on voit Julien Absalon faire la promo du VTT électrique.

Ayatollah ou Khmer vert?

Il est de bon ton de nos jours de railler les écologistes et de les affubler de toutes sortes de quolibets capables d’atteindre la justesse de leur combat politique.

Le Garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti s’est taillé une belle renommée dernièrement en prenant la défense des chasseurs et en traitant les écologistes d’Ayatollah. C’est un signe des temps, les idées contraires à la défense de l’environnement font recettes.

C’est toujours ainsi dans les temps de guerre: on taille dans les plans à long terme, on oublie ses engagements vertueux. La planète vit à crédit depuis aujourd’hui mais tant pis on rétablit les néonicotinoïdes pour assurer la récolte betteravière. Le sucre, en temps de crise, a toujours été une valeur refuge et les magnats de la betterave le savent.

L’écologie politique attendra encore un peu avant de revenir au cœur de l’actualité mais en invitant le Garde des Sceaux a ses journées d’été, elle a perdu une manche.

Avancer masqué

L’épidémie semblait marquer le pas, et puis voila qu’on nous annonce qu’elle repart. Cette épidémie semble incontrôlable…et notre équipage gouvernemental ressemble à un bateau ivre qui vire de bord à chaque coup de mer. Masque, pas masque, Puy du Fou, pas Puy du Fou, pas de maillot PSG, maillot PSG, test pour les symptomatiques, test pour tout le monde,… les Français ont le vertige.

Les vacances d’été se terminent et les Français ne se sont pas privés de faire comme avant en envahissant les plages, en organisant des fêtes de famille ou des retrouvailles après des mois de privations.

Seulement les épidémiologistes restent sur leurs gardes et maintiennent la pression auprès du pouvoir politique. Il faut continuer de se méfier, disent-ils.

Le professeur Pialoux l’admet: nous n’étions pas prêts.
Le sommes-nous aujourd’hui?

Le discours est diffus parmi les scientifiques. Le peuple d’en bas s’en rend compte et croit y voir une sorte de conspirationnisme de nature à restreindre nos libertés publiques et individuelles.

Limiter le droit de réunions à moins de 10 personnes, ne pas rouvrir les salles de spectacles et les stades, imposer le port du masque en ville et à vélo, toutes ces contraintes vont peser lourdement dans le débat public à la rentrée.

Moi qui suis d’un naturel contestataire, j’observe les choses…et j’attends de voir du haut des vignes du Rangen comment le pouvoir politique va opérer. Je ne conteste pas pour le plaisir de contester car je comprends que la situation est complexe et que d’habiles agitateurs prennent plaisir à savonner la planche. Se laver les mains 20 fois par jour, porter un masque dans les enceintes closes et éviter les rassemblements, si c’est le prix à payer pour réduire l’épidémie, alors je suis pour dès lors qu’on a rien de mieux. D’autant que dans quelques semaines les populations à risques que sont les retraités vont devoir se protéger contre la grippe!

Pascal Bride est arrivé

Pascal Bride souriant à son arrivée au Touquet le 23 août après 2600 km de vélo

DEPART ET ARRIVEE
Départ : Mandelieu-La Napoule
Arrivée : Le Touquet Paris Plage
Date de départ : 14 Août 2020 // 22h
Délai Maximum : 11 Jours
Points de contrôle : 4

Tout le monde ici à Mulhouse retenait son souffle car Pascal Bride avait dans le passé accumulé les déconvenues dans des entreprises de vélo « hors normes » où la barre était placée très haut.

Mais l’homme est tenace.

Pascal Bride a gagné sa victoire sur lui-même: parcourir les 2600 km et quelques 35000 m de dénivelés alpins sans assistance à la Race Across France depuis Mandelieu jusqu’au Touquet. A son arrivée, le dernier concurrent en lice en 32eme position, Cyril Blondin, devait encore parcourir 476 km avant d’atteindre le Touquet.

C’est Clément Clisson qui est arrivé le premier au bout de l’épreuve avec 5 jours 16 heures 58 minutes (moy.18.49km/h)

Arrivé en 16eme position, le Mulhousien a bouclé le périple en 8 jours -11 heures -16 minutes. Un exploit, sans aucun doute et beaucoup de souffrances.(vitesse moyenne 12,18 km/h).

S’arrêter sur une aussi belle victoire, Pascal Bride en sera t-il capable?

Loisirs

Les voyageurs en partance pour Sentheim se pressent en nombre. Le contrôleur informe la clientèle qu’un changement de train est prévu à Aspach suite à un mouvement de personnel

Le dimanche est le dernier jour de la semaine. Il est devenu aussi le jour des loisirs.

Voile sur le terrain des aéromodèles
Etang de Cernay. Mesures COVID, il est précisé: espace d’au moins trois mètres entre chaque point de pêche et accès au chalet uniquement pour les toilettes, sacs poubelle pour jeter vos masques et mouchoirs immédiatement
Au ball-trap de Cernay.
Haras de Cernay
Quinze mètres d’alluvions sous mes pieds. Granite, rhyolite et grauwacke me supportent. Rien que des alluvions grossières.
https://www.openrunner.com/r/11918276