Ce matin évasion à VTT en K3 (consultations et soins) muni de ma convoc. DoctolibIl est un peu phallique mon parcours du jour
J’ai changé d’ophtalmo, le mien s’arrête. Le prochain sera installé à Montbéliard. On ne sait jamais, si par mégarde le confinement doit durer, si un autre virus est déterré, j’aurais un bon motif pour aller jusque là-bas avec mon vélo.
Un bol de nature sur la piste de la Thur
Ce matin, j’ai réfléchi. Comment aller à Mulhouse à vélo chez mon ophtalmo?
Mon problème n’est pas l’itinéraire, mon problème est de savoir où garer son vélo pour le retrouver entier à la sortie.
J’arrive dans la capitale
Le vélo de ville n’est vraiment pas pratique pour la route, les dérailleurs ne marchent pas et il est peu véloce.
les berges de l’Ill sont en travaux
Le vélo de route? en ville ce n’est pas top car en ville on se fait secouer.
J’ai donc pris le VTT. Gros avantage pour les sauts de trottoirs et les passages en broussaille pour le retour.
Mon cheval fait la gueule avec ses trois antivols, il ne peut plus bouger. Même pas un peu de gringue aux cyclotes de passage.
Sac à dos chargé: trois antivols!
Un pour la roue avant, un pour la selle, un gros U pour le cadre et la roue arrière que j’attache à un ancrage à coté du Diaconat.
A l’arrivée à Mulhouse, j’étais un peu repeint en kaki vu que j’ai eu la bonne idée de passer par la route de la déchetterie d’Aspach et la route derrière Brico-Leclerc Cernay envahie de camions de terrassements.
Pas fier dans l’ascenseur…
Après avoir joué un quart d’heure à la Gam Boy du champ visuel « touché-coulé », j’ai eu ma permission de sortie. J’avais les yeux comme le type à moto qui tire sur les citrouilles.
Comme je suis arrivé par Richwiller et le pont de Bourtzwiller, je repars par le pont de Lutterbach.
Je repars par Lutterbach. Finalement ça ne roule pas mal avec tous ces aménagements vélocovid… après le viaduc, attention de ne pas se faire « cisailler » par ceux qui prennent l’autoroute! J’aperçois le Grand Ballon avec ses premières neigesà l’entrée de Lutterbach, le feu vélo de l’embranchement Cotonnerie reste toujours au rouge (!), après un cycle perdu je passe avec les voitures. C’est « craignos ».
Et après?
Après j’ai la flemme de prendre Reiningue. Alors je prends la Cité de l’Habitat et je prie pour trouver une sortie avant la quatre voies. Je tourne à droite…wouh-wouh-wouh…le camp de manouches.
Ce chemin après la cité de l’habitat m’évitera de prendre la 2×2 voies Mulhouse-Thann
Finalement, avant la station Total, je trouve un PN jusqu’alors inconnu qui me permet de longer la voie ferrée.
Je termine dans les broussailles. Seul salut, traverser la voie pour arriver jusqu’au bowling de Graffenwald.
A Graffenwald, je prends à nouveau le long de la voie jusqu’au ball-trapp…non sans avoir fait un roulé boulé sur un changement de trace pour prendre le single; je ramasse mon bidon qui se fait la malle, et je repars. Les deux dames « K6 » derrière moi devaient bien se marrer.
Dans ce single derrière le ball-trapp, ne pas se manger la borne! J’ai croisé un vététiste qui devait j’imagine se rendre chez son dentiste en K3 lui aussi. On s’est fait un clin d’œil.
Adaptation au cinéma du masque de la Mort rouge de Roger Corman
Les romans évoquant des épidémies sont plutôt prisés actuellement.
Si vous avez la pétoche, ne les lisez-pas!, sinon vous risqueriez de mal dormir
Ma dernière lecture est le Masque de la Mort rouge d’Edgar Allan Poe.
An dedans, il y avait toutes ces belles choses et la sécurité. Au dehors, la Mort rouge.…
…Un mur épais et haut lui faisait une ceinture. Ce mur avait des portes de fer. Les courtisans, une fois entrés, se servirent de fourneaux et de solides marteaux pour souder les verrous.
Le prince Prospero a réuni un millier d’amis pour s’enfermer dans son château à l’abri du fléau épidémique.
Il organise un bal masqué.
Une courte nouvelle, le Masque de la Mort rouge, qui se lit en une demi-heure d’Edgar Allan Poe (1842)
Des cols à vélo par milliers. Les Vosges comportent environ 400 cols. En France on peut compter sur 10.000 cols. De quoi se faire les mollets!
La Confrérie des Cent Cols est née il y a un peu plus de quarante ans sur la base d’un principe simple et fédérateur: gravir des cols à vélo.
Tous les cols, des petits, des grands, des moyens, sur la route ou sur les sentiers.
Cent cols, c’est le prérequis de base pour y entrer. La plupart des membres sont issus de l’ex FFCT devenue FFVélo. Avec les derniers évènements sanitaires, comme tous les clubs, la Confrérie a du mettre entre parenthèses ses rencontres et notamment son AG d’Autun prévue en novembre.
Dotée d’animateurs talentueux, la Confrérie c’est aussi un potentiel humain capable de recenser, d’agglomérer les cols routiers et muletiers du monde entier, ou presque. Un travail de titan qui mobilise beaucoup de savoir-faire et de l’informatique.
Gravir des cols à vélo, c’est un beau défi. Mais là où le modèle marque le pas, c’est qu’il faut prospecter des territoires de plus en plus lointains au fur et à mesure que les massifs voisins sont essaimés.
Atteindre cent cols à vélo pour un Breton, c’est déjà une performance. En atteindre mille, c’est un véritable défi.
Là où le modèle est fragile, c’est qu’il implique de nombreux déplacements motorisés et des hébergements pour ratisser les cols autour de soi. On ne peut pas dire que la formule est satisfaisante si l’on a la conscience sensibilisée à l’environnement et à l’empreinte carbone.
Soit! Mais alors on ne plus rien faire, direz-vous…et toutes les rencontres sportives sont concernées.
L’autre problème, plus délicat, c’est la baisse constante des adhérents. On sait son origine: le vieillissement des membres et la difficulté à recruter des forces vives sur un concept qui branche moins. Pas de miracle, la Confrérie subit la même érosion que la FFVélo à laquelle elle adhère et à laquelle la marque Cent Cols appartient. Ce qui est en cause c’est donc bien le modèle du cyclotourisme de club dans son ensemble…et le confinement n’arrange pas les choses car les plus anciens pourraient être tentés de ne pas renouveler leurs cotisations en 2021.
La lente érosion des adhérents cotisants de la Confrérie inquiète
Pour remédier à cette relative désaffection, la Confrérie propose de nouveaux challenges qui viennent s’ajouter aux Randonnées Permanentes au nombre de 18.
Parmi ces challenges:
le challenge sur les Lignes de Partage des Eaux » inter-mer » des Alpes créé au printemps 2019
le challenge des 100, 150, 200 plus beaux cols routiers des Alpes
dernièrement le challenge Jean Perdoux, du nom d’un des créateurs du club
Un groupe Facebook d’environ 1500 membres (dont 500 adhérents) est venu renforcer l’audience de la Confrérie…mais les vocations pour rejoindre le club se font néanmoins rares.
La Confrérie a de beaux atouts pour relever son défi, mais elle est freinée par le confinement du loisir cycliste.
Moi-même qui suis membre de la Confrérie depuis dix ans, je commence à marquer le pas. Cette année, j’aurai grimpé 74 cols (tout de même) et atteint près de 1300 cols depuis l’origine. Mais les nouvelles opportunités de font de plus en plus rares. Sauf à être un mordu et d’y consacrer un budget conséquent!
THANN: PN22/RN66, la dénivellation à nouveau sur les rails?
PN22 à Thann: un passage à niveau et des « trains » de véhicules à l’arrêt
Dans son journal de novembre 2020, le député du Haut-Rhin, Raphaël Schellenberger, évoque « un sérieux projet de dénivellation de la RN66 au niveau de la gare de Thann » …
On attend d’en savoir plus…
En 2019, un mémoire d’étude Master 1 avait été présenté par Antoine Schneider pour désengorger les bouchons dans la vallée qui ont lieu le matin et le soir liés au trafic pendulaire générés par les voitures.
70% des déplacements se font avec l’automobile et la fermeture fréquente du PN22 en traversée de la RN66 contribue à accroître le phénomène.
Deux solutions étaient exposées:
soit un passage souterrain des véhicules légers sous la voie comme au rond-point d’Habsheim
soit un passage dénivelé plus vaste passant derrière la gare (schéma ci-dessous)
Pour l’heure, on ne sait pas quel sera le dispositif envisagé dans ce nouveau projet proposé par la DREAL en juin 2019
source Rapport de stage Master 1Aménagement, Urbanisme et Développement des Territoires Université de Strasbourg Antoine Schneider-mai 2019
Pourquoi aime t-on les fake news?
La dernière envolée de fakes news de la semaine écoulée, c’est celle du documentaire Hold-Up. Je vous le dis tout de suite, je ne l’ai pas regardé mais je sais que les faits rapportés correspondent à des montages intellectuels bidonnés dont certains intervenants regrettent amèrement d’en avoir été les acteurs. Comme Douste-Blazy ou Monique Pinçon-Charlot qui dénonce un « montage choc au service de l’émotion et de la colère »..
Tant pis pour eux!
Les fakes news (fausses nouvelles) plaisent à une grande partie d’entre-nous, c’est pour ça que les réseaux sociaux les véhiculent autant. Mais si les fausses nouvelles plaisent, c’est qu’elles contentent tous ceux qui refusent l’info officielle supposée, par principe, biaisée, tronquée ou arrangée alors qu’elle est complexe. C’est le cas en politique notamment ou l’extrême-droite se complait dans des explications simplistes comme la fermeture des frontières lorsqu’il s’agit de s’attaquer à l’immigration clandestine.
Par exemple, la théorie « du grand remplacement » fait les délices de l’extrême droite puisqu’elle permet d’expliquer simplement une thèse complotiste qui viserait à remplacer une partie de la société et sa culture par une autre. Tout serait donc arrangé en haut-lieu secrètement.
Dans les moments de crise comme celle que nous vivons avec le coronavirus, les théories complotistes font florès. Depuis l’origine du virus répandu volontairement sur la planète par un laboratoire, jusqu’à la pénurie de masques ou l’absence de lits d’hôpitaux.
Ce qui fait aussi recette, ce sont les théories qui vont à l’encontre du darwinisme et de l’évolution du monde.
Non la planète n’est pas ronde, oui l’histoire de l’homme relève de Dieu; ces principes de plus en plus répandus dans le monde moderne tendraient à remplacer la science par des croyances moyenâgeuses.
Selon la Bible, au livre de la Genèse, Adam est le premier homme à avoir été créé par Dieu lors du sixième jour de la Création à partir de la poussière de la terre qu’il façonna à son image, avant de l’animer de son souffle. C’est la thèse des créationnistes qui veulent imposer bible et coran comme des ouvrages scientifiques.
Méfions-nous aussi des contrefacteurs puissants, comme Trump, capables de manipuler des vérités et ainsi d’en tirer des fakes news à longueur de tweets.
Mais la frontière est ténue entre fakes news et légende ou fable.
Selon Pierre Bayard, professeur de littérature et psychanalyste, interviewé par Médiapart, le réel passe par un « écran de fables » ; or ces mêmes fables permettent de tracer un chemin « à travers la complexité illisible du réel », et même d’inventer ce qui n’existe pas encore, par exemple un monde meilleur.
Il place le lavage de mains et la distanciation parmi les actions préventives les plus efficaces contre la contamination.
L’hygiène des mains.
La distanciation physique.
Le port du masque quand la distanciation physique est impossible.
Mais pourtant le masque semble être privilégié dans les écoles, les collèges et les lycées. On soupçonne à présent les institutions scolaires d’être des vecteurs importants de l’épidémie….jusqu’à envisager de fermer à nouveaux les établissements
Mais nos chères têtes blondes ont-elles compris à quoi sert l’usage du masque?
Je passe quotidiennement là et je ne peux que constater que les masques jonchent le sol à la sortie du collège. Des images filmées ce matin, peu après l’heure de la rentrée en classe
Potentiellement contaminants, j’imagine que la leçon n’a pas été comprise ou plus simplement que la leçon n’a pas encore été dispensée.
Si le masque est là, jeté à terre, alors le virus peut y être aussi…ou alors je ne comprends rien aux mesures prophylactiques.
Les chasseurs peuvent reprendre leurs activités normales
Au nom d’un principe, celui d’une nécessité de réguler la faune sauvage et en particulier celle des sangliers qui font de plus en plus de dégâts en périphérie des agglomérations.
Soit! je ne suis pas spécialiste de la chose tout en observant que le monde de la chasse bénéficie d’oreilles bienveillantes en haut-lieu.
Les chasseurs auront donc le droit comme bon leur semble d’aller et venir sans tenir compte des interdits sanitaires qui s’appliquent à d’autres catégories de loisirs de plein air.
« Tous les utilisateurs de la nature doivent se rendre compte qu’on ne peut pas organiser une battue et se retrouver, en pleine traque, face à des quads, des VTTistes, qui créent ainsi un danger pour eux et hypothèquent les résultats de la chasse » Gilles Kaszuk président de la Fédération des chasseurs du Haut-Rhin 27/10/2012
Cela dit, la question qui se pose est de savoir comment et quand nous allons pouvoir reprendre nos activités normales?
Si des pans entiers de l’économie sont à l’arrêt, le monde des loisirs et du sport aussi.
Les associations ne peuvent même pas tenir leurs assemblées statutaires souvent en fin d’année et donc le lien social pourtant ténu risque d’être rompu définitivement car nombreux seront ceux qui choisiront de ne pas renouveler leur adhésion du fait de l’absence de perspectives en 2021. Comment définir un projet? un programme? un calendrier?
Plus préoccupant, ce qui se dessine, c’est un changement en profondeur de nos modes de vie, de notre distanciation à l’égard de l’autre puisque le risque épidémique est appelé à durer et à se renouveler sous l’effet du mondialisme qui dérégule à l’excès et des outrances environnementales. On croyait la Chine en pointe sur ces registres, mais l’on découvre que le Danemark élimine à la hâte 18 millions de visons en élevage intensif porteurs du virus.
Il est donc urgent de revoir nos modes de production débridés et de mettre un frein à cette mondialisation des échanges.
Je vois poindre une forme d’individualisme dans le monde des loisirs auquel tout le monde n’est pas préparé.
Le pire est-il derrière ou devant?
La segmentation sociale en fonction des générations est de plus en plus souvent évoquée pour combattre l’épidémie. Une fraction importante de la société est de fait exclue.
Dans les Ephad, dans les hôpitaux, l’âge est déjà un des déterminants de notre avenir sanitaire. Ce qu’on supputait du bout de lèvres semble avéré, on laisse « partir » des gens pour lesquels on ne peut plus rien. « Il faut bien mourir de quelque chose à la fin », c’est devenu politiquement réac de l’entendre dire.
Passer de 3 à 78 km2 pour notre plein air, c’est le sens de la pétition qui est lancée par Virginie Babinet sur Change.org et qui circule sur Facebook.
La limitation de sortie pour faire du sport et prendre l’air lors de ce confinement a été encore limitée à 1 km
c’est assez incompréhensible alors que les parcs et les plages vont rester ouverts ! Quelle est la logique pour les personnes qui habitent en ville ! Se concentrer sur peu d’espace alors même que 5 km comme en Irlande permet de plus s’étaler sans aller trop loin puisque la limite horaire existe ! Cela permet à paris d’aller dans les bois courir ou faire du vélo à longchamp ! On nous explique depuis des mois que l’activité en grand air n’est pas source de cluster ! Alors tenons en compte.
On ne demande pas plus d’une heure, on demande juste de pouvoir faire 20 à 30 km dans la campagne et sortir de nos villes. Par exemple pour moi, la possibilité de grimper à vélo à Rammersmatt, au Plan Diébold ou jusqu’à Cernay.
Ils seront citoyens et ils doivent savoir ce qu’est une démocratie libre, quels droits leur confèrent, quels devoirs leur impose la souveraineté de la nation. (lettre de Jean-Jaurès)
Ce matin sera lue la lettre de Jean Jaurès aux instituteurs et aux institutrices dans les établissements scolaires en hommage à Samuel Paty, assassiné par un terroriste. Écrite en 1888, c’est une belle lettre. Difficile cependant dans ses exigences morales. Ce qu’on pouvait recommander aux maîtres, aux « hussards de la République », n’est plus vraiment en adéquation avec l’école moderne assaillie de toutes parts. J’ai plutôt le sentiment qu’on a besoin dans certaines classes de garde-chiourmes. Si la lecture doit se faire devant les élèves, nul doute qu’elle sera largement au-dessus de la compréhension de la plupart.
BCMF Vercors 2013 ou la traduction de se lamenter sur la frustration qu’on ressent à être coincé derrière une bande d’aspirants Bradley Wiggins en lycra boostés à la testostérone, roulant à cinq de front, pendant trente kilomètres sur des chemins de campagne sinueux, en compagnie d’une centaine de voitures bouchonnant derrière…
L’égoïsme des uns ferait le malheur des autres.
C’est ainsi que Jeanne à vélo traduit un article du Britannique Mark Treasure, « Etre raisonnable », dans lequel l’auteur construit une étonnante démonstration sur nos comportements routiers d’automobilistes, de cyclistes et de piétons.
En gros, il y est question de mettre en perspective des conflits d’usage fréquents sur nos voies partagées sous-tendus par des réflexes conditionnés. Ce n’est pas de ma faute si je n’ai pas vu ce piéton dans le noir, il marchait sans gilet jaune.
Moi, ça ne me dérange pas de porter un gilet jaune à vélo, a fortiori à la nuit tombante, pour ne pas me faire « ramasser » par un fou du volant. Car au bout des choses, si l’accident devait survenir sans avoir été vu et que j’en réchappe (ou pas), on pourra me dire que je l’ai bien cherché...et je serais devenu une victim blaming idéale. Un cycliste puni doublement en somme.
Imagine t-on aujourd’hui des équipes d’intervention sur la route, sans panneaux, sans feux de signalisation, sans habillements de protection? un tracteur agricole sans son feu jaune clignotant sur une voie publique qui plus est à grande circulation?
non!
Se retrancher derrière une supposée bienveillance de l’autre, on peut l’oublier.
Le conflit d’usage, ainsi qu’on le désigne parfois avec euphémisme, n’est autre que la traduction d’un monde routier fait d’agressivité mais aussi d’incivisme et d’égoïsme de la part de l’autre mais aussi de soi. Il faut toujours l’avoir en tête.
Que chacun fasse un effort? oui, il le faut. Mais cette éducation est loin d’être parfaite.
Ainsi, il ne me viendrait pas à l’idée de faire du vélo habillé de noir, ni d’occuper à pied avec ma famille toute la largeur d’une bande cyclable. C’est un réflexe inné, peut-être du à ma culture de sécurité héritée de mon travail.
Étrangement, en plein Covid, notre protection personnelle et notre respect de l’autre n’ont jamais été autant sollicités.
Je découvre, un peu confus, que Jeanne à vélo n’est pas dans mes liens colonne de droite. Je l’ajoute sans tarder.
Modérateur, je le suis sur mon blog Vélomaxou (depuis 1986). Mais je n’ai pas affaire à des terroristes de la pensée, juste quelques passe-d’armes rugueuses qui rentrent vite dans l’ordre. Si je n’assumais pas mon rôle, qui le ferait à ma place? Cela dit, tenir une officine de conciliabules sur le net est une responsabilité.
Parfois mon éditeur WordPress débusque avec ses automates des trolls ubuesques… et les met de coté…
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Avec Facebook, il en va tout autrement. On y trouve tout. Les automates n’y détectent que les seins nus. Pas les terroristes de la pensée. De grands et habiles manipulateurs et des sommités du crétinisme se retrouvent donc sur Facebook.
Facebook, c’est un marchand mondial et il n’entre pas dans ses préceptes de réguler les excès et les débordements divers. C’est pourquoi notre gouvernement si sourcilleux en matière de libertés publiques cherche à mettre sous surveillance les réseaux sociaux. Vaste tâche! La députée Avia s’y est essayée et elle n’a pas réussi. Tant mieux! La France a la fâcheuse habitude d’invoquer la sureté de l’État pour mieux mettre son nez dans nos affaires au-delà de beaucoup de pays démocratiques. C’est le cas avec les télécommunications à qui l’on impose le traçage des connexions, c’est le cas avec les drones qui survolent Paris, c’est le cas avec la vidéosurveillance à Nice et la reconnaissance faciale.
Libraires en colère
Avec les Mémoires d’outre-tombe en 12 volumes de François-René de Chateaubriand, je peux tenir le confinement pendant six mois
J’ai mauvaise grâce à défendre les libraires, moi qui suis acheteur chez Amazon. Je crains hélas que le combat des libraires obligés de fermer soit un combat d’arrière-garde.
Le livre achat essentiel? Admettons le clin d’œil en direction de ceux qui n’ouvrent jamais un bouquin, combien même seraient-ils confinés! Mais le livre est aussi une nourriture spirituelle. Les officines se battent avec l’énergie du désespoir face aux géants que sont les grandes surfaces et le net.
Il m’est difficile de défendre la profession car mon réflexe d’achat est celui d’un internaute qui compulse, compare les critiques, arbitre, suit l’actualité du livre sans jamais me rendre dans une librairie …où je me sens perdu dans ce milieu feutré et intello, observé, et incapable de potasser des bouquins touchés par tout le monde. Les grandes surfaces comme la FNAC ont un handicap: il faut attendre le bon vouloir d’un vendeur pour vous diriger vers le livre recherché. Incompréhensible qu’un moteur de recherche sur écran ne soit pas disponible.
Je sais qu’à travers les libraires, c’est toute la profession de l’édition, de l’impression qui est menacée. Mais en même temps, je ne résiste pas à l’attractivité du livre électronique (la liseuse). On ne commande pas son livre, on ne l’attend pas, on l’a tout de suite. Sans frais de transport, sans encombrer la modeste bibliothèque qui déborde.
Sur le plan environnemental, la liseuse est aussi énergivore, parait-il Je n’ai pas regardé comment sont valorisés les coûts de transport du livre papier et si mes trajets aller-retour chez le libraire sont décomptés (au moins deux fois 25km)…
Pour 60 livres lus par an, un Kindle est plus vert…(source)
Cinq par mois, je n’en suis pas encore là.
J’ai ma petite idée sur les questions d’impact environnemental du livre. L’industrie du papier est énergivore en eau et en électricité. Son origine électrique pèse sur le résultat final et, de son coté, la liseuse pèse sur l’exploitation de métaux rares.
Confinement contesté
On ne peut pas passer sous silence la bronca anti-confinement qui monte. Tout le monde s’y met. Le confinement ne fait plus recette, il ne convainc plus…et le monde médical s’en désole car il va fatalement voir la vague épidémique le submerger étant entendu que notre modèle sanitaire n’est clairement pas à la hauteur de l’enjeu. Des médecins vieillissants, des personnels peu payés et une logique comptable et bureaucratique qui a fait son œuvre.
Du coté des assoc et des clubs, on commence à faire grise mine. 2020 a été arrêté brutalement en mai et on s’achemine vers 2021 sans perspectives favorables. Les cadres s’en vont, les bénévoles aussi et les adhérents rechignent à se licencier vu qu’ils n’ont plus d’entrainements, ni de calendrier de rencontres assurées. A quoi bon s’acheter un licence si on trouve porte close!
Noël à Pâques
Sérieusement, on peut s’y attendre. Même si l’on sort du confinement avant Noël, qui va organiser des réunions de famille à hauts risques avec les générations d’anciens? et risquer de réactiver l’épidémie à la mi-janvier?
Le problème de nos sociétés, c’est qu’elles sont attachées aux rites, quoi de plus normal? et qu’elles ne sont pas prêtes à se remettre en cause. Reste l’aspect économique et le désastre que générerait un confinement pendant Noël…
Je m’attends au délitement de la parole publique qui ne va pas tarder tellement la puissance des protestations va enfler l’approche de Noël…et alors même qu’à demi-mot certains laissent entendre qu’il faudrait confiner plus durement et pendant de longs mois encore.
Je n’en rajoute pas avec mes histoires (dérisoires) de vélo. On ne tire pas sur une ambulance.
On aurait tort de croire le contraire: seuls les retraités sont confinés. Réfléchissons: la plupart des métiers sont en activité, les commerces ouverts, les écoles reprennent. Donc il n’y a que nous, les retraités assignés à résidence. Bref la plus grande partie de la population peut aller et venir selon son gré. C’est donc une rupture d’égalité vis à vis des libertés publiques qui est infligée aux retraités puisqu’eux seuls ne peuvent sortir de chez eux qu’avec un motif restreint de causes et pour un temps limité dans une zone donnée.
Les retraités sont plus menacés que les autres, nous dit-on. Certes mais en quoi restreindre notre champ géographique serait l’antidote à l’infection? D’ailleurs le précédent confinement n’a rien démontré de tel. Et par ailleurs restreindre nos déplacements en cœur de ville n’est pas comparable avec la campagne. Qui a élaboré ce curseur de 1km? Hier j’ai parcouru 25 km seul à VTT, je n’ai rencontré absolument personne.
Encore jamais vu ce plan d’eau. Soit je passe au-dessus soit en-dessous sans le voir. Cet étang est magnifique avec sa belle prairie Saint-Jacques est tout tracé. Plus simple que la Covid!https://www.openrunner.com/r/12216836L’obscurantisme a encore frappé à Nice. A 15h, le glas sonnait.
Bon maintenant nous allons sombrer en hibernation par la faute d’une grande bande d’irresponsables.
C’est dans le Figaro qu’on trouve l’info: à Paris le vélo mange plus de place que le bus à voyageurs constants! Une affirmation qui vient contredire des idées reçues.
Je ne suis pas spécialiste, j’ai donc du mal à me faire une opinion.
Vélothon du samedi samedi 5 décembre au départ de Thann
Je me suis inscrit pour participer au Vélothon 2020…et j’ai tracé un parcours autour de Mulhouse. Le départ est fixé à 8h30 heures devant le lycée de Thann.
*L’AFM-Téléthon est une association de parents et de malades qui mène un combat sans relâche contre des maladies génétiques, rares et lourdement invalidantes.
Il s’agit de parcourir 100km à vélo et de verser au plus 100 euros (ou moins) à l’association AFM-Téléthon.
100 euros, c’est beaucoup d’argent pour nombre d’entre-nous, les cyclistes. Alors on peut participer quand même et verser moins.
Le parcours
J’ai réfléchi à un parcours de 100 km autour de Mulhouse au départ de Thann.
100 km, c’est 5 heures de vélo et ajouter une heure d’arrêt environ. On y arrive avec un peu d’entraînement. La seule inconnue étant la météo. Lorsqu’il fait froid, il faut plusieurs couches de vêtements (jusqu’à quatre) des gants épais et des sur-chaussures. Sous le casque, un bonnet et éventuellement un cache-nez. En cas de verglas ou de neige, épreuve annulée.
Je ne sais pas quel temps il fera le 5 décembre ni si nous ne serons pas interdits de circuler à cause de l’épidémie. Je n’invite personne à me rejoindre puisque les aérosols projetés par un groupe de cyclistes sont des vecteurs de contamination potentiels…surtout si l’on crache, l’on mouche au sol dans ses doigts! On ne pourra donc pas compter sur une fusée devant soi pour se laisser aspirer.
Mais on pourra se suivre à une dizaine de mètres de distance. Je partirai à 8h30 depuis le lycée de Thann 1 Rue Moschenross https://goo.gl/maps/YKSFCp2xoSdBiZEg8
Mon parcours Openrunner fait 95km mais il y a quelques imprécisions, je me suis donc ménagé 5% d’erreur. Rouler 100km, ce n’est pas difficile, c’est 5 heures à 20 de moyenne. Donc on peut y aller en confiance…à la condition de ne pas commencer l’apprentissage du vélo la veille.
J’ai prévu des haltes:
Ottmarsheim
à Altkirch km 25 (si nécessaire)
à Ottmarsheim km 65
à l’Ecomusée km 80
Emporter un casse-croûte, des vêtements adaptés en fonction de la météo et de la lumière. Il n’y a pas de voiture accompagnatrice prévue.
Pluie bretonne abondante ce matin. Je pars de Plounéour-Ménez. Au pied des monts d’Arrée, je grimpe par un chemin ruisselant jusqu’au col de Trévezel. J’évolue un peu au jugé et la grande antenne hertzienne qui apparaît dans la brume me conforte dans ma direction.
Monument du Cheval Inconnu au col de Trévezel
Étonnant ce monument au Cheval Inconnu !
J’arrive au col de Trévezel
Puis je me trompe. Je crois trouver un chemin au pied de l’antenne, je ne le trouve pas. Je descends par la route pour remonter ensuite au col de Trédudon. Dommage car de la route à VTT c’est moins grisant. À la descente, je prends un sentier qui est provisoirement transformé en ruisseau.
Mon ruisseau du retour
Me voici à Plounéour-Ménez avec son bel Enclos Paroissial autour de l’église.
Eglise de Plounéour-Ménez (ménez signifie montagne en breton)
Un micro-tour de 10km et 250m. L’essentiel c’est de participer, n’est-ce pas?
Chut! Je prends le GR34 qui est clairement piéton. Même si aucun panneau ne me l’interdit.
Ça passe tout juste
Quand j’aborde des randonneurs, je fais ami-ami et ça passe. Sauf qu’au bout de 6 km de sentier douanier, je tombe sur un panneau qui dit « interdit aux VTT ».
Je n’insiste pas. Je rentre par les terres à Cléder. Les cultures maraîchères sont gigantesques, choux en tous genres. Deux gros molosses se chargent de m’accompagner hors des champs. J’appuie et je monte dans les tours car j’aborde une zone boueuse. Les chiens renoncent. Ici on trouve beaucoup d’itinéraires vélos sur goudron mais rien pour VTT.
On longe la plage. Tous les pêcheurs de coquillages sont réunis Les thermes de GolotaLes Romains qui étaient aussi Gallos avaient installé leurs bains devant la plageOn remonte vers Pont-Ménou le long du bras de merChapelle Saint-Haran, on tourneChapelle Sainte-Barbe
Je m’y suis repris à plusieurs fois pour écrire Guingamp. Parti à neuf heures, j’ai commencé à grelotter sur mon vélo. J’ai enfilé l’imperméable de secours pour m’isoler du froid. Pédaler oui, mais où ? J’ai un écran blanc sur le GPS vu que je n’ai pas de carte. Alors ma trace me sert de guide. Je fais une boucle. Rien que des chemins goudronnés, ils ont les moyens les Bretons. Je rentre par un sentier « artistique ». Les artistes se sont pas là, ils ont laissé leurs œuvres en plan.
J’ai longé la plage. Puis avant Cancale, je me suis fabriqué un masque rudimentaire pour entrer en ville. Au retour j’ai tenté la terre. Souvent des chemins sans issue. C’était malgré tout agréable.
Une rubrique comme celle-là, c’est très facile à alimenter. Juste une image, une photo et le tour est joué. Je vous invite à m’envoyer tous vos clichés afin qu’on puisse faire un musée des horreurs de « Holala, c’est dangereux »
L’heure n’est plus à la concertation: pour se concerter, il faut être plusieurs et être entendus. Or le monde du vélo n’est pas entendu. On nous dit « oui, oui! » et dès qu’on a repris son vélo, tout est comme avant.
Les municipalités se servent des cyclistes d’abord pour s’acheter une forme de paix civile et pour se « verdir ». Mais sur le fond, rien ne change.
Pire sont celles qui se servent de nous pour réduire la vitesse des flux de véhicules. Par exemple avec des rétrécissements, des dos d’ânes.
Passage du canal du Rhin à Chalampé
Holala, c’est dangereux!
Je serai donc un de ceux qui dénoncent les incohérences des décideurs publics puisqu’il est avéré que le cycliste est un citoyen fusible sur lequel on peut compter.
Dorénavant, je vais porter le casque en ville, convaincu qu’il est utile même s’il engendre des contraintes nouvelles. J’ai calculé dans le passé que je parcours entre 1500 et 2000 km à vélo rien que pour la ville. Le risque d’une chute n’est donc pas négligeable.
Encore hier, tout près de chez moi, un cycliste pourtant confirmé, « grand rouleur », adepte de « cyclosportives », a chuté et s’est gravement blessé à la tête. Il ne portait pas son casque, celui qu’il porte habituellement sur la route. Ne l’accablons-pas!
Force est de le constater, circuler à vélo n’est pas un monde de bisounours:
il y a de plus en plus d’usagers de la route en ville comme à la campagne
la complexité des infrastructures et des comportements « agressifs » accroissent les risques de chutes à vélo
Il ne faut donc pas se retrancher derrière le concept de « mobilités douces » pour tirer un trait sur une réalité: la conflictualité de la circulation routière existe. Face à nous sur la route, il y a des usagers qui n’ont aucun respect pour nous, pour notre fragilité, notre lenteur, notre appréhension, nos hésitations et nos trajectoires hasardeuses.
Le titre est explicite. Je prends le parti du casque à vélo en toutes circonstances.
J’ai ressorti mon casque Lazer des cartons. Je ne l’utilisais plus depuis l’achat de mon casque KED.
La nouvelle affectation de mon casque Lazer sera celle de la ville. Cette casquette en peau de poubelle que mon confrère Lomoberet n’échangerait pas contre son…béret, j’ai décidé de la porter et même d’y ajouter une couverture étanche et réfléchissante…
On ne pourra pas dire qu’on ne m’avait pas vu arriver au rond-point
C’est surtout en ville que les cyclistes ne portent pas de casque et j’observe qu’en ville aussi les menaces de chutes sont fréquentes. Les causes sont multiples: les encombrements et les mobiliers urbains constituent le premier danger, puis viennent toutes les malfaçons de revêtements routiers, les entrées de piste, les signalisations horizontales glissantes, les dos d’âne « assassins », les véhicules mal garés ou pas garés du tout, les portières qui s’ouvrent inopinément, les bornes anti-intrusion,… et j’en passe!
La montée en puissance du fait cycliste avec les dernières mesures sanitaires en faveur du vélo illustre un phénomène nouveau: plus de cyclistes en ville et parmi eux des novices du vélo manquant d’adresse et de compréhension des risques et des règles.
La position des organisations de vélo en ville (FUB) est intenable…
Un casque après une chute à vélo (image Vélomaxou). La protection de la tête avec un casque est indiscutable.
Soutenir que le port du casque doit être recommandé mais non imposé au motif que son imposition ferait baisser le nombre potentiel de cyclistes est un argument contestable et, a priori, un pari peu respectueux de la sécurité des pratiquants. Avec cette position, on accepte implicitement de « sacrifier » quelques cyclistes au nom de la cause cycliste.
Or la sécurité routière ne relève pas de choix individuels mais d’un cadre collectif de sécurité publique.
C’est une pratique constatée: sur route, les cyclotouristes et les cyclosportifs portent le casque, en ville non!
Comment l’expliquer?
On considère que rouler en ville n’est pas accidentogène, pas plus que d’aller à pied donc on ne porte pas son casque pour une simple course dans le commerce local. Et pourtant la ville est aussi porteuse de risques, au moins autant que la route!
« Un casque de vélo assure une protection efficace et atténue les traumatismes crâniens », selon Jean-Pierre Mondenard, médecin du sport.
C’est statistique: une chute à vélo, c’est dans un tiers des cas la tête qui est touchée, en ville comme sur route!
La Sécurité Routière recommande le port du casque du vélo. La loi ne l’impose pas encore mais la loi pourrait évoluer.
Après la pluie du matin, temps inespéré cet après-midi.
Je remonte la vallée avec l’idée d’explorer des sentiers inconnus. A Willer-sur-Thur, je trouve une rue qui grimpe à l’Obersaege…embranchement que je rate. Je poursuis et je me trouve sur la route de Goldbach. Je ne vais quand même pas prendre la route à VTT, ce serait une faute de goût.
La Reine d’Or le long de l’Altenbachrunz
Je grimpe un chemin parallèle qui s’appelle le chemin de la Goutte, le long de l’Altenbachrunz. Ce n’est pas trop difficile. J’aboutis à Altenbach chez Madame Sans Gène.
Stèle de Paul Acher. Journaliste, il a collaboré au Gaulois, à L’Écho de Paris et à La Revue des Deux Mondes, à l’Illustration, à la Revue de Paris et à la Revue critique des idées et des livres.
Le 27 juin 1915 il est tué dans un accident automobile en service commandé, près du front de Thann. extrait de « les exilés » de Paul AckerAltenbach, un petit privilège au pied du Grand Ballon
Et après que faire?
Comme j’ai vu que l’ancienne colo de la Goldenmatt a été restaurée en maison de vacances, je grimpe par là. Par le hameau Aloyse Merklin, puis j’arrive au nouveau relais téléphonique. De beaux points de vue.
après Aloyse Merklin, je grimpe à la Goldenmatt
Arrivent face à moi deux promeneurs…mon attention est tout de suite attirée par les deux accompagnateurs qui suivent: deux dromadaires des Andes. Je veux dire de jeunes lamas qui se précipitent vers moi…n’ayez-pas peur me disent les promeneurs…ils vont juste vous sentir…effectivement le premier lama arrive à la hauteur, ses grandes dents sont juste au bout de mon nez…il me renifle et continue de suivre ses patrons…le second arrive et fait de même. Ouf!
Freundstein en face, dams le coin en bas à gauche Blanschen, écart de Goldbach
Dans le parc au-dessous de la Goldenmatt, les vaches. Elles squattent le chemin et n’ont pas l’intention d’en bouger.
J’arrive à Goldenmatt
La Goldenmatt encore en travaux. La charpente métallique n’est pas du meilleur effet.
Je descends à l’Amic, remonte à Freundstein…puis je tente de contourner le chaume du Molkenrain.
A l’Amic, je prends la routeMe voici rendu à Freundstein, en face la Goldenmatt que je viens de quitter
la dernière grimpée au Molkenrain avant la descente
Ma dernière grimpée après Freundstein est pénible. Je dois aller jusqu’à la cote 1028 avant de plonger dans la vallée.
Je dois aller jusqu’à la cote 1028 avant de plonger dans la vallée. Je ne bluffe pas: je marche. Je suis un bon marcheur à vélo! L’effet de l’âge me pénalise sans doute…
En fait de plongée, pour rejoindre Turenne, c’est plutôt casse-gueule, roches glissantes et randonneur qui montent. Bref je descends à pied. Après Turenne, ça roule, mais revers de la médaille, je grelotte dans l’ombre. Je croise un runner en short et mini teeshirt qui manifestement n’a pas froid.
après Turenne, l’abir du Becherkopf
Au chêne Wotan, la photo finish.
La photo finish. Thann en bas. Une fois descendu, sous les gants, j’ai les doigts blancs et mon uniforme de vététiste est repeint.
A Wattwiller, le grand pré va disparaître au grand dam des riverains. La rapacité foncière fait son œuvre.
La petite goutte se déplace de gauche à droite au bout de la visière de mon casque. Puis elle tombe. J’ai compté jusqu’à vingt allers-retours. Je m’occupe comme je peux le long des départementales.
Pour être prévenant, j’ai mis « le jaune fluo » de chantier et en plus j’ai le feu rouge qui lance des flashs comme des SOS.
Les loups de mer ne craignent pas l’eau
Rouler sous la pluie n’est jamais très drôle.
Mais c’est une forme d’endurcissement du cycliste. Parfois l’on s’interroge…suis-je mouillé sous mes vêtements? ou est-ce la transpiration? C’est parfois les deux. L’important c’est d’entretenir la vapeur comme sur une locomotive.
Les pieds? ne pas trop remuer les doigts de pied, laisser l’épaisse chaussette faire son travail, elle gonfle et comble les interstices. Chez moi l’eau rentre par les cales malgré les sur-chaussures. Les doigts? le gant de cuir prend de la rondeur, il s’étoffe. Je pourrais boxer le premier récalcitrant avec un punch assourdissant.
Il ne reste plus qu’à attendre les dépassements.
L’oreille entend. Un livreur? oui, c’est les pires, ils vous frôlent avec les fourgons Mercedes car il n’est nullement question d’attendre. Ces mecs là n’ont aucune humanité. C’est la génération multitâches. Le gros poids lourd hésite derrière. Il n’arrivera pas à doubler. Alors je ralentis et un gros bulldozer sur un plateau me dépasse. La route n’est pas large et le chauffeur n’en mène pas large non plus. Dans le rétro il ne doit voir qu’un brouillard obscurcissant. Écrabouiller un cycliste sous une remorque à mille pattes, ça ferait une belle descente de lit mortuaire. Les plus innocentes sont les femmes au volant: dès lors que vous ressemblez à un cône de chantier, elles vous frôlent. Sans aucune volupté.
Ceux que je déteste le plus, ce sont les camions des gravières; ils vous repeignent en jaune kaki instantanément.
La vie du cycliste sous la pluie est une misère.
Nadine Nette et Chantal Mura exposent à Reiningue (à coté de Renault). J’aime bien ce qu’elles fontNotre Dame du Chêne brille de tous ses feuxQuatre bonnes roues d’Opel à celui qui en voudra. Pont d’AspachLes Huskys sont impatients d’en découdre, la patinette attend (derrière le pilote)
13km500 à vélo pour une petite course de 5 euros, ça le valait bien.
Je les connais mes amis qui se réfugient devant la télé. Le mardi est gris, alors à quoi bon sortir le vélo?
C’est un argument qu’est pas faux.
J’ai donc biaisé. Je suis allé chez Crocky avec mon vélo de ville. Crocky, c’est un genre de Gifi, une foir’fouille comme une autre.
Il me fallait du Velcro autocollant pour barrer mon sac à dos de bandes fluo. J’ai donc pris la route habillé comme un technicien de surface. En passant devant la déchetterie, les préposés me faisaient un signe amical de la main. Comme si j’étais des leurs. Chez Crocky, la dame a cherché son Velcro…Enfin on l’a trouvé. Puis elle est partie chercher son mètre à l’autre bout de la surface…Lorsqu’elle est revenue, j’étais encore là, stoïque, car en chemin elle était détournée par d’autres acheteurs qui cherchaient des rubans, de la toile vinyle , des boutons à pression et même des rideaux bonne femme colorés. Enfin la mesure! Tiens mes ciseaux ne sont pas là…elle repart…lorsqu’elle est revenue, j’étais encore là. A attendre mon Velcro. Les ciseaux ne coupent pas fort, ils sont rebelles. Donnez-les moi, madame, je vais essayer…à deux, nous y sommes arrivés. 2.50 le mètre de crochets, plus 2.50 le mètre de boucles.
Quand je suis sorti de Crocky, il tombait des hallebardes. Je me suis appliqué à viser la route en baissant la tête…ce qui me permettait de voir, « de visu », par dessus mes lunettes dépourvues d’essuie-glaces.
A la maison, mon pantalon de jogging ressemblait à une serpillère.
Mon jogging du jour en forme de cœur
Je ne voulais par rester sur une mauvaise impression. Ce matin, j’ai découvert dans la presse locale que mon jeune voisin a accompli une performance: il a couru le 10 km en 32 minutes soit aussi vite à pied que moi à vélo pour aller à Crocky! Alors j’ai compris que je devais encore persévérer en course à pied.
DNA 29 septembre
La pluie ayant cessé, j’ai donc chaussé mes pompes de sept lieues. Et je puis parti courir. Au retour j’ai découvert un parcours en forme de cœur et je me suis dit que j’avais cette chance de pouvoir courir un peu. Après 40 minutes de course, je suis arrivé chez moi avec 6 km au compteur.
J’avais mis les boosters pour atteindre le kilomètre en 6 minutes 30.
Mon confrère Marmotte27 parle de victim blaming lorsque la Prévention Routière s’achète une pleine page dans la presse pour nous donner des conseils de prudence à vélo. C’est vrai que les organismes d’état font parfois preuve d’infantilisation vis à vis des cyclistes qui tombent sous les ruades incontrôlables d’un SUV. Nous sommes de grands enfants. Alors il est de bon ton de nous materner. Savoir faire du vélo est un art.
Cela fait sourire chez mes amis cyclos. Ceux du dimanche. Je sais qu’ils sont nombreux à ne pas comprendre cette pratique du vélo en ville. Rouler sur un tel engin, non, ils ne le conçoivent pas. Ils prennent leur voiture. Comme tout le monde. Pourtant ils savent parcourir jusqu’à 100km et plus sur un vélo, mais 5km cela leur semble hors de portée. Il faut reconnaître que leurs machines ne sont pas adaptées.
Le confort urbain
Mon sac de guidon Décathlon acquis le …27 juillet 2005 est resté 15 ans dans l’armoire. Il est tout neuf. Je viens de le monter. C’est un vieil atavisme peut-être héréditaire, la peur de manquer, certainement. Y’en a qui accumule le papier hygiénique, moi c’est les sacoches. Dans sa soif de vélo, on se dote parfois d’accessoires qui ne trouvent pas d’emploi. Associé à mon « gardisme endémique », voila donc un objet qui ressort au bout de 15 ans. Comme il est déclipsable, j’y ai ajouté un câble acier connecté à l’antivol en U. L’idée d’avoir affaire à un malfrat m’insupporte.
Cette petite chose là m’a coûté 11 euros (en réalité en Chine ça doit sortir à 20 centimes). Indispensable pour passer ma lampe Busch Muller du guidon au support de lampe. Je la monte et ça frotte sur le câble de frein à tirage central…démonter le berceau acier et remonter l’ancien en gardant le support en plastoc. La mécanique vélo est un art de l’accommodement. Penser à ranger le phare lorsqu’on stationne, sous peine qu’il disparaisse.Mon phare Busch et Muller LED Ixon IQ semble insignifiant. Je le possède depuis au moins 10 ans. Qu’on ne s’y trompe pas: c’est un super produit dès que vous êtes dans le noir total, ça vaut largement un éclairage sur dynamo centrale.Diode à haut rendement, durabilité 100.000 heures – lumière blanche brillante, à effet xénon – électronique grand confort, très efficace, avec un radius d’action de 90% – système de refroidissement intégré – indicateur de capacité et de charge – chargé en 4-5 heures seulement – deux positions: mode High-Power: 40 lux (5 heures) mode City-Eco: 10 lux (20 heures)
Le reste du temps, je me signale avec un simple REELIGHT SL 120. S’allume de jour comme de nuit sans s’occuper de rien. L’éclairage le moins cher et le plus simple.
Les perturbations imperturbables
J’ai voulu suivre les grains qui passent sur le pays. Simple amusement internet. C’est chez Ventusky
Finalement, les masses nuageuses se déplacent très vite et changent de morphologie sans qu’on puisse trop dire dans quelle direction elles vont aller.
A quand une vraie piste pour rejoindre la Croisière Cernay?
On ne sait pas qui sont les concepteurs de nos ouvrages cyclables. Ni même si ils existent. C’est un grand mystère du béotien cycliste que je suis. Le Conseil Départemental? je crois que le poste est rarement pourvu et plutôt honorifique lorsqu’il l’est. Si celui-ci me lit, il saura me contredire. Les élus?… les collectivités lambda?… Toujours est-il qu’on voit des ersatz de pistes naître puis on les abandonne pendant des décennies. J’ai toujours en tête cet incroyable aveu du Conseil Général du Haut-Rhin qui m’avouait ne pas savoir qu’une piste cyclable existait le long de la vallée de la Thur. Les pistes cyclables, souvent appelées Voies Vertes, sont souvent des astres morts, témoignages d’une preuve fugace qu’un jour quelqu’un s’est penché sur un dossier cyclable en vue de le verdir.
J’ai une méfiance extrême pour cette mode du verdissement de nos environnements de mobilités.
Vieux-Thann-Cernay. On a déjà la barrière anti-véhicules en place depuis plusieurs années. Mais pas de piste le long de la RN66. Contounée régulièrement par les véhicules, cette barrière ne sert à rien.
En attendant, les cyclistes qui veulent rejoindre la zone commerciale et le futur cinéma n’ont pas d’autres solutions que la piste de la Thur ou le trajet par la route hyper-dangereuse de la déchetterie…ou la 2X2 voies qui n’est pas interdite aux vélos.
La RN 66 au sortir de Thann n’est pas interdite aux vélos. On peut donc aller jusqu’à Cernay, voire Mulhouse en empruntant cette route à vélo. A nos risques et périls. L’administration serait embarrassée si on l’empruntait car il n’existe pas d’itinéraire de remplacement aussi direct.Pour être interdite elle devrait comporter le panneau C107 carré bleu à liseré blanc.
Vous suivez?
Le Covid va t-il nous bunkeriser derrière des chevaux de frise?
Moi j’ai décroché. Le Covid ne me passionne plus. J’ai des masques partout. Au fond des poches, dans mon sac de guidon…mais pas pour la route. Ce que m’a valu d’être foutu à la porte du bistrot de Wolfersdorf. Mes enfants font comme avant. Ils vivent entre-eux. Et on les préfère au téléphone car on a la trouille.
Le Covid est devenu un machin qui nous berce au quotidien sur les chaines d’infos en continu. Les sachants ont la trouille aussi car ils ne trouvent pas la parade à ce « truc ». Les voir s’engueuler à la télé ne nous rassure pas. Je pense que nous allons le traîner tout l’hiver. Les commerces vont trinquer, les bals à papa aussi. Nos comportements latins vont en prendre un coup car les plus conscients du danger, les vieux comme moi, vont construire des citadelles. Ériger des chevaux de frise.
Puisqu’il est avéré que nos comorbidités, âge, taille, poids,… nous mettent en première ligne parmi ceux qui développent la forme grave!
J’ai de la chance. Je ne suis ni urbain, ni confronté à d’implacables rencontres de foules, ni adepte des bistrots, des restos et ni amateur de shopping. Mon sport est de plein air et individuel. J’ai de la chance, mon régime m’a ramené dans une IMC convenable pour chopper le truc. Mais un faux pas est vite venu.
Le soir, j’observe derrière les vitres des gymnases de Thann les entraînements de sport collectif. Volley, handball, foot en salle, je me demande comment ces sportifs ados et adultes échappent à la contamination.
J’ai vaincu la maladie contagieuse
J’ai mis un mois à m’en sortir.La montagne magique de Thomas Mann est un roman puissant de la littérature allemande contemporaine. Heureusement ma liseuse renferme un dico car le vocabulaire comporte de nombreux termes inconnus pour moi…et peut-être aussi des traducteurs du roman. J’ai lu la version « Kindle » traduit de l’allemand, annoté et postfacé par Claire de Oliveira (761 pages)
En ce temps là, nul dispositif prophylactique; on se partage la tuberculose sans aucune barrière. J’en ai été très étonné. La bactérie se propage alors par les gouttelettes de salive ou d’expectorations. Lorsqu’une personne atteinte de tuberculose active tousse, éternue, parle ou crache, des gouttelettes contenant la bactérie sont projetées dans l’air et peuvent être inhalées par les personnes se trouvant à proximité.
Les concepts philosophiques et la radicalité politique de l’époque, ceux du temps, de l’espace, de la démocratie, de la religiosité opposée aux lumières de la science y sont nombreux. On ne s’ennuie pas au sein de ces malades qui forment société dont le héros Hans Castorp sort vivant de son sanatarium de Davos au bout de sept années. Il ne retournera jamais dans sa plaine de Hambourg. Je ne vous en dis pas plus. Tous les personnages ont une fonction symbolique et incarnent différentes mentalités et tendances de la Belle Époque.
A lire l’hiver de préférence; les sorties en traineaux attelés dans la neige autour de Davos sont une féérie.
Tout est bon pour nous faire avaler le VAE. De gré ou de force.
Un grand cencoliste, dans la force de l’âge, s’en inspire même pour dire la chose suivante…
Comment profiter d’une batterie légère (moins de 3kgs tout de même)pour arriver au pied des cols , grimper ses cols à la force musculaire puis rentrer chez soi au plus vite, tout ça en quelques minutes.
Ben voyons!
Quoique ce n’est pas pire que de prendre sa voiture pour aller au pied du col…ou à mi-pente!
Bon! sur ces bonnes paroles, je vous quitte, je saute sur mon vélo avant la pluie annoncée.
Le Tour de France à peine terminé, voila que les soupçons refont surface dans les médias.
Il y a autre chose qui me fait m’interroger, c’est sur la Slovénie. On sait que c’est un petit pays de deux millions d’habitants, qui n’a pas eu de palmarès immense sur le Tour, et qui arrive tout d’un coup à placer deux coureurs aux deux premières places du Tour ! Il faut aussi se souvenir du passé récent en matière de dopage de ce pays. Borut Bozic, Grega Bole, qui a été un pote pourtant, mais voilà Je ne pense pas qu’ils ont eu la même éducation que nous. Déjà, chez les jeunes, ils avaient des performances très suspicieuses (…) Romain Feillu
Les affaires de dopage continuent de laisser des traces depuis le fameux « on m’aurait dopé à l’insu de mon plein gré ».
Moi je n’ai rien dit, je suis trop amateur de vélo pour oser me prononcer sur les exploits professionnels de la chose vélo. J’ai toujours considéré que le Tour était une grande foire ambulante, un barnum destiné à amuser les foules le long des routes ou les adeptes de la Petite Reine assis à leur canapé en sirotant une bière.
La montée du col de Porte par Miguel Angel Lopez, de la Planche-des-Belles-Filles par Tadej Pogacar recommencent à alimenter les rumeurs. Parcourir à vélo trois semaines durant l’hexagone à 40 de moyenne, forcément ça interroge.
Quand Proudhon joue au con
Pierre-Joseph Proudhon en 1864
C’est un billet complètement franchouillard. Celui du « petit blanc » pas béké du tout qui défend son patrimoine. J’assume. Le virus rétro s’est-il invité chez nous? sans rien dire? c’est une question qu’on pourrait chaque jour se poser.
Le virus si on pouvait le peindre en rouge autrement que dans une éprouvette, on pourrait le sortir manu militari de nos corps. Et ne plus en parler. Avec les squatters, c’est plus difficile. Ils s’installent comme les morpions sans crier gare. Alors oui, les réfugiés d’accord pour les accueillir dignement avec humanité. Comme les Allemands savent le faire avec Merkel. Mais on a déjà eu des expériences malheureuses avec des populations exogènes qu’on peine encore cinquante après à intégrer.
La preuve: ils sont rares à monter sur un vélo. Des fois, je me dis tant mieux, ça évite qu’ils me mettent des bâtons dans les rayons! Alors oui, la France est méfiante avec les nouveaux postulants. On pourrait à la limite me taxer de xénophobe mais j’observe qu’ils sont nombreux aussi ceux qui se considèrent au-dessus des lois de la République.
Quand un intrus s’invite chez vous à votre domicile, l’État est magnanime. Il laisse faire les choses. Notre petit capital, il s’en fout, l’État. Y’a même un célèbre économiste, Piketti, qui prétend qu’il serait préférablede reprendre tous nos biens à notre mort pour ne pas accroître les inégalités. Évidemment avec un programme de gauche comme celui-là, on comprend que les derniers socialistes font la moue.
La propriété, c’est le vol. Proudhon oserait-il encore venir le dire face à celui à qui on a changé la serrure de son logement en son absence?
Ma femme m’appelle. Je m’arrête. Y’a des gens chez nous…Oui, et alors, qu’est-ce qu’ils veulent? je ne sais pas, je suis dehors, je rentre à l’instant de mes courses.
J’ai compris, ils sont rentrés par le garage et ils ont pris possession des lieux.
Être squatté est très facile en France. En revanche faire sortir le squatteur est quasi-impossible avant des mois.
Le droit de propriété en France est ainsi fait, votre droit est conditionnel. N’importe qui peut s’installer chez vous s’il trouve le moyen d’entrer sans effraction. Même si vous êtes allé au bout de la rue acheter du Ronron à l’Aldi.
Alors restez confinés, chez vous!
La clé sous le paillasson? derrière le pot de fleurs? dans la boîte à lettres? n’essayez jamais!
Idem si vous laissez le Velux de toiture ouvert par les fortes chaleurs, un monte-en-l’air aura tôt fait d’escalader le mur et de rentrer chez vous.
Se faire justice? surtout pas, c’est le meilleur moyen de vous conduire en prison. Le gouvernement dans sa grande bonté donne raison aux squatters. Ça lui donne peut-être bonne conscience, lui qui est incapable de maîtriser le besoin de logements depuis des décennies.
C’est la France.
Je comprends la bonté des associations caritatives qui défendent le droit au logement mais il faudra qu’elles expliquent aussi ce qu’elles font pour les propriétaires expulsés par les squatters. Ne sont-ils pas, eux-aussi, défendables?
La génération Post-it
Quand la fin de l’année cyclo se dessine, l’heure des scores approche. L’effet COVID est passé par là. Heureusement je me rattrape avec le jogging. 3500 km de vélo, c’est déjà beaucoup et…dérisoire pour les grands rouleurs. Ma dégénérescence programmée est en marche.
C’est 3M qui a inventé le fameux bloc auto-adhésif qui s’est répandu en Europe dans les années 80. L’informatique est venue ensuite casser l’essor de la petite feuille colorée. Mais on trouve encore des adeptes du Post-it dans la bureautique des entreprises familiales…et chez les particuliers. C’est souvent collé en bas de l’écran d’ordi ou sur le frigo.
Rappelez Nanar
Acheter du Sopalin
15 heures, RDV véto
Moi mes Post-it durent parfois plusieurs mois. Je dois ajouter de la Patafix car ils finissent par tomber derrière le bureau. Puis ils passent dans l’aspirateur et le bouchent.
J’ai l’ophtalmo du 2 avril 2021 à Belfort en ligne de mire et le dentiste? Victoire! je l’ai enfin trouvé le dentiste prêt à me prendre sur sa chaise électrique. « Pas avant le 2 décembre! » m’a dit l’assistante. Plein de hardiesse, j’ai osé demander l’année… « ben 2020, pas 2025! » m’a t-elle asséné sèchement.
Titiller le corps médical en perdition, c’est pas l’heure.
En attendant, mon Post-it « dentiste » devrait tenir tout seul jusqu’au 2 décembre.
Le corps médical dans son ensemble a pris un grand coup sur la tête avec la Covid. Après nos usines fermées, nos routes qui partent en quenouille, notre armée qui rafistole ses chars, notre porte-avions décimé par le virus, notre école républicaine à la peine, voici venir la santé qui au grand jour nous offre un spectacle d’incapacité. Les professeurs vibrionnent sur LCI et BFM, Raoult cause à la Chambre, les infirmières se cassent. C’est l’hôpital du XXIème siècle. Vive le virus!
On se demande jusqu’à quand va tenir le petit fusible Véran, successeur d’Agnès Buzyn…L’État est aux abois, il est brouillon, sa réputation est en jeu; on ne sait pas si le pire est derrière ou devant nous tellement les avis divergent.
L’argile contre l’arthrose
C’est Jean-Paul d’Heimsbrunn qui me l’écrit:
De temps en temps, je fais un traitement de mon genoux et cela marche. En fait je fais peu de vélo, surtout de la rando et je vise 30 km la semaine.
Le traitement est avec de l’argile verte, voir fichier-joint.
C’est le titre de son dernier article. Super! Terminé les labours à la bêche, laissez tout en plan et votre potager s’en portera mieux.
Moi aussi.
Post-scriptum:
Les moins jeunes qui me lisent, évitez les rassemblements. La Covid n’a pas dit son dernier mot et nos grands sachants sont à la peine pour nous sortir de ce guêpier. Nous avons encore le temps d’attendre sans nous exposer inutilement en privé ou en public.
C’est un bon produit qui va remplacer mon Scudo (vendu par Décathlon)
Dommage, il est noir. Donc nous sommes vulnérables dès qu’on roule sur la route.
Il vient remplacer mon sac Scudo de Camelbak arrivé en fin de vie. Ce sac ST 900 ROCKRIDER proposé par Décathlon va t-il répondre à mes besoins?
D’abord sa contenance: 12 litres comme le Scudo et non pas 6 comme indiqué. Le sac à eau contient 2 litres au lieu de trois. Mais avec un bidon sur le cadre, 3 litres me suffiront amplement.
L’ensemble est de bonne qualité. Les renforts en mousse Pads 3D mesh dans le dos et les bretelles sont généreux. Les poches internes sont nombreuses et adaptées pour les papiers, les clés, les piles,…
Mon Scudo est arrivé en fin de course après six ans de bons et loyaux services
La poche centrale permet d’accueillir le nécessaire de réparation qui chez moi est conséquent. J’emporte quoi?
En outre au centre, on dispose d’un soufflet pour loger un casse-croûte ou un vêtement chaud.
Deux poches sur la ceinture ventrale pour loger l’appareil photo, une fixation de lampe à l’arrière du sac. Une housse de protection contre la pluie est intégrée dans le sac.
Une anse d’accrochage.
Il manque le sifflet. J’ai récupéré celui du Scudo.
Mais le sac est noir, c’est dommage.
Quelle sale manie!
Je vais donc ajouter des velcros rétro-réfléchissants pour l’hiver.
Je vous le recommande pour le rapport qualité/ prix. Vendu 40 euros contre 70 euros pour le Scudo de Camelbak que j’ai gardé 6 ans.
Voila à quoi ressemble le premier vélo thaïlandais du moteur de recherche Google. La culture vélo est différente selon les pays.
A chaque pays, son image du vélo.
Je me suis laissé dire que le terme vélo n’a pas le même sens ou la même utilisation selon le pays où on le pratique.
Alors j’ai voulu le vérifier à l’aide du moteur de recherche Google en tapant vélo…
Pour ne pas que mon adresse IP influence la recherche, j’ai changé de pays à chaque fois (à l’aide d’un VPN)
Pour la France voici les images obtenues…
En France, Google vous présente en priorité trois vélos de course, puis un Cruiser, puis un autre vélo de course, et enfin un vélo de ville
Pour les Pays-Bas, en tapant fiets ce qui est l’équivalent de vélo…
Au Pays-Bas, le vélo est d’abord un vélo urbain, un Cruiser symap, une cohorte de vélo de ville…et aucun vélo de course
Je ne veux pas en rester là, je vais aller voir en Allemagne. Et je recherche Fahrrad, l’équivalent de vélo…
Fahrrad en Allemagne conduit à vous présenter deux VTT, un vélo de course et un vélo de ville pour femme qui semble démontrer que le vélo allemand est genré
Et en Thaïlande, notre premier fabricant mondial de cadre en carbone?
Vélo en Thaïlandais s’écrit จักรยาน.
En Thaïlande le moteur de recherche Google ne présente d’abord que des cadres mixtes
Pour Stein Van Oosteren, représentant de l’ambassade des Pays-Bas en France, la raison est essentiellement culturelle: «En France, le vélo n’est pas considéré comme un moyen de déplacement mais comme un loisir. Je vais vous donner un exemple: si vous tapez le mot “cycliste” dans Google ou dans n’importe quel moteur de recherche, vous allez immédiatement voir des images d’homme en lycra, entre 30 et 40 ans, sportifs, en train de faire du vélo de course. Si vous tapez le même mot en néerlandais, vous allez voir des femmes, des hommes, des personnes âgées, des enfants, qui sont en train de se déplacer, d’aller au théâtre, de faire des courses.»(source Slate)
Il est loin le temps de Louis Pradel, ancien maire de Lyon, qui s’enorgueillissait d’avoir construit une autoroute sous Fourvière en 1971*
Écolo pas rigolo
On a déjà le Covid qui nous plombe la rentrée, alors si en plus on dézingue le Tour de France, où va t-on! Jusqu’alors les écolos amusaient par leur intransigeance et leur vision décalée du monde de demain. Il voulaient mettre en question ce qui fait le fond de commerce de notre classe politique: surtout ne rien changer à notre mode vie et de développement.
Avec les Verts nouvellement élus, la donne change. On est dans la phase pratique de leur programme.
Les écolos que je ne vénère pas viennent de marquer des points. On pourra les taxer d’être des bobos gâtés, force est de reconnaître qu’il y a dans leurs rangs de vrais gauchos capables de réveiller nos enthousiasmes de l’extrême. Dézinguer la bagnole en ville au lance-flammes, j’adore…et corrélativement faire marcher le bon peuple endormi à la baguette plutôt qu’à coups de primes à la casse pour s’acheter une bagnole nucléaire.
Voila ce que j’aime puisque qu’il est avéré que nous sommes devenus des mous du bulbe. C’est vraisemblablement ce que pense Grégory Doucet qui prend le contre-pied de Nicolas Sarkozy avec « l’environnement, ça commence à bien faire ».
Depuis que le maire de Lyon a mis les pieds dans le plat du quant-à-soi politique et médiatique, plus rien ne ne va plus dans le en même temps ou comment concilier l’inconciliable entre environnement et développement. C’est un déferlement de protestations. Les premiers à tirer sont le RN, c’est leur jeu politique. « vert à l’extérieur, rouge à l’intérieur comme une pastèque » disent-ils en parlant de l’écologie politique.
Damien Abad, LR, emboite le pas au RN: Selon lui, le Tour de France incarne la France des territoires. Alors mesdames et messieurs les maires Verts, arrêtez de stigmatiser bourgeoisement ce qui est une passion française.
La France des territoires est devenue avec Jean Castex une prise de guerre de la caste politique qui lui fait dire n’importe quoi.
Qu’a t-il osé dire Grégory Doucet?
Voici tout le gotha du conservatisme de droite et de gauche, LREM en tête, qui s’acharne sur le maire de Lyon Grégory Doucet.
Il a qualifié le Tour de France de « machine véhiculant une image machiste »
Il regrette « les goodies jetés par la caravane »
il dénonce « l’empreinte écologique du Tour », qui n’est d’après lui « pas écoresponsable »
il fustige « les véhicules à moteur thermique »
il regrette « les déchets engendrés »
Rien d’autre que la vérité. Il n’a même pas dit du mal des coureurs cyclistes qui font tant de tort au vélo de tous les jours. Mais dire du mal du Tour de France lorsqu’on est maire de la troisième ville de France, c’est inopportun en plein marasme économico-sanitaire.
Cochonou. Tout est bon dans le cochon
Le Tour de France a en effet une particularité, il incarne une vision franchouillarde de la tradition populaire. Sport alibi au profit d’une cause mercantile assumée: celle de la consommation de bagnoles et de saucissons.
Mais d’année en année, le vent tourne. L’image du Tour de France se ringardise et en plus cette année il ne profite pas de tous ses affidés qui lui collent au train à bord de camping-cars le long des cols alpins. En plus les municipalités, comme Lyon, font la fine bouche, (600.000 euros pour l’étape de Lyon) le Tour ne serait plus aussi porteur qu’en plein été et la distanciation sociale est menacée dès lors que la foule se masse aux abords du passage du Tour. Le Tour pourrait donc devenir un cluster ambulant, c’est la crainte.
Machiste le Tour? oui, bien sûr comme dans de nombreux sports dont le football ou le patinage sur glace. La dernière a en faire les frais fut Marion Rousse, chroniqueuse et ancienne championne de vélo, caricaturée en image sexiste dans le journal…l’Humanité. L’Humanité qui écorne l’image de la femme, ça la fout mal.
Je me garderai ici d’exprimer en détail ma détestation du Tour, chacun le sait. Pour l’image qu’il donne du vélo et pour les gamelles qu’il traîne en terme de dopage, le fric qu’il draine avec sa caravane publicitaire et sa promotion de la bagnole et de la moto. Pire, je ne lui reconnais même pas une valeur sportive! Je le sais, je suis irrécupérable à la cause du Tour. Et pourtant, j’aime le vélo. Mon vélo!
Alors oui, Grégory Doucet a eu raison de mettre les pieds dans le plat de ce cirque ambulant où les municipalités sont invitées à casquer si elles postulent à une étape du Tour.
Peu à peu, le monde politique découvre horrifié que les Verts sont capables de dire ce qu’ils font et de faire ce qu’ils disent. Mais où va t-on!
Après avoir conquis Grenoble, Marseille, Bordeaux et Lyon, on voudrait à présent discuter la légitimité des nouveaux maires Verts. Ils seraient élus par défaut parce que leurs adversaires étaient trop nuls. «C’est une vision trop idéologisée», a réagi Stanislas Guerini (LERM) à propos de Lyon. Reste à savoir si l’opinion favorable au Tour de France pèsera plus lourd dans la balance face à ces maires qui ont choisi de débarrasser leurs rues de la pollution et des sales habitudes du passé.
*Tunnel construit sous le mandat du maire de Lyon Louis Pradel, son rôle est alors de créer une voie rapide desservant le centre-ville pour faire séjourner les touristes en transit du nord au sud dans la capitale des Gaules.
Du Sopalin en guise de masque, la pandémie a réveillé le système D français
Elle commence comme ça, la pandémie…
ça a commencé par une économie de guerre
La gravité de la situation est telle que le gouvernement entreprend de mettre en question nos habitudes de vie. Notre droit d’aller et venir n’est pas remis en question, pas encore, mais on comprend qu’il faut éviter de se déplacer « pour rien » et là où ce n’est pas nécessaire. Les manifestations artistiques, sportives qui sont pour la plupart annulées ou les déplacements professionnels qu’on peut différer.
Je les ai réunies dans l’ordre chronologique. Cette pandémie m’a ébranlé tant elle a mis en question notre quotidien, nos habitudes de vie tout en faisant peser des incertitudes sur notre lendemain.
Peu à peu, nos générations qui n’ont pas connu la guerre se sont trouvées confrontées à des restrictions jusqu’alors inédites. Restriction de déplacement, restriction de réunion, restriction de travail. Beaucoup de ressemblances avec une guerre pour la population et aussi des conséquences sanitaires dramatiques.
Dans mon humble espace de liberté, j’ai tenté de m’organiser jour après jour en fonction des aléas de l’épidémie.
La comprendre. Chercher des références bibliographiques, construire des barrières artisanales, prendre de la distance à l’égard de quiconque, s’inventer de nouvelles formes d’activités physiques,…
On ne pourra pas taire tous ces invraisemblables ratages de nos experts, de nos politiques, de nos administrations face à un événement mondial où les démocraties ont montré une grande fragilité.
Mes quatre-vingt treize chroniques commencent le 31 janvier 2020.
Je les ai arrêtées le 9 mai 2020.
Ma pandémie se termine provisoirement ainsi le 9 mai dernier
Je devrais être content. Comme mon vélo. Mais je dois être de ceux qui ont « le vin triste » avec cette perspective de fin de confinement qui s’annonce lundi sans vraiment me rendre heureux.
Je sens pourtant l’allégresse monter autour de moi et sur les réseaux sociaux alors que le jour J approche. Mais dans notre famille, on ne fait pas de projet de rencontres comme si le confinement devait se prolonger. Oui cet épisode coronavirus a déjà modifié en profondeur notre rapport à l’autre. La distanciation sociale a fait son œuvre.