Système D du meilleur K

Le K- pain, un excellent moyen de s’évader quotidiennement

J’ai essayé les différents K. Je veux parler des cas de dérogation où j’ai le droit de me déplacer.

Vous ne savez pas comme « le rester chez vous » me pèse dès lors que j’ai la réputation d’être « un bougeux« .

« Les vieux, à la niche! »

C’est tout ce que le gouvernement a trouvé contre l’épidémie, nous enfermer. C’est d’un mépris dont on se souviendra.

le président l’a dit: nous sommes en guerre, la guerre des K

En 14, le pain KK était devenu célèbre et l’objet de raillerie. Nourriture de rationnement inventée par l’armée allemande le Kriegs Kartoffelbrot, pain à la pomme de terre, était à l’origine un pain à faible valeur nutritive composé de farine de froment, de seigle, et de pommes de terre. De la paille hachée pouvait également entrer dans sa composition.

L’homme est libre quand il peut réaliser ses désirs (Epicure)

La population française âgée est aujourd’hui assignée à domicile avec quelques motifs dérogatoires: les fameux cas (K) au nombre de neuf. Pour se faufiler à travers les mailles du filet dérogatoire, il faut apprendre à ruser.

Les différents K, apprendre à s’en servir

  • 1 Déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle ou un établissement d’enseignement ou de formation, déplacements professionnels ne pouvant être différés [2] ,
  • 2 déplacements pour un concours ou un examen.
  • 3 Déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle, des achats de première nécessité [3] dans des établissements dont les activités demeurent autorisées, le retrait de commande et les livraisons à domicile ;Consultations, examens et soins ne pouvant être assurés à distance et l’achat de médicaments ;
  • 4 Déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables et précaires ou la garde d’enfants ;
  • 5 Déplacement des personnes en situation de handicap et leur accompagnant ;
  • 6 Déplacements brefs, dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile, liés soit à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d’autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie ;
  • 7 Convocation judiciaire ou administrative et pour se rendre dans un service public ;
  • 8 Participation à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative ;
  • 9 Déplacement pour chercher les enfants à l’école et à l’occasion de leurs activités périscolaires.

Certains cas sont automatiques, c’est à dire qu’implicitement vous y avez droit sans trop vous poser de questions comme le cas 9 pour aller chercher les enfants à l’école (avec son attestation officielle) ou la convocation judiciaire (cas 7).

Pas de petits-enfants, pas de convocation au tribunal, comment se débrouiller pour sortir sans prendre de risques sanitaires et passer au-travers des mailles du PV à 135 euros?

  • Premier conseil: ne pas se rendre dans les magasins encore ouverts où il y a du monde, préférer le drive…on peut même y aller avec son vélo et sa remorque ou se faire livrer à domicile
  • Deuxième conseil: éviter les transports en commun, préférer le vélo et la marche et emporter votre masque et un flacon de gel (sur mon vélo, j’ai toujours un ou deux masques et du gel hydroalcoolique)
  • Troisième conseil: changer de trottoir dès que des personnes arrivent face à vous et porter le masque en cas d’affluence même s’il n’est pas obligatoire dans votre ville
  • Ne recevoir personne chez soi

Système D pour profiter du meilleur K

Le K6, c’est le fameux cas du rond d’un kilomètre pendant une heure. Un truc complètement bidonné par une tête d’œuf dans un ministère. Pourquoi un kilomètre? pourquoi une heure? nul ne le sait. Dès lors chacun exploite de son mieux toutes les opportunités propres à son quartier, à son village. Tout le monde n’est pas logé à la même enseigne selon que vous habitez à Lamadeleine-Val-des-Anges ou au cœur de Mulhouse.

Signez la pétition pour élargir le rond à 5km…

Confiné à Lamadeleine-Val-des-Anges (TdB) 6 hab/km2
Sera t-on confiné à Noël? (Mulhouse)

Comment partir en villégiature pendant le confinement?

Confiné à domicile, une semaine, deux semaines,…au bout d’un certain temps si vous en avez assez d’explorer toutes les rues du quartier, si l’envie de prendre quelques jours de repos éloigné, une solution le K 4:

4 Déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables et précaires ou la garde d’enfants;

Le motif familial impérieux, c’est le sésame qui va vous permettre de partir en voyage. Votre vieille tante ou votre vieille mère vous envoie un certificat médical de complaisance indiquant qu’elle a besoin d’un garde-malade…Vous prenez votre valise, votre voiture (ou pourquoi pas votre vélo) et vous voila en vacances. Vous êtes garde-malade, vous pouvez donc faire les courses et prendre l’air pendant la convalescence de votre tante qui va mettre quelques semaines à se remettre, on vous le souhaite.

Le seul risque, c’est l’appréciation arbitraire que pourra faire l’autorité de contrôle si elle vous arrête. Mais c’est un risque qui mérite d’être couru si vous ne tenez plus en place chez vous.

Comment faire son vélo en dehors du kilomètre?

Le K3 est parfaitement adapté: faire des mini-courses de première nécessité. Pas de distance imposée, pas de temps assigné. Exemple: aller acheter des poireaux chez un petit producteur à la campagne. Ce n’est pas interdit. Éviter les achats trop lourds comme les pommes de terre, sauf si vous voulez vous entraîner au bike-packing pour l’été prochain.

Remorque Bellelli pour les courses (180 euros)

Pour les poireaux, le sac à dos est parfait, laisser dépasser les poireaux du sac pour bien montrer que vous êtes en vélo de courses.

Si le confinement venait à se prolonger , voici la remorque porte-sapin de Noël

Klarfit Cargo Bull (180 euros) article en relation: comment transporter son sapin

Confinement agréable et utile

Une profusion de choix d’itinéraires autour de la chapelle de Leimbach
J’ai expérimenté le VTT confiné https://www.openrunner.com/r/12231059

Comment optimiser votre journée sportive pendant le confinement?

Gardons-nous de tenter de déroger à la règle. Il s’agit de rester dans les limites du toléré. D’ailleurs quoi qu’on en pense, je suis toujours resté légaliste. Ancien garde assermenté, j’aurais du mal à expliquer pourquoi je ne respecte pas la règle…même si nous sommes souvent tentés de contester cet arbitraire qui veut qu’un type dans les vignes sur son vélo serait plus contaminant à trois kilomètres qu’à un kilomètre de chez lui.

Je vous encourage à signer la pétition pour ouvrir notre champ à cinq kilomètres ici

Donc reprenons: ce matin VTT plus jogging. Tout à fait légal.

Du terrain propice au VTT à la sortie de la ville

Je rédige successivement

  • une attestation de déplacement dérogatoire K6 « déplacement bref lié à l’activité physique » (1km/1h)
  • une attestation de déplacement dérogatoire « achat de première nécessité » (non limité en temps et en distance)

J’affiche mon cercle de rayon 1km sur le GPS du VTT et run!

C’est très marrant parce qu’on se prend au jeu d’essayer toutes sortes de chemins tangents à la limite. Il m’arrive de faire demi-tour (pour la forme) car déborder un peu ne serait pas grave.

Aujourd’hui les abords des vignes sont gadouilleux

En même temps je surveille le chronomètre car je « consomme » mon temps imparti plus vite qu’à mon goût.

Je commence par monter derrière chez moi. J’ai de la chance, je suis tout de suite dans les vignes de Leimbach et je circonvole autour de la chapelle Notre-Dame Auf der Heiden

Je redescends en ville mais c’est moins bien car les virages de rue sont délicats avec le sol mouillé.

Et pour finir je vais tester le bois des Bouleaux à Vieux-Thann. Planté dans les orties et les ronces

Au bout de 14 km, retour à la maison.

Changement de pompes, sac à dos, rédaction attestation cas 2 achat de première nécessité, je repars

Arrivé en ville, achat de ron-ron.

5 km de jogging pour l’achat de première nécessité Pour le jogging, mon score reste désolant, je n’arrive pas à quitter le mode diesel

Au total deux heures de sport individuel

Marmottons!

Lorsque je me lève, je me demande comment je vais employer ma journée. J’ai un éventail de choix.

Comorbide par l’âge, je sais que je suis dans l’œil du cyclone capable de vous envoyer ad padres en rien de temps…et je sais que par un habile manège dérogatoire, les retraités sont condamnés à rester chez eux, les actifs comme les inactifs. La tranche est large, elle va de 60 ans jusqu’à 90 ans. On a donc des paquets de comorbides terrés chez eux qui au bout du rouleau vont tous déprimer.

Les jeunes penseront « les vieux, y’en a marre! ». C’est normal puisqu’ils sont empêchés de faire comme ils veulent à cause de nous.

Alors la course à l’Aldi, non, je barre. Je vais reprendre le drive Leclerc. Surtout que dans les supermarchés on croise parfois des gens peu au fait des conventions et qui se contre-foutent des mesures-barrières.

Et puis, je m’invente le reste de la journée sans trop me presser car je sais qu’il va falloir apprendre à vivre à petite vitesse pendant de longs jours dans une oisiveté relative.

Les commandes de Noël? Naturellement sur le net. Comment faire autrement? J’entends les cris d’orfraie du commerce local dont beaucoup vivront leurs dernières heures. Finalement cette crise sanitaire illustre l’incompatibilité de nos modes de vie face à un virus, une légèreté des relations, des préventions, un gros déficit d’éducation à l’hygiène qui ne doit plus être enseignée depuis longtemps…

Mon voisin a volets fermés. C’est inhabituel.

Cette étrange suspicion qui s’empare de moi en est presque devenue aussi suspecte. Nous dit-on tout? ou ne sait-on rien? savoir qu’on ne sait pas est angoissant. Tout simplement si ce soir ou demain on va découvrir les symptômes sur soi.

Alors au fil du jour, je vaque à mes occupations domestiques. Les « fins » de jardinage, les bricolages de vélo, les joggings de quartier, la peinture, la « lecture Amazon » puisque tous les libraires ont fermés…et peut-être un challenge à vélo dans mon rond.

Pétition pour 5 km de rayon!

Passer de 3 à 78 km2 pour notre plein air, c’est le sens de la pétition qui est lancée par Virginie Babinet sur Change.org et qui circule sur Facebook.

La limitation de sortie pour faire du sport et prendre l’air lors de ce confinement a été encore limitée à 1 km

c’est assez incompréhensible alors que les parcs et les plages vont rester ouverts ! Quelle est la logique pour les personnes qui habitent en ville ! Se concentrer sur peu d’espace alors même que 5 km comme en Irlande permet de plus s’étaler sans aller trop loin puisque la limite horaire existe ! Cela permet à paris d’aller dans les bois courir ou faire du vélo à longchamp ! On nous explique depuis des mois que l’activité en grand air n’est pas source de cluster ! Alors tenons en compte.

On ne demande pas plus d’une heure, on demande juste de pouvoir faire 20 à 30 km dans la campagne et sortir de nos villes. Par exemple pour moi, la possibilité de grimper à vélo à Rammersmatt, au Plan Diébold ou jusqu’à Cernay.

Soyons nombreux à la signer!

Pétition pour réclamer 5 km de rayon, signez la pétition

Construisez vos parcours confinés

Mon premier parcours de confinement est prêt: 18km

Ce n’est pas parce qu’on est confiné qu’on ne va pas faire de vélo.

Optimiser son rond de rayon 1 km, c’est possible.

Mode d’emploi:

  • rechercher ses coordonnées géographiques sur GoogleMaps
  • obtenir la trace klm de son rond de rayon 1km sur klm Circle Generator
  • reporter la trace sur Openrunner
  • tout est décrit ici chez Bike-café

Ensuite, tracer autant de parcours que souhaités dans votre rond avec l’assurance de ne pas le dépasser.

Une fois rentré, vous pouvez commencer le parcours 2 ou reprendre le même à l’envers. C’est moins monotone.

Ne pas oublier de renouveler l’attestation!

Important: ne pas oublier de télécharger le cercle de rayon 1km sur votre GPS pour pouvoir vous assurer que vous ne sortez pas de « la zone »

Avec de l’entraînement, vous n’aurez plus besoin que du cercle avec vous.

Toussaint

La stèle de Roland Esslinger à la sortie de Leimbach

C’est une Toussaint discrète. Les tombes éloignées ne seront pas fleuries. Confinement oblige!

Les défunts de nos routes se rappellent à nous, mais nous n’aurons pas le droit non plus de les visiter lors de la balade dominicale à vélo.

Le vélo reconduit

Avec ce nouveau confinement, sortir à vélo est conditionnel puisqu’on ne peut plus « s’échapper » au-delà du kilomètre de chez soi….et pas plus d’une heure. C’est le fameux cas numéro 6 de l’attestation de déplacement dérogatoire…

penser à prendre avec vous votre attestation dument complétée…et votre carte d’identité

Mais gardons-nous des idées reçues qui ont fait tant de mal au vélo lors du précédent confinement.

Rien ne vous empêche de prendre votre vélo pour…

  • aller au travail et en revenir (cas 1)
  • aller faire ses courses de première nécessité (cas 2)
  • consulter votre médecin et acheter des médicaments (cas 3)
  • se déplacer pour assister une personne vulnérable ou procéder à une garde d’enfants (cas 4)
  • aller chercher les enfants à l’école (cas 9)

Dans ces cas précités, plus de zone de 1km et de durée d’une heure à condition de ne pas tricher! Si votre ophtalmo est à trente bornes, rien n’empêche donc de prendre votre vélo…et vos lunettes.

…toujours muni de son attestation. à télécharger ici ou à saisir en ligne sur son Smartphone à partir de l’application TousAntiCovid

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Les cyclistes, fermez-là!

En attendant l’été 2021

C’est qu’on en meurt de ce machin là et qu’on ne sait pas l’arrêter à coup sûr. Le monsieur dans son lit d’hôpital voit l’anesthésiste s’approcher et s’assoir à son chevet… » j’ai encore beaucoup de choses à faire…avant de « partir », faites-en sorte que je m’en sorte » lui dit le malade avant qu’on l’endorme.

Les cyclistes, fermez-là!

C’est ce que les autorités pourraient nous opposer lorsque nous rechignons à abandonner nos balades, persuadés que nous ne sommes pas en cause.

Pas en cause de la propagation épidémique. Quoique! Plus personne ne sait vraiment comment il se propage le virus; les mains? les surfaces? l’air expiré-inspiré? l’eau puisqu’on mesure sa présence dans les stations d’épuration?…

Cycliste de loisir, statut enviable, j’aurais tort de me plaindre face au sort de nombreux compatriotes. Au contraire, je devrais adopter un profil bas. J’en suis conscient.

J’observe le phénomène mondial comme tout le monde et l’outrageuse propagation de l’épidémie dans nos corps, dans nos esprits.

Les points de PIB qui dévissent, l’incroyable affolement des corps d’État, les plaintes montantes de tous les métiers impactés, la désolation du corps médical débordé par le flux, tout cela sautent aux yeux.

Mais ce qu’on voit moins, c’est le virus qui ronge peu à peu nos certitudes, nos croyances, nos échéances de vie et les termes qui se rapprochent. Surtout quand l’âge gagne.

Dans le monde associatif, que je connais, tous les clignotants qui ont viré au rouge vont s’éteindre faute d’animation, faute d’animateurs partis rejoindre sous injonction la case « maison », la case confinement.

Les clubs en jachère pour longtemps

Les clubs de cyclos déjà mal-en-point vont avoir du mal à s’en remettre. La plupart des rendez-vous de l’année ont été abandonnés et ceux de 2021 sont d’ores et déjà entre parenthèses.

Les pratiquants? dans l’attente d’une reprise hypothétique qui s’éternise puisque le débordement épidémique sur 2021 semble assuré jusqu’à l’été.

Alors, il est temps de passer à autre chose. En attendant l’été.

Je vous laisse en musique avec Gavin Ensemble Bryars Jesus’ Blood Never Failed Me Yet (Le sang de Jésus ne m’a jamais trahi) un clochard de 80 ans enregistré dans la rue et mis en musique

Retraités : votre périmètre d’assignation à résidence

Défense de sortir du rond

On aurait tort de croire le contraire: seuls les retraités sont confinés. Réfléchissons: la plupart des métiers sont en activité, les commerces ouverts, les écoles reprennent. Donc il n’y a que nous, les retraités assignés à résidence. Bref la plus grande partie de la population peut aller et venir selon son gré. C’est donc une rupture d’égalité vis à vis des libertés publiques qui est infligée aux retraités puisqu’eux seuls ne peuvent sortir de chez eux qu’avec un motif restreint de causes et pour un temps limité dans une zone donnée.

Les retraités sont plus menacés que les autres, nous dit-on. Certes mais en quoi restreindre notre champ géographique serait l’antidote à l’infection? D’ailleurs le précédent confinement n’a rien démontré de tel. Et par ailleurs restreindre nos déplacements en cœur de ville n’est pas comparable avec la campagne. Qui a élaboré ce curseur de 1km? Hier j’ai parcouru 25 km seul à VTT, je n’ai rencontré absolument personne.

Oui, je veux découvrir ma carte d’assignation à résidence, gratuitement

Notre citoyenneté est donc conditionnelle et j’estime que c’est inacceptable.

Briser la chaîne

Briser la chaîne

Briser la chaîne de contamination.

Je vais donc reprendre à regret mes 93 chroniques coronavirales interrompues le 9 mai dernier. Puisqu’il faut bien trouver un antidote à l’enfermement forcé.

C’est l’objet de ce nouveau confinement qui nous est imposé pendant tout le mois de novembre. Certes on l’a compris, ce seront les retraités qui seront les plus pénalisés par cette inaction forcée.

Sans le dire, le confinement selon l’âge est donc institué en contradiction avec la Constitution

j’ai ressorti ma zone K5, ma burqa de retraité confiné

Parmi les retraités, qu’on dit plus fragiles au virus, on ne va donc pas faire de différence et recommencer la chasse aux réfractaires.

Oui je sais, certains retraités sont obtus: leur expliquer ne sert à rien. Je pense à ceux qui squattent les allées des supermarchés des heures durant. Ils sont désœuvrés et tentent de s’accrocher à la vie active à leur manière. Il y a aussi ceux qui se sont investis dans l’associatif et le caritatif. Ceux-là le savent, ils prennent des risques immodérés en continuant leur passe-temps sans se protéger.

Ne l’oublions-pas non plus, si les associations sont souvent
animées par des bastions de retraités, elles emploient aussi des
salariés, près de 2 millions en 2005!

C’est dire l’importance du milieu associatif dans le tissu
socio-économique et culturel de la nation.

Chaque année, il se crée 2000 associations nouvelles en Alsace
et en Moselle. source

Du passe-temps, les retraités ont en besoin, c’est même un des secrets de notre bonne forme mentale et physique.

ça recommence: attention à ne pas franchir la zone rouge

On va donc nous précipiter une fois de plus dans l’inaction. Sans distinction.

C’est une forme de discrimination dont nous ne sommes pas responsables à la base puisque, à la différence de classes d’âge insouciantes, nous avons respecté les gestes barrières préconisés.

Les cyclistes, les marcheurs, les ramasseurs de champignons ou d’escargots, les sportifs esseulés auraient pu être dispensés de cette fenêtre absurde du kilomètre pendant une heure.

La Brigade Verte à la chasse aux retraités dans les vignes d’Alsace

Alors nous allons encore voir La Brigade Verte, les gendarmes à moto-cross, et pourquoi pas les hélicos, à nos trousses dans les chemins viticoles d’Alsace.

le confinement instaure un contrôle policier renforcé sur les libertés individuelles dont le pouvoir s’est servi avec zèle et presque avec délectation lorsqu’il s’agissait par exemple de traquer des promeneurs ou des sportifs à la campagne avec l’aide de drones ou d’hélicoptères. (source)

Je vais faire en sorte de courir vite. Malgré mes comorbidités.

Vélothon samedi 5 décembre

Vélothon du samedi samedi 5 décembre au départ de Thann

Je me suis inscrit pour participer au Vélothon 2020…et j’ai tracé un parcours autour de Mulhouse. Le départ est fixé à 8h30 heures devant le lycée de Thann.

De quoi s’agit-il?

Le Vélothon, c’est le Téléthon sur un vélo. Il est proposé par 200 – le vélo de route autrement et la presse vélo, par le Classics Challenge, l’AFM-Telethon bien sûr, et la Fédération Française de Cyclisme (FFC)

*L’AFM-Téléthon est une association de parents et de malades qui mène un combat sans relâche contre des maladies génétiques, rares et lourdement invalidantes.

Il s’agit de parcourir 100km à vélo et de verser au plus 100 euros (ou moins) à l’association AFM-Téléthon.

100 euros, c’est beaucoup d’argent pour nombre d’entre-nous, les cyclistes. Alors on peut participer quand même et verser moins.

Le parcours

J’ai réfléchi à un parcours de 100 km autour de Mulhouse au départ de Thann.

100 km, c’est 5 heures de vélo et ajouter une heure d’arrêt environ. On y arrive avec un peu d’entraînement. La seule inconnue étant la météo. Lorsqu’il fait froid, il faut plusieurs couches de vêtements (jusqu’à quatre) des gants épais et des sur-chaussures. Sous le casque, un bonnet et éventuellement un cache-nez. En cas de verglas ou de neige, épreuve annulée.

voir le parcours sur Openrunner

Je ne sais pas quel temps il fera le 5 décembre ni si nous ne serons pas interdits de circuler à cause de l’épidémie. Je n’invite personne à me rejoindre puisque les aérosols projetés par un groupe de cyclistes sont des vecteurs de contamination potentiels…surtout si l’on crache, l’on mouche au sol dans ses doigts! On ne pourra donc pas compter sur une fusée devant soi pour se laisser aspirer.

Mais on pourra se suivre à une dizaine de mètres de distance. Je partirai à 8h30 depuis le lycée de Thann 1 Rue Moschenross https://goo.gl/maps/YKSFCp2xoSdBiZEg8

Mon parcours Openrunner fait 95km mais il y a quelques imprécisions, je me suis donc ménagé 5% d’erreur. Rouler 100km, ce n’est pas difficile, c’est 5 heures à 20 de moyenne. Donc on peut y aller en confiance…à la condition de ne pas commencer l’apprentissage du vélo la veille.

J’ai prévu des haltes:

Ottmarsheim
  • à Altkirch km 25 (si nécessaire)
  • à Ottmarsheim km 65
  • à l’Ecomusée km 80

Emporter un casse-croûte, des vêtements adaptés en fonction de la météo et de la lumière. Il n’y a pas de voiture accompagnatrice prévue.

Comment s’inscrire?

Pour participer, il faut s’inscrire ici

les potins du lundi

J’ai longé la mer et ses immuables marées

Retour d’un confiné

Rentrant de Bretagne, j’ai tenu à rapporter mon VTT terreux en Alsace. De la bonne terre collante du col de Trédudon. Un souvenir futile. Puis j’ai entr’ouvert la belle revue 200 qui m’attendait. Un long article sur la rafle des enfants de Vénissieux. Ah non! l’histoire glauque, je la connais trop. Je passe.

Tout se télescope en ce lundi. Je n’aime pas cet amoncellement de choses à faire pour remettre de l’ordre partout. Sur mes vélos, mes tenues, mon bureau, mon blog, mes lectures, mes peintures. Sans oublier d’y ajouter ma tête.

Remettre de l’ordre dans sa tête n’est pas simple lorsqu’on rentre de voyage, vu que chaque jour qui passe nous annonce un changement de programme de nos habitudes, de nos projets.

Il convient donc de se remettre à penser au jour le jour à ce que nous ferons demain.

J’ai dévalé la pente au-dessus de Plounéour-Ménez. La pluie de la nuit ruisselait partout autour de moi
En Bretagne, les (rares) jours de pluie, j’en profite pour aquareller

Pas d’AG Cent Cols dans le Morvan

Cette année, j’avais prévu de me rendre à l’AG de mon club Cent Cols qui se tenait à Autun dans le Morvan. Je m’étais dit que le Morvan n’étant pas très loin de chez moi, pourquoi pas? Patatras, voila l’AG annulée pour cause de Covid aggravé.

La vie associative est gravement perturbée aussi par la pandémie.

En 2012, ma randonnée du Morvan m’avait conduit jusqu’à Château-Chinon. Mitterrand reste de marbre, je me demande comment il aurait pris les rênes de l’épidémie…

Idem pour les séjours 2021 des Cent Cols, ils sont tous en suspens.

Alors, que reste t-il? il reste à faire du vélo tout seul et j’ai vaguement l’idée qu’on nous va rejouer l’épisode du confinement avec son rayon d’un kilomètre si les choses continuent de se détériorer.

Vélothon t-on?

Et maintenant le Vélothon. 200 s’est mis en tête de nous faire pédaler 100 bornes en décembre pour le Téléthon et en plus de verser 100 euros à l’Association. J’y songe…et puis j’oublie. Je n’ai jamais rien compris à l’humanitaire.

Comment tenir un Téléthon en plein Covid! n’est-ce pas encore prendre des risques de sur-contamination?

TousAntiCovid

Il s’appelle Cédric O. C’est facile à retenir comme nom. C’est le monsieur du gouvernement qui sponsorise la machin Stop Covid qui marche pas. Même que Castex il a pas su le mettre sur son téléphone. Bon, le nouveau Stop Covid est mieux me dit-on, il s’appelle TousAntiCovid et est susceptible d’intéresser les geeks. Avant d’installer ce bazar sur mon Iphone, je m’interroge…à quoi ça peut servir? si j’ai bien compris, votre Bluetooth va détecter un type qui, sachant qu’il a le Covid, se balade dans la rue. Il se balade comme ça, en douce, rien que pour vous refiler son truc et faire sonner votre téléphone. Je n’ai toujours rien compris à Stop Covid.

TousAntiCovid est une application dite de contact tracing, au même titre que celles présentes dans les différents pays européens.

Elle utilise le signal Bluetooth d’un téléphone pour détecter un smartphone à proximité et ainsi établir de manière anonyme que plusieurs personnes se sont croisées. L’application prend en compte les contacts à moins d’un mètre pendant au moins 15 minutes. Les autres utilisateurs avec qui la personne malade est restée en contact prolongé durant sa période de contagiosité sont ainsi averties par une notification. La période de contagiosité débute à partir des 48h précédent la date de début des symptômes ou sept jours avant son test positif si la personne est asymptomatique.

Boulot, métro, dodo et…apéro

Je me marre.

Vendredi, tous les citadins se sont précipités dans les bistrots jusqu’à minuit avant les couvre-feux, histoire de bien faire le plein de virus avant la fermeture prévue le lendemain.

Peuplée de mécréants selon les islamistes, la France est en plus jouissive (selon moi). Je suis sidéré par le mode de vie des citadins: boulot, métro, dodo et… apéro. A propos de mécréants, lisez L’immeuble Yacoubian de Alaa al-Aswany, vous allez découvrir comment se pratique l’islam en Egypte et son creuset socioculturel vis à vis des femmes, de l’homosexualité et de la corruption. C’est un vrai délice pour mieux comprendre ce qu’est un état aux mains de militaires où les faux procès, les élections truquées, et les détentions arbitraires sont monnaie courante.

C’est comme ça que les chaînes de télé présentent le couvre-feu. On y voit des consommateurs attablés une dernière fois et des restaurateurs ranger tables et chaises. La France de la bouffe est punie.

C’est pour ça, selon le gouvernement, que le Covid a franchi toutes les barrières. Les barricades que le gouvernement a tenté d’organiser avec des palettes ramassées derrière l’Aldi. Jouir des bons restos, des apéros entre copains, LCI nous en abreuve. Maintenant que l’hexagone est devenu tout rouge, inutile de savoir par où passe le virus: il est devenu passe-partout. Les types qui bossent dehors sur les chantiers, je les vois: aucune protection! Alors j’imagine que dans les usines et les bureaux, c’est pareil.

Hi-ver-nons!

Les vieux auxquels j’adhère de plus en plus et qui me collent à la peau malgré mon corps défendant n’ont plus qu’un seul salut : hiverner!

La propagation Covid sur la planète terre

Une forme d’hibernation comme les marmottes. Sortir, oui mais tout seul et éviter tout rassemblement avec la population même familiale. Maintenant qu’on sait que personne ne sait ce qu’il va advenir, il est urgent de se mettre sur la touche. J’entends les rassuristes, pour eux, le Covid ne fait que 10% de nos morts quotidiens, on a donc encore 90% de chance de mourir d’autre chose. Oui mais mon problème à moi, c’est que je n’aimerais pas mourir du tout trop vite à mon goût.

Les décès Covid vont-ils prendre une pente exponentielle?

L’après-Covid

Je ne sais pas quand nous en sortirons puisqu’il est avéré qu’en juin 2021, on sera toujours en action défensive vis à vis du virus. Les élections? elles vont se succéder entre-temps et personne ne sait dire qui va se précipiter pour prendre le pouvoir avec une pandémie sur les bras.

Je n’ai jamais vu un gouvernement qui a autant la guigne que celui de Castex. Il a tout en même temps. Hollande avait eu sa part d’effroi avec le Bataclan et le magasin casher, c’était déjà du lourd, mais une épidémie!..

Depuis qu’En Marche fait du sur-place, un amoncellement de catastrophes est venu noircir le tableau, l’affaire Pétronin qui se termine en jus de boudin et l’horrible attaque islamique de Samuel Paty achève de nous démontrer l’extrême fragilité de nos corps d’État face aux attaques et aux manipulations étrangères. On savait le gouvernement fébrile avec nos apprentis-ministres venus de la société civile, mais la succession de ratages dans la gestion de la crise sanitaire risque de nous conduire au désastre.

Notre pouvoir est partagé entre deux objectifs: le sanitaire et l’économique. C’est la quadrature du cercle. Maintenir l’économie en marche? oui, et éviter un effondrement où tout le monde y perdrait (ou presque). L’enjeu est redoutable, si le Pays devient un immense mouroir, plus personne ne sera là pour produire et acheter et la société se délitera.

Le pire serait l’emballement incontrôlable du Covid avec des malades aux portes d’hôpitaux bondés et des champs entiers transformés en cimetières de fortune comme on l’a vu au Brésil.

Je comprends les rassuristes avec leur hashtag #covid1984 qui ne cessent de faire référence au monde d’Orwell, et qui estiment que vivre sous contrôle renforcé des libertés individuelles et collectives n’est pas drôle; mais faire comme si le virus n’existait pas, est-ce la solution?

Les épidémiologistes avancent des chiffres effrayants: si l’épidémie s’emballe de façon exponentielle, on pourrait atteindre simultanément 40 millions de malades et 1% de morts soit 400.000. On serait alors loin du petit Covid, de la petite grippe (!).

Sorti d’hôpital

J’avais été témoin de l’accident d’un cycliste dans ma ville début octobre. Il est sorti d’hôpital. J’ai découvert après coup que c’était un voisin, grand rouleur, qui pratique jusqu’à 30 cyclosportives chaque année dont « les trois ballons ». C’est dire qu’il est souvent absent de chez lui. Cette année il n’en aura fait « que » trois (sic) après être resté confiné pendant cinq mois en Espagne. Il ne s’explique pas comment il a percuté la voiture et pense que c’est le contraire qui s’est produit car c’est sa roue arrière qui est cassée. Élément fâcheux, il n’y a pas eu de constat des forces de police et c’est moi qui ait du produire aux sapeurs-pompiers le cliché que j’avais pris sur place pour identifier le véhicule adverse.

Holala, c’est dangereux

Branle-bas de combat dans la Cyclosphère, Vélomaxou estime le vélo dangereux.

Dans ma chronique du 11 octobre dernier, je révélais un certain nombre d’évidences sur la dangerosité de la pratique cycliste sur route et en ville.

Manifestement, un certain nombre de mes lecteurs se sont offusqués. J’avais commis un crime de lèse-majesté. J’allais détruire le mythe de la mobilité douce au sein d’un océan de conduites agressives, de SUV turbocompressés et pressés, de délinquants ordinaires de la route et d’incompétences des pouvoirs locaux.

Pourtant, tous les clignotants sont au rouge depuis que l’épidémie a précipité nombre de néophytes du vélo chez les vendeurs. Les accidents en ville se multiplient et ceux qui vont à l’hôpital ne sont pas les automobilistes mais les cyclistes, c’est une évidence.

Pourquoi le nier? alors même que toutes les associations de cyclistes ne cessent de réclamer des pistes, des priorités, des ralentissements?

Oui, la pratique cycliste est dangereuse dans le spectre diffus des mobilités et reconnaissons-le, la protection active et passive des cyclistes est nettement insuffisante.

Prenons l’exemple du casque. Je ne le choisis pas par hasard car il est un âpre enjeu des « pros » et des « antis », et qui a pour conséquence de prendre les cyclistes en otages. La FUB est formelle: « elle est résolument opposée à toute loi qui interdirait de circuler à vélo sans casque« . Tomber sur la tête? ça n’arrive qu’aux autres disent les « urbains »…les « autres »? ce sont les couraillons du dimanche. Pourtant, en ville on tombe aussi. Souvent bêtement. Le casque est donc une protection passive qui protège, même imparfaitement, qu’on le veuille ou non.

https://velomaxou.com/2020/10/07/pour-le-casque-en-ville/

L’autre protection passive qu’on devrait imposer, c’est le port de vêtements voyants et particulièrement l’interdiction d’être vêtu de noir. Y aura t-il besoin d’une loi pour ça puisque l’imbécilité de certains cyclistes devrait nous y conduire?

Soyons fou: faisons du vélo à Vieux-Thann. Photo non truquée

Holala, c’est dangereux ne va donc pas s’arrêter. Tirer à vue sur les inconséquences des décideurs publics qui nous mettent en danger, oui, je vais continuer. Il n’est pas question de transiger, de faire ami-ami avec ceux qui méprisent notre façon de nous déplacer et qui nous font des réponses évasives ou nous dotent des dernières miettes du budget de la rocade.

Les potins du lundi

Il s’appelait Samuel Paty. Il enseignait l’histoire et la géographie.

Pas de potins aujourd’hui. A quoi bon se consacrer à des sujets mineurs quand la gravité prime sur tout!

Les potins du lundi

La France est devenue un grand cluster (niveau d’alerte Covid 8 octobre 2020)

La Toussaint, Noël,…et Pâques aussi?

Va t-on boucler la boucle? l’épidémie de coronavirus entamera t-elle une deuxième année? C’est la perspective qui se dessine chez ceux qui observent le phénomène et constatent que nos pouvoirs patentés pataugent dans la résolution du problème. L’épidémie est toujours là depuis mars. Même sans faire de deuxième vague, on la subit, elle rôde dans nos villes…et ne demande qu’à s’installer dans les campagnes.

Si on avait réagi correctement début septembre, on n’en serait pas là. Aujourd’hui, c’est fini. On a perdu le contrôle. Nous n’avons plus qu’à subir. Le virus va circuler, il y aura deux fois plus de cas dans deux semaines, et une tension hospitalière. (William Dab, ancien directeur général de la santé dans Médiapart )

Ce machin là va t-il nous empoisonner la vie indéfiniment? Les dernières nouvelles ne sont pas encourageantes, les grandes villes françaises subissent à nouveau les assauts du coronavirus et la France qui s’amuse s’inquiète. Soudain, je découvre que la France est jouissive avec ses étudiants qui font la teuf jour et nuit, ses bistrotiers qui ne désemplissent pas avec tous ces gratteurs qui font monter le cours de l’action FdJ.

L’action FdJ pourrait fléchir avec la fermeture des bars

Nous, les comorbides dans nos territoires éloignés de province, faisons le gros dos. Pourvu que le virus ne nous retombe pas dessus!

Thierry Crouzet, cycliste, écrivain, ingénieur, décrit la situation comme suit dans son journal:

Accepter de vivre avec le virus, sans le laisser provoquer un embrasement général et saturer les hôpitaux, mais sans pour autant nous empêcher de vivre. Je n’aimerais pas être au gouvernement.

Selon Thierry Crouzet qui copublie « Vaincre les épidémies » avec Didier Pittet le 20 octobre prochain, la thèse de la propagation du virus par aérosol est une route de transmission non dominante, donc ne nécessitant pas de focaliser la prévention sur elle.

Ah bon! alors on aurait tout faux avec nos masques. Bon alors que reste t-il? les mains? oui bon alors les mains on se les lave depuis le début.Moi en tus cas, les autres je ne sais pas.

Désignés comme tels, les comorbides cumulent les chances d’attraper la bête s’ils sont à la fois âgés, en surpoids, diabétiques et un peu tendus sur les bords. Bon avec ça, nous voila habillés pour l’hiver! Derrière nos masques on rigole jaune mais on ne nous voit pas, heureusement. Quand je parcours les rayons de l’Intermarché, je baisse la tête pour pas qu’on me stigmatise. Maman, t’as vu le vieux, il cherche la Covid dit le bambin assis dans son siège-caddie.

Ô un comorbide dans le rayon des Cochonou!

Fuite dans les rayons…

Les épidémies, le Monde connait. Au Moyen-Âge, la belle épidémie de peste noire a duré trois siècles et a ravagé le quart des populations soit à peu près 25 millions de morts! On a encore de la marge.

On a l’impression que l’histoire bégaie lorsqu’on se penche sur la littérature des épidémies…

La troisième pandémie débuta avec le réveil du vieux foyer du Yunnan en Chine du Sud, et elle gagna Hong Kong en 1894. C’est là que A. Yersin découvrit, chez le rat comme chez l’homme, le germe responsable dont, quatre ans plus tard, P. L. Simond démontra à Calcutta la transmission par la puce. Rats et puces infectés, dont il n’avait nulle part été fait mention durant les deux premières pandémies, allaient trouver dans la navigation à vapeur un exceptionnel moyen de propagation.(source)

Aujourd’hui, la donne n’est pas comparable, on ne voyage plus avec des bateaux à vapeur, le virus peut donc faire plusieurs fois le tour de la planète en une semaine. En revanche le vecteur animal s’est étoffé, les puces, les rats et maintenant le pangolin!…avec peut-être une petite chauve-souris en prime.

La société des comorbides est en marche

Faut pas croire: le cynisme mercantile de nos sociétés modernes a plus d’un tour dans son sac. Avec le virus, on est capable aussi de faire du fric. Regardez le gouvernement comment il claque le pognon par milliards. Y’en avait plus et tout d’un coup y’en a! On nous aurait menti?

Moi au contraire, je suis un peu Hollandais, je suis un frugal, je me méfie, je préfère le bas de laine plutôt que d’acheter de la dette. On ne sait jamais. Je n’avais pas de grandes envies particulières, à part celle de frimer sur un Gravel, mais maintenant je n’ai plus qu’une envie, celle de vivre encore un peu.

Avec cette désignation du doigt des plus fragiles, pourquoi ne pas « mettre sur le coté » ces fauteurs de troubles que sont les sujets à risques? la question est posée dans certains cercles économiques, scientifiques. Tiens par exemple, faisons de grands Ehpad de comorbides! Au moins ça donnerait du travail au Bâtiment, surtout si le virus dure longtemps. On n’a pas idée des conséquences économiques favorables du corona. S’il dure, outre mesure, on va devoir imaginer des sociétés à deux vitesses, celle des normaux capables d’avaler la bête et de la recracher sans séquelles et les autres, ceux qui se mettent à tousser comme des bêtes puis finissent à en crever. Ainsi on aura des boulots réservés au handicapés de la comorbidité, le télétravail prioritaire et interdiction de sortir en-dehors des heures ouvrables, le matin 5 à 6 heures et le soir 18 à 20 heures pour aller au bistrot rien qu’entre-nous. Les vacances? vacances spéciales comorbides avec promo sur les plages de Normandie… en bus climatisé.

Le vélo est-il dangereux?

Le vélo, c’est dangereux!

Inutile de les persuader du contraire, les anti-vélos ont des arguments.

Alors ont-ils tort ou raison? Ne nous voilons pas la face: les militants de la cause sont souvent peu convaincants dans leur démonstration du contraire. Et je suis de ceux-là.

Le vélo est une mobilité fragile

Alors faisons un peu appel au bon sens; oui le vélo est une mobilité fragile puisque nous n’avons aucune protection face à l’adversité. Car circuler en France dans un univers contraint et diffus suppose d’accepter un univers de conflictualité, de voisiner avec des usagers en nombre et en mode disproportionnés. D’ailleurs les cyclistes le reconnaissent, c’est un cyclisme de masse qui fera notre rapport de force, qui fera ralentir les flux, et qui nous donnera légitimité et priorité dans le spectre des usagers.

Oui, mais en attendant, les cyclistes sont largement minoritaires et notre part modale en ville plafonnent à 3% dans la plupart des métropoles.

Le mouvement cycliste dans son ensemble est animé de bons principes militants indiscutables. Oui, le vélo est bon pour la santé, oui, c’est un antidote à la sédentarité, oui il est une réponse parmi d’autres aux questions de pollutions environnementales, aux engorgements urbains, aux mitages fonciers des extra-communalités, des hyper-zones commerciales, à l’impossible adéquation des transports collectifs avec les flux croissants de population,…

Le vélo reste dangereux en terme d’accidentalité

Mais dans les faits, le vélo reste dangereux en terme d’accidentalité. Pourquoi ne pas le reconnaître? et pourquoi s’opposer à des mesures conservatrices comme celle du port du casque et d’autres protections passives sur son vélo? On ne devient pas forcément un robocop parce que l’on porte un casque, des gants, des chaussures fermées ou des vêtements de protection. Si l’on vient à chuter malencontreusement, avec ou sans tiers en cause, on ne le regrettera pas.

Le tort militant

Ne pas défendre notre intégrité de cycliste avec des protections passives, c’est le tort des associations militantes. Nous ne sommes pas dans un milieu clos et réservé comme si nous disposions d’infrastructures en propre semblables à celles d’autres pays. Il n’existe pas en France de Direction du Vélo auprès du Ministère des Transports capable de faire prospérer le vélo de façon autoritaire, d’inverser les priorités urbaines dans les choix d’infrastructures. C’est un constat qu’il ne faut pas éluder: le vélo ne sera jamais qu’une réponse mineure aux questions plus générales de mobilités urbaines. Nous n’avons pas les moyens d’inverser une tendance contraire à nos politiques, à notre culture qui repose sur le tout voiture. Pourquoi le nier: la France s’engage massivement vers de nouveaux types de voitures sur la base de l’électricité, plus tard de l’hydrogène. Mais pas vers le vélo autrement que subsidiairement.

Je ne suis pas fataliste. J’observe le mouvement depuis de longues années.

Faire du vélo en ville n’est pas facile. Vouloir démontrer le contraire est une illusion. Les écueils sont de trois ordres:

  • les jeunes générations ne connaissent pas le vélo ou à tout le moins s’en détournent et restent culturellement peu séduites par ce mode de déplacement. On en connait les contraintes: le stationnement aléatoire, les efforts physiques peu valorisés, la complexité des itinéraires dans des flux partagés, les actes de vandalisme associés
  • les infrastructures totalement inadaptées à ce mode de transport que les collectivités tentent à la hâte de construire pour rassurer les nouveaux postulants face aux questions de distanciation sociale
  • l’incroyable escalade des comportements violents au volant encouragés par les véhicules mis sur le marché: plus gros, plus lourds, plus rapides, plus meurtriers.

Trois facteurs qui ne vont pas encourager les mobilités douces! Rien ne sert d’instaurer des zones 30 ou des zones de rencontre (20) dès lors qu’aucune police n’est en mesure de les contrôler sans indulgence.

Alors, le vélo est-il dangereux?

Oui, le vélo est dangereux. Particulièrement en ville. Car c’est en ville que le cycliste est confronté simultanément à l’ensemble des problématiques:

  • des publics cyclistes parfois peu au fait des règles, des comportements à adopter, des risques potentiels,…parmi lesquels des pratiquants occasionnels sans grande expérience, ni adresse, se défiant des prérequis avec des machines inadaptées (sans freins, sans lumières,…)
  • des lieux multiples de conflictualité entre usagers souvent au détriment des vélos: des stop nombreux imposant des efforts supplémentaires, des priorités à l’avantage des usagers motorisés, des feux non coordonnées pour les véhicules lents,
  • des ouvrages urbains truffés de malfaçons: nids de poules, revêtements disjoints, alternances de trajets trottoir/chaussée, de bordures,
  • des comportements inadaptés de la part des automobilistes: risques d’emportièrage fréquents, queues de poissons, changements de direction non signalés, priorités non respectées

Oui le vélo est dangereux. Pourquoi ne pas le dire?

Ne pas revendiquer le port du casque au motif que cela donne un image négative du vélo, je trouve cela complètement inacceptable. Ce n’est qu’un exemple actuel des postures contestables à l’égard du vélo. Mais ce qui est pire, c’est nier les risques encourus du cycliste dans un environnement potentiellement accidentogène. C’est tromper le cycliste sur les réels dangers du vélo.

Oui bien sûr que le vélo est dangereux pour encore longtemps en France. Il est dangereux pour soi et pas pour les autres. Ne pas le dire ne rend pas service à ceux qui postulent à ce type de transport et délégitiment ceux qui voudraient en vulgariser l’usage.

Métamorphosé

Vite lu mais juste assez pour avoir la trouille. Compter deux heures pour entrer dans cet univers kafkaïen.

C’est un mec qui n’arrive pas à se lever et qui rate son train. Le patron arrive fissa pour voir pourquoi il n’est pas au boulot.

Je ne vous dis pas la suite…

Et après? après, je vous laisse à vos interprétations toutes plus psychanalytiques les unes que les autres.

La Métamorphose (Die Verwandlung) est une nouvelle écrite par Franz Kafka en 1912 et publiée en 1915.

A lire les jours de pluie.

Pour le casque en ville

Dorénavant, je vais porter le casque en ville, convaincu qu’il est utile même s’il engendre des contraintes nouvelles. J’ai calculé dans le passé que je parcours entre 1500 et 2000 km à vélo rien que pour la ville. Le risque d’une chute n’est donc pas négligeable.

Encore hier, tout près de chez moi, un cycliste pourtant confirmé, « grand rouleur », adepte de « cyclosportives », a chuté et s’est gravement blessé à la tête. Il ne portait pas son casque, celui qu’il porte habituellement sur la route. Ne l’accablons-pas!

Force est de le constater, circuler à vélo n’est pas un monde de bisounours:

  • il y a de plus en plus d’usagers de la route en ville comme à la campagne
  • la complexité des infrastructures et des comportements « agressifs » accroissent les risques de chutes à vélo

Il ne faut donc pas se retrancher derrière le concept de « mobilités douces » pour tirer un trait sur une réalité: la conflictualité de la circulation routière existe. Face à nous sur la route, il y a des usagers qui n’ont aucun respect pour nous, pour notre fragilité, notre lenteur, notre appréhension, nos hésitations et nos trajectoires hasardeuses.

Le titre est explicite. Je prends le parti du casque à vélo en toutes circonstances.

J’ai ressorti mon casque Lazer des cartons. Je ne l’utilisais plus depuis l’achat de mon casque KED.

La nouvelle affectation de mon casque Lazer sera celle de la ville. Cette casquette en peau de poubelle que mon confrère Lomoberet n’échangerait pas contre son…béret, j’ai décidé de la porter et même d’y ajouter une couverture étanche et réfléchissante…

On ne pourra pas dire qu’on ne m’avait pas vu arriver au rond-point

C’est surtout en ville que les cyclistes ne portent pas de casque et j’observe qu’en ville aussi les menaces de chutes sont fréquentes. Les causes sont multiples: les encombrements et les mobiliers urbains constituent le premier danger, puis viennent toutes les malfaçons de revêtements routiers, les entrées de piste, les signalisations horizontales glissantes, les dos d’âne « assassins », les véhicules mal garés ou pas garés du tout, les portières qui s’ouvrent inopinément, les bornes anti-intrusion,… et j’en passe!

La montée en puissance du fait cycliste avec les dernières mesures sanitaires en faveur du vélo illustre un phénomène nouveau: plus de cyclistes en ville et parmi eux des novices du vélo manquant d’adresse et de compréhension des risques et des règles.

La position des organisations de vélo en ville (FUB) est intenable…

Un casque après une chute à vélo (image Vélomaxou). La protection de la tête avec un casque est indiscutable.

Soutenir que le port du casque doit être recommandé mais non imposé au motif que son imposition ferait baisser le nombre potentiel de cyclistes est un argument contestable et, a priori, un pari peu respectueux de la sécurité des pratiquants. Avec cette position, on accepte implicitement de « sacrifier » quelques cyclistes au nom de la cause cycliste.

Or la sécurité routière ne relève pas de choix individuels mais d’un cadre collectif de sécurité publique.

C’est une pratique constatée: sur route, les cyclotouristes et les cyclosportifs portent le casque, en ville non!

Comment l’expliquer?

On considère que rouler en ville n’est pas accidentogène, pas plus que d’aller à pied donc on ne porte pas son casque pour une simple course dans le commerce local. Et pourtant la ville est aussi porteuse de risques, au moins autant que la route!

« Un casque de vélo assure une protection efficace et atténue les traumatismes crâniens », selon Jean-Pierre Mondenard, médecin du sport.

C’est statistique: une chute à vélo, c’est dans un tiers des cas la tête qui est touchée, en ville comme sur route!

La Sécurité Routière recommande le port du casque du vélo. La loi ne l’impose pas encore mais la loi pourrait évoluer.

Voir tous mes articles relatifs au casque

Je suis où, là?

Ce matin à Thann, auto contre vélo. Le match toujours inégal.

C’est toujours triste de voir un cyclo à terre. « Je suis où, là » nous demande le monsieur étendu sur le sol.

Bon, n’épiloguons-pas, c’est la tête qui a frappé en premier. Les jambes remuent. Le Look 795 a souffert: roue arrière morte, selle explosée.

Je ne dis rien d’autre. Les pompiers sont venus. J’ai abrité le vélo du confrère chez moi où il est en sureté.

Les potins du lundi

Le risque Covid n’interdit pas le sport collectif dans les gymnases. C’est étrange.

Scène de ménage dans les restos

La Covid joue les prolongations. Dans ma famille on écoute la litanie des mauvaises nouvelles comme tout le monde. Les bars seraient de gros pourvoyeurs, mais dans les bars on n’y va pas. Les restaurants aussi. Mais dans les restaurants, on n’y va que rarement. Il reste des trucs enfermés qui n’ont pas fermés. Comme les salles de fitness ou les gymnases. On n’y va pas non plus. Et à chaque fois devant la levée de boucliers des professions interdites, on se dit qu’on se dirige vers un désastre économique plutôt que sanitaire. Les restaurateurs marseillais ont cassé leurs vaisselles devant la préfecture. Pour faire du bruit. On va devoir racheter de la faïence. Aux Chinois. Les Chinois ont le beau rôle: après nous avoir refilé leur Covid, ils nous ont vendu les masques qui vont bien avec, et maintenant les assiettes des restos.

Les gymnases de la ville? faut pas croire, y’a pas que les scolaires qui y vont, y’a aussi les adultes qui font du sport co, du volley, du hand, du fusal. Et là le risque est maximal pour se choper une Covid. Chaque soir lors de ma sortie urbaine, j’observe l’enseignement du jeu à travers les hublots du gymnase. Ils y mettent du cœur les entraîneurs. Et les joueurs aussi qui sont loin de se douter qu’ils sont de potentiels malades.

Maintenant que l’homme le plus puissant de la planète, Trump pour ne pas le nommer, est atteint, peut-être allons-nous davantage nous méfier puisque même les plus incrédules n’y échappent pas. Que Trump serve de cobaye pour être sauvé montre à quel point nous sommes démunis. La leçon de l’histoire avec Trump, c’est qu’une grande nation démocratique comme les États-Unis n’ait pas su interrompre le délire de cet homme propulsé sous les feux de la rampe au point de tourner en dérision son Pays en colportant des âneries, jour et nuit, au travers de toute la planète.

Faut-il se séparer?

C’est un sujet grave où les faux-pas ne manquent pas de vous propulser dans un camp que vous n’avez pas choisi. Notre Président a fait sobre en déclarant qu’il existe un séparatisme en France mené par des Islamistes et qu’il faut lutter contre.

On le savait déjà mais on n’osait guère en parler de crainte d’engager une polémique inutile tellement les stigmates sont présents. Pourtant ces excès de l’Islam, on les paie cash. Avec La Promenade des Anglais à Nice qu’on a honteusement commémorée le 14 juillet 2017 alors même que l’État a failli de A à Z, avec l’Hyper-Casher, avec Charlie Hebdo, avec la tuerie du Bataclan, j’en oublie…Aussitôt mes amis de gauche appuient sur le frein ou passent la seconde, c’est comme on voudra. Selon eux, s’il y a séparatisme c’est à cause des quartiers devenus hors-la-loi, de la pauvreté, de la drogue, de l’abandon de couches entières de la société, de l’absence de police de proximité,… Je connais la chanson. Et ils ont raison, mes amis de gauche. Mais cela suffit-il à se placer au-dessus des lois de la République en revendiquant d’abord la supériorité de la loi de Mahomet, des écoles coraniques, en obligeant les femmes à se voiler, en exigeant des services publics genrés?

J’avais fait un constat, celui d’un certain communautarisme dans les quartiers de ma ville (8000 hab.), rien de très anormal puisqu’il apparaît que des habitudes culturelles rassemblent les uns et les autres comme partout ailleurs sur nos territoires. Certes, j’ai quelques étonnements face à l’exotisme de certaines tenues vestimentaires, face à l’impétuosité de certains comportements, mais passons! Faut-il accepter l’échelon suivant, le séparatisme? Le séparatisme, c’est autre chose, c’est contrevenir à nos règles et à l’indivisibilité de la République. Par séparatisme, on entend une autonomie de certaines populations et pourquoi pas aussi un détachement de territoires entiers, des quartiers, des villes, des départements, comme pourraient le revendiquer des autonomismes corses, ou bretons, ou…

16 ans, une majorité fragile

J’entends dire qu’on pourrait donner le droit de vote à 16 ans. Pourquoi pas! J’ai connu en 74 l’abaissement de la majorité élective à 18 ans sous Giscard. Les spécialistes de la chose sont divisés. On a de grands ados majeurs, des Tanguy, et des ados précoces dont l’expression ne cessent de surprendre. L’autre jour l’un d’eux s’offusquait, t’es bipolaire ou quoi? lançait-il à son camarade. Les plus récentes recherches montrent que le cerveau ne finit son développement qu’aux alentours de 25 ans.

Mais ce serait prendre le problème à l’envers. S’il s’agit de lutter contre l’abstentionnisme électif, c’est une erreur de croire qu’en élargissant le champ des votants, on aura plus de votes dans les urnes…et moins de gens indifférents à notre processus démocratique. Comptabiliser les bulletins blancs? pour moi c’est un non-vote. Parmi les abstentionnistes on trouve de tout. Ceux pour qui les élections sont des pièges à cons, des incapables majeurs, des pêcheurs à la ligne et ceux qui comme moi estiment que parfois l’offre politique est trop conformiste pour mériter un choix. Le non-choix, c’est un vote par défaut engendré par nos démocraties molles. Il faut en convenir et la confusion de nos valeurs de gauche et de droite a renforcé l’abstentionnisme tout en favorisant l’ascension d’illusionnistes au pouvoir, un centrisme mou qui déçoit tout le monde.

Je serais plutôt pour établir un suffrage capacitaire, c’est à dire un droit de vote reposant sur une compréhension attestée de la citoyenneté. En bref, une sorte de brevet citoyen délivré dans les écoles à l’âge de 16 ans. On y vérifierait alors que le futur citoyen comprend ce qu’est la République laïque et ses valeurs.

C’est ignoble

C’est des choses qu’on peine à raconter. J’ai été témoin lors de ma rando de samedi d’une altercation. C’était en descendant le GR du col Amic qui jouxte la route des Crêtes. J’entends des cris…Une voiture arrêtée moteur tournant au bord de la route…sur le sentier deux hommes dont l’un manifestement très âgé et fragile faisait un besoin. Le second le tenait en le rudoyant, en le secouant. C’était interminable et effrayant de violence. Je me suis arrêté un peu plus loin sans comprendre. C’était une maltraitance, sans aucun doute. Et je n’ai rien dit, ni rien fait. Je m’en veux. C’est ignoble.

Cyclistes déçus

J’ai bien conscience avec un tel billet de décevoir. Décevoir mes amis inconditionnels du vélo. Ceux pour qui le parti du vélo se suffit à lui-même. Non je ne vous parlerai pas des exploits d’un nommé Alaphilippe ou d’une nommée Longo. Je laisse ces sujets à leurs adorateurs puisque mon vélo est à l’opposé du leur.

Je tente chaque matin de m’arrêter sur les pages sportives des DNA pour me construire un vernis de savoir. Le foot? non vraiment sur ce sujet je suis indécrottable. Je m’arrête un peu sur le cyclo-cross grâce à la petite Hélène Clauzel qui est très courageuse

Un lecteur me signale mon erreur: le cross-country, c’est avec des VTT et le cyclo-cross, c’est avec des vélos de route renforcés. Me voila moins bête!

Roya et Tinée

Monesi, la route emportée par les crues (en 2016)

Roya et Tinée, deux vallées mythiques pour les cyclos, durement touchées par les intempéries. C’est là qu’on fait ses armes fréquemment.

Montée au col de Tende, vallée de la Roya

Les Alpes Maritimes ont ceci d’étonnant qu’elles appartiennent toutes entières à la Métropole Nice Côte d’Azur. Ainsi les villages les plus reculés sont rattachés à Nice.

La vallée du Var du coté de Gilette. On a construit dans le lit du fleuve

Coté italien aussi, les ravages des dernières intempéries sont nombreux .

A Monesi (Italie) où je suis passé en 2018, on pouvait voir un paysage cataclysmique où un pan de la montagne s’est effondré le 28 novembre 2016 emportant route et maisons.

Articles en relation avec le Mercantour…

https://velomaxou.com/2015/09/06/les-alpes-a-velo-lautre-facon/

https://velomaxou.com/2018/09/13/autour-de-tende-a-vtt-3-3/

https://velomaxou.com/2015/04/26/pont-de-la-cerise-a-vtt/

Pour mieux comprendre

Gary, on n’en parlait pas à l’école. On aurait du. On préférait nous abreuver de Classiques. J’avais juste suivi l’embarras médiatique du Goncourt lorsqu’il a récompensé en 75 un auteur inconnu dénommé Emile Ajar avec « La vie devant soi ».

Ce n’était autre que Romain Gary, Goncourt en 56 avec « Les racines du ciel ».

Je suis un littéraire inculte. Alors je m’informe avant de me lancer dans une lecture, de choisir un ouvrage. J’essaie de trouver un parcours cohérent à mes choix de lecteur tardif. Un peu comme si je voulais me construire une héritage culturel « à la va-vite » et que j’emporterai en moi, sans rien imposer à quiconque.

En deux jours, j’ai avalé « Le Grand vestiaire ». Je le lis avec avidité. Quand je dis deux jours, un vrai lecteur prend quelques heures…sans rien faire d’autre.

Ce sortir de l’après-guerre correspond assez à l’idée que je me faisais de la France d’alors, moi qui suis né juste après. Toutes ces bassesses anti-juives, faites de dénonciations, de corruptions, de collaborations, on les trouve étalées dans le « Grand vestiaire » autour du personnage falot de Vanderputte.

Avec « Le Grand vestiaire » nous sommes au sortir de la seconde guerre. Le marché noir se prolonge et le trafic d’antibiotiques, de tabac, de préservatifs américains nous plonge dans un monde interlope d’anciens collabos qui se vautrent dans les biens des déportés.

Deux blocs opposés: le communisme et l’Amérique avec sa bombe. C’est dans ce monde binaire que la France va devoir se reconstruire.

Romain Gary, Compagnon de la Libération, diplomate « se suicide le 2 décembre 1980 avec un revolver Smith & Wesson de calibre 38, se tirant une balle dans la bouche »

Vite, mon vélo, que je prenne l’air!

Épidémie de cyclistes

Ce matin, le Gouvernement donne des conseils aux cyclistes dans la presse.

C’est nouveau. On ne s’y attendait pas tellement le vélo a toujours été considéré comme quantité négligeable parmi les mobilités alternatives.

En plus de l’épidémie de Covid qui ne cesse d’inquiéter, un nouveau problème vient encombrer les bureaux des ministères, celui des cyclistes qui envahissent les villes…et son corollaire collatéral: les accidents en hausse.

Fatalement, si l’on a manqué de masques et de lits de réa, on manque aussi cruellement d’infrastructures cyclables pour faire face aux nouveaux comportements des usagers.

La France découvre que là aussi elle est en retard. Elle a tracé des pistes à la hâte en réquisitionnant des voies urbaines pour les vélos. Mais phénomène nouveau, voici que les Français découvre le B.A BA du vélo et ses prérequis: connaître tous les pièges de la circulation à vélo.

Des habitués des transports en commun, de la bagnole, qui subitement devenus cyclistes ne savent pas où se faufiler dans la jungle des cités, comment traverser des rails, comment se positionner à un carrefour, comment éviter d’être broyé par un camion, …et être attentifs à tous les dangers potentiels qui vous entourent.

Notre éducation cycliste reste à faire.

Le militant de la cause du vélo que je suis ne peut que se féliciter de cette prise de conscience subite générée par un réflexe de protection anti-Covid .

Les potins du lundi

Le Tour de France à peine terminé, voila que les soupçons refont surface dans les médias.

Il y a autre chose qui me fait m’interroger, c’est sur la Slovénie. On sait que c’est un petit pays de deux millions d’habitants, qui n’a pas eu de palmarès immense sur le Tour, et qui arrive tout d’un coup à placer deux coureurs aux deux premières places du Tour ! Il faut aussi se souvenir du passé récent en matière de dopage de ce pays. Borut Bozic, Grega Bole, qui a été un pote pourtant, mais voilà Je ne pense pas qu’ils ont eu la même éducation que nous. Déjà, chez les jeunes, ils avaient des performances très suspicieuses (…) Romain Feillu

la cétone, le nouveau carburant cycliste à la mode

Les affaires de dopage continuent de laisser des traces depuis le fameux « on m’aurait dopé à l’insu de mon plein gré ».

Moi je n’ai rien dit, je suis trop amateur de vélo pour oser me prononcer sur les exploits professionnels de la chose vélo. J’ai toujours considéré que le Tour était une grande foire ambulante, un barnum destiné à amuser les foules le long des routes ou les adeptes de la Petite Reine assis à leur canapé en sirotant une bière.

La montée du col de Porte par Miguel Angel Lopez, de la Planche-des-Belles-Filles par Tadej Pogacar recommencent à alimenter les rumeurs. Parcourir à vélo trois semaines durant l’hexagone à 40 de moyenne, forcément ça interroge.

Quand Proudhon joue au con

Pierre-Joseph Proudhon en 1864

C’est un billet complètement franchouillard. Celui du « petit blanc » pas béké du tout qui défend son patrimoine. J’assume. Le virus rétro s’est-il invité chez nous? sans rien dire? c’est une question qu’on pourrait chaque jour se poser.

Le virus si on pouvait le peindre en rouge autrement que dans une éprouvette, on pourrait le sortir manu militari de nos corps. Et ne plus en parler. Avec les squatters, c’est plus difficile. Ils s’installent comme les morpions sans crier gare. Alors oui, les réfugiés d’accord pour les accueillir dignement avec humanité. Comme les Allemands savent le faire avec Merkel. Mais on a déjà eu des expériences malheureuses avec des populations exogènes qu’on peine encore cinquante après à intégrer.

La preuve: ils sont rares à monter sur un vélo. Des fois, je me dis tant mieux, ça évite qu’ils me mettent des bâtons dans les rayons! Alors oui, la France est méfiante avec les nouveaux postulants. On pourrait à la limite me taxer de xénophobe mais j’observe qu’ils sont nombreux aussi ceux qui se considèrent au-dessus des lois de la République.

Quand un intrus s’invite chez vous à votre domicile, l’État est magnanime. Il laisse faire les choses. Notre petit capital, il s’en fout, l’État. Y’a même un célèbre économiste, Piketti, qui prétend qu’il serait préférablede reprendre tous nos biens à notre mort pour ne pas accroître les inégalités. Évidemment avec un programme de gauche comme celui-là, on comprend que les derniers socialistes font la moue.

La propriété, c’est le vol. Proudhon oserait-il encore venir le dire face à celui à qui on a changé la serrure de son logement en son absence?

Ma femme m’appelle. Je m’arrête. Y’a des gens chez nous…Oui, et alors, qu’est-ce qu’ils veulent? je ne sais pas, je suis dehors, je rentre à l’instant de mes courses.

J’ai compris, ils sont rentrés par le garage et ils ont pris possession des lieux.

Être squatté est très facile en France. En revanche faire sortir le squatteur est quasi-impossible avant des mois.

C’est le constat qui nous est rappelé lors de la mésaventure de Théoule-sur-Mer arrivée à un propriétaire trouvant sa résidence occupée

Le droit de propriété en France est ainsi fait, votre droit est conditionnel. N’importe qui peut s’installer chez vous s’il trouve le moyen d’entrer sans effraction. Même si vous êtes allé au bout de la rue acheter du Ronron à l’Aldi.

Alors restez confinés, chez vous!

La clé sous le paillasson? derrière le pot de fleurs? dans la boîte à lettres? n’essayez jamais!

Idem si vous laissez le Velux de toiture ouvert par les fortes chaleurs, un monte-en-l’air aura tôt fait d’escalader le mur et de rentrer chez vous.

Se faire justice? surtout pas, c’est le meilleur moyen de vous conduire en prison. Le gouvernement dans sa grande bonté donne raison aux squatters. Ça lui donne peut-être bonne conscience, lui qui est incapable de maîtriser le besoin de logements depuis des décennies.

C’est la France.

Je comprends la bonté des associations caritatives qui défendent le droit au logement mais il faudra qu’elles expliquent aussi ce qu’elles font pour les propriétaires expulsés par les squatters. Ne sont-ils pas, eux-aussi, défendables?

La génération Post-it

Quand la fin de l’année cyclo se dessine, l’heure des scores approche. L’effet COVID est passé par là. Heureusement je me rattrape avec le jogging. 3500 km de vélo, c’est déjà beaucoup et…dérisoire pour les grands rouleurs. Ma dégénérescence programmée est en marche.

C’est 3M qui a inventé le fameux bloc auto-adhésif qui s’est répandu en Europe dans les années 80. L’informatique est venue ensuite casser l’essor de la petite feuille colorée. Mais on trouve encore des adeptes du Post-it dans la bureautique des entreprises familiales…et chez les particuliers. C’est souvent collé en bas de l’écran d’ordi ou sur le frigo.

  • Rappelez Nanar
  • Acheter du Sopalin
  • 15 heures, RDV véto

Moi mes Post-it durent parfois plusieurs mois. Je dois ajouter de la Patafix car ils finissent par tomber derrière le bureau. Puis ils passent dans l’aspirateur et le bouchent.

J’ai l’ophtalmo du 2 avril 2021 à Belfort en ligne de mire et le dentiste? Victoire! je l’ai enfin trouvé le dentiste prêt à me prendre sur sa chaise électrique. « Pas avant le 2 décembre! » m’a dit l’assistante. Plein de hardiesse, j’ai osé demander l’année… « ben 2020, pas 2025! » m’a t-elle asséné sèchement.

Titiller le corps médical en perdition, c’est pas l’heure.

En attendant, mon Post-it « dentiste » devrait tenir tout seul jusqu’au 2 décembre.

Le corps médical dans son ensemble a pris un grand coup sur la tête avec la Covid. Après nos usines fermées, nos routes qui partent en quenouille, notre armée qui rafistole ses chars, notre porte-avions décimé par le virus, notre école républicaine à la peine, voici venir la santé qui au grand jour nous offre un spectacle d’incapacité. Les professeurs vibrionnent sur LCI et BFM, Raoult cause à la Chambre, les infirmières se cassent. C’est l’hôpital du XXIème siècle. Vive le virus!

On se demande jusqu’à quand va tenir le petit fusible Véran, successeur d’Agnès Buzyn…L’État est aux abois, il est brouillon, sa réputation est en jeu; on ne sait pas si le pire est derrière ou devant nous tellement les avis divergent.

L’argile contre l’arthrose

C’est Jean-Paul d’Heimsbrunn qui me l’écrit:

De temps en temps, je fais un traitement de mon genoux et cela marche.
En fait je fais peu de vélo, surtout de la rando et je vise 30 km la
semaine.

Le traitement est avec de l’argile verte, voir fichier-joint.

Merci Jean-Paul, je vais essayer.

Jardinez avec Nicolas

J’ai trouvé un jardinier super sur le net. Il s’appelle Nicolas et son blog « Potager durable ».

En automne, ne nettoyez surtout pas votre potager

C’est le titre de son dernier article. Super! Terminé les labours à la bêche, laissez tout en plan et votre potager s’en portera mieux.

Moi aussi.

Post-scriptum:

Les moins jeunes qui me lisent, évitez les rassemblements. La Covid n’a pas dit son dernier mot et nos grands sachants sont à la peine pour nous sortir de ce guêpier. Nous avons encore le temps d’attendre sans nous exposer inutilement en privé ou en public.

Vélo et vélo

Voila à quoi ressemble le premier vélo thaïlandais du moteur de recherche Google. La culture vélo est différente selon les pays.

A chaque pays, son image du vélo.

Je me suis laissé dire que le terme vélo n’a pas le même sens ou la même utilisation selon le pays où on le pratique.

Alors j’ai voulu le vérifier à l’aide du moteur de recherche Google en tapant vélo…

Pour ne pas que mon adresse IP influence la recherche, j’ai changé de pays à chaque fois (à l’aide d’un VPN)

Pour la France voici les images obtenues…

En France, Google vous présente en priorité trois vélos de course, puis un Cruiser, puis un autre vélo de course, et enfin un vélo de ville

Pour les Pays-Bas, en tapant fiets ce qui est l’équivalent de vélo…

Au Pays-Bas, le vélo est d’abord un vélo urbain, un Cruiser symap, une cohorte de vélo de ville…et aucun vélo de course

Je ne veux pas en rester là, je vais aller voir en Allemagne. Et je recherche Fahrrad, l’équivalent de vélo…

Fahrrad en Allemagne conduit à vous présenter deux VTT, un vélo de course et un vélo de ville pour femme qui semble démontrer que le vélo allemand est genré

Et en Thaïlande, notre premier fabricant mondial de cadre en carbone?

Vélo en Thaïlandais s’écrit จักรยาน.

En Thaïlande le moteur de recherche Google ne présente d’abord que des cadres mixtes

Pour Stein Van Oosteren, représentant de l’ambassade des Pays-Bas en France, la raison est essentiellement culturelle: «En France, le vélo n’est pas considéré comme un moyen de déplacement mais comme un loisir. Je vais vous donner un exemple: si vous tapez le mot “cycliste” dans Google ou dans n’importe quel moteur de recherche, vous allez immédiatement voir des images d’homme en lycra, entre 30 et 40 ans, sportifs, en train de faire du vélo de course. Si vous tapez le même mot en néerlandais, vous allez voir des femmes, des hommes, des personnes âgées, des enfants, qui sont en train de se déplacer, d’aller au théâtre, de faire des courses.» (source Slate)

Les potins du lundi

On connait déjà la chanson

Il est loin le temps de Louis Pradel, ancien maire de Lyon, qui s’enorgueillissait d’avoir construit une autoroute sous Fourvière en 1971*

Écolo pas rigolo

On a déjà le Covid qui nous plombe la rentrée, alors si en plus on dézingue le Tour de France, où va t-on! Jusqu’alors les écolos amusaient par leur intransigeance et leur vision décalée du monde de demain. Il voulaient mettre en question ce qui fait le fond de commerce de notre classe politique: surtout ne rien changer à notre mode vie et de développement.

Avec les Verts nouvellement élus, la donne change. On est dans la phase pratique de leur programme.

Les écolos que je ne vénère pas viennent de marquer des points. On pourra les taxer d’être des bobos gâtés, force est de reconnaître qu’il y a dans leurs rangs de vrais gauchos capables de réveiller nos enthousiasmes de l’extrême. Dézinguer la bagnole en ville au lance-flammes, j’adore…et corrélativement faire marcher le bon peuple endormi à la baguette plutôt qu’à coups de primes à la casse pour s’acheter une bagnole nucléaire.

Voila ce que j’aime puisque qu’il est avéré que nous sommes devenus des mous du bulbe. C’est vraisemblablement ce que pense Grégory Doucet qui prend le contre-pied de Nicolas Sarkozy avec « l’environnement, ça commence à bien faire ».

Depuis que le maire de Lyon a mis les pieds dans le plat du quant-à-soi politique et médiatique, plus rien ne ne va plus dans le en même temps ou comment concilier l’inconciliable entre environnement et développement. C’est un déferlement de protestations. Les premiers à tirer sont le RN, c’est leur jeu politique. « vert à l’extérieur, rouge à l’intérieur comme une pastèque » disent-ils en parlant de l’écologie politique.

Damien Abad, LR, emboite le pas au RN: Selon lui, le Tour de France incarne la France des territoires. Alors mesdames et messieurs les maires Verts, arrêtez de stigmatiser bourgeoisement ce qui est une passion française.

La France des territoires est devenue avec Jean Castex une prise de guerre de la caste politique qui lui fait dire n’importe quoi.

Qu’a t-il osé dire Grégory Doucet?

Voici tout le gotha du conservatisme de droite et de gauche, LREM en tête, qui s’acharne sur le maire de Lyon Grégory Doucet.

  • Il a qualifié le Tour de France de « machine véhiculant une image machiste »
  • Il regrette « les goodies jetés par la caravane »
  • il dénonce « l’empreinte écologique du Tour », qui n’est d’après lui « pas écoresponsable »
  • il fustige « les véhicules à moteur thermique »
  • il regrette « les déchets engendrés »

Rien d’autre que la vérité. Il n’a même pas dit du mal des coureurs cyclistes qui font tant de tort au vélo de tous les jours. Mais dire du mal du Tour de France lorsqu’on est maire de la troisième ville de France, c’est inopportun en plein marasme économico-sanitaire.

Cochonou. Tout est bon dans le cochon

Le Tour de France a en effet une particularité, il incarne une vision franchouillarde de la tradition populaire. Sport alibi au profit d’une cause mercantile assumée: celle de la consommation de bagnoles et de saucissons.

Mais d’année en année, le vent tourne. L’image du Tour de France se ringardise et en plus cette année il ne profite pas de tous ses affidés qui lui collent au train à bord de camping-cars le long des cols alpins. En plus les municipalités, comme Lyon, font la fine bouche, (600.000 euros pour l’étape de Lyon) le Tour ne serait plus aussi porteur qu’en plein été et la distanciation sociale est menacée dès lors que la foule se masse aux abords du passage du Tour. Le Tour pourrait donc devenir un cluster ambulant, c’est la crainte.

Machiste le Tour? oui, bien sûr comme dans de nombreux sports dont le football ou le patinage sur glace. La dernière a en faire les frais fut Marion Rousse, chroniqueuse et ancienne championne de vélo, caricaturée en image sexiste dans le journal…l’Humanité. L’Humanité qui écorne l’image de la femme, ça la fout mal.

Je me garderai ici d’exprimer en détail ma détestation du Tour, chacun le sait. Pour l’image qu’il donne du vélo et pour les gamelles qu’il traîne en terme de dopage, le fric qu’il draine avec sa caravane publicitaire et sa promotion de la bagnole et de la moto. Pire, je ne lui reconnais même pas une valeur sportive! Je le sais, je suis irrécupérable à la cause du Tour. Et pourtant, j’aime le vélo. Mon vélo!

Alors oui, Grégory Doucet a eu raison de mettre les pieds dans le plat de ce cirque ambulant où les municipalités sont invitées à casquer si elles postulent à une étape du Tour.

Peu à peu, le monde politique découvre horrifié que les Verts sont capables de dire ce qu’ils font et de faire ce qu’ils disent. Mais où va t-on!

Après avoir conquis Grenoble, Marseille, Bordeaux et Lyon, on voudrait à présent discuter la légitimité des nouveaux maires Verts. Ils seraient élus par défaut parce que leurs adversaires étaient trop nuls. «C’est une vision trop idéologisée», a réagi Stanislas Guerini (LERM) à propos de Lyon. Reste à savoir si l’opinion favorable au Tour de France pèsera plus lourd dans la balance face à ces maires qui ont choisi de débarrasser leurs rues de la pollution et des sales habitudes du passé.

*Tunnel construit sous le mandat du maire de Lyon Louis Pradel, son rôle est alors de créer une voie rapide desservant le centre-ville pour faire séjourner les touristes en transit du nord au sud dans la capitale des Gaules.

article en relation dans Slate

Comment j’ai vécu la pandémie…

Du Sopalin en guise de masque, la pandémie a réveillé le système D français

Elle commence comme ça, la pandémie…

ça a commencé par une économie de guerre

La gravité de la situation est telle que le gouvernement entreprend de mettre en question nos habitudes de vie. Notre droit d’aller et venir n’est pas remis en question, pas encore, mais on comprend qu’il faut éviter de se déplacer « pour rien » et là où ce n’est pas nécessaire. Les manifestations artistiques, sportives qui sont pour la plupart annulées ou les déplacements professionnels qu’on peut différer.

Je les ai réunies dans l’ordre chronologique. Cette pandémie m’a ébranlé tant elle a mis en question notre quotidien, nos habitudes de vie tout en faisant peser des incertitudes sur notre lendemain.

Peu à peu, nos générations qui n’ont pas connu la guerre se sont trouvées confrontées à des restrictions jusqu’alors inédites. Restriction de déplacement, restriction de réunion, restriction de travail. Beaucoup de ressemblances avec une guerre pour la population et aussi des conséquences sanitaires dramatiques.

Dans mon humble espace de liberté, j’ai tenté de m’organiser jour après jour en fonction des aléas de l’épidémie.

La comprendre. Chercher des références bibliographiques, construire des barrières artisanales, prendre de la distance à l’égard de quiconque, s’inventer de nouvelles formes d’activités physiques,…

On ne pourra pas taire tous ces invraisemblables ratages de nos experts, de nos politiques, de nos administrations face à un événement mondial où les démocraties ont montré une grande fragilité.

Mes quatre-vingt treize chroniques commencent le 31 janvier 2020.

Je les ai arrêtées le 9 mai 2020.

Ma pandémie se termine provisoirement ainsi le 9 mai dernier

Je devrais être content. Comme mon vélo. Mais je dois être de ceux qui ont « le vin triste » avec cette perspective de fin de confinement qui s’annonce lundi sans vraiment me rendre heureux.

Je sens pourtant l’allégresse monter autour de moi et sur les réseaux sociaux alors que le jour J approche. Mais dans notre famille, on ne fait pas de projet de rencontres comme si le confinement devait se prolonger. Oui cet épisode coronavirus a déjà modifié en profondeur notre rapport à l’autre. La distanciation sociale a fait son œuvre.

Janvier et février

https://velomaxou.com/2020/01/31/coronaviral/

https://velomaxou.com/2020/02/10/les-potins-du-lundi-179/

Mars

https://velomaxou.com/2020/03/02/les-potins-du-lundi-182/

https://velomaxou.com/2020/03/03/le-coronavelo-est-il-a-craindre/

Mon vélo est-il contagieux?

https://velomaxou.com/2020/03/03/coronavirus-la-petoche/

https://velomaxou.com/2020/03/04/autorise-ou-pas/

https://velomaxou.com/2020/03/09/les-potins-du-lundi-183/

https://velomaxou.com/2020/03/11/chronique-ordinaire-de-la-vie-locale/

https://velomaxou.com/2020/03/12/je-suis-venu-a-bout-de-la-peste/

https://velomaxou.com/2020/03/13/chronique-epidemique/

le 13 mars on nous exhorte à aller voter aux Municipales

https://velomaxou.com/2020/03/14/vivre-encore-un-peu/

https://velomaxou.com/2020/03/16/les-potins-du-lundi-184/

https://velomaxou.com/2020/03/17/jarrete-le-velo-pour-cause-de-coronavirus/

https://velomaxou.com/2020/03/18/dans-lenveloppe-de-confinement/

Les Français en déplacements contrôlés

https://velomaxou.com/2020/03/19/chronique-de-pandemie-2/

https://velomaxou.com/2020/03/19/le-sport-confine-a-la-maison/

https://velomaxou.com/2020/03/20/chronique-de-pandemie-3/

https://velomaxou.com/2020/03/20/confine-a-lile-de-re/

https://velomaxou.com/2020/03/20/le-bon-motif-de-deplacement/

Beaucoup d’hésitations face au dispositif policier

https://velomaxou.com/2020/03/20/cyclistes-irreductibles/

https://velomaxou.com/2020/03/21/chronique-de-pandemie-4/

https://velomaxou.com/2020/03/22/chronique-de-pandemie-5/

https://velomaxou.com/2020/03/22/un-havre-de-paix/

L’Alsace a commencé par prendre ses distances

https://velomaxou.com/2020/03/23/les-potins-du-lundi-de-pandemie/

https://velomaxou.com/2020/03/23/un-virus-resistant/

https://velomaxou.com/2020/03/23/ma-zone-de-confinement-k5/

https://velomaxou.com/2020/03/24/chronique-de-pandemie-6/

https://velomaxou.com/2020/03/24/comment-fuir-le-coronavirus/

Stigmatiser les cyclistes était-il juste?

https://velomaxou.com/2020/03/25/chronique-de-pandemie-7/

https://velomaxou.com/2020/03/25/parcours-de-confinement/

https://velomaxou.com/2020/03/25/comment-les-pays-bas-vivent-le-confinement/

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https://velomaxou.com/2020/03/27/chronique-de-pandemie-9/

https://velomaxou.com/2020/03/27/le-velo-de-ville-oui/

https://velomaxou.com/2020/03/27/confinement-et-poids/

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https://velomaxou.com/2020/03/28/velo-de-ville-oui/

https://velomaxou.com/2020/03/29/chronique-de-pandemie-11/

https://velomaxou.com/2020/03/29/jogging-dans-lenceinte-de-confinement/

L’invraisemblable confinement des populations rurales

https://velomaxou.com/2020/03/30/les-potins-du-lundi-de-pandemie-2/

https://velomaxou.com/2020/03/31/chronique-de-pandemie-12/

Rattrapé en en zone rouge à plus d’un kilomètre de son domicile

https://velomaxou.com/2020/03/31/interpelle-par-les-brigades-vertes/

Avril

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https://velomaxou.com/2020/04/03/chronique-de-pandemie-15/

Laisser ses courses reposer…

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https://velomaxou.com/2020/04/05/chronique-de-pandemie-17/

https://velomaxou.com/2020/04/05/comment-sortir-discretement/

https://velomaxou.com/2020/04/05/dubai-londres-sans-confinement/

relire Camus

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https://velomaxou.com/2020/04/07/chronique-de-pandemie-18/

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https://velomaxou.com/2020/04/10/maxou-pourquoi-tu-cours/

je cours pour oublier depuis qu’on m’a privé de vélo

https://velomaxou.com/2020/04/11/chronique-de-pandemie-21/

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https://velomaxou.com/2020/04/22/chronique-de-pandemie-29/

https://velomaxou.com/2020/04/23/chronique-de-pandemie-30/

La FFCT spontanément interdit le vélo

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https://velomaxou.com/2020/04/25/chronique-de-pandemie-32/

la couture artisanale au secours de la pénurie de masques

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https://velomaxou.com/2020/04/27/les-potins-du-lundi-de-pandemie-5/

https://velomaxou.com/2020/04/28/chronique-de-pandemie-33/

https://velomaxou.com/2020/04/29/chronique-de-pandemie-34/

29 avril, l’étau se desserre,100km mais pas plus

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https://velomaxou.com/2020/04/30/pour-qui-sonne-le-glas/

Mai

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C’est la guerre, l’invasion épidémique attaque par le Grand Est

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Le 3 mai. Oui, on s’est trompés. Vous pouvez faire du vélo dans un rayon d’un kilomètre

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https://velomaxou.com/2020/05/07/chronique-de-pandemie-41/

https://velomaxou.com/2020/05/07/caradisiac-donne-dans-le-velo/

https://velomaxou.com/2020/05/07/masque-et-dissimulation/

https://velomaxou.com/2020/05/08/lundi-11-mai-100-km-et-plus/

Les sprinters sont chauffés à blanc. Ils piaffent d’impatience sur leurs pompes à bascule en attendant le 11 mai

https://velomaxou.com/2020/05/09/chronique-de-pandemie-42/

Prendre l’air

Demain je vais prendre l’air outre-Rhin. Beau temps annoncé. Une fois là, je rêve de m’élancer dans la pente. Sans mon vélo.

Comme en 2010, il fera chaud.
2010
2014
2013

Faut-il faire confiance aux Voies Vertes?

Je voyage léger et vite. Trop vite peut-être pour faire un bon client de la Voie Verte

Posée comme ça, la question va hérisser le poil de tous les militants de la cause vélo. Ceux du voyage à vélo, ceux qui recherchent des voyages à l’abri du tohu-bohu de la circulation routière et des grands axes.

Mais encore une fois, je suis obligé de constater que les véloroutes sont loin de satisfaire leur public. Faut-il continuer à exiger une exclusivité de la part des pouvoirs publics qui, reconnaissons-le, ne cessent de nous bercer d’illusions, de nous livrer des choses imparfaites, inachevées, peu considérées? et dont les objectifs sont peu clairs.

En un mot, veut-on créer des véloroutes sur le mode des autoroutes qui vous garantissent un transit sécurisé, rapide, confortable ou bien des voies qui vous assurent de rester amarrés au territoire dans d’invraisemblables circonvolutions dont on ne sait comment sortir?

Ceux qui connaissent la réponse seront les bienvenus ici.

Isabelle et le vélo en parle cette semaine sur son blog. Il s’agit cette fois de la FlowVélo qui parcourt la Charente-Maritime, la Charente et la Dordogne. Encore une véloroute qui baigne dans son jus depuis plusieurs années!

Les « professionnels du voyage à vélo au long cours », ce que je ne suis pas, ne cessent de rapporter des désagréments, d’évoquer des revêtements sommaires, et de s’interroger face à des signalisations confuses,…

Des beaux panneaux qui font rêver d’excursions lointaines. L’Eurovéloroute 5 à Pulversheim (Haut-Rhin)

Chercher à s’organiser des raccourcis quasiment à l’aveugle, alors que l’itinéraire fait un tas de détours (Saint-Savignien à Cabariot), le dernier de 5 km dont une côte correspondant à 300 mètres de canal en cul de sac sans passerelle (Romegoux), rouler sur du goudron fendillé, puis envahi d’herbes, monter une côte pour rien à Châtelaillon, et finir épuisée à La Rochelle, tout cela a fait partie du programme.

(lire l’article d’Isabelle et le vélo)

Alors que faire si on constate qu’après tant d’efforts militants, les choses n’avancent pas?

EVR6 barrée pendant des années à Valdieu-Lutran sans autre forme de procès

Je vais vous faire une confidence: je n’ai jamais eu aucune confiance dans les itinéraires vélo qu’on voudrait m’imposer. Je ne prends que ceux qui a priori semblent correspondre à mon projet et j’abandonne tout le reste.

Aller de A à B sans prendre le chemin des écoliers n’est pas toujours agréable, je le confesse

Les cartes? les guides? non je ne veux pas m’en embarrasser. Je navigue du point A au point B avec un GPS qui me donnent des indications fiables et précises et sur lequel j’ai repéré d’un waypoint ce que j’ai envie de voir et de visiter.

Londres-Rome. L’EVR5 dans sa déclinaison alsacienne vous garantira de faire du sur-place avec votre vélo.Longer le vignoble jusqu’à Cernay, puis retourner à Ensisheim avant de rejoindre Mulhouse, de quoi vous donner le vertige! J’ai déjà accompagné des cyclistes venant du nord complètement perdus alors qu’ils s’appliquaient à suivre cet itinéraire bucolique mais très peu évident. On voit bien que les Offices de Tourisme font tout pour nous retenir comme dans le Triangle des Bermudes.

Ce qui parfois aussi me place contre mon gré dans des situations peu confortables aux entrées de ville à grande circulation. Alors je prends des « chemins flous » de traverse lorsqu’un grillage scélérat ne me barre pas la route.

Les potins du lundi

La route des vins d’Alsace à VAE, un nouveau créneau touristique en plein essor

Take a new breath (prenez un nouveau souffle) titre le catalogue O2feel bikes

extrait d’un catalogue O2feel bikes périmé (2019) qui traine sur le comptoir de mon vélociste. Il s’agit de VAE

Moi aussi je me suis dit « tiens, je vais optimiser mon autonomie… » avant de grimper cette côte tenace qui me fait souffrir.Alors j’ai appuyé sur le bouton 5-6. Mon exosquelette 3.0 a tout de suite pigé qu’il fallait souquer ferme. Autrement dit actionner le micro-turbo contenu dans mes rotules, invisible à l’extérieur de ma personne.

C’est une fable bien entendu. Gérer son autonomie à vélo repose sur nombre de paramètres qui relèvent de l’entraînement, de l’expérience, de sa connaissance de soi, de son flair pour apprécier sa capacité à affronter les difficultés d’un itinéraire pentu ou venteux, des impondérables, des incidents, « des coups de mou » du jargon cycliste.

Finalement j’ai quitté le magasin avec mon câble de dérailleur à trois euros. Nos vélocistes ont perdu leur âme, le renouveau de leurs commerces avec le vélo électrique a plombé l’ambiance cyclo bon-enfant, mais la nouvelle clientèle a boosté les ventes.

Alors je ne fais plus que passer sans m’attarder pour ne pas entraver les négociations en cours. Je suis devenu le cyclo has-been adepte de produits en extinction. Plus de temps à perdre!

Il ne faut pas négliger le phénomène VAE et ses répercussions sur le vélo. Ne pas avoir un moteur à bord de son vélo va vite devenir l’exception. Les répercussions? elles seront sociales, économiques et sportives, oserais-je morales?

On sait déjà que la plupart des régions touristiques font assaut d’amabilité pour accueillir cette nouvelle clientèle qui va pouvoir explorer en profondeur toutes les richesses de son terroir. La route des vins d’Alsace par exemple avec ses bosses redoutables à Vœgtlinshoffen, à Schauenberg, au couvent Saint-Marc,…

voir le site Alsace à vélo

Moi je fais le dos rond. Je reste sourd aux sirènes mercantiles. Me mettre au vélo électrique à bientôt 70 ans? non, je n’y suis pas prêt. Quand je sentirai mes forces me lâcher, je me contenterai vraisemblablement de la marche comme beaucoup d’autres sans nier l’intérêt que beaucoup portent au VAE pour s’offrir une seconde jeunesse. J’ai par ailleurs un autre argument que celui des forces en diminution, c’est celui de la dangerosité de la route. On va me dire qu’apprécier le danger sur la route repose beaucoup sur le ressenti. Oui mon ressenti est négatif. D’ailleurs les statistiques l’attestent: les morts à vélo augmentent. Pourtant je frôle les bordures des départementales avec attention et malgré tout je m’attends toujours à être percuté par un pressé qui va me serrer de près, de trop près. C’est à n’en pas douter un ressenti lié à l’âge. Qu’importe!

Le VAE est-il un simple vélo?

On se le demande parfois. Faut-il ranger le vélo à assistance au rang des simples vélos ou alors des cyclomoteurs? Lorsque le Vélosolex est né, on s’est posé la question puisque le Solex peu puissant dans les côtes pouvait être soulagé par un pédalage synchronisé. Finalement le Solex a rejoint la réglementation des cyclomoteurs.

Même les clubs cyclos s’y laissent prendre. La polémique enfle au Club des Cent Cols qui s’interroge: faut-il accepter des grimpeurs de cols avec vélos électriques en son sein? Le débat n’est pas clos et l’on sent que le Club est prêt à transiger sur sa règle fondatrice qui est qu’un col doit être franchi soit sur son vélo soit en le poussant avec en tous cas sa seule force musculaire.

Le vélo électrique est assimilé à un vélo parce qu’il ne dépasse pas par construction 25 km/h et parce que sa puissance est limitée à 250 watts. Il peut donc utiliser les pistes cyclables.

Conséquences: pas d’assurance et pas de casque obligatoire. Prudence! nos amis suisses commercialisent des vélos capables de rouler à 45 km/h qu’on peut confondre facilement et qui posent nombre de questions sur la gestion des risques. Des automobilistes trompés par la vitesse de ces engins, des cyclistes qui perdent le contrôle de leurs machines,…

Sur le plan assurantiel, le site Benezra Avocats fait observer que de nombreux VAE (vélo à assistance électrique) ont été commercialisés et vendus par millier, et ce dernier produit est en réalité considéré à part entière comme un véhicule terrestre à moteur, donc en aucun cas comme un vélo simple (source)

Mon confrère Becancaneries lance son opération 2020 KGB. Les électrocyclettes y sont admises. Alors soit!

Les potins du lundi

Nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage. Comment gérer le paradoxe?

Jour de rentrée sociale et scolaire

Pas question de tomber les masques! Au contraire, on va devoir les porter de plus en plus et en toutes situations, dans les lieux fermés, à l’école, au travail, dans les salles de spectacles, dans les trains, dans les magasins. Il ne reste plus qu’au dehors, alors?

Non, au dehors aussi, on va devoir porter le masque dans certains quartiers, certaines rues et même certaines villes.

Au delà de cette limite il faut porter le masque (Nancy)

Il faut s’en convaincre, le masque va marquer profondément notre mode de vie, notre rapport à l’autre et alimenter nos craintes que le virus reparte et fasse de nouveau des ravages.

Les moins jeunes comme moi se mettent à l’abri. On a cette chance, pourrait-on dire, d’être en dehors de la société active et de pouvoir s’extraire des situations à risques. Je me garde bien d’aller en ville là où il y a du monde et dans les zones commerciales.

Je n’ai donc pas à porter un masque sur le nez des heures durant. Je porte toujours mon masque bricolé dans un vieux tee-shirt lorsque l’État peinait à nous en trouver. Celui offert par ma ville n’est pas confortable et celui acheté au supermarché me fait éternuer.

J’observe de loin l’âpre négociation sur la gratuité qui révèle le coût faramineux qui vient s’ajouter au budget des familles. Notre gouvernement est devenu socialiste sans le savoir: ils paient les masques aux plus démunis. Et ce faisant il le revendique. Le combat pour les masques est sanitaire mais aussi politique.

A présent qu’on sait qu’on ne sait pas, que les experts se perdent en conjectures sur la poursuite de la pandémie ou sa disparition proche, il y a ceux qui savent que tout ce capharnaüm n’est qu’une diabolique orchestration venue d’en haut.

Pour les anti-masques, tout est téléguidé par une puissance occulte et cette farce est destinée à peser sur nos libertés. A l’appui de leur thèse, ils ne cessent de commenter les graphiques qui attestent que le Covid ne fait plus de morts et que les hôpitaux sont vides.

C’est un agrégat de profils variés, dans lesquels on retrouve ce qu’on appelle la fachosphère et la complosphère… selon Tristan Mendès-France, maître de conférences associé à l’Université de Paris, spécialistes des cultures numériques (Est-Eclair 26/08)

Les anti-masques font des dégâts sur le terrain: ils sont à l’origine de conflits d’usage fréquents et beaucoup en font les frais, un chauffeur de bus tué, des commerçants frappés, des clients tabassés,…et ils font des dégâts aussi dans les consciences. J’ai décidé de moins me déplacer là où je sais qu’il y aura des réfractaires au port du masque puisque ma distanciation ne sera pas suffisante à elle-seule pour me protéger.

Tout mon quotidien est donc fait de méfiance à l’égard de l’autre. Et c’est triste.

Le pire est-il à venir? Personne ne le souhaite. Ceux qui se réjouissent de voir les cas prospérer sans conséquences médicales sévères cherchent à s’en convaincre, l’épidémie serait derrière nous. Attendons de voir!…

Les cyclistes ont de la chance. Ils ont pu reprendre leurs vélos et s’égayer dans la campagne. Certes les scores des compétiteurs sont en berne puisque le confinement est passé par là. Mais faisons contre mauvaise fortune bon cœur puisqu’on va avoir droit à un Tour de France new-look en pleine rentrée. Un Tour? juste une moitié de Tour puisque la seule incursion au nord du pays sera pour la Planche-des-Belles-Filles avec un final à Paris en pleine résurgence du virus.

Remodeler le cœur de la ville sur la base de transports doux, les piétons, les cyclistes en rêvent. L’occasion est trop belle. Les pouvoirs publics après avoir enfermés les cyclistes chez eux redécouvrent le bienfait du vélo pour lutter contre l’épidémie: à vélo on se contaminerait moins qu’à bord d’un bus ou d’un tram. Alors on a vu fleurir en une nuit des pistes cyclables inattendues dans les cités au grand dam des automobilistes, des taxis et des conducteurs de bus. Mais les cyclistes parisiens devront tout de même porter le masque. De quoi en dissuader plus d’un de prendre son vélo!

Non, finalement les cyclistes ne porteront pas le masque aux dernières nouvelles !

« Pour les cyclistes, c’est plutôt positif. Beaucoup de choses ont pu être possibles alors qu’on les réclamait depuis des années et que tout était toujours refusé… », déclare Marc Arnold, le président de l’ association CADRes (Cyclistes associés pour le droit de rouler en sécurité) (DNA 27/08)

La réaction a eu tôt fait de s’organiser. A Mulhouse, « les gens normaux », ceux qui n’imaginent pas la ville autrement, se sont offusqués contre cette nouvelle chienlit cycliste. Les choses vont rentrer dans l’ordre une fois que les municipalités auront trouvé la bonne adéquation entre vélos et voitures. Elles ont encore du temps devant elles, les élections sont loin.

Mon article du 18 août sur Thann et le vélo a déplu.

Je n’aurais pas du raconter en long et en large sur le net ce qui se trame pour nous les cyclistes à Thann…avant même que la municipalité en débatte officiellement dans ses instances.

C’était mal me connaître. Attendons de voir si les bonnes résolutions seront suivies d’effets…

Les potins du lundi

VAP 1948, l’ancêtre du VAE

Des cols à VAE?

Passer des cols à VAE, pourquoi pas! On n’imagine pas que le phénomène du vélo électrique s’arrête à l’enceinte urbaine. D’ailleurs, je le constate chaque jour, le VAE c’est à dire le Vélo à Assistance Electrique gagne de mois en mois de nouveaux adeptes du plein air à vélo. Je constate aussi que cette machine dans sa version tout terrain rencontre un vif succès. J’en croise souvent autour de chez moi le long des chemins.

Au Club des Cent Cols la tentation est grande. Il s’agirait d’accepter que les membres moins jeunes puissent se doter de telles machines. Les moins jeunes…et tous les autres ensuite.

si les classements des 2 catégories étaient totalement séparés, accepteriez-vous la création d’une section « VAE » à côté de la section des membres « musculaires » actuelle ?

C’est ainsi libellé qu’un confrère lance son enquête en ligne histoire de tâter le terrain. Une enquête qui laisse peu de place à la réflexion puisque tout de suite après, la mécanique est enclenchée pour savoir comment accueillir les futurs postulants.

En quelques années, la fameuse section VAE aura tôt fait de supplanter le vélo sans assistance et grimper un col n’aura plus aucune signification sur le plan physique…

Il est clair qu’en acceptant une telle adaptation de la règle du club, qui veut qu’un col soit franchi avec son vélo et sa seule force musculaire, il n’y aura plus de club du tout car il aura perdu ses valeurs fondatrices qui ont fait son succès.

Attendons donc sereinement de voir comment la direction du Club des Cent Cols va réagir face à cet entrisme insidieux que tentent d’instaurer certains membres.

A quand le Tour de France à VAE?

Les choses sont ainsi: la déferlante du VAE est en train de grignoter petit à petit le cyclisme de loisir. On se demande même si le monde professionnel ne va pas y passer aussi lorsqu’on voit Julien Absalon faire la promo du VTT électrique.

Ayatollah ou Khmer vert?

Il est de bon ton de nos jours de railler les écologistes et de les affubler de toutes sortes de quolibets capables d’atteindre la justesse de leur combat politique.

Le Garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti s’est taillé une belle renommée dernièrement en prenant la défense des chasseurs et en traitant les écologistes d’Ayatollah. C’est un signe des temps, les idées contraires à la défense de l’environnement font recettes.

C’est toujours ainsi dans les temps de guerre: on taille dans les plans à long terme, on oublie ses engagements vertueux. La planète vit à crédit depuis aujourd’hui mais tant pis on rétablit les néonicotinoïdes pour assurer la récolte betteravière. Le sucre, en temps de crise, a toujours été une valeur refuge et les magnats de la betterave le savent.

L’écologie politique attendra encore un peu avant de revenir au cœur de l’actualité mais en invitant le Garde des Sceaux a ses journées d’été, elle a perdu une manche.

Avancer masqué

L’épidémie semblait marquer le pas, et puis voila qu’on nous annonce qu’elle repart. Cette épidémie semble incontrôlable…et notre équipage gouvernemental ressemble à un bateau ivre qui vire de bord à chaque coup de mer. Masque, pas masque, Puy du Fou, pas Puy du Fou, pas de maillot PSG, maillot PSG, test pour les symptomatiques, test pour tout le monde,… les Français ont le vertige.

Les vacances d’été se terminent et les Français ne se sont pas privés de faire comme avant en envahissant les plages, en organisant des fêtes de famille ou des retrouvailles après des mois de privations.

Seulement les épidémiologistes restent sur leurs gardes et maintiennent la pression auprès du pouvoir politique. Il faut continuer de se méfier, disent-ils.

Le professeur Pialoux l’admet: nous n’étions pas prêts.
Le sommes-nous aujourd’hui?

Le discours est diffus parmi les scientifiques. Le peuple d’en bas s’en rend compte et croit y voir une sorte de conspirationnisme de nature à restreindre nos libertés publiques et individuelles.

Limiter le droit de réunions à moins de 10 personnes, ne pas rouvrir les salles de spectacles et les stades, imposer le port du masque en ville et à vélo, toutes ces contraintes vont peser lourdement dans le débat public à la rentrée.

Moi qui suis d’un naturel contestataire, j’observe les choses…et j’attends de voir du haut des vignes du Rangen comment le pouvoir politique va opérer. Je ne conteste pas pour le plaisir de contester car je comprends que la situation est complexe et que d’habiles agitateurs prennent plaisir à savonner la planche. Se laver les mains 20 fois par jour, porter un masque dans les enceintes closes et éviter les rassemblements, si c’est le prix à payer pour réduire l’épidémie, alors je suis pour dès lors qu’on a rien de mieux. D’autant que dans quelques semaines les populations à risques que sont les retraités vont devoir se protéger contre la grippe!

Pascal Bride est arrivé

Pascal Bride souriant à son arrivée au Touquet le 23 août après 2600 km de vélo

DEPART ET ARRIVEE
Départ : Mandelieu-La Napoule
Arrivée : Le Touquet Paris Plage
Date de départ : 14 Août 2020 // 22h
Délai Maximum : 11 Jours
Points de contrôle : 4

Tout le monde ici à Mulhouse retenait son souffle car Pascal Bride avait dans le passé accumulé les déconvenues dans des entreprises de vélo « hors normes » où la barre était placée très haut.

Mais l’homme est tenace.

Pascal Bride a gagné sa victoire sur lui-même: parcourir les 2600 km et quelques 35000 m de dénivelés alpins sans assistance à la Race Across France depuis Mandelieu jusqu’au Touquet. A son arrivée, le dernier concurrent en lice en 32eme position, Cyril Blondin, devait encore parcourir 476 km avant d’atteindre le Touquet.

C’est Clément Clisson qui est arrivé le premier au bout de l’épreuve avec 5 jours 16 heures 58 minutes (moy.18.49km/h)

Arrivé en 16eme position, le Mulhousien a bouclé le périple en 8 jours -11 heures -16 minutes. Un exploit, sans aucun doute et beaucoup de souffrances.(vitesse moyenne 12,18 km/h).

S’arrêter sur une aussi belle victoire, Pascal Bride en sera t-il capable?